Palestine occupée

Faute de carburant, l’ONU ne distribue plus de nourriture à Gaza



Vendredi 25 Avril 2008

Les Nations unies ont arrêté jeudi de distribuer de la nourriture aux réfugiés palestiniens de la Bande de Gaza, leurs véhicules étant à court de carburant en raison du blocus israélien, a indiqué un responsable onusien.

Selon Adnan Abou Hasna, porte-parole de l’agence onusienne en charge des réfugiés palestiniens, l’UNRWA, l’agence a utilisé ses dernières réserves de carburant jeudi, et les Palestiniens qui dépendent de l’aide onusienne pour leurs besoins de base en nourriture vont être directement affectés par cet arrêt.

Sans carburant, l’UNRWA ne peut plus acheminer de nouveaux stocks de nourriture à ses entrepôts, ni la distribuer aux Palestiniens qui en ont besoin. "Toutes nos opérations régulières de livraisons de nourriture ont été arrêtées en raison d’un manque de carburant", a-t-il déclaré jeudi soir.

L’autorité d’occupation a repris la livraison de carburant à la seule centrale électrique de Gaza, mais maintient son blocus sur l’essence et le fuel domestique depuis que le Hamas a pris le pouvoir dans la Bande de Gaza en juin dernier. Il existe des réserves de carburant à Gaza, mais une grèves des distributeurs palestiniens empêche sa distribution au public.

L’autorité d’occupation a affirmé jeudi qu’il existait des réserves de carburant mais que le Hamas en empêchait la distribution. Le colonel Nir Press, en charge de la liaison avec Gaza au sein de l’armée d’occupation, a expliqué que l’autorité d’occupation s’était entendu mercredi avec l’UNRWA pour alimenter en carburant ses véhicules, mais que le Hamas avait bloqué la distribution.

"Nous ne contrôlons pas la situation interne à Gaza entre le Hamas et l’UNRWA", a-t-il déclaré. "J’espère que le Hamas autorisera l’accès à l’UNRWA au carburant que nous avons fourni".

Selon le colonel Press, le Hamas tente de créer à Gaza une crise artificielle. "Cela sert leur propagande et créé le faux prétexte d’une crise humanitaire qui n’existe pas", a-t-il affirmé à des journalistes.

Quelque 860.000 des 1,4 million d’habitants de la Bande de Gaza reçoivent une aide de l’UNRWA et 270.000 autres obtiennent une assistance du Programme alimentaire mondial (PAM) de l’ONU.

Abbas rend compte à Washington des difficiles négociations de paix

George W. Bush a cherché jeudi à rassurer le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas sur les chances d’un accord sur un Etat palestinien, le présentant comme "une haute priorité" pour son administration dont le mandat s’achève en janvier.

"J’ai confiance dans le fait que nous parviendrons à définir un Etat (palestinien). J’ai aussi confiance dans le fait que cela exigera de travailler dur", a dit Bush à l’issue d’un entretien avec M. Abbas dans le bureau ovale à la Maison Blanche.

"La question sur laquelle je concentre mon attention est comment définir un Etat (palestinien) qui serait acceptable pour les deux parties (les Palestiniens et Israël). Je suis confiant que cela se fera", a-t-il ajouté.

Après sept ans d’impasse, Palestiniens et Israéliens avaient relancé leurs négociations de paix lors de la conférence d’Annapolis aux Etats-Unis, en novembre, avec l’objectif affiché de parvenir à un accord en 2008, avant la fin du mandat de Bush.

Mais les négociations, qui portent sur des questions aussi complexes que le sort de Jérusalem, des colonies en Cisjordanie occupée, des réfugiés palestiniens et le tracé de frontières, ont été minées par des divergences compromettant les chances de parvenir à un accord dans les prochains mois.

Les discussions ont également été plombées par les violences dans la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas et où l’autorité d’occupation multiplie les attaques meurtrières en représailles à des tirs de roquettes.

"J’ai assuré au président qu’un Etat palestinien est une haute priorité pour moi et pour mon administration, un Etat viable qui ne ressemble pas à un gruyère", a ajouté Bush.

M. Abbas s’est pour sa part dit "sûr" que M. Bush "oeuvre pour voir un règlement se conclure avant la fin de son mandat". Bush a hoché la tête en signe d’accord. "Le facteur temps est très important et nous sommes dans une course contre la montre", a-t-il ajouté. Il a prévenu que "le chemin de la paix n’est pas semé de fleurs mais d’obstacles qu’il faudra éliminer pour arriver à la paix".

Les déclarations de Bush sur "la définition" d’un Etat palestinien semblent rejoindre celles de M. Abbas qui s’était dit dimanche déterminé à parvenir un "accord cadre" jetant les bases d’un traité de paix avec Israël avant la fin du mandat de Bush et rejetant un éventuel "accord de principes" plus vague.

Bush a en outre indiqué qu’il rencontrerait à nouveau M. Abbas en mai lors de sa visite prévue au Proche-Orient notamment pour participer aux célébrations marquant le 60e anniversaire de la création d’Israël.

Il n’a pas précisé le cadre de de cette rencontre en dépit des interrogations sur les attentes à placer dans ce voyage et sur l’éventualité d’un sommet avec MM. Bush et Abbas et Ehud Olmert.

En l’absence de toute percée dans les négociations israélo-palestiniennes, la porte-parole de Bush, Dana Perino, a reconnu jeudi que le processus lancé à Annapolis "n’avance pas assez vite".

La Maison Blanche a "bon espoir" d’un accord, "mais nous savons aussi qu’il nous reste un sacré paquet de travail", a-t-elle dit.

Selon le négociateur palestinien Saëb Erakat, Bush a dit à M. Abbas "sa forte détermination de voir un accord israélo-palestinien conclu avant la fin de l’année et qu’il poussera pour que cet objectif soit atteint".

Jeudi matin, Abbas s’est rendu au Congrès, considéré comme un bastion pro-israélien, pour rencontrer plusieurs responsables parlementaires. Il doit dîner avec Condoleezza qu’il avait rencontrée une première fois mercredi.

Frappe aérienne des forces d’occupation dans la bande de Gaza

Une frappe aérienne des forces d’occupation dans le nord de la bande de Gaza a causé jeudi la mort d’un civil palestinien, ont rapporté des habitants du voisinage.

L’armée d’occupation a confirmé un tir visant des résistants dans la ville de Beït Hanoun, dans le nord du territoire côtier, mais a indiqué n’avoir aucune information à propos de victimes.

Selon des habitants de la localité, un missile tiré par un appareil a tué un civil en explosant près d’une maison.

D’autres frappes aériennes ont ciblé des résistants dans le sud de la bande de Gaza, blessant deux membres du Djihad islamique, a-t-on appris de source médical et auprès du groupe.

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Vendredi 25 Avril 2008

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