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Foudre, ruban adhésif et observations de trous noirs


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Mardi 13 Avril 2010

Foudre, ruban adhésif et observations de trous noirs

Thunderbolts, Thomas Wilson, 7 janvier 2010


      L'observation directe a porté un autre coup à la théorie des « trous noirs. » Il semble que leurs émissions de rayons X et de lumière ressemblent plus au comportement des éclairs qu’au comportement supposé des trous noirs.


      Un récent compte-rendu d’octobre 2008 concerne l’étroite corrélation entre des émissions de rayons X et de lumière visible par deux candidats trous noirs : GX 339-4 et Swift J1753.5-0127. Il y est théorisé que chaque système serait un trou noir en orbite autour d'une étoile normale. Ce rapport décrit comment ces systèmes ont été observés à la fois dans le rayonnement X et visible. La surprise est venue du fait que les émissions de lumière visible et de rayons X sont étroitement synchronisées et manifestement couplées à une cause physique commune.


      Cette observation contredit totalement la théorie actuelle qui prévoit que les émissions de rayons X et lumineuses résultent de mécanismes entièrement différents dans ces systèmes binaires avec des trous noirs. Ce que nous verrons ci-dessous, c’est que les émissions synchronisées de rayons X et visibles, tant par leur nature que leur timing, correspondent parfaitement à ce que nous savons maintenant sur la foudre terrestre et tout arc de plasma, même à plus petite échelle.


      Démolissons cette analyse en jetant un coup d’œil sur les systèmes binaires à trous noirs en question, en comprenant les données et les observations, en discutant brièvement de choses relativement nouvelles apprises sur la foudre terrestre et les autres manifestations de l’arc électrique, et voyons ensuite comment tout ça se ficelle ensemble.


      Découvert en premier en 1973, GX 339-4 est considéré comme un candidat trou noir (BHC, black hole candidate) à cause du rythme de ses émissions de rayons X (qui, suivant un raisonnement circulaire, est similaire à celui des autres BHC). GX 339-4 serait un système binaire dans lequel un trou noir bouclerait son orbite tous les 1,7 jours environ autour d’une étoile compagne peu visible. Cette étoile a été découverte seulement en 1982, au moment où elle a flamboyé très vivement.


      Tout simplement à cause de ses émissions de rayons X, on suppose aussi que Swift J1753.5-0127 est un candidat trou noir. Il a été découvert en 2005, quand une rafale de rayons X particulièrement violente a été captée par le télescope Swift Burst Alert. En juillet 2008, Zurita et d’autres ont déterminé que ce BHC tourne selon une période orbitale de 3,2 heures autour de ce qui est vraisemblablement une étoile appartenant à la séquence principale. Il s’agit encore une fois de « rayons X transitoires » provenant d’un trou noir associé à une compagne visible.


      Il est important de noter que personne n’a vraiment vu de trou noir : La présence d’une source de rayons X a été constatée en un lieu du ciel. Tout le reste : les trous noirs, les disques d'accrétion, tout ça n’est qu'interprétation. Ignorez pour le moment la composition artistique décrite dans le rapport et comprenez ce qui a vraiment été observé ici.


      Un point éclatant scintille dans les longueurs d'onde des rayons X, et l’on suppose que c’est un trou noir avec un disque d'accrétion (c'était supposé dans un autre document par quelqu'un d'autre). Tel que ça c’est passé, un double visible (quelque chose vue au même endroit du ciel dans les longueurs d'onde visibles) correspond à cette source de rayons X. Ainsi, nous voyons un point lumineux et nous voyons un point éclatant de rayons X. Ces points « scintillent » dans le rayonnement X et la lumière visible à peu près au même endroit du ciel nocturne. C’est pourquoi il faut être prudent avec ces conceptions artistiques de disques d'accrétion et patati et patata. Personne n’en a vu.


      Les deux systèmes seraient deux astres séparés par quelques millions de kilomètres. C'est extrêmement proche, bien à l'intérieur de l'orbite de Mercure par rapport au Soleil, par exemple. La théorie dicte que les rayons X proviennent d'un disque d'accrétion formé autour du trou noir, alimenté par la matière arrachée à son double visible (une étoile comme notre Soleil).


      La lumière visible est considérée comme un produit secondaire du rayonnement X, qui stimulerait les gaz environnant. Les conclusions excluent pourtant complètement ce modèle. Poshak Gandhi, le chef de l’étude, déclare, « À la place de variations dans l’émission de rayons X et visibles, il doit y avoir une origine commune et très proche du trou noir lui-même. »


      Dans le rapport original sur GX 339-4, Gandhi et les autres montrent que, durant leurs nuits d'observation, le pic visible était à la traîne des pics de rayons X d'environ 150ms. Dans leur discussion les auteurs commencent à formuler des hypothèses à propos de reconnexion des lignes du champ magnétique, de grosses gouttes denses magnétisées tombant vers le trou noir, etc. Je ne vais pas m’appesantir sur la « reconnexion des lignes du champ magnétique » et la physique invraisemblable qui sous-tend cette idée. Il y a toutefois d'autres sources qui discutent en détail de cette fiction particulière sur Thunderbolts.


      Une corrélation croisée similaire entre le timing des émissions de rayons X et visibles a aussi été observée avec Swift J1753.5-0127. Il y avait dans ce cas une baisse de la lumière visible avant le pic des rayons X suivi d’un faible pic de lumière visible. Dans un autre rapport sur les rayons X transitoires de XTE J1118-480, Kanbach et d’autres (2001) ont constaté que le pic de lumière visible était à la traîne du pic des rayons X d'environ 0,5 secondes avec un bizarre « écho anticipé » avant les rayons X. Durant et d’autres déclarent à la fin de leur article « ...il existe là-bas un lien de causalité entre l'émission de lumière visible et l'émission de rayons X. » J’aimerais proposer que ce lien de causalité ressemble probablement bien à quelque chose comme des éclairs.



À suivre.



Original : thunderbolts.info/tpod/2010/arch10/100107tape1.htm
Traduction copyleft de Pétrus Lombard


Article précédent :


L’électromagnétisme galactique (9/04/2010)
      Depuis plus de 50 ans que les champs magnétiques galactiques ont été découverts, les astronomes se demandent toujours ce qui les crée et ce qui leur donne leur forme et leur force.




Mardi 13 Avril 2010


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