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Foulard en Allemagne: même le béret est interdit


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Mercredi 19 Novembre 2008

Foulard en Allemagne: même le béret est interdit
Le béret basque, s'il est porté par une femme musulmane, peut être assimilé au foulard islamique interdit dans les établissements d'enseignement publics, a décidé un tribunal allemand.

Dans une décision, le tribunal administratif de Cologne (ouest) a donné tort à une enseignante de 33 ans qui, depuis que les professeurs des écoles publiques de Rhénanie-du-Nord Westphalie se sont vu interdire les signes extérieurs religieux, se présentait en cours avec "un béret basque français lui couvrant entièrement les cheveux".

Mais cela n’a pas convaincu les juges qui affirment : "En portant ce béret basque, la requérante fait clairement comprendre qu'elle se reconnaît dans l'islam et qu'elle se considère tenue de respecter les prescriptions vestimentaires (de cette religion)". Allant même jusqu’à affirmer que ce même béret pourrait « perturber la paix scolaire ».

http://www.almanar.com.lb http://www.almanar.com.lb

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Commentaires

1. Posté par 1200μgrammes le 19/11/2008 13:16
ça doit vraiment etre excitant les cheveux d'une mulsulmane !!!

je sais plus Qui disait :"...faites les sortir, c'est des gens qui se purifient".

ils doivent surement avoir des écoles parfaites pour s'occuper de ça !

connerie !! what else ?




2. Posté par auxaguets le 19/11/2008 14:32
Sous la bannière laïque, les pays (les dirigeants) terroristes européens (parce qu'ils fabriquent la peur et appliquent l'effroi sur les populations ignorantes et craintives), camouflent leur islamophobie, et leur antisémitisme. En effet, une alliance perfide se concentre à diffamer l'islam (et ce depuis des décennies) avec une rage féroce. Ils infligent l'injustice et abusent des supercheries (aux yeux de tous), essayant de démontrer le caractère menacant de l'islam dans un manque d'encadrement, suscitant une oppression (car c'est une attaque inextinguible aux libertées individuelles) et un attachement plus fort encore (de la part des croyants suivant la guidée) aux fondements de l'islam; oui, il ne faut pas oublier que c'est dans un contexte d'oppression et de souffrance que l'islam c'est répandu....La patience et l'éspérance en Dieu (swt) sont parmi les nombreuses qualitées du croyant, et ce qui ne tue pas rend plus fort!
Ces minables interdictions et législations ne font que renforcer le croyant, sûr de suivre et de subir "le joug " et les épreuves supportés par les vertueux prédécesseurs (ra). En véritée, je vous le dit, le paradis est dans le coeur du musulman et nul ne peut l'atteindre. La connaissance du tawhid (donc soumission) et sa pratique sincère (l'alliance et le désaveu) est la voie de la réussite, seul les lois divines règnent sur le monde (aux détriment des volontées réfractaire) et c'est par l'intention que l'action sera récompensée...

Voici un extrait de quelques témoignages reflètant la réalité de la situation que les médias se sont bien gardés de "dévoilé"...

tiré du livre "Les Filles voilées parlent" ; coordonné par Ismahane Chouder, Malika Latrèche et Pierre Tevanian et publié aux éditions La Fabrique. (350 pages)

"« Marianne, ta tenue n’est pas laïque ! », À propos du recueil Les filles voilées parlent
Par Mona Chollet, 14 juillet

Introduction: Publié aux éditions La Fabrique, le recueil Les filles voilées parlent donne pour la première fois aux femmes voilées la possibilité de passer du statut d’objet parlé au statut de sujet parlant. Le résultat est impressionnant, aussi bien par la manière dont il démolit les idées reçues sur « la » femme voilée que par le tableau sombre qu’il donne de la stigmatisation, des discriminations et des violences qui sont faites, en France, à des femmes qui dérogent à la norme vestimentaire dominante. Mona Chollet propose dans le texte qui suit [1] une lecture de ce livre, le plus riche et le plus profond sur un sujet qui a pourtant fait couler beaucoup d’encre.

Article« Les filles voilées parlent » ? On en voit d’ici qui, au seul énoncé de ce titre, brandissent le crucifix et agitent la gousse d’ail. Autant dire « Belzébuth parle », ou « l’Etrangleur du Yorkshire parle » ! Au cours des mois qui ont précédé le vote de la loi du 15 mars 2004 interdisant le voile à l’école (hypocritement baptisée « loi sur la laïcité à l’école »), l’hystérie médiatique autour de cette question a persuadé la population entière que ces jeunes filles qui choisissaient de ne pas montrer leurs cheveux ou leurs oreilles, sorte de démons femelles, étaient la source de tous ses maux, et constituaient le principal problème auquel le pays était confronté - « c’est à cause de vous que tout va mal en France » revient souvent parmi les invectives qu’elles rapportent.

On s’est déchiré sur le sujet, on a produit une quantité ahurissante d’arguments en faveur ou en défaveur d’une loi, mais on n’a pas jugé bon de demander leur avis aux principales intéressées. C’est à cette lacune que vient remédier le livre d’Ismahane Chouder, Malika Latrèche et Pierre Tevanian, qui montre l’ampleur des dégâts - absolument invisibles dans les médias - causés par la loi de 2004.

Cette confiscation de la parole a même été assumée et théorisée par les partisans de la loi : il pouvait être dangereux de les laisser parler - des fois que ces sorcières auraient le pouvoir, par leur verbe maléfique, de transformer notre belle France « laïque » en crapaud islamique. Admise dans un établissement privé après son exclusion du lycée, Zeinab, 19 ans, découvre qu’on a mis en garde ses nouveaux camarades à son sujet :

« Je me suis rendu compte que le proviseur avait fait une intervention dans ma classe de terminale L pour annoncer ma venue, en disant qu’ils allaient accueillir une élève voilée qui avait une forte personnalité, et qu’ils ne devaient pas se laisser influencer. »

Arrière, Satan ! Toutes les interviewées du livre disent leur impression de « parler à des murs » chaque fois qu’elles ont voulu discuter. Zahra Gammaleddyn, 15 ans, raconte ses démêlés avec un proviseur qui ne faisait que lui répéter « vous enlevez ce que vous avez sur la tête » :

« On aurait dit un automate. J’aurais pu lui dire n’importe quoi, par exemple : “je me sens mal, j’ai envie de vomir”, il m’aurait répondu : “vous enlevez ce que vous avez sur la tête” ! »

Mariame, 19 ans, se fait rembarrer dès qu’elle ouvre la bouche par l’assistante sociale qu’on a envoyée dans son lycée pour tenter une médiation avec les élèves voilées :

« Non, toi, on m’a dit qu’on ne pouvait pas te parler, que tu étais manipulée et que tu manipulais tes camarades. »

À quoi bon discuter avec elles, en effet, puisqu’elles sont « aliénées », « conditionnées », « manipulées » par les intégristes ? L’ironie, qui apparaît de manière flagrante dans ce livre, c’est que, la France n’étant ni l’Iran ni l’Afghanistan, on avait affaire, dans l’écrasante majorité des cas, à des jeunes filles qui avaient décidé de porter le foulard au terme d’une réflexion individuelle, souvent contre l’avis de leur famille - leurs parents, partisans du « pas de vagues », étaient en outre catastrophés à l’idée de les voir hypothéquer leur avenir.

