Palestine occupée

Fermeté et esprit de résistance chez les enfants de Rafah


Samedi, la vie à Gaza est redevenue quasi-normale avec la reprise de l’école pour les enfants.
Il n’y aura pas vraiment de cours mais les professeurs seront là pour écouter les enfants et les aider à évacuer le traumatisme.
Ce matin, j’ai accompagné Hassan, 14 ans, à son école.

Par MG, ISM-France


Lundi 26 Janvier 2009

Les écoliers à Rafah, samedi 24 janvier (photo MG pour ISM)
Les écoliers à Rafah, samedi 24 janvier (photo MG pour ISM)
Sur les 444 enfants, 134 ont eu leur maison détruite ou gravement endommagée. Ils ont tous trouvé refuge chez des amis ou dans la famille. Evidemment, tous ces enfants n’ont plus de livres scolaires ou de cartables. Le directeur de l’école a fait une demande aux Nations-Unies pour que ces enfants puissent à nouveau travailler dans des conditions normales. Deux élèves ont été tués, l’un a été blessé et plusieurs ont perdu leur père, leur frère ou leur sœur. Un enseignant a lui aussi perdu sa maison.

Mohamed Elapsi, 13 ans, a été blessé dans le bombardement de sa maison mais il est là, présent, l’œil meurtri. Il dit : « J’espère qu’en Europe, vous vous tiendrez à nos côtés. J’aimerais que tout le monde s’intéresse à notre histoire et sache que nous ne voulons que le respect de nos droits. »

Yassan ajoute : « Nous sommes vivants. Nous étudierons et ferons tout notre possible pour nous défendre contre l’ennemi. »

Moussa Hamdane intervient : « Quand ils ont bombardé les tunnels, nous n’avons pas eu peur, nous avons continué à jouer. C’est l’ennemi qui a eu peur et qui s’est retiré. Nous sommes patients et nous resterons toujours debout

Majdi Hassani, 14 ans, est l’ainé de 5 enfants et est premier en classe. Il a perdu son père dans la guerre barbare d’Israël. Il dit : « Je refuse l’occupation et il faudrait vraiment que vous en appreniez plus sur notre situation. Nous nous sommes tous demandés si nous allions rester en vie ou mourir

Mahmoud Nadjil, 14 ans, jouait à proximité de sa maison quand elle a été bombardée. Lui aussi est désormais sans-abri mais il a le moral. Il dit : « Notre pays est rempli de gens grands et forts. Nous devons rester debout et être patients. ».

Mohamed Tafish raconte lui aussi la destruction de sa maison : « J’habite à côté de la mosquée Albart. Ils l’ont bombardée en pleine nuit pendant que nous dormions. Notre maison a été en grande partie détruite et nous vivons actuellement sur le toit. C’est dangereux mais nous n’avons pas d’autres endroits où aller.»

Le jeune Ahmed vit dans le quartier des tunnels. Sa maison n’est qu’un taudis avec un toit de tôle. L’armée israélienne a bombardé le quartier alors qu’ils jouaient à l’extérieur de la maison. Le toit a été endommagé et son frère, son père et son grand-père ont été blessés.

Samir vit dans le quartier Shaboura. Lorsque les bombardements ont commencé, toute la famille a couru à l’extérieur de la maison mais sa petite sœur de 4 ans est restée à l’intérieur.
Miraculeusement, ils l’ont retrouvée indemne sous les décombres.

Ils ont tous une histoire dans le même genre à raconter. Ils n’ont pas d’argent, ils n’ont plus de maison, de vêtements, de livres d’école mais ils font tous preuve d’un énorme courage. La volonté de rester debout et de résister est la plus forte.

On ne peut que ressentir de l’admiration envers ce peuple que tout le monde accable, juste parce qu’ils habitent depuis des générations sur la terre choisie par les puissances coloniales et impérialistes pour la construction du projet du Grand Israël.

Le directeur termine notre rencontre en disant : « Nous tirons notre force dans la justesse de notre cause et dans nos droits. Notre sacrifice est un honneur. »

http://ism-france.org/news/article.php?id=11034&type=temoignage&lesujet=R%E9sistances http://ism-france.org/news/article.php?id=11034&type=temoignage&lesujet=R%E9sistances



Lundi 26 Janvier 2009


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