Economie

Fusion du New York Stock Exchange et d’Euronext : Il faut ouvrir les yeux !



Zeynel CEKICI
Jeudi 30 Novembre 2006

COMMUNIQUÉ

Jacques Myard
le 29 novembre 2006

Le mariage New York Stock Exchange et d’Euronext est une totale illusion au regard des intérêts français et européens.

Une société d’opérateur boursier n’est en rien une société de service ordinaire, elle est au cœur même d’une politique financière qu’un Etat est en droit d’exiger pour lever des capitaux.

La bourse est effectivement un moyen pour les entreprises de trouver les fonds propres à leur développement.

A l’évidence, en s’alliant au New York Stock Exchange, Euronext est en voie de perdre totalement son indépendance et ce n’est pas la constitution d’une fondation de droit néerlandais qui empêchera la Security Exchange Commission (SEC) et les autorités politiques américaines de ne pas arriver à terme à contrôler la nouvelle entreprise.

Il est donc impératif que la nouvelle entité soit de droit français avec son siège à Paris car le risque est majeur de voir passer cet instrument de souveraineté entre les mains du capitalisme américain et surtout à son profit exclusif. Les entreprises françaises et européennes n’ont rien à gagner à un pareil montage qui relève davantage du monopoly financier que du service aux entreprises françaises.

Jacques Myard demande au gouvernement de s’opposer à cette fusion qui placera à terme avec certitude nos entreprises sous la tutelle de la réglementation et des autorités américaines, ce qui sera un nouveau moyen pour ces dernières de connaître en totalité et de l’intérieur les comptes des sociétés françaises et européennes rivales des sociétés américaines. Après l’adoption des normes comptables américaines, nous donnons un blanc seing et la clé d’accès à des informations confidentielles aux Américains.


Jeudi 30 Novembre 2006

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