S’il y avait endoctrinement et « conditionnement » dans cette histoire, c’est bien plutôt du côté de tous ceux qui devenaient fous à la seule vue de leur foulard, sur lequel ils plaquaient des fantasmes soufflés ou réactivés par l’hypnose médiatique. Les regards dans la rue, témoigne Sana, 25 ans, sont « assez changeants » :

« Tantôt ça se calme, tantôt les gens nous regardent vraiment de travers, et alors on se dit : “Mais qu’est-ce qui est passé hier soir à la télé ?” On va voir les programmes de la veille, et on trouve toujours quelque chose ! La télévision fait un vrai lavage de cerveau ! »

« Un jour, renchérit Karima, 29 ans, j’ai rencontré une femme qui m’a ressorti d’une traite tout ce qui se disait à la télé depuis le début de l’affaire ! C’en était comique. »

Même constat chez Khadija, 21 ans, qui se rappelle les questions dont on la bombardait en 2003 :

« J’avais l’impression que les gens avaient regardé un débat télévisé la veille et qu’ils se sentaient investis d’une mission : voler au secours de la première fille voilée pour lui expliquer qu’elle était aliénée et la libérer ! »

Hanane, 27 ans, se souvient avec un écœurement particulier de l’automne 2003 :

« Entre mes galères de boulot et les débats télé, avec des pseudo-spécialistes de l’islam et des pseudo-féministes qui mélangeaient tout, le voile, les mariages forcés et l’excision, j’ai eu une overdose ! »

« Retourne à Téhéran ! »

À un journaliste qui lui demandait, quelques jours après les attentats du 11 septembre 2001, quel effet cela lui faisait de partager sa religion avec Ben Laden, Mohammed Ali avait rétorqué :

« Et vous, quel effet cela vous fait-il de partager la vôtre avec Hitler ? »

Difficile de déraciner la conviction que les musulmans forment un seul bloc homogène, et se définissent avant tout comme tels. « Une révolution en Iran, un conflit en Irak, une guerre civile en Algérie, des attentats à New York et à Washington ? Et voilà les caméras qui s’intéressent aux “musulmans” de l’Hexagone, avec l’idée implicite qu’ils sont tous les mêmes », écrit Thomas Deltombe en introduction à son livre L’islam imaginaire [2], analyse édifiante de trente ans de représentations médiatiques de l’islam.

Systématiquement, on plaque sur les musulmans de France des situations ou des événements qui ne les concernent en rien. Malheur à la petite Française, absolument ordinaire et pacifique, que son cheminement personnel amène à décider de porter le voile... en octobre 2001 ! Elle constate vite que son entourage le prend comme une déclaration de guerre. Les formules du genre « tu sais très bien de quoi je parle », ou « arrête de te foutre de moi », voire « on sait ce que vous êtes » abondent chez les interlocuteurs des filles qui témoignent ici, comme si, pour eux, la cause était entendue : ce voile est forcément un défi, une provocation. Dans la rue ou dans le métro, entre un « pétasse » et un « sale ******** », les femmes voilées sont traitées de « filles de Ben Laden ».

Elles s’entendent aussi régulièrement enjoindre de « retourner à Téhéran ». Thomas Deltombe confirme la prégnance de l’obsession iranienne : en 1979, lorsque Khomeyni accède au pouvoir,

« les téléspectateurs découvrent des images insolites et un nouveau vocabulaire, écrit-il : “ayatollah”, “mollah”, “tchador”, “chiite”, “sunnite”, “charia”. Les esprits en resteront durablement marqués : à la télévision française, l’Iran khomeyniste fera office pour longtemps de décor naturel pour la religion musulmane ».

Au point que dix ans plus tard, quand éclate la première affaire de foulard, à Creil, on parle de « tchadors » :

« Alors que le “tchador” est la variété de foulard spécifiquement iranienne et chiite rendue obligatoire par le régime iranien au début des années 1980, la majorité des journalistes l’appliquent à une immigration massivement maghrébine et sunnite qui ne l’a jamais appelé ainsi. Cela donne au foulard une connotation “intégriste” qui renvoie directement au vocabulaire et aux images issus de la révolution iranienne de 1979. »

Quand leur proviseure, relativement tolérante, demande à Mariame et à ses camarades voilées d’éviter le voile long et les couleurs sombres « parce que ça rappelle un peu trop l’Iran », elles trouvent la référence si incongrue et choquante que le lendemain, elles débarquent en « bleu blanc rouge » :

« Une en bleu, une en blanc et une en rouge ! Et on restait toutes les trois côte à côte, pour que ça se remarque bien ! Les autres élèves étaient morts de rire. »

La proviseure, moins.

Le fantasme de la « colonisation à rebours »

Les images de l’Iran ou de l’Algérie semblent avoir imprégné les consciences au point de faire du foulard un objet magique, auquel on attribue le pouvoir de substituer une réalité étrangère à la réalité française. Si un simple bout de tissu déclenche une telle panique, une telle fureur, c’est parce qu’il alimente la crainte d’une « islamisation de la France » ; la crainte que « ces gens-là » subvertissent « nos » institutions et « nous » imposent leur loi. Dans L’Express, un dessin particulièrement nauséabond de Plantu montrait une fille voilée juchée sur un cheval de Troie derrière lequel se dissimulaient des barbus à la mine patibulaire, qui le poussaient dans l’encadrement d’un portique de pierre au fronton duquel on pouvait lire « République ».

Ce fantasme - totalement irrationnel, faut-il le préciser - d’une « colonisation à rebours », autrefois fonds de commerce exclusif des Le Pen et De Villiers, est aujourd’hui accrédité et encouragé y compris par des individus se réclamant de la gauche, comme Caroline Fourest, auteur d’ouvrages plus approximatifs les uns que les autres sur le péril « islamo-gauchiste ». (« Pourquoi des gens de gauche se sont-ils sentis visés par les Indigènes [de la République] ? Parce qu’ils ne sont pas de gauche, mon frère ! », lance en riant Hanane dans Les filles voilées parlent.)

Ajoutez-y les convulsions de la pythie iranienne de service, Chahdortt Djavann, l’auteur de Bas les voiles !, à qui des journalistes tendent leur micro avec délectation afin qu’elle répète encore que les hommes musulmans sont des ogres assoiffés du sang de jeunes vierges, des oppresseurs pervers et pédophiles, et vous aurez persuadé l’opinion que la France est en état de siège et qu’elle doit se défendre ; que la gravité de la situation nécessite des mesures exceptionnelles - et tant pis pour les dégâts collatéraux.

Les « dégâts collatéraux », ce sont elles, justement. Les lycéennes qui racontent les démêlés épuisants avec le corps enseignant, la scolarité perturbée, les nuits à pleurer, les dévoilements humiliants à l’entrée de l’établissement sous la supervision d’un proviseur sarcastique – « vous voyez, ce n’est pas si compliqué ! », lance le sien à Fatima la première fois qu’elle s’y plie - et les regards curieux de leurs camarades, les relégations dans des salles à part - parfois fermées à clé ! -, la violence des procédures d’exclusion.

Ce sont des trajectoires personnelles entravées ou compromises : après l’oral de rattrapage du bac, Mona Bachare, 20 ans, découvre que l’examinateur de mathématiques - à qui elle avait par ailleurs demandé s’il souhaitait qu’elle retire son foulard pour passer l’épreuve, et qui avait répondu par la négative - a proposé à tous ses camarades une note, en leur demandant si cela suffisait à rattraper leurs points ; mais pas à elle...

Elle échoue de justesse ; le proviseur lui ayant expliqué qu’une plainte pour traitement différentiel n’avait aucune chance d’aboutir, elle se résigne à refaire une année de terminale. Mais elle retombe sur le même examinateur l’année suivante, et le même scénario se répète. Sa plainte pour discrimination n’a jamais abouti : deux années de perdues...

