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Fin des négociations AIEA-Iran: incertitude sur les résultats




Fin des négociations AIEA-Iran: incertitude sur les résultats
Le deuxième tour des négociations sur les centrifugeuses iraniennes entre les dirigeants de l'Iran et une délégation de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) s'est achevé jeudi à Téhéran, rapporte le correspondant de RIA Novosti sur place.

Ces négociations ont essentiellement porté sur les centrifugeuses à gaz iraniennes pour l'enrichissement d'uranium P1 et P2.

La délégation de l'AIEA, conduite par son vice-directeur Olli Heinonen, est arrivée à Téhéran mardi dernier. En trois jours de consultations, les parties ont passé en tout à la table des négociations près de 13 heures. Quoi qu'il en soit, rien n'a filtré pour le moment à propos des résultats de cette rencontre.

Se référant à des sources proches des négociations, les médias iraniens rapportent que Téhéran serait prêt à donner à l'Agence internationale de l'énergie atomique les réponses à toutes ses questions sur la mise au point par les atomistes iraniens des centrifugeuses P1 et P2. Les explications de la partie iranienne seront consignées dans un procès-verbal et transmises au siège de l'AIEA à Vienne. Lors de la prochaine rencontre qui doit se dérouler dans les deux semaines qui viennent à Téhéran, l'Iran donnera des réponses supplémentaires aux questions de l'agence. Après cela, l'AIEA présentera ses conclusions et évaluera les explications fournies par les Iraniens.

Le précédent tour des négociations sur les centrifugeuses iraniennes s'est déroulé à Téhéran les 24 et 25 septembre dernier au niveau des experts.

L'Iran possède actuellement quelque 3.000 centrifugeuses qui fonctionnent à l'usine d'enrichissement d'uranium de Natanz (province d'Ispahan dans le centre du pays). Les autorités iraniennes ont plus d'une fois déclaré leur intention d'installer à Natanz 50.000 centrifugeuses, dont l'entrée en service rendra l'Iran indépendant face aux fournitures de combustible étranger.

l'Iran et l'AIEA étaient parvenus le 21 août dernier à une entente sur un plan de travail en vue de résorber progressivement les questions que l'Agence internationale de l'énergie atomique se posait encore au sujet du programme nucléaire iranien. Par la suite, l'AIEA a confirmé que Téhéran avait réglé tous les problèmes avec l'agence au sujet de ses expérimentations avec du plutonium. Aussi, l'AIEA considérait-elle désormais cette question comme close. En vertu de cet arrangement, Téhéran s'est engagé à répondre d'ici la fin de l'année en cours à toutes les questions de l'AIEA en suspens au sujet du programme nucléaire iranien.

Vu le refus de Téhéran de se plier à la principale exigence du Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies, à savoir suspendre les travaux d'enrichissement d'uranium, condition sine qua non du lancement des négociations plein format des Six avec l'Iran sur le règlement du problème nucléaire iranien, la France et la Grande-Bretagne sont intervenues pour l'adoption la plus rapide possible de nouvelles sanctions contre l'Iran, y compris dans le cadre de l'Union européenne (UE).

(Les Six sont les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies - la Russie, les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Chine plus l'Allemagne - ndlr.)

La veille, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a mis en garde contre toute démarche irréfléchie et irresponsable à l'égard de l'Iran. Selon le chef de la diplomatie russe, on ne peut régler les conflits par les pressions et les sanctions, mais sur la base des résolutions appropriées du Conseil de sécurité de l'ONU.

Jeudi 11 Octobre 2007
RIA-Novosti


Commentaires articles

1. Posté par soakely le 11/10/2007 19:42
Surtout quand ceux qui exigent des sanctions n'en exigent pas face à israel qui refuse toute inspection de l'AIEA dans ses centrales nucléaire, ou accepte que ce pays bafoue toutes les résolutions de l'ONU. Lorsque les laches se sentent fort c'est pas beau à voir !

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