Sciences et croyances

Faux sceptique contre charlatan ou prétentieux contre compère



Vendredi 17 Octobre 2008

Faux sceptique contre charlatan ou prétentieux contre compère
Thunderblog, Michael Goodspeed, 13 octobre 2008


    Comme ceux qui lisent mes essais en sont probablement conscients, je ne suis pas un grand fanatique de la religion institutionnalisée. Je n'étais cependant pas particulièrement enchanté quand j'ai entendu parler du nouveau film de Bill Maher, « Religulous, » un documentaire acerbe, délibérément provocant, qui dévoile le monde des institutions religieuses, et de leurs milliards d’adeptes. N’ayant pas vu ce film, je ne peux donc pas le condamner a priori (et ce n’est pas l’objet ici). Mais, sur la base des propres commentaires Maher tout au long de sa carrière dans la comédie, je ne puis imaginer que « Religulous » fasse beaucoup de bien.


    Premièrement, je n'ai vu aucun signe du fait que Maher soit capable ou désireux de s'engager dans un débat par-delà d’extrêmes limites et des données peu sincères. Il est facile de plaider pour l'irrationalité de la religion institutionnalisée, du primitivisme, de la brutalité fréquente, et de l'hypocrisie. Et Maher et l’a toujours fait avec jubilation, décrivant même la religion comme un « dérangement neurologique. » Aussi offensants que ce genre de dire puisse être envers des millions d'Étasuniens de nos jours, ce n'est pas particulièrement admirable. La religion est l'objet de la satire et du ridicule depuis de nombreuses décennies dans la culture populaire, et non sans justification. Chaque jour, nous voyons dans l'actualité mondiale la preuve manifeste de la folie d'innombrables « guerriers saints, » tous prêts à commettre un meurtre pour défendre leur « Dieu. »


    Sur ce point, Maher s’est particulièrement fait entendre, mais peut-être de manière trop superficielle. Dans une contribution récente au Los Angeles Times, David Wolpe écrit :

    La plus grande erreur de Maher sur la religion est peut-être son accusation centrale, la responsabilité de la religion dans la violence du monde. Elle ne l'est pas. La violence est un produit de la nature humaine. Avant le monothéisme, les Assyriens n’étaient pas bienveillants, les Romains étaient sanguinaires au-delà de l'imagination des régimes religieux. Quand la religion est devenue moins déterminante dans la vie des gens, après la Révolution française, au lieu de se faire moins violent, le monde est devenu beaucoup plus brutal : Première et Deuxième Guerre Mondiale, Communisme, Nazisme. Tous ont répandu le sang avec une ampleur sans précédent. Ce n’étaient ni des régimes religieux ni des guerres de religion.


    S'il y a un problème avec les railleries de Maher sur la religion institutionnalisée, ce n'est pas que ses critiques soient injustifiées, ou qu'il soit trop désireux d'offenser. C’est plutôt qu’il à recours à la tactique usée consistant à démolir un compère, sans rien proposer à la place, même si des alternatives plus raisonnables existent.


    En fait, dans les médias populaires étasuniens, il est difficile, si ce n’est impossible, de trouver un seul débat (pseudo) intellectuel dans lequel ne soit présent un compère. La fourberie impardonnable du dilemme de « la science contre la religion » en est un parfait exemple. Le média précise que le champ de ce soi-disant « débat » se réduit à juste deux possibilités incroyablement bornées (et pratiquement tout aussi absurdes). D'un côté, nous avons le dogme religieux institutionnalisé, et toutes ses affirmations aberrantes et souvent accablantes. De l’autre, nous avons la science institutionnalisée. Et là, le caractère mensonger du « débat » est des plus flagrants. Ce n'est pas que nous soyons priés d’admettre le caractère raisonnable de la « méthode scientifique » par rapport à la foi religieuse (nul, en définitive, ne peut plaider contre ce point de vue). C’est plutôt qu’on nous demande d'accepter (les yeux fermés essentiellement) la véracité à 100 pour cent du « consensus des principaux scientifiques » sur la totalité du sujet. Penser autrement serait privilégier les ténèbres sur la lumière, la superstition sur la raison.


    Pourquoi l’évolution néo-darwinienne est-elle une meilleure solution que le créationnisme ? Réponse : Parce que l’immense majorité des scientifiques le disent ! Mais devons-nous vraiment accepter qu’il existe seulement ces deux choix ? [1] Si vous pensez que les premiers chapitres de la Genèse sont une archive précise de l'histoire naturelle, il n'y a pas grand choses à débattre. Mais si vous croyez que l'hypothèse de Darwin peut expliquer l'apparition de la vie et son évolution sur Terre, alors vous faites preuve de cette même tendance qui vous irrite tant quand vous considérez la position créationniste.


