Politique Nationale/Internationale

G.W.Bush : portrait d’un illuminé, de l’homme le plus dangereux de la planète


G.W. Bush, l’actuel président des Etats-Unis et commandant en chef des forces armées américaines qui sèment la terreur au Moyen Orient, tissent leur toile de bases militaires dans le monde entier pour y asseoir l’emprise de l’Empire américain, est actuellement l’homme le plus dangereux de la planète, prêt à lancer une guerre nucléaire contre l’Iran qu’il a déclaré faire partie de "l’Axe du mal".
Sans vouloir diaboliser l’homme à la tête des Etats-Unis, il importe de savoir à qui on a à faire pour pouvoir lutter contre une catastrophe planétaire en préparation.


Lundi 10 Avril 2006

Comment Georges, ce chrétien évangéliste, born Again - né une nouvelle fois, est devenu un homme se réclamant d’une mission Georges Bush est né "une nouvelle fois" comme chrétien évangéliste en 1985 avec l’aide du pasteur Billy Graham. Le pasteur l’a néanmoins prévenu, alors même qu’il n’était pas encore question qu’il se présente à la Maison Blanche : "ne jamais se prendre pour Dieu".

Bush d’abord élu gouverneur du Texas, a ensuite réussi à occuper la Maison Blanche où il s’est incrusté grâce à un deuxième et dernier mandat, le premier ayant été obtenu de manière on ne peu plus douteuse. Depuis, il semble avoir oublier le conseil du "bon pasteur", que cela soit à travers ses paroles ou ses actions.

En 2003, la BBC publiait les dires de dirigeants palestiniens ayant rencontré Bush qui leur avait déclaré avoir reçu "une mission de Dieu". Simple élucubration ou croyance d’un homme qui se croit réellement investi d’une mission divine ?

Dans un livre publié en 2003, "La foi de G.W.Bush", écrit par un auteur américain religieux Stephen Mansfield, ce dernier rappelle plusieurs anecdotes sur le sentiment de Bush d’être guidé par l’esprit divin. Alors qu’il réfléchissait encore pour savoir s’il devait se présenter à l’élection présidentielle, il s’est confié à un évangéliste texan, James Robinson, disant qu’il avait eu une prémonition d’une tragédie nationale. "Je sens comme si Dieu veut que je me présente à la présidentielle. Je ne peux pas l’expliquer, mais je sens que mon pays va avoir besoin de moi. Quelque chose va se passer." lui avait-il dit. "Je sais que cela ne sera pas facile pour moi et ma famille, mais Dieu veut que je le fasse."

Dans sa campagne pour les présidentielles de 2000, Georges W. Bush a largement utilisé sa "rédemption" d’ivrogne et de débauché. Questionné lors d’un débat pendant cette campagne pour savoir qu’elle était le philosophe qui l’avait le plus influencé il a répondu : "Le christ car il a changé mon coeur."

Depuis qu’il a pris ses fonctions de président, Bush s’est généralement abstenu en public de faire mention de cette "divine mission", mais cette affirmation est récurrente et elle resurgit parfois à l’improviste. Ainsi lors d’une rencontre avec un groupe d’Amish de Pensylvanie il a affirmé :"je crois que Dieu parle à travers moi. Sans cela je ne pourrais pas faire mon travail".

Peu après les attaques du 11 septembre, Bush a parlé d’une "croisade" contre les ennemis du pays, mais ce mot a rapidement disparu du vocabulaire officiel présidentiel. Cela néanmoins confirme l’existence dans l’esprit de Bush de cette croyance qu’il est un homme chargé " d’une mission divine". Dans son discours annuel sur "l’Etat de l’Union" deux ans plus tard, il a évoqué le fait que sa doctrine de frappe préventive était aussi d’inspiration divine.

" Cet appel de l’histoire est tombé sur le bon pays, la liberté que l’Amérique chérit n’est pas un cadeau de celle-ci au monde, mais un cadeau de Dieu au monde."

Ce commentaire a attiré aux Etats-Unis l’attention de beaucoup. Depuis la fondation de la nation américaine, les hommes politiques américains ont utilisé beaucoup plus de vocabulaire et images religieuses qu’il n’est coutume de le faire en Europe. Aux Etats-Unis, c’est plus une exigence qu’une tolérance.

Cependant, Bush est allé bien plus loin que ce qui est requis habituellement, et ses détracteurs lui ont reproché de volontairement rendre floue la séparation constitutionnelle entre l’église et l’état. Des anciens fonctionnaires de la Maison Blanche ont raconté qu’il était demandé au personnel d’assister aux meetings de prières quotidiennes. Des milliards de dollars ont été mis de côté pour être distribués à des groupes religieux, Bush considérant qu’ils sont plus efficaces en matière d’assistance sociale que les programmes gouvernementaux.

Des soupçons sont apparus d’un agenda évangéliste sous jacent, quand un général de l’armée américaine, William Boykin, responsable de la poursuite de Ben Laden, a déclaré en 2003 devant un groupe de chrétiens évangélistes, que la "guerre contre le terrorisme" était une guerre contre Satan. A propos du président, il a dit : "pourquoi cet homme est-il à la Maison blanche ? Parce que Dieu là mis là compte tenu des épreuves que nous traversons". Si ces propos ont outragé certains, il n’en reste pas moins qu’après une brève enquête qui l’a disculpé, il a été promu sous secrétaire d’état des services secrets de la défense américaine.