Mêmes déboires pour Habiba, qui voit la validation de son inscription à l’université de Saint-Denis - où la loi ne s’applique pourtant pas - bloquée pendant des mois, malgré les lettres et les pétitions de soutien, parce qu’une secrétaire fait une allergie au foulard et se barricade dans son bureau à son approche. Elle finit par abandonner ses études d’histoire :

« Tout le monde me connaissait, je n’étais pas une étudiante comme les autres, j’avais l’impression que tous mes faits et gestes étaient surveillés. »

« Arrêtez avec vos larmes de crocodile »

Les dégâts collatéraux, c’est Sarah, 20 ans, soustraite à son foyer à la suite de graves problèmes familiaux par une juge pour enfants, et qui s’y voit renvoyée par cette même juge après qu’elle s’est mise à porter le foulard :

« Elle a déclaré que la “République” m’avait soustraite à ma famille “et à sa religion” pour “m’en protéger”, pas pour que je vienne porter un voile qui incite d’autres filles à le porter. »

Alors qu’à aucun moment les problèmes qu’elle avait eus n’avaient été causés par sa religion ! Les « dégâts collatéraux », ce sont les quelques filles que leur famille forçait à porter le voile, et qui ont disparu dans la nature après le vote de la loi : bonnes pour le mariage et l’enfermement domestique. Ce sont les femmes harcelées sur leur lieu de travail, interdites de sortie scolaire avec leur enfant, prises à partie et même frappées dans la rue, renvoyées dans leurs foyers, recalées à l’entrée d’une filière professionnelle ou aux entretiens d’embauche. Bref, les exemples abondent, dans ces pages, de gestes de résistance héroïques de modestes citoyens français face à l’envahisseur islamique.

« M’agresser est quasiment vécu par l’agresseur comme de la légitime défense », observe Malika Latrèche, l’une des coordinatrices du livre, qui porte elle-même le voile. Désigner les fidèles d’une religion comme boucs émissaires des problèmes d’une société ; les accuser de miner cette dernière de l’intérieur ; leur dénier leur humanité et leur individualité pour les réduire à un stéréotype menaçant...

On aurait pu espérer qu’une nation qui glose à longueur d’année sur le « devoir de mémoire » saurait s’abstenir de s’aventurer sur un terrain aussi glissant ; c’est raté. Le système est si bien clos que les filles voilées, quoi qu’elles puissent faire, confortent les soupçons qui pèsent sur elles. Si, exaspérées par l’arbitraire, la mauvaise foi, le racisme ouvert ou larvé, les injustices, elles s’énervent, elles confirment par là leur nature violente et fanatique. Si elles pleurent, cela ne saurait être parce qu’elles souffrent - elles ne sont pas humaines, on vous dit : c’est parce qu’elles cherchent à vous attendrir pour mieux vous duper. Quand, dans le train qui les ramène de la Marche mondiale des femmes à Marseille, en mai 2005, Ndella veut s’asseoir à côté d’une militante de Femmes solidaires, groupe avec lequel les accrochages se sont déjà multipliés tout au long de la manifestation, et que celle-ci le lui interdit brutalement, la faisant fondre en larmes, une représentante des Verts lui enjoint d’« arrêter avec ses larmes de crocodile ».

Mais soyons juste : il y a des exceptions, heureusement, à cette inflexibilité qui rappelle les pires endoctrinements. Une prof d’histoire confie ainsi à Mariame, à propos d’une de ses camarades également voilée :

« Auparavant, j’avais une position très stricte sur le voile, mais le jour où j’ai vu Hafssa enlever son voile, en pleurs, les yeux tout rouges, je me suis remise en question. »

« Mais toi aussi, tu m’imposes ta coupe de cheveux toute bizarre, style L’Affaire Louis Trio ! »

On prend toutefois la mesure de l’idéologie et de l’aveuglement qui prédominent sur cette question quand des professeurs sont capables de lancer à une gamine dont ils viennent de prononcer l’exclusion :

« On essaie de t’aider »...

Tout aussi à côté de la plaque, la proviseure qui dit à Mariame :

« Tu sais, si tu es opprimée, on peut t’aider »

Ou la militante féministe qui explique à Ndella que sa fille a été violée par son père, et que, quand elle voit son voile, « elle voit l’inceste »... Beaucoup d’interviewées racontent l’étonnement que suscite chez leurs professeurs tout élément qui ne cadre pas avec leurs préjugés : par exemple, quand Nawel, 18 ans, est défendue lors d’une réunion par sa sœur aînée, qui porte un débardeur - ce qui compromet quelque peu l’hypothèse selon laquelle son voile lui est imposé par un père ou un frère. Agathe-Chamous Larisse, 32 ans, refuse avec énergie qu’on décide à sa place du sens de sa tenue :

« Le premier sens que revêt un vêtement, c’est celui que lui donne la personne qui le porte ! Il est extrêmement arrogant de l’étiqueter d’emblée négativement, en se fondant uniquement sur son propre imaginaire. »

À un camarade de fac qui lui reproche d’« imposer son choix aux autres », Leila, 26 ans, réplique - elle le raconte en pouffant de rire :

« Mais toi aussi, tu m’imposes ta coupe de cheveux toute bizarre, style “L’Affaire Louis Trio” ! Moi, c’est cette coupe de cheveux qui m’agresse ! »

Elle ajoute que, par ailleurs, elle ne demande à personne de s’habiller comme elle, mais qu’elle refuse de « retirer une partie d’elle-même ».

Ces filles n’en peuvent plus qu’on leur répète qu’elles doivent renoncer à leur voile par respect pour les femmes qui, dans d’autres pays, se battent pour avoir le droit de l’enlever :

« Ils oublient de dire qu’il y a d’autres pays où tout le monde est libre soit de mettre un voile, soit de ne pas le mettre » (Zeinab, 19 ans)

« Injurier, violenter, punir une femme sous prétexte qu’elle ne porte pas le voile, et injurier, violenter, punir une femme sous prétexte qu’elle le porte, c’est une seule et même violence », écrivent les coordinateurs du livre dans leur épilogue. Et Ismahane Chouder ajoute :

« Ce n’est pas le voile qui est l’oppression, c’est la contrainte. »

Aux féministes qui contestent son choix, Karima soumet une comparaison plutôt convaincante :

« Les prostituées sur les boulevards des Maréchaux sont forcées par leur mac à mettre une minijupe et à se maquiller, donc toi, en te maquillant, tu es en train de cautionner ce genre d’oppression ? »

« Tu sais, je suis pied-noir, donc je connais le bled »

S’il est inepte de brandir le spectre d’une France islamisée (sauf pour renflouer les caisses d’une presse bien mal en point), il n’en reste pas moins que la phobie du voile témoigne d’un refus d’admettre ce qui constitue bel et bien une réalité nouvelle : l’existence de citoyens français de confession musulmane, qui n’entendent plus raser les murs comme l’ont fait leurs parents ; ce qui compromet le rêve de certains d’une France éternellement blanche et chrétienne - pardon, « laïque ». Ainsi, une infirmière scolaire explique à Jihene que son bandana « pose problème » parce qu’il reste « très significatif », et lui demande de trouver un foulard « qui ne fasse pas oriental »...