    Une idéologie absurde a envahi les théories de l'évolution à la fin du XIXème siècle, et les missionnaires de cette idéologie tiennent à elle avec la même dévotion manifeste que l’opinion religieuse médiévale. Le mantra est devenu : la sélection naturelle (la survie du plus fort), mue par les mutations aléatoires, explique l'origine des espèces.


    La chaîne de raisonnement impliquée a été brisée depuis longtemps sans pouvoir être réparée. Un seul exemple est tout à fait suffisant pour illustrer ce point : les ailes. Des reptiles ont développé des ailes. Des insectes ont développé des ailes. (Et même le singe volant.) Imaginez les innombrables mutations DIRIGÉES nécessaires à la production de cette fonction sophistiquée AVANT qu’elle ne devienne utile. Mais, selon la théorie, seule l'utilité des ailes en évolution pourrait expliquer « le caractère dirigé » de leur apparition [2]. À vrai dire, dans le cadre de cette théorie (de la « sélection naturelle »), l'espèce portant ce genre d’appendices inutiles serait la moins susceptible de survivre (la moins apte). La notion entière d'ailes émergentes, grâce au laborieux et désespérément erratique principe de la mutation aléatoire, est tout simplement absurde. Comment, alors, une foule d'enseignants, de scientifiques et d'intellectuels sans doute intelligents, en est-elle arrivée à s’amouracher de pareille absurdité ?


    Ce n'est que lorsqu'on comprendra la farce perpétrée par le « débat » que l’on réalisera que la réponse ne peut venir que de l'extérieur de ses frontières artificielles. Non, l'humanité ne provient pas du Jardin d'Eden (et le serpent du jardin est un mythe). Non, la vie ne peut avoir évolué en l'absence d'informations, d'intention, d'intelligence, et de communication, bien au-delà de la biologie moléculaire autonome des organismes et des espèces. La vie est bien plus mystérieuse, et interconnectée, que la science populaire n'a jamais été disposée à le reconnaître.


    Un scientifique ayant développé considérablement l'interdépendance de la vie est le Dr Rupert Sheldrake, un biologiste de renommée mondial, auteur de plus de 75 articles scientifiques et de dix livres. Les recherches du Dr Sheldrake incluent l'étude des champs morphiques (ou morphogéniques) dans la nature. Selon cette théorie alternative au modèle mécaniste réductionniste, un champ portant les informations relatives à sa forme entoure chaque organisme vivant. Dans ce modèle, chaque espèce possède des champs exclusifs, et ces champs intègrent d’autres champs. Ils entourent non seulement tout organe mais aussi chaque cellule et molécule. La mémoire collective ou empreinte de l'ensemble des espèces, est enregistrée dans chaque champ, et influence la forme évolutive d'un organisme (la forme de nos organes, des membres, etc, est influencée par leurs formes antérieures au sein de notre espèce). Par un processus appelé « résonance morphique, » les champs similaires s’influencent l’un l'autre. L'évolution d'une espèce est provoquée non pas par des mutations accidentelles dans l'ADN, mais plutôt par les échanges organiques d'informations dans les champs morphiques.


    Sheldrake n'a jamais prétendu que le langage dont il use dans l'étude des champs morphiques décrit une discipline achevée. Il ouvre tout simplement la voie dans une nouvelle filière de recherche, qui pourrait être essentielle à la complétude de la science. Et ces possibilités semblent plus proches de ce qui est réellement observé dans la nature que tout argument du discours « évolution contre créationnisme. » Alors, pourquoi devrions-nous continuer à nous limiter à ces données absurdes et limitées, quand une approche plus raisonnable pourrait être disponible ?


    Le Dr Sheldrake a aussi énormément enquêté sur le cas des phénomènes psychiques chez les humains et les animaux. Dans des expériences contrôlées en double aveugle, il a fait la démonstration de preuves captivantes de « télépathie entre espèces, » notamment de l'étrange capacité (encore que coutumières pour de nombreux possesseurs d'animaux de compagnie) des chiens à anticiper la rentrée chez eux de leur maître. Comme il fallait s’y attendre, Sheldrake, comme de nombreux autres scientifiques qui ont présenté la preuve concrète de la perception extrasensorielle et d’autres capacités inhabituelles, a été pris pour cible avec sévérité par des « septiques » autoproclamés, notamment par les suspects habituels comme « Le Stupéfiant » James Randi, un magicien à la retraite. J'ai toujours considéré qu'attirer l'attention sur le manque de sincérité de Randi essayant de discréditer le Dr Sheldrake et ses recherches est un devoir particulier. En 2000, dans une interview avec le magazine World Dog, Randi a affirmé précisément avoir déboulonné les conclusions de Sheldrake sur la perception extrasensorielle avec les chiens. Mais, pressé de fournir la preuve du prétendu déboulonnage, il n’a pu le faire.


