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Folies dans la Zone Verte, du 2 août 2007


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Jeudi 9 Août 2007

TBR News, le 2 août 2007


​​​​Sous ce pli une copie partielle d'un guide du Pentagone préparé le 1er juin 2007 et diffusé à tous les commandements militaires dans les régions où servent maintenant les troupes de contre insurrection. Aucune date déterminée n'a été donnée pour la mise en application de ces actions mais, non officiellement, elle seront appliquées « immédiatement suite à toute importante manifestation de résistance intérieure. » C'est aussi un sujet de conversation ici que la contrefaçon d'une « attaque terroriste » est parfaitement attendue à l'intérieur des États-Unis pendant que le Congrès est en vacances d'été.



Loi martiale et camps de détention nationaux


​​​​Avec la possibilité croissante d'insurrection civile ou de résistance physique aux politiques du gouvernement, les mécanismes officiels sont maintenant en place pour un endiguement rapide par les forces militaires, incluant les Gardes Nationales de divers États, les Forces Spéciales et les unités de Police Militaire.


​​​​On doit souligner que ces plans, qui ont mûri depuis l'administration Reagan et sont maintenant entièrement fonctionnels, sont à présent considérés seulement comme des plans d'urgence. Il y a seulement besoin d'un ordre présidentiel pour les activer.


​​​​Dans la Stratégie Nationale du Homeland Security de Bush, la FEMA sera placé à la charge de la Homeland Security. Depuis 2001, la Homeland Security et le ministère de la Défense ont participé « à la formation à sécurité de la patrie qui implique une réaction des secours militaires et civils. »


​​​​Le président Bush s'est assuré auparavant qu'il n'y avait aucun conflit en cours entre le FBI et la FEMA, pour mandater la FEMA à travailler étroitement avec le ministère de la Justice (dont le FBI fait partie), créant ce que Bush appelle un réseau « intégré très progressivement. » Avec ce lien entre la FEMA et le ministère de la Justice, l'administration a en réalité annulé les contrôles entre services qui antérieurement bloquaient les activités de la FEMA.


​​​​Selon le ministère de la Homeland Security, la FEMA « continuera à changer la culture de la gestion des secours pour qu'elle réagisse au terrorisme, et aide les communautés et les citoyens à prendre les devants pour éviter de devenir des victimes ». Paradoxalement, les problèmes antérieurs d'image négative de la FEMA étaient une conséquence directe de sa recherche de méthodes pour anticiper, sa tentative de légitimer son extraordinaire prise d'autorité sous le couvert du « contre terrorisme ».


​​​​Quand le président Ronald Reagan a envisagé d'envahir le Nicaragua il a publié une série d'ordres gouvernementaux qui ont fourni à l'Agence Fédérale de Gestion des Secours (FEMA) de grands pouvoirs en cas de « crise » comme des « dissensions internes violentes et vastes ou l'opposition nationale à une invasion militaire US à l'étranger ». Elles n'ont jamais servi, mais elles ont été récrites depuis pour tenir compte de « l'opposition domestique violente et vaste contre une invasion militaire à l'étranger. » [La nuance entre opposition nationale et opposition domestique n'est pas évidente. Peut-être qu'opposition domestique permet d'expliciter davantage l'éventuelle participation de membres du gouvernement à l'opposition ? NDT]


​​​​La FEMA, dont le rôle principal est de réagir aux désastres, est aussi responsable de prendre en main l'agitation interne des USA. De 1982 à 1984 le colonel Oliver North a aidé la FEMA en rédigeant ses préparatifs de défense civile. Les détails de ces plans ont émergé lors de l'affaire de l'Iran-Contra en 1987. Ils incluaient des ordres gouvernementaux prévoyant la suspension de la Constitution, l'imposition de la loi martiale, les camps d'internement, et la mise entre les mains du président et de la FEMA du gouvernement.


​​​​En avril 2002, le Pentagone, agissant sur ordres du président a créé le Northern Command pour aider la Homeland Security. À ce moment-là, il a été affirmé que ce commandement était conçu pour « assumer un rôle de soutien par rapport aux autorités loyalistes locales. »


​​​​À l'heure actuelle la signification complète du plan national de Reagan a été cachée au public. Afin de garder son planning secret, le président Bush a pris la mesure de sceller les papiers présidentiels de Reagan. Lesquels contenaient ces directives et leurs guides opérationnels.


​​​​Le directeur de la Gestion des Ressources de l'US army a réaffirmé le 9 juin 2007 le mémorandum officiel antérieur concernant l'établissement d'un programme de travail pour les détenus civils en cours de développement rapide au ministère de l'Armée. Le document déclare, « Ci-joint, pour examen et commentaires, se trouve le projet de la réglementation de l'armée pour l'utilisation du travail des détenus civils » et la procédure pour « établir les camps de prisonniers civils sur les installations. »


​​​​Les camps d'internement civils ou les camps de prisonniers, généralement connus dans la presse libérale comme « camps de concentration », ont été le sujet de beaucoup de rumeur et de spéculation durant ces dernières années aux USA. Plusieurs publications ont consacré de la place au sujet et beaucoup de conversations de programmes radio ont traité de la question.