Toutes les réflexions rapportées dans ce livre, de « quand on est en visite dans un pays, on se plie à ses coutumes » ou « si on n’aime pas les lois d’un pays, on va ailleurs », à « habillez-vous comme les Français », en passant par « vous devez avoir une tenue normale », témoignent d’une résistance obstinée à l’idée que ces filles sont chez elles, et qu’elles participent désormais à la définition de l’identité française - sans que cela signifie pour autant qu’elles la redéfinissent entièrement : « Il faut qu’ils acceptent que la France a changé, qu’il y a maintenant des millions de musulmans, et que ce n’est pas en nous diabolisant qu’on va construire un avenir » (Habiba, 23 ans).

De guerre lasse, désespérant de pouvoir mener une vie normale dans leur pays natal, certains se mettent à émigrer, signale Karima :

« Curieusement, dans les pays où ils arrivent, on les identifie comme “français” ! Bizarre, non ? »

Mariame, consciente de modifier le paysage, et comprenant que ses compatriotes, surtout les plus âgés, aient du mal à s’y faire, raconte que les retraités qu’elle croise la dévisagent « comme si elle était une femme à barbe » :

« Alors je leur souris, et je chantonne des chansons de cirque ! »

Le nombre de fois où ces filles s’entendent reprocher leur « insolence » témoigne des difficultés de certains à admettre que des descendants d’immigrés récents leur parlent d’égal à égal. C’est peu dire qu’ils n’y sont pas habitués ; Mariame, affligée, voit ainsi sa prof de maths lui offrir sa médiation en ces termes :

« Tu sais, je suis pied-noir, donc je connais le bled... »

La façon dont ces jeunes filles perçoivent le discours de Hanifa Cherifi, la médiatrice de la République dans les affaires de voile, témoigne de leur changement d’attitude par rapport à leurs aînés, adeptes du profil bas. Hanane a eu affaire à elle au lycée :

« Elle a commencé à nous raconter sa vie. En gros : “Je suis musulmane, j’ai un bon taf, j’ai fait ma place, je fais le ramadan mais je ne le dis pas, je ne bois pas d’alcool mais je ne le dis pas, parfois je commande même un truc et discrètement, je ne le bois pas.” Un discours de dingue, qui m’a fait rigoler ! »

Elle se demande par ailleurs si le succès du mouvement de défense des élèves sans papiers, alors que personne n’a bougé pour défendre les élèves exclues après le vote de la loi sur le voile, ne tient pas au fait que les sans-papiers, étrangers, « hyper-précaires, hyper-vulnérables, qui connaissent mal la France », offrent davantage de prise au paternalisme.

« Mettez des jupes plus courtes »

Lamia raconte qu’après le vote de la loi, son proviseur avait lancé à l’une de ses camarades voilées :

« L’année prochaine, je pourrai savoir si tu es blonde ou brune ! »

Elle n’avait pas trouvé ça drôle. La fréquence des remarques de ce genre – « tu es beaucoup plus belle sans » - donne à penser que Noël Burch n’a pas tort quand il écrit [3] que le véritable crime dont se rendent coupables les filles voilées, c’est « une infraction, consciente ou inconsciente, aux codes de la séduction qui règnent dans notre société et qui sont la projection vestimentaire de l’idéologie du libertinage », considéré comme un élément du patrimoine culturel français. Une proviseure lance même à Mariame :

« Tu reviens la semaine prochaine sans ton voile, et tu me feras le plaisir de porter un jean ! »

Hanane, qui a été acceptée comme surveillante dans un lycée de Saint-Denis, s’y rend avec un simple bandeau, mais se fait convoquer par sa supérieure ; celle-ci lui reproche de porter une robe longue, ce qui pourrait « susciter l’ambiguïté dans la tête des élèves » :

« Mettez des jupes plus courtes, ou un pantalon... »

Les coordinateurs du livre rappellent opportunément qu’un des plus célèbres slogans féministes est : « Mon corps m’appartient » ! Mais les féministes françaises « historiques » reconnaissent parfois elles-mêmes que dans ce pays, quand elles clament « mon corps m’appartient », certains hommes ont une fâcheuse tendance à entendre « chouette, leur corps nous appartient »...

Bien souvent, on reproche aux filles voilées leur « insolence » parce que la mauvaise foi de leurs interlocuteurs, mal à l’aise avec leur propre obsession islamophobe, la bêtise et l’ignorance auxquelles elles sont confrontées, l’absurdité intenable que représente l’interdiction du voile à l’école, les exigences ubuesques de leur proviseur, finissent par virer au cocasse, et les font éclater de rire. S’il ne relatait pas des situations aussi révoltantes et douloureuses, Les filles voilées parlent serait- comme L’islam imaginaire, d’ailleurs - une lecture franchement comique. Ainsi, suite à une erreur lors de son inscription sur les listes d’appel du lycée, ses professeurs appellent Mariame « Marianne », ce qui lui vaut d’entendre retentir dans les couloirs un sonore :

« Marianne, ta tenue n’est pas laïque ! »

En outre, on s’aperçoit ici que la loi de 2004, et la vision déjà dévoyée de la laïcité qui l’a inspirée, font l’objet d’interprétations pour le moins fantaisistes au sein de la population : Leila, victime d’une agression particulièrement ignoble dans le métro (« j’avais l’impression d’un lynchage verbal »), s’entend dire :

« Tu sais ce que c’est, une république ? C’est un pays athée ! »

Parce qu’elle a demandé un jour de congé pour l’Aïd, Cherazade a droit à un « speech sur la laïcité » de la part de son employeuse. Malika Latrèche se fait invectiver et frapper à la caisse d’un grand magasin d’ameublement par une femme qui hurle :

« Elle n’a pas le droit d’entrer à Ikea avec son voile ! Il y a une loi contre le voile ! »

Comment reconnaître un foulard musulman ?

Quand elles ne se font pas agresser, les filles voilées croulent sous les marques d’une sollicitude douteuse. Ont-elles bien mesuré à quel point le foulard était dangereux ? Savent-elles qu’elles risquent de s’étrangler en faisant de la gym ? Que le tissu peut se prendre dans les rayons de leur bicyclette ? S’enflammer en cours de chimie ? Qu’il n’est pas hygiénique ? Et puis, n’ont-elles pas trop chaud en été ? On se souvient en effet qu’en 2003, alors que la canicule faisait des victimes par dizaines de milliers chez les personnes âgées, il y avait encore eu de bonnes âmes pour se préoccuper du bien-être des femmes voilées (dans un courrier des lecteurs publié par Libération, notamment). A son travail, Nadjer, 36 ans, a fini par se fabriquer un écriteau :

« Je n’ai pas chaud, merci. »

Curieusement, le foulard non-musulman ne semble pas poser de problèmes pratiques aussi insurmontables. Les interviewées constatent que leurs camarades moins basanées, ou portant un nom moins connoté, peuvent en toute tranquillité s’entourer la tête d’un bout de tissu, alors qu’elles-mêmes se font courser dans les couloirs par tout le corps enseignant :

« Dans le règlement intérieur, ils avaient écrit “interdiction de tout couvre-chef”, mais en fait c’était : “couvre-chef interdit aux musulmanes” » (Lamia, 17 ans).

