Palestine occupée

Fusillade à Beyrouth entre militants du Hezbollah et partisans de Hariri : neuf blessés



Mardi 27 Mai 2008

Fusillade à Beyrouth entre militants du Hezbollah et partisans de Hariri : neuf blessés
Une fusillade a éclaté lundi soir entre militants du Hezbollah et partisans de Hariri dans le centre de Beyrouth, faisant neuf blessés, dont deux graves, a-t-on appris auprès des services de sécurité libanais.

Ces tensions sont survenues peu après un discours de Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah, mettant en garde le gouvernement libanais contre toute tentative de désarmement de son mouvement par la force.

A la fin du discours, des partisans du Hezbollah circulant à bord de voitures dans les rues de la capitale ont salué le discours de leur chef en agitant des drapeaux.

La situation a dégénéré lorsque ces derniers se sont trouvés face à des partisans de Hariri et que les deux camps ont commencé à échanger des insultes, ont précisé des responsables des services de sécurité ayant requis l’anonymat. Après les insultes, les partisans des deux camps ont échangé des coups de feu.

Cette fusillade s’est produite sur la Corniche Mazraa, une avenue du centre-ville de Beyrouth, déjà le théâtre dans le passé de violences.

Après ces affrontements, l’armée s’est déployée dans le secteur pour prévenir toute nouvelle violence, selon ces responsables.

Nasrallah met en garde le gouvernement libanais contre tout désarmement du Hezbollah par la force

Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah, a mis en garde lundi le gouvernement libanais contre toute tentative de désarmement de son mouvement par la force, fixant ainsi au nouveau président de la République Michel Sleimane la ligne jaune à ne pas franchir.

Nasrallah s’adressait par liaison vidéo à une foule de plusieurs dizaines de milliers de ses partisans rassemblés au sud de Beyrouth, au lendemain de l’élection du nouveau président par les députés.

"Les armes de l’Etat ne devraient pas être utilisées pour régler des comptes avec un parti politique d’opposition ou en faveur de partis extérieurs qui affaiblissent la force et l’immunité du Liban dans sa confrontation avec Israël", a déclaré cheikh Nasrallah.

Parallèlement, le chef du Hezbollah a promis de respecter la disposition du récent accord interlibanais signé à Doha (Qatar), qui interdit à toute milice ou à tout parti libanais de faire usage de ses armes pour parvenir à des fins politiques sur la scène intérieure.

"Les armes de la résistance ne devraient pas être utilisées pour obtenir des gains politiques", a assuré Nasrallah.

Alors qu’il prononçait son discours, des coups de feu de joie retentissaient dans les quartiers sud de Beyrouth.

Nasrallah a également affirmé que son groupe n’était pas intéressé par la prise du pouvoir. "Nous ne voulons pas le pouvoir. Nous ne voulons pas gouverner le Liban ni imposer quoi que ce soit au peuple libanais parce que nous croyons que le Liban est une nation exceptionnelle et diverse", a-t-il dit.

Dans son discours, le chef du Hezbollah a également prédit que des prisonniers libanais seraient libérés "très bientôt" par Israël, sans fournir plus de précisions.

L’Etat hébreu détiendrait sept ressortissants libanais, alors que le Hezbollah détient deux soldats israéliens qu’il a capturés en juillet 2006 lors d’une agression qui a déclenché un conflit d’un mois entre la résistance libanaise et les troupes d’occupation.

Dimanche, dans son discours d’investiture, le nouveau président libanais Michel Sleimane a salué le combat du Hezbollah contre Israël, mais a souligné dans le même temps la nécessité d’un dialogue sur l’avenir de l’arsenal en possession des miliciens du Hezbollah.

Le Premier ministre sera nommé mercredi au Liban

Elu dimanche par les députés, le nouveau président libanais Michel Souleïmane nommera mercredi son Premier ministre chargé de prendre la tête d’un gouvernement d’union nationale où l’opposition disposera du droit de veto.

Selon un communiqué du palais de Baabda publié lundi, l’ancien commandant en chef de l’armée consultera mercredi les parlementaires et demandera au candidat recueillant le plus de soutien dans l’Assemblée de former le nouveau gouvernement.

On s’attend à ce que la majorité parlementaire propose son chef de file, Saad Hariri ou bien l’actuel chef du gouvernement, Fouad Siniora, pour occuper ce poste.

Cette nouvelle étape de la normalisation de la vie politique intervient au lendemain de l’élection du général Michel Souleïmane au poste de président après six mois de vacance à la tête de l’Etat.

L’ancien chef de l’armée a pris lundi ses quartiers au palais de Baabda, la résidence présidentielle, au son d’une fanfare militaire jouant l’hymne national.

Son élection à la présidence est le fruit d’un accord conclu mercredi à Doha après une conférence de dialogue de six jours sous les auspices de la Ligue arabe.

L’accord a redéfini le nombre de ministères et leur mode de répartition au sein du gouvernement ainsi que la loi électorale en prévision des élections législatives de l’an prochain.

La crise politique entre la coalition majoritaire au Parlement, et l’opposition avait jusque-là bloqué la désignation du successeur d’Emile Lahoud, dont le mandat a expiré en novembre.

Le système complexe de répartition des pouvoirs entre communautés au Liban impose que le Premier ministre soit un musulman sunnite, le président un chrétien maronite et le président du Parlement un musulman chiite.

Commentant pour la première fois la situation depuis les affrontements de la mi-mai, Hassan Nasrallah, chef spirituel du Hezbollah, a déclaré lundi :

"L’élection du général Michel Souleïmane à la présidence de la République fait naître de nouveaux espoirs d’une ère nouvelle pour le Liban. Je réitère mon appel à une participation nationale authentique.

Saad Hariri a formulé le même espoir. "Nous espérons qu’une nouvelle étape dans la vie des Libanais s’ouvrira après l’élection du président Michel Souleïmane et que nous ouvrirons un nouveau chapitre concernant la politique et la réconciliation", a-t-il dit.

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Mardi 27 Mai 2008


Commentaires

1.Posté par erpilu le 27/05/2008 11:46 | Alerter
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Le Hezbollah n'est pas dupe: on prend les memes et on recommence.

Il a "marqué" son territoire immédiatement et c'est tres bien ainsi.

La clique pro-etats-unienne est désormais prévenue....

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