​​​​À compter de la date présente, le président Bush et la Homeland Security ont autorisé des études préliminaires pour la construction rapide d'une série limitée du Programme de Centre National de Détention, à rajouter aux 600 unités existantes maintenant en place


​​​​Le ministère de la Homeland Security a étroitement travaillé avec une compagnie israélienne, Israeli Prison Systems, Ltd. [*], pour la construction accélérée de camps d'internement modulaires, localisés généralement dans des régions rurales et relativement inhabités sur l'ensemble des USA continentaux et en Alaska. Dans ce projet de trois cents camps, cent dix ont été autorisés par le président, et au 1er juin 2007, 65 camps ont été établis et, en plus des 600 unités antérieurement achevées, sont maintenant prêt pour habitation immédiate. Les Corps des Ingénieurs Militaires ont été responsables de la construction des quartiers contigus pour le personnel de garde et l'administration.


​​​​


Une brève histoire des camps d'internement civils


​​​​Le concept de camp d'internement de masse a été mis en application pendant la décennie des années 30, soit quand l'idée a été intégrée au planning de sécurité nationale, soit quand il a été mis en application réelle dans trois expériences tendant vers le socialisme -- en Union Soviétique, en Allemagne Nazie et aux USA sous Roosevelt.


​​​​Le 9 mars 1933, Adolf Hitler rendait opérationnel son centre de détention de Dachau où des milliers de ses propres compatriotes furent envoyés. Staline extermina 7 à 10 millions de gens dans son programme de collectivisation rurale de 1931 à 1933 et encore 10 millions dans les purges de 1934 à 1939. C'est durant cette décennie que le Goulag soviétique démontra sa valeur. Le 24 août 1939, J. Edgar Hoover, directeur de FBI, rencontrait Franklin Delano Roosevelt pour développer un plan de détention aux USA. Cinq mois après cette réunion, Hitler ouvrait le centre de détention d'Auschwitz en Pologne.


​​​​Le 3 août 1948, J. Edgar Hoover rencontrait le ministre de la Justice J. Howard McGrath pour former un plan par lequel le président Truman pouvait suspendre les libertés constitutionnelles lors d'une urgence nationale. Le plan avait pour nom de code Security Portfolio et, une fois activé, il autoriserait le FBI à arrêter sommairement jusqu'à 20.000 personnes et à les placer dans les camps de détention de la sécurité nationale. Les prisonniers n'auraient eu ni le droit d'être entendu par un tribunal ni d'invoquer l'habeas corpus. Dans l'intervalle, le plan Security Portfolio permettait au FBI de développer les listes de surveillance de ceux qui seraient détenus, ainsi que des informations détaillées sur leur aspect physique, famille, lieu de travail, etc.


​​​​Deux ans après de Congrès approuvait la Loi de Sécurité Interne de 1950 qui contenait une disposition autorisant un plan de détention d'urgence. Hoover était peu satisfait de cette loi parce qu'elle ne suspendait pas la Constitution et elle garantissait le droit à une audience dans un tribunal (habeas corpus). « Pendant deux ans, pendant que le FBI continuait à établir secrètement les camps de détention et à mettre au point le plan détaillée pour la capture de milliers d'individus, Hoover continuait à harceler... le ministre de la Justice McGrath pour permettre officiellement d'ignorer la loi 1950 et continuer avec le programme de 1948, plus féroce. Le 25 novembre 1952, le ministre de la Justice... cédait à Hoover. »


​​​​Le Congrès abrogeait la Loi de Détention d'Urgence de 1950 plus de vingt ans après, en 1971. Aux USA, l'internement civil menaçait en apparence, mais pas en réalité. Le Sénat a tenu des audiences en décembre 1975, révélant le plan continue d'internement qui n'avait jamais été résilié. Le rapport, intitulé, « Activités de renseignement, Résolution 21 du Sénat », révélait l'ordre du jour secret. Dans une série de documents, de notes et de témoignages d'informateurs du gouvernement, émergeait le tableau des conceptions du gouvernement fédéral : la surveillance, l'infiltration, l'arrestation et l'incarcération d'une partie potentiellement grande de la société.


​​​​Le rapport du Sénat révélait aussi l'existence de la Master Search Warrant (MSW) et de la Master Arrest Warrant (MAW) qui sont actuellement en vigueur. Le document MAW, autorisé par le ministre de la Justice, dirige la tête du FBI pour : « Arrêter les personnes que je juge dangereuses pour la paix et la sécurité publiques. Ces personnes doivent être détenue et confinée jusqu'aux ordres suivants. » Le MSW instruit aussi le directeur du FBI pour « Rechercher certains lieux où l'on croit qu'il peut être trouvé de la contrebande, des articles interdits, ou d'autres matériels en violation de la Proclamation du président. » Ça inclut des articles tels que des armes à feu, des radios recevant les ondes courtes, des appareils photo, du matériel de propagande, des presses, des machines à polycopier, des enregistrements d'adhésion et de financiers d'organismes ou de groupes qui ont été déclarés subversifs, ou peut être déclarés désormais subversifs par le ministre de la Justice.