Mariame, qui porte un simple bandana au lycée et un voile à l’extérieur, raconte comment une prof, après l’avoir un jour croisée dans la rue avec son voile, lui refuse ensuite l’entrée de son cours si elle garde son bandana :

« C’était pourtant le même bandana que la veille ! »

Leila, abasourdie, s’entend dire par sa directrice :

« Ma nièce Camille porte souvent ce genre de foulard sur la tête, mais vous, justement, vous vous appelez Leila et pas Camille, et vous n’êtes pas blonde aux yeux bleus. »

Luc Ferry, ministre de l’éducation au moment du vote de la loi, s’était ridiculisé en s’empêtrant dans ses explications sur l’art de distinguer une « barbe musulmane » d’une « barbe non-musulmane » ; sauf que la distinction entre le « foulard musulman » et le « foulard non-musulman » n’est guère plus évidente... Certains camarades de filles voilées, indignés de la façon dont on les traitait, ont d’ailleurs manifesté leur solidarité en arrivant tous avec un bandana sur la tête.

Parce qu’elles portent le voile, ces filles sont suspectées d’être antiféministes, soumises, hostiles aux hommes, coincées, homophobes, et on en passe. Leila raconte que quand elle traverse le Marais, le quartier gay de Paris, « les couples de mecs font exprès de se rouler une pelle sous [ses] yeux » quand ils la croisent, pensant la choquer.

Quasiment toutes celles qui parlent ici démentent avec éclat ces préjugés. Elles font preuve d’une indépendance d’esprit, d’une énergie et d’une force de caractère que l’on chercherait en vain chez beaucoup de femmes non-voilées, et on souhaite de tout cœur bonne chance aux hommes qui se mettraient en tête de les soumettre - l’une d’elles clame bien : « et si ça me plaît, à moi, d’être soumise ? », mais elle parle uniquement de soumission à Dieu... Sana, lorsqu’on lui refuse l’inscription en sport à la fac, s’achète crânement un ballon de basket, et va « jouer avec les gars de la cité universitaire ».

D’autres, en revanche, laissent deviner une mentalité moins ouverte. Bon. Et alors ? Est-ce que cela justifie qu’on les exclue de l’école publique ? De la communauté nationale ? A-t-on pris la mesure du précédent terrifiant créé par cette loi ?

Non seulement elle légitime l’idée que l’exercice par un individu de sa citoyenneté et de ses droits peut être subordonné à la conformité de ses convictions intimes, mais elle instaure un régime de double standard : les non-musulmans sont tous présumés ouverts, féministes tolérants, libérés - ce qui est très loin d’être le cas ! -, tandis que les musulmans, présumés être tout le contraire, doivent se soumettre à des interrogatoires incroyablement inquisiteurs, et garantir la parfaite transparence de leur personne tant morale que physique.

Si elle est musulmane, une patiente n’a pas le droit de préférer être examinée par une femme ; une adolescente n’a pas le droit d’avoir des réticences à se déshabiller dans le même vestiaire que les garçons en cours d’éducation physique ; elle n’est pas libre de s’habiller comme elle le souhaite ; elle doit accepter de rendre des comptes sur ses croyances personnelles au premier venu, alors qu’elle a parfois du mal à en parler avec ses proches amis...

« C’est bien la première fois que je vois cela : une loi qui ne sert pas à régler un problème, mais à en créer ou à en rajouter »

À la caisse d’un supermarché, Jihene se voit sommée par un inconnu de déballer toute sa vie :

« Vous êtes étudiante ? Vous êtes mariée ? Vous êtes étrangère ? »

Nathalie, convertie à l’islam, fait partie des mères que l’on refuse comme accompagnatrices scolaires à cause de leur voile ; comme l’inspectrice d’académie justifie cette discrimination en arguant que les parents « ont un rôle pédagogique », elle lui demande aussi sec « de veiller dorénavant à ce que les capacités pédagogiques de tous les parents encadrant les sorties scolaires soient effectivement évaluées ».

Quant à Leila, qui travaille à la protection de l’enfance, une de ses collègues lui déclare que, quand elles reçoivent une femme voilée, elles doivent automatiquement « se demander s’il n’y a pas une oppression du mari » :

« Ça m’a choquée, dit-elle, parce que dans notre métier, on doit se poser cette question pour n’importe quelle femme, pas seulement pour les voilées. (...) Ça aussi, c’est un préjugé : je le vois sur mon lieu de travail, les femmes battues d’origine maghrébine sont loin d’être la majorité. Ce n’est pas une histoire de voile ou d’islam, c’est le rapport hommes-femmes qui est un rapport de domination. »

« C’est bien la première fois de ma vie que je vois cela : une loi qui ne sert pas à régler un problème, mais à en créer ou à en rajouter », commente une autre amèrement. La théorie du choc des civilisations, on le sait, appartient à la catégorie des « prophéties autoréalisatrices » ; de même, les auteurs du livre soulignent à plusieurs reprises la dimension « performative » de la loi sur le voile, qui a créé la situation à laquelle elle prétendait remédier.

On tenait pour acquis que, par leur voile, ces filles manifestaient une défiance à l’égard de la République et de ses lois, alors qu’elles étaient au contraire très enracinées dans la société française, et ne demandaient pas mieux que d’y participer pleinement.

Résultat : le rejet et les avanies qu’elles ont subis ont créé cette défiance de toute pièce, au point que certaines s’interrogent aujourd’hui sur les possibilités d’un avenir en France pour elles et pour leurs enfants.

On supposait que ces filles avaient une conception traditionnelle et rétrograde du rôle de la femme, qu’elles voyaient leur avenir au foyer et sous la coupe d’un mari.

Résultat : la loi, en compromettant leurs études et leur vie professionnelle, les rend de fait plus dépendantes de leur compagnon.

On voyait dans leur foulard un signe de communautarisme : ce n’était pas le cas, mais, à force de s’en prendre plein la gueule, elles en sont parfois venues à anticiper les rebuffades - comme Hanane, qui n’ose plus demander son chemin dans la rue depuis qu’on lui a un jour répondu « dégage ! » - et à se replier effectivement sur leur communauté :

« Les hommes politiques passent leur temps à dénoncer le communautarisme, mais ce sont eux qui le créent à force de nous stigmatiser » (Leila, 26 ans)

La plupart disent pourtant leur intention de tenir bon. L’entre-soi les laisse sur leur faim : les rencontres et les luttes en commun, dit Hanane, permettent de

« casser des trucs simplistes côté rebeu, du genre : “complot contre l’islam”, “les Occidentaux ne nous aiment pas parce que nous sommes musulmans”... »

Et Ismahane :

« Je ne supporterais pas de vivre repliée sur un cocon familial, ou sur une communauté ethnique ou religieuse : je le vivrais comme une asphyxie ! Je préfère sortir et prendre des coups que rester enfermée ! » ..."

Allons enfants de l'état islamique, le jour de gloire va arriver......