    Sheldrake a donné plus de détails dans son propre résumé de la controverse :

    Randi a affirmé aussi avoir déboulonné l’une de mes expériences avec le chien Jaytee, dont une partie a été télévisée. Jaytee est allé à la fenêtre pour attendre sa maîtresse au moment où elle partait pour rentrer à la maison, mais ne l'a pas fait avant qu’elle se mette en route. Dans Dog World, Randi a déclaré : « En regardant la vidéo tout entière, nous voyons que le chien a réagi à toutes les voitures qui passaient par-là, et à tous les gens qui marchaient dehors. » C'est tout simplement faux, et Randi admet à présent n’avoir jamais vu la vidéo. [3]


    Les septiques autoproclamés comme James Randi pourraient faire plus de bien que de mal s’ils se comportaient toujours d'une manière véritablement « sceptique, » c'est-à-dire s’ils exploraient activement toutes les possibilités avant de tirer des conclusions. À la place, après avoir élaboré l'ensemble de leurs conclusions a priori, ils se comportent en idéologues, conduits farouchement par l’intention d’aider leurs « camp » à gagner à tout prix. Pour nombre de cet acabit, même le terme « déboulonnage » peut-être trop aimable, depuis que des déboulonneurs ont parfois réussir à démolir objectivement des charlatans (un service toujours utile). Au contraire, la plupart de ces gens s’accordent mieux aux pseudo-sceptiques, décrits par le cofondateur de CSICOP, Marcello Truzzi, comme « ceux qui lancent des objections, mais ne prennent pas bonne note de ce qui se passe. »


    En fait, les pseudo-sceptiques du monde pourraient n’avoir aucun argument qui tienne debout s’il n’y avait pas toujours surabondance de charlatans montés en épingle par les grands médias. L’une des cibles préférées de Randi est Sylvia Browne, une voyante autoproclamée, auteur de best-seller et invitée assidue du débat télévisé de Montel Williams. En fait, ce fut vers Randi que se tournèrent beaucoup dans les médias, après que Browne se soit elle-même sérieusement emberlificotée avec des informations dont la fausseté était démontrable. Lors d’une apparition au Williams Show en 2003, Browne a dit aux parents de Shawn Hornbeck, un enfant disparu, que ce dernier avait été assassiné. Elle a même donné des détails sur l'homme qui aurait soi-disant enlevé l’enfant, et où ses parents devaient rechercher son corps. Heureusement, Browne se trompait complètement. Moins de quatre ans plus tard, Shawn Hornbeck a été retrouvé vivant et bien portant, et l’auteur présumé de son enlèvement n'avait rien à voir avec la description de Browne, d'un « homme d'origine hispanique avec des tresses. »



    En 2007, Randi fut invité à l’Anderson Cooper Show, sur CNN, pour faire des observations sur l'affaire. Comme on pouvait s'y attendre, Randi a condamné non seulement Browne, mais aussi tous les médiums, disant : « . . . tous ces gens qui racontent pouvoir parler aux morts, tous, notamment Sylvia Browne, bien sûr, ressemblent à des vautours. »


    Mais ce commentaire de Randi est tout aussi fallacieux que sa fausse assertion de déboulonnage de la thèse de Sheldrake. Oui, Sylvia Browne mérite d'être condamnée, comme toute personne qui exploite la souffrance et l'angoisse des gens vulnérables pour un gain financier. Mais la condamnation est trompeuse si elle ne s’accompagne pas de l’ajout capital de l’existence de preuves écrasantes en faveur de la réalité des phénomènes psychiques. Il n'est tout simplement indéfendable d'affirmer que TOUT médium autoproclamé est un « vautour. » En fait, nombreux d’entre eux sont crédités par la police d’avoir joué un rôle crucial lors d’enquêtes criminelles. Dans certains cas, des détectives ont même attribué à des médiums la résolution de meurtres. (Pour ne citer qu'un exemple, voir la description de l’assistance du médium Laurie McQuary dans l’affaire Alexis Burke en 1986.)


