PRESSE ET MEDIAS

« Frappes médiatiques sur le Liban » (extrait, Le Plan B)


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Mardi 29 Novembre 2016 - 08:00 LIVRE: Le Manifeste de la Raison Objective


Nous (acrimed) publions ci-dessous le début d’un article paru dans le Plan B n°4 concernant le traitement médiatique du récent conflit israélo-libanais, suivi du lien vers la totalité de l’article.


Jeudi 19 Octobre 2006



Quand une guerre éclate entre une puce et un éléphant - ou entre un allié des États-Unis doté d’une aviation moderne et un allié de la Syrie et de l’Iran qui recourt à la guérilla -, les alliés médiatiques de l’éléphant connaissent la musique. Il leur faut, d’une part, humaniser le pachyderme, faire oublier le troupeau qui l’entoure. Et, d’autre part, diaboliser le plus faible, forcément plus fourbe, en particulier s’il est arabe.

Humaniser l’armée israélienne ? Rien de plus facile ; il suffira d’évoquer sans relâche le nom du moindre soldat prisonnier : qui ne connaît celui du caporal Gilad Shalit, « dix-neuf ans », enlevé par le Hamas le 25 juin dernier ? Et qui n’a pas entendu s’exprimer cent fois l’angoisse de sa famille ? En revanche, qui peut réciter le nom d’un seul des huit civils assassinés sur une plage de Gaza par un bateau de guerre israélien, ou celui d’un seul des centaines de Palestiniens - ministres et députés compris - enlevés par l’armée de Tel-Aviv ?

Israël « frappe », le Hezbollah « bombarde »

Vous voulez dire par Tsahal ? Justement, parlons-en ! En avril 2002, un auditeur de France Inter, « Frédéric », avait interrogé les journalistes de la station sur leur utilisation, qu’il jugeait partisane, de ce nom de « Tsahal ». Bertrand Vannier, directeur de l’information, avait expliqué : « Tsahal, c’est un acronyme. Cela veut dire “Tsiva Hagana Lei Israël”, l’armée de défense d’Israël. J’ai demandé aux journalistes de la rédaction de France Inter de ne plus prononcer le mot de “Tsahal”, car il y a risque de confusion à partir du moment où les Israéliens en ont fait une sorte de surnom, diminutif affectueux. » En juillet-août 2006, ce « diminutif affectueux » fut employé plusieurs fois par jour - et même par heure - sur France Inter pour évoquer une « armée de défense d’Israël » qui défendait Israël en envahissant le Liban. Le jour où le Hezbollah baptisera son armée « Mon chéri », l’appellation sera-t-elle aussi couramment reprise par France Inter ?

Lire la suite de l’article sur le site du Plan B


Jeudi 19 Octobre 2006

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