Source : un article de Julian Borger publié en octobre 2005 dans the guardian intitulé « How born again George became a man on a mission. »

Georges Bush le conquérant et la guerre en Irak La tournure prise par la guerre illégale en Irak que George Bush a ordonnée en mentant sciemment à son peuple et au monde entier, comme cela a été ultérieurement prouvé (pas d’ADM, programmation de cette guerre avant le 11 septembre, avec la complicité du premier ministre britannique Blair, manipulation des informations des services secrets américains) peut s’expliquer à l’échelon individuel par le narcissisme de G.W. Bush. Le journaliste réputé et ancien fonctionnaire américain Hersh citant des sources administratives et militaires, en fait un portrait d’un président tellement pris dans sa propre conviction qu’il a une mission historique et religieuse, qu’il est pratiquement insensible à tout argument raisonné ou tout simplement de bon sens ce qui le rend extrêmement dangereux eu égard bien sûr aux fonctions qu’il occupe, notamment en tant que chef des armées américaines, et investit du pouvoir de déclencher une guerre, éventuellement nucléaire, contre l’Iran par exemple, qu’il a dans son collimateur messianique.

Hersh le présente ainsi : "Le président est plus déterminé que jamais a "maintenir le cap". Il ne ressent aucune souffrance, Bush croit en l’adage "les gens peuvent souffrir et mourir mais l’Eglise avance". Il continue en disant que le président Bush est de plus en plus détaché, laissant son vice président Dick Cheney, et son conseiller Karl Rove en charge de solutionner les problèmes. Ces derniers le maintiennent dans cette zone d’ombre d’idéalisme religieux, là où il veut être de toute façon. "Les apparitions publiques de Bush sont organisées, par exemple, devant des audiences qui le soutiennent, le plus souvent sur des bases militaires. Il y a quatre décennies, le président Lyndon Johnson qui devait faire face à une guerre de plus en plus impopulaire (la guerre du Vietnam) était lui aussi limité à faire des apparitions publiques devant de telles audiences. Johnson savait qu’il était prisonnier de la Maison Blanche, Bush ne s’en rend même pas compte".

Bush est prisonnier de ses propres démons et les américains qui vivent sous "démocratie impériale" en sont prisonniers, même si sa cote de popularité a énormément chuté, alors qu’il conduit le pays à sa propre ruine. L’idée que cet homme est dangereux, se confinant mentalement dans sa bulle mortifère apocalyptique, qu’il est, en bref, un individu profondément perturbé et dangereux est particulièrement effrayante. Les américains sont passés de la figure paternaliste d’un président tel Eisenhower, à celle d’un dirigeant brutal, semant la destruction, la terreur, sur la planète. Aveugle à la réalité d’une situation humainement et écologiquement catastrophique en Irak qu’il a provoqué lui, son armée et ses supplétifs que sont les britanniques les australiens les polonais et autres vassaux, emprisonné dans un délire alimenté par une ferveur moitié idéologique (apporter la démocratie, libérer les peuples) moitié religieuse (sa "croisade"), cet homme doit être rapidement neutralisé avant qu’il ne soit trop tard.

Les destructions en Irak, le nombre d’irakiens tués que ce soit directement par les forces américaines et leurs supplétifs militaires d’autres pays et mercenaires, il faudra certainement des années pour les évaluer. L’armée américaine compte ses morts et blessés, mais ne se soucie pas de compter ses victimes directes ou indirectes. Les bombardements sont tenus secrets, peu font la une des médias serviles qui se contentent de "couvrir" cette guerre de leur chambre dans la zone verte forteresse de Bagdad. Pendant la guerre du Vietnam, l’armée américaine annonçait le nombre de sorties aériennes effectuées, il n’en est rien avec la guerre d’Irak. Les corps des soldats américains sont rapatriés en secret, sur des vols commerciaux comme une vulgaire "marchandise" au grand dam des familles américaines qui ont protesté.

Enfermé dans sa tour d’ivoire, imperméable à la souffrance des irakiens mais aussi à celle des siens, Bush continue de parachever sa "vision" apocalyptique jusqu’à la "victoire" comme il l’a annoncé. Les bombardements sur l’Irak se sont intensifiés, ceux autour de lui qui le conforte dans son délire, les marchands de canon américains, les rois du pétrole et autres boursicoteurs de tous poils, le lobby pro israélien insensible aux irakiens et soldats américains qui meurent en nombre, pourvu que les "intérêts sionistes" soient préservés, se frottent les mains.

Derrière cette "vision" se cache le programme d’un dictateur qui comme tous les dictateurs s’appuie sur l’idée que son pays, les Etats-Unis, doit diriger le monde, que c’est "pour son bien" évidemment, comme c’est pour le "bien des peuples libérés" qu’il ordonne les tueries, les massacres, les destructions.

Ce conquérant oublie (ou, inculte, ignore) les leçons de l’histoire : cela finit toujours par un désastre pour lui et ceux qui l’ont incité et/ou l’ont suivi, et pour les peuples qui n’ont pas réagi.

Qui va arrêter ce fou ?

Source : antiwar.com




Lundi 10 Avril 2006

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