    Il est cependant regrettable que de nombreux passionnés du « paranormal » semblent lamentablement opposés à toute critique contre tout médium autoproclamé et prétendant à un talent particulier. J'ai été témoin direct de cette tendance dans les réponses à mes exposés sceptique sur des personnages du genre de Gordon Scallion Michael, Sean David Morton, et Ed Dames, qui ont tous prédit de terribles cataclysmes dans 15 à 20 ans. Il semble que les plus fervents adeptes de ces gens soient extrêmement immunisés à la vérité. Dans le cas de Scallion, il a prédit au début des années 90 que toute la face de la planète serait déchirée bien avant le tournant du millénaire ; que Denver deviendrait la nouvelle côte Ouest ; qu’un deuxième soleil apparaîtrait dans le ciel ; que les États-Unis seraient ramenés à treize colonies ; et que l’Atlantide émergerait au large de la côte Est des États-Unis (et ce ne sont là que quelques-unes des innombrables douzaines de prédictions qu'il a faites au fil des ans). Mais Scallion et son espèce ont toujours recours à l'absurde prétexte de s’être juste un peu trompé sur la « date. » En d'autres mots, puisque nous ne pouvons prouver que leurs prophéties ne se produiront jamais, nous devons tous être prêts à envoyer de l'argent pour leur « cartographie du futur » et leurs diverses autres marchandises pour notre propre sécurité.


    Je me demande si les quelques défenseurs restants des Scallion et autres, ont quelque idée de la gravité de la manière dont ils entravent la recherche de la vérité dans les phénomènes psychiques et les autres questions controversées (Je voudrais poser la même question à Art Bell, George Noory, Montel Williams, et à toutes les autres figures médiatiques qui ont sciemment, avec entêtement, monté en épingle les charlatans). Scallion, Syvlia Browne, etc, fournissent aux pseudo-sceptiques du « paranormal » tous les compères qu'ils ne puissent jamais espérer. Et puisque les médias de ce pays ont toujours manifesté un minimum de rigueur intellectuelle, le « débat » continue à tourner autour des données ridicules des « sceptiques » raisonnables et justes comme James Randi contre celles des « croyants » en l'irrationnel et des enclins au fantastique. C’est vraiment un match fait l’un pour l’autre, une misérable chamaillerie de cour d’école sans aucun intérêt.


ADDENDUM :


    Nous sommes à ce jour à moins de 48 heures d’un test de vérification d'un autre soi-disant prophète de ce genre, une Australienne nommée Blossom Goodchild. Il y a quelques semaines, je n'avais jamais entendu parler de Blossom Goodchild, et ne je sais encore que peu de choses sur elle. Voici ce qui est connu : Mme Goodchild affirme être un médium canalisant des messages télépathiques, reçus d'un groupe d’« Êtres Cosmiques » appelé « La Fédération de la Lumière. » Elle a dit que ce groupe lui a fait savoir que le 14 octobre 2008, « un vaisseau de grande taille sera visible dans votre ciel. Il sera dans le sud de votre hémisphère, et il parcourra nombre de vos États. » Soi-disant, la « Fédération » a précisé, « Nous vous donnons le nom d’Alabama. » (Voir sur YouTube la vidéo du dernier monologue [en anglais] de Mme Goodchild sur le sujet.)


    Pour des raisons qui ne m’apparaissent pas clairement, ce genre de « prophétie » hautement spécifique est devenu comme un phénomène de l’Internet. La vidéo YouTube ci-dessus a été vue plus de 100.000 fois, et d'innombrables blogs et forums spécialistes du « paranormal » sont fortement focalisés sur la prédiction. Bien que je sois amer à juste titre envers ce genre de prophétie et les importants « channelings, » je ne vois pas la nécessité d'émettre un avis sur la crédibilité de Mme Goodchild à cette époque. Toutefois, je ferai ma propre prédiction : Si aucun engin spatial n’est aperçu dans le sud des États-Unis (ou ailleurs) le 14 octobre, beaucoup sinon la plupart des adeptes de Mme Goodchild seront à peine troublés. Ils affirmeront tout bonnement qu’elle s’est trompée de « date, » et que son message est toujours vital pour l’humanité.


Original : http://thunderbolts.info/thunderblogs/goodspeed.htm
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info


Notes de traduction


[1] Comment la vie pourrait-elle surgir de ce qui n’est pas vivant ? Dans les anciens textes hindous on lit quelque chose comme : « Le Brahman n’est que pure conscience. » La totalité du cosmos, l’Univers entier et tout ce qu’il contient, serait donc doué de conscience. Cette explication simpliste mais évidente élimine l’énigme insurmontable de l’origine de la vie, puisque qu’elle implique qu’elle n’a pas d’origine, seul l’Être ayant toujours été existe.