3. Posté par Mémoire vive. le 19/11/2008 15:17

Mardi 7 octobre 2008
Femmes tondues, la France virile !
Ce n'est pas sans une certaine émotion, doublée d'une colère historique que je vous ai parlé ce matin des femmes tondues. Je me permets d'approfondir un peu plus le sujet car j'ai le sentiment que ces événements illustrent une fois de plus l'imbécilité et la médiocrité des hommes quand ils se retrouvent anonymes dans une foule en colère.
On distingue généralement deux épurations au moment de la Libération : une épuration légale (avec procès , condamnation ) et l'épuration sauvage qui a duré entre juin 44 et mai 45. C'est lors de cette dernière que dans plus de 80 départements français, on a pratiqué la tonte des femmes.
"La coupe des cheveux n'est pas le châtiment d'une collaboration sexuelle mais le châtiment sexué de la collaboration."
On pourrait résumer par cette belle formule le remarquable travail de Fabrice Virgili consacré aux femmes tondues à la Libération. Un des grands mérites de ce livre réside dans l'effort accompli par l'auteur pour échapper à une image prégnante, suscitant honte et dégoût rétrospectifs, celui de ces femmes tondues publiquement par des hommes, rigolards, la cigarette au bec, souvent résistants de la dernière heure, mairs jaloux ou amants éconduits.
Au prix d'une enquête minutieuse dans de nombreux fonds d'archives, d'un dépouillement de la presse régionale et politique et en utilisant photographies et films contemporains des événements, Fabrice Virgili parvient à préciser un phénomène rarement étudié. Voici quelques apports factuels de son travail.
- 20 000 personnes environ auraient été tondues sur l'ensemble du territoire, dont qlq hommes.
- La chronologie est également affinée, puisque des ces de tonte sont observables dès 1943 à Pau, dans le Gard, à Roanne dans l'Ain, avec une mention particulière pour la Corse, 1er département libéré. Le phénomène jusqu'en 1946, avec un pic en mai-juillet 1945.
-A la Libération, des femmes ont été tondues dans 80 départements sur 90, et les rapports de force entre les résistants, les préfets, la population expliquent dans une bonne mesure le caractère improvisé ou semi-officiel des tontes (le défilé sur des camions, la tonte sur des places publiques ne pouvaient se faire sans une certaine complicité des autorités nouvellement investies)
Une seconde vague de tonte eu lieu pendant l'été 1945 (plusieurs mois après la Libération) toucha de nombreuses femmes parties travailler en Allemagne, traduisant le sentiment que la justice était encore trop clémente : alors, les tontes furent, dans certains cas, assorties de lynchages.
Plus intéressant encore, l'auteur montre que la tonte a sanctionné toutes les formes de collaboration perpétrées par des femmes. Ce qui amène à reposer la question : pourquoi la tonte a-t-elle représenté le châtiment des femmes par excellence ?
Quelle interprétation donner à ces femmes tondues ?
Fabrice Virgili n'ignore pas que tondre les femmes ou porter atteinte à leur chevelure sont depuis l'Antiquité, un châtiment connu. Mais il refuse une explication trop anthropologique et atemporelle, préférant historiciser le phénomène et l'ancrer précisément dans la première du XXè siècle. Le phénomène s'est déroulé à l'échelle européenne et quelles que soient les circonstances, les tontes sont la marque d'un refus d'accorder aux femmes l'autonomie de leur sexualité : dans une période de profonde recomposition des relations entre les sexes, le corps de la femme apparaît comme un territoire ennemi à reconquérir.
Elles permettent enfin, par le châtiment des femmes de "laver la souillure" d'un pays qui s'est couché tout entier devant l'ennemi.
Jean-Christophe Diedrich
"""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""
Note : les photos disponibles sur Internet, sont terrifiantes et dégradantes. Chaque photo, vaut mille discours.
alterinfo.net pourrait très utilement exploiter ce drame occulté des 20000 femmes tondues.
Taper " la tonte des femmes en 1945, à la " libération ". Ames sensibles,
s' abstenir !



Sources :

Fabrice Virgili, La France virile, les femmes tondues à la Libération, Ed. Payot, Paris, 2001, 394 p.
L'Histoire, Janvier 2001, n° 250


4. Posté par 1question le 19/11/2008 15:24
J'aimerais savoir si cette règle s'applique uniquement aux musulmanes, ou aussi aux femmes d'autres religions qui doivent aussi avoir les cheveux couvert. Certaines portent une perruque sur leurs cheveux.

5. Posté par 1question le 19/11/2008 15:33
J'aimerais savoir si les Sœurs chrétiennes et les femmes Juives se découvrent les cheveux pour prendre leur photo d'identité et si elles doivent obéir aux mêmes règle que les musulmanes.

6. Posté par Mémoire vive. le 19/11/2008 16:16
FRANCE.
FEMMES TONDUES EN 1944 . A VOIR ABSOLUMENT !
IL N' Y A QUE LA VERITE QUI FAIT PEUR.

http://www.youtube.com/watch?v=tFW04c9DCJA
http://www.youtube.com/watch?v=cvqROYG4EKU
http://www.youtube.com/watch?v=2J_FZ6HAk6g
http://www.youtube.com/watch?v=sj0-YSMqImo

7. Posté par 1question le 19/11/2008 16:42
J'ai déjà vu. Dites clairement ce que vous pensez, car je ne vous comprend pas.
Tout le monde a déjà vu ces images dans les documentaires à la télévision et à l'école c'est dans le programme scolaire de Terminale.

Ne tournez pas autour du pot.Si vous voulez être compris, soyez clair.

8. Posté par jo le 19/11/2008 16:51
Tout ca est arrivé a cause des féministes frustrées, débiles , c' est elles le vrai problème, c' est elles qui ne supportent pas que toutes les femmes ne soient pas aussi pourries qu' elles memes.

La femme n' est pas égale à l' homme et elle ne le sera jamais.

9. Posté par loup bave vite le 19/11/2008 18:16
Tu as raison Jo d'avoir mangé la pomme je suis le surhomme alors t'as intéret à aller au turbin et ramener la pitance à la maison autrement la schlague :Jo, la sc hlague !
Par ailleurs les féministes n'étaient pas frustrées ce sont plutôt les grenouilles de bénitiers et les bourgeoises qui l'étaient presqu'autant que toi frustre du serfveau , ça se voit tout de suite, un délice. ...

10. Posté par zimir le 19/11/2008 18:38
C'est à cause des bourres joies !

11. Posté par LSD, 100 µg, i.m. le 19/11/2008 18:45
Bref, si j'ai bien compris, les filles musulmanes n'auront plus le droit de se mettre quoi que ce soit sur la tête, que ce soit un chapeau de paille, un borsalino ou un... béret basque... Sérieusement, ça craint. Je ne voudrais pas être musulman par les temps qui courent et encore moins être une femme musulmane. Stigmatisation !!! Solidarité avec vous, mes sœurs !

12. Posté par stef13 le 19/11/2008 19:48
message supprimé

13. Posté par Mémoire vive. le 19/11/2008 20:05

@1question
1 / Dans la mesure où vous vous adressez à moi, votre " j' ai déja vu " me gène. Vous n'êtes pas un directeur de conscience, n' est-ce pas ? D' autre part, Seriez-vous, à vous tout seul, l' opinion publique ? Est-que Internet s' arrête à votre " auguste " personne ?
2 / " vous ne me comprenez pas", dites vous ? Eh, bien, si mon commentaire ne " vous"
suffit pas, sachez que je voulais démontrer, documents à l' appui, que la France, belle, généreuse, patrie des droits de l' homme, a une histoire " officieuse " (occultée du grand public) honteuse et mensongère. La France des " lumières ", humaniste, tolérante, n' est pas à un crime près. Son histoire , et je pèse mes mots, est entachée de sang et de trahison. Il me serait, fastidieux, et ce site n' y suffirait pour énumérer, docu à l' appui, pour prouver comme le dit l' adage, " que lorsque l' on une maison en verre, il est imprudent de lancer des pierres sur celle, en verre, de son voisin" ! S' en prendre à des enfants et les harceler sans pitié, au nom de la laîcité ( je dirai plutot laicisme ) et de la démocratie, n' est pas à l' honneur de la France ! Les terribles mésaventures de nos soeurs musulmanes et françaises, admirables de dignité et de patience, resteront dans
l' histoire de france, une tache noire indélébile.
3 / Programme scolaire : j' ai interrogé mes enfants scolarisés et, j' apprends que vos affirmations sont inexactes.
4 / Pourriez vous être à votre tour, etre plus clair et m' indiquer vos sources concernant la programmation sur les chaines TV de l' affaire des " femmes tondues en 44" ?