​​​​Depuis les audiences du Sénat en 1975, le développement régulier des possibilités hautement spécialisées de surveillance, combiné à l'explosion des technologies informatisées de l'information, ont permis de développer une énorme base de données sur les informations personnelles de millions de citoyens confiants. C'est tout ce qui est en place attendant juste une déclaration présidentielle pour être mis en vigueur par la police militaire et civile.


​​​​En 1982, le président Ronald Reagan a publié la Directive de la Sécurité Nationale 58 qui autorisait Robert McFarlane et Oliver North à utiliser le Conseil de la Sécurité Nationale pour secrètement moderniser la FEMA afin de contrôler le pays pendant une crise nationale. Les REX exercices de 1984 simulaient une agitation civile aboutissant à une urgence nationale avec un plan d'urgence pour l'emprisonnement de 400.000 personnes. REX 84 était considéré si important que des portes spéciales de sécurité en métal ont été installées au cinquième étage du bâtiment de la FEMA, et même les fonctionnaires de longue date de l'Office de la Défense Civile étaient interdits d'entrée. Le but apparent de cet exercice était de manipuler un afflux de réfugiés créé par une guerre en Amérique Centrale, mais un scénario plus réaliste était la détention des citoyens étasuniens.


​​​​Sous REX le président peut déclarer un état d'urgence, autorisant la tête de la FEMA à prendre le contrôle de l'infrastructure interne US et à suspendre la Constitution. Le président peut immédiatement invoquer les ordres gouvernementaux 11000 à 11004 qui :


​​​​1 - Affectent tout citoyen aux travaux forcés sous la surveillance du gouvernement.


​​​​2 - Autorisent le receveur des postes à faire enregistrer tout homme, femme et enfant.


​​​​3 - S'emparent de tout aéroport et avion privé et commercial.


​​​​4 - S'emparent de tout logement dans les quartiers considérés « en rébellion contre l'autorité légale » et établissent la réimplantation par la force de tout habitant considéré rebelle.


​​​​5 - Raflent et incarcérent toute personne connue être en rébellion, sur la base des listes actuelles et anciennes gardées et maintenues par le FBI, le ministère de la Homeland Security et les autorités militaires.


​​​​6 - Arrêtent complètement l'Internet domestique.


​​​​7 - Établissent et surveillent les sorties médiatiques coopérantes officiellement approuvées.



Original : http://www.tbrnews.org/Archives/a2732.htm#007

Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info



* NDT : À ce sujet, Mme Naomi Klein a écrit « Gaza : Plus qu'une prison, un laboratoire pour un monde-forteresse ». Un excellent article qui dévoile qu'Israël utilise la population palestinienne entière comme cobaye pour mettre au point sa florissante industrie d'équipements de sécurité destinée à être vendus partout dans le monde.

​​​​Ce n'est pas dit dans cet article, mais on aura nécessairement compris que les équipements de sécurités sont rendus nécessaires partout dans le monde pour pallier aux attentats que commet Israël lui-même, sous l'œil complaisant des gouvernements :

​​​​Cet article est paru en français ici :

http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2007/82/politpire.htm




Vendredi 10 Août 2007


Commentaires

1.Posté par Gilles COUTURIER le 09/08/2007 19:34 | Alerter
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00001Affectent tout citoyen aux travaux forcés sous la surveillance du gouvernement.
&#8203;&#8203;&#8203;&#8203;2 - Autorisent le receveur des postes à faire enregistrer tout homme, femme et enfant.
&#8203;&#8203;&#8203;&#8203;3 - S'emparent de tout aéroport et avion privé et commercial.
&#8203;&#8203;&#8203;&#8203;4 - S'emparent de tout logement dans les quartiers considérés « en rébellion contre l'autorité légale » et établissent la réimplantation par la force de tout habitant considéré rebelle.
&#8203;&#8203;&#8203;&#8203;5 - Raflent et incarcérent toute personne connue être en rébellion, sur la base des listes actuelles et anciennes gardées et maintenues par le FBI, le ministère de la Homeland Security et les autorités militaires.
&#8203;&#8203;&#8203;&#8203;6 - Arrêtent complètement l'Internet domestique.
&#8203;&#8203;&#8203;&#8203;7 - Établissent et surveillent les sorties médiatiques coopérantes officiellement approuvées.

Ca ressemble terriblement à la politique appliquée à Gaza...? Sûr que ce sont les expériences sur les souris, les rats et autres prédateurs communs qui ont enseigné toutes ces techniques. Le monde des vivants n'est qu'un affreux laboratoire Panurgien...!

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