[2] Selon la théorie de Darwin, une mutation apparaissant aléatoirement doit avantager le mutant pour qu’il soit plus prolifique que ses congénères non mutés, et qu’ainsi sa mutation se perpétue et devienne la norme. Elle ne prétend pas qu’une seule mutation accidentelle puisse faire surgir une nouvelle fonctionnalité achevée. Ça ressemblerait trop à une « intervention divine. »

    Tout ça pourrait paraître à priori raisonnable, sauf que, dans le cas des ailes de l’exemple, ça implique de supposer qu’une succession de mutations aléatoires a fait pousser peu à peu des ailes, et qu’a chaque stade intermédiaire les proto-ailes, inutiles, loin d’être un handicap malgré leur encombrement, donnaient au contraire un net avantage au mutant.

    Quand on imagine bien ce genre d’évolution, on voit le hic : Une « intervention divine » est nécessaire à chaque étape intermédiaire.


[3] Le comportement de Randi caractérise une certaine tendance consistant à présumer d’une réalité probable sans prendre la peine de vérifier les faits existants, parce que c’est évident. Bien que ça puisse être de la paresse intellectuelle, chez quelqu’un d’honnête ce serait plutôt une tendance spontanée à conformer les faits à son paradigme intellectuel (à sa spiritualité contrainte), dans lequel il a été ou s’est enferré lui-même.

    Peut-être que l’immense handicap existentiel imposé par des certitudes (scientifiques ou autres) erronées ou partielles se dégage d’une observation du grand explorateur Malinowski :

    Il avait constaté que les Trobriandaises ne tombaient pas enceintes avant leur mariage malgré leur activité sexuelle débridée. Cette peuplade du Nord Ouest de la Mélanésie ne connaissait tout simplement pas le paradigme occidental selon lequel les rapports sexuels sont la seule condition de la procréation. Les jeunes filles qui faisaient l’amour ne tombaient pas enceintes puisqu’elles étaient motivées par le plaisir. Elles tombaient enceintes tout naturellement quand, mariées, elles désiraient un enfant.

    Une situation de ce style est peut-être aussi constatée chez les Amérindiens d’Amazonie qui sont arrachés à la forêt et entassés dans des villes. Ces gens deviennent stériles du jour au lendemain (il n’est pas précisé s’ils ont toujours une vie sexuelle active). Leurs nouvelles conditions de vie ne leur plaisant pas, ils appréhendent cette existence pour leurs enfants, et tout naturellement ils n’en ont plus.



Mercredi 22 Octobre 2008


Commentaires

1.Posté par Roland le 17/10/2008 22:48 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

en effet j'ai lu un des livres de Ŝeldrake en français ("ces animaŭ qui attendent leurs maîtres") et outre les faits et expériences décrits, très intéressants, sa théorie, si elle paraît quand on se contente d'un résumé, être une vaine élucubration, se révèle beaucoup plus sérieuse, convaincante et charpentée quand on prend la peine d'en lire l'exposé détaillé et les faits d'expérience plus que troublants qui la suggèrent, et qui seraient plus faciles à comprendre avec elle.

2.Posté par tinkietepax le 20/10/2008 02:45 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

je suis toujours amusé de voir toutes les histoires que s'inventent les non-croyants pour se rassurer....
La science officielle a prouver que l'évolution n'est qu'une croyance , comme l'était avant elle "la génération spontanée", en fait c'est une résurgence, une variation sur un thème: la mécréance...

Donc, il y a une vidéo qui est sorti d'après des expériences scientifiques référencées en géologie, biologie, etc, si ça intéresse quelques non croyants désireux de s'instruire, qu'ils n'hésitent pas, histoire de ne pas mourir idiot comme on dit ! ^^ (durée 1h10, et oui je sais...^^)


http://www.dailymotion.com/playlist/xowqs_Calcium01_evolution-science-ou-mythe/video/x748kx_l-evolution-science-ou-croyance-01_news

http://www.dailymotion.com/playlist/xowqs_Calcium01_evolution-science-ou-mythe/video/x748kx_l-evolution-science-ou-croyance-01_news://

Nouveau commentaire :

Actualité en ligne | International | Analyse et décryptage | Opinion | Politique | Economie | Histoire et repères | Sciences et croyances


Publicité

Brèves



Commentaires