14. Posté par LSD, 100 µg, i.m. le 19/11/2008 20:20
A sauvegarder quoi, Stef13...?!?!? Il y a bien longtemps que notre jolie république a sombré dans le fascisme ordinaire...
Obscurantisme...?!?!? Là-dessus, je vous conseille fortement de lire cet excellent livre d'Ismahane Chouder, Malika Latrèche et Pierre Tevanian, aux ÉDITIONS LA FABRIQUE: "LES FILLES VOILÉES PARLENT". Bien moins obscurantistes que nos p'tits républicains ordinaires, croyez-moi...!!!! Ouvertes, cultivées et rieuses... Rien à voir avec vos vieux clichés. Moi même, certains des miens ont définitivement été remis en cause.

Non, les filles, n'allez pas vous voiler en Afrique, comme cet ignorant vous le recommande, mais restez ! On a besoin de vous. Et puis de toute façon, C'EST CHEZ VOUS ! Bordel...

15. Posté par LSD, 100 µg, i.m. le 19/11/2008 20:28
A cet égard, une de mes collègues (je travaille dans un gros siège) se dévoile dans sa bagnole, sur le parking, avant d'entrer chez big boss et remet son p'tit voile tout discret et somme toute assez charmant en remontant le soir dans sa bagnole... Nous n'avons aucun contact clientèle, et quand bien même... Voyez-vous, elle ne va pas se voiler en Afrique... mais dans sa p'tite voiture... avant d'entrer dans une société... privée. Si ça vous amuse, moi ça me navre.

16. Posté par LSD, 100 µg, i.m. le 19/11/2008 20:45
Je vous préviens que si je vois désormais la moindre croix ou médaille au cou de nos p'tites têtes blondes à l'école, ou la moindre étoile de David, voire pire, la moindre kipa, les moindres dreadlocks (bah oui après tout, "Ja", c'est pas laïc ça...!), je vous refais massacre à Colombine ... RI-DI-CULE ! Ma bonne vieille laïcité, qu'ont-ils fait de toi... Une vieille pute laïciste... Pouah !

17. Posté par Mémoire vive. le 19/11/2008 21:31

LSD, 100µg i, m.
OUI, mon bon monsieur ! Vous l' avez compris. C' est bien le LAICISME, qui a supplanté la laicité.C' est une idéologie SANS DIEU, TOTALITAIRE, sans alternance, mortifère, qui a plongé les anciens pays catholiques, dans le nihilisme, l'individualisme, le
nomadisme, l' hédonisme avec ses lois du Marché du Désir et de la tyrannie du Neuf. Un matérialisme débridé où les liens sociaux fondent comme un " Alka Seltzer" dans
l' eau.
C' est la raison et, l' unique, qui fait que toute structure humaine est à abattre et tout doit tendre vers une nouvelle société qui ressemblerait à un " magma " humain, une sorte de Tour de Babel ni blanche, ni noire mais grisatre à l' image de Obama le métis, véritable prototype du futur.
Le drame des êtres humains c' est que " certains " ne veulent plus d' un monde tel qu' il est mais tel qu'ils veulent qu' ils soient. "Plus rien ne sera comme avant !" tel est leur cri de guerre !

18. Posté par Roland le 19/11/2008 22:00
Dans cette psychose sur le "voile" (il y a 40 ans on appellait les mêmes objets "accessoires de mode"! ou "carré de chez Hermès" quand ils étaient en soie) "islamique" le ridicule le dispute à l'odieux ! On dirait du Joseph Prud'homme.
Pensez un peu: en France (et en Allemagne aussi à ce que j'apprend dans par cet article) la militante castriste argentine Hebe de Bonafini serait accusée de porter un "voile islamique" et d'être une femme soumise ! et toutes les mères de la Place de Mai avec.
Marguerite Yourcenar (regardez là sur le timbre qu'on avait éditer en son hommeur !) aussi !
Et bien entendu en premier lieu Marianne! avec son bonnet phrygien (censé être, jusqu'à présent un symbole de liberté.
Alors, si une musulmane se pointe dans un établissement scolaire avec un bonnet phrygien sur la tête que va t-on lui dire ?
Le gag!
ça m'étonne qu'une n'aie pas encore essayé, ça vaudrait le coup, pour voir la réaction !

19. Posté par jo le 19/11/2008 22:16
message supprimé

20. Posté par Patche le 19/11/2008 22:17
"ce qui compromet le rêve de certains d’une France éternellement blanche et chrétienne - pardon, « laïque »"

Ça fait un moment déjà qu'elle n'est plus "chrétienne".

En dehors du fait qu'elle fait partie, selon des sondages, des 10 pays les plus incroyants (http://www.fluctuat.net/blog/5145-Top-10-de-l-atheisme-par-pays) plusieurs facteurs témoignent d'un manque de spiritualité quelquonque.

21. Posté par 1question le 19/11/2008 22:58
Lorsque j'étais en Terminale ,au programme d' Histoire nous avions la deuxième guerre mondiale. Et nous avions vu des documentaires sur cette guerre, et les événement dont vous parlez.Et toutes les personnes qui regardent des documentaires historiques sur la deuxième guerre mondiale, ont déjà vu des femmes se faire tondre les cheveux .Je ne me souviens pas des documentaires, mais certains en parlent.Et je connais pas les programmes d'histoires de ces dernières années, mais je me suis renseigné au prés d'une personne et elle ne connaissait pas ces évènements.
Et je vous demandais d'être plus clair car je ne comprends pas le lien que vous faites avec le voile. Si vous ne dites pas ce que vous pensez, je ne peux pas le deviner : NE FAITES PAS DE L AUTO CENSURE.

22. Posté par LSD, 100 µg, i.m. le 19/11/2008 23:12
Pas con, Roland, bonnet phrygien...!!! Mesdemoiselles, à vous la main... L'idée est assez géniale je trouve...

23. Posté par 1question le 19/11/2008 23:18
à mémoire vive J' ai cru que vous compariez la tonte des femmes, au port du voile.

24. Posté par LSD, 100 µg, i.m. le 19/11/2008 23:35
Les cranes tondus aussi, faut les interdire... Ça fait bouddhiste... !

25. Posté par Mémoire vive. le 20/11/2008 01:06

@1question
Afin de mettre un terme à nos incompréhensions réciproques, je conclus en vous disant ceci : pour moi, comme l' affaire du voile, la tonte des femmes en 44 se révèle être ainsi une sanction intemporelle visant à contrôler et à soumettre des femmes contrevenant à certains principes autorisés par la communauté des bien-pensants.
Harceler et aller jusqu' à exclure des enfants musulmans de l' école ( et donc du savoir ); harceler, invectiver, discriminer des femmes musulmanes au travail relèvent donc des heures les plus noires que la France, pays dit civilisé, ait connu. Ces pratiques , d' un autre âge, déshonorent leurs auteurs et portent une grave atteinte à l' image de la France et de l' Europe, dans les islamiques. C' est aussi, une marque de lâcheté sans nom, que de s' attaquer à des femmes sans défense et de leur refuser leur droit de vivre, chez elles, leur spiritualité selon leurs principes.
Les pères fondateurs de la laicité préconisaient d' exclure la religion de l' école et
d' interdire aux enseignants de faire du prosélytisme. Mais, en aucun cas, d' interdire aux élèves le port de croix catholique. J' ai vécu la colonisation française en Algérie, fréquenté l' école publique de Jules Ferry où les élèves européens ( originaires de métropole, d' Espagne, d' Italie et de Malte ) étaient majoritaires, et l' interdiction de la croix chrétienne n' était en aucun cas imposée. J' en témoigne et faites moi la grâce de me croire !
Je ne suis pas pédaguogue, ni psychiatre, mais sachez que je ne comprend nullement les raisons qui vous poussent à décréter que je pratique " l' auto-censure " !
Fin de la discussion.

26. Posté par 1Question le 20/11/2008 14:38
OUI,Je vous ai compris et je suis d'accord avec vous.Je ne savais pas que des personnes ignoraient ces évènements.Cela c'est passé en France, et ça m'a surpris que des personnes ignorent ces évènements.

27. Posté par o.dja le 20/11/2008 15:45
Bla bla bla,toute personne a le droit de pratiquer sa religion ,un point c'est tout! C'est un droit ! Toute personne a le droit de s'habiller comme il le veut. Ceux qui dérange, c'est qu'on voit rien, et qu'on préférerai voir un string qui sort du jeans avec un jolie décolleté qui met la poitrine en valeur. La pudeur vous connaissez !

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L'ambassadeur d'Iran dénonce les "déclarations hâtives et irresponsables" du gouvernement français

Conspiration

Quand un ex responsable de la CIA souhaite ouvertement de nouveaux attentats aux Etats Unis

Le Président iranien au ministère du Renseignement:en dépit des complots occultes et ostensibles ourdis, les ennemis ont échoué

Le LYM démasque le culte du prince Philip à Essen

M. Jackson, la scientologie, le mossad et la propagande

En Iran Debut 2009 Un Plan De Revolution "Douce" De La CIA Avait Déjà Eté Déjoué

VOS PUBLICATIONS

Ce qui fonde une Nation

Philip Jones Griffiths mène son dernier combat

Le Journal des Vivants N°9

CIRCUS BEHIND THE WALL de l’Ecole Palestinienne de Cirque

Communiqué centre-zahra France : plainte contre l'Etat d'Israël déposée à la Cour Pénale Internationale.

Coup de gueule

Immigration: La forteresse Europe et le délit de solidarité

Salah Hamouri ou les geôles israéliennes

The Mask

La compassion de Benoit XVI va au plus fort pas au plus souffrant

Des primates à Clermont-Ferrand

Croyances et société

LE FREINAGE DE L' HUMANITE

LA PURIFICATION INVERSEE DU GENRE HUMAIN

Islam et Franc-Maçonnerie

MOI, MULTIPLE, BIENTOT JE SERAI 1

Lettre ouverte à la République ou appel à la réflexion.

Economie et pouvoir financier

Madoff : un escroc condamné pour dédouaner les autres

Le CADTM dénonce le coup d’état orchestré par l’oligarchie réactionnaire au Honduras et exige le retour du président Zelaya

Les fonds vautours : une espèce méconnue de la jungle financière

France : Réforme du crédit à la consommation à la faveur des grands groupes financiers et commerciaux

La Banque mondiale révise à la baisse ses prévisions de croissance économique pour 2009

Lobbying et conséquences

Lantus : L'odieuse rumeur d'un professeur sans scrupule - Lorsque l’appât du gain efface toute notion d’éthique

Obama, sous pression sioniste (Thamareh Hachemi)

Lobby pro-israélien en France : chronique d'une mort annoncée

Non à l’implantation de l’entreprise israélienne Agrexco à Sète

Adhérer au Club Minyan de l’Aipac, moi ? Vous voulez rire ? Très peu pour moi… par Gilad Atzmon

Actualité en ligne

manu militari des travailleurs sans papiers qui occupaient l’Annexe Varlin de la Bourse du Travail

Réélection d'Ahmadinejad: l'occident hausse le ton

UN MINISTRE FRANÇAIS PARLE D’“INVASION” DE MAGHRÉBINS -Entre lapsus révélateur et “origines”

Contre info attaqué

Soljenitsyne: un 'véritable patriote russe' s'en va (Mironov)

International

Honduras : Les Etats-Unis cherchent une entente entre les dirigeants du coup d’Etat et le président renversé

Ahmadinejad demande à la justice d'enquêter sur la mort de Neda

ONU: la communauté internationale attend qu'Israël remplisse ses obligations

Le président iranien invite Barak Obama à changer d'attitude

Venezuela : première synthèse de la rencontre critique des intellectuels révolutionnaires

Analyse et décryptage

Enquête sur le scrutin donnant la victoire à Ahmadinejad

Nature et technoscience, le nouvel axe idéologique.

Comment décrypter les péripéties actuelles du pape ?

Science d’aujourd’hui : Les trous noirs engloutissent des milliards de dollars

FUTUR EN FAILLITE, RÊVE EN DÉRIVE

Opinion

L'Europe s'éloigne de Gazprom

Medvedev au Caire sur les traces d'Obama ?

Nicolas Sarkozy en visite dans le Caucase

LA BURKA EN OCCIDENT: Vers un choc inexorable des civilisations ?

L'élection présidentielle iranienne, ou la révolution reportée

Politique

La fission Obama

G20: l'avènement d'un nouvel ordre mondial

Hamas vainqueur, gagne du terrain politique

« Coup d’Etat » au Canada : Non à la saisie du pouvoir par les conservateurs ! Aucun soutien à la coalition des libéraux et du NPD !

L’aide au secteur automobile américain et l’alternative socialiste à la dégradation des conditions négociées par les syndicats

Economie

«Tout d’abord l’éthique, ensuite la politique et alors seulement l’économie» Une perspective éthique de l’économie pour le XXIe siècle

«Développement et problématique du transfert de technologie dans un pays du tiers monde :le cas Algérie

Crise systémique globale : Le choc cumulé des trois « vagues scélérates » de l'été 2009

Le pétrole à 72 dollars, tensions géopolitiques et espoirs économiques

Les Chinois ne veulent plus être payés en monnaie de singe

Histoire et repères

Hommage à un martyr, empalé le 17 juin 1800 par l’occupant français

Rencontre avec le Général des Hommes Libres

L'amnésie de l'Algérie visà vis des 'Algériens' de Nouvelle Calédonie

Alain Gresh. De quoi la Palestine est-elle le nom ?

RETOUR SUR LE NAZISME

Flagrant délit media-mensonges

La BBC Manipule Des Photos Des Manifestations Post Election En Iran

Le TPIY juge son ex-porte-parole

Depuis 50 ans, l’OMS censure toute étude sur l’impact de l’industrie nucléaire

Guerre médiatique politique France VS Madagascar

La Rand Corporation recommande au Pentagone un dialogue stratégique avec l’Iran

Conspiration-Attentats-Terrorismes

AZF: Attentat ou accident? La vérité sort de la bouche des témoins.

LE COUP D' ETAT MONDIAL DU 11 SEPTEMBRE 2001

Le Conseil des Relations Étrangères (CFR) et Robert Pastor confessent que l'Amero existe.

Quand un valet de Soros prenait le thé chez un apôtre des Brigades rouges

Daniel Estulin, ennemi numéro 1 du gouvernement mondial secret.

insolite, humour, conspiration...

Reality show en Turquie: quatre religions se disputeront dix athées

Obama et les économies d’énergies cérébrales

L'hypocrisie n'est pas non plus punissable

Indignations et manifestations monstres suite au discours du Président Barack Hussein Obama sur l'état de l'Union

Mon dernier mot sur les élections iraniennes

 
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"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs." Article 35. Déclaration des droits de l'homme et du citoyen