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Fausses solutions de la conférence à Paris


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Ce jeudi 25 janvier a eu lieu à Paris en grande pompe une troisième conférence des pays riches afin de trouver des fonds pour le Liban. C’est à coup de centaines de millions de dollars que la France ou les Etats-Unis d’Amérique prétendent aider ce pays déjà étranglé par sa dette et victime d’une agression militaire de la part d’Israël à l’été 2006.


saiddamak@yahoo.fr
Mercredi 31 Janvier 2007


Dès août 2006, le CADTM écrivait : « Désormais, pour se reconstruire, le Liban va encore faire appel aux capitaux étrangers. Cela implique une nouvelle augmentation de la dette et de nouvelles mesures économiques d’ajustement structurel qui la conditionnent. De ce fait, le peuple libanais va devoir payer très cher, dans les années à venir, pour les conséquences de cette guerre infligée par Israël en violation des traités internationaux régissant les relations entre Etats [1]. » Chacun de ces mots reste plus que jamais d’actualité.

Une part importante des 7,6 milliards de dollars promis lors de la Conférence de Paris correspond à des prêts qui devront par conséquent être entièrement remboursés. Ils viendront gonfler une dette colossale, qui atteint déjà 41 milliards de dollars et représente 180% du PIB !

Cette dette permet aux créanciers d’assurer leur mainmise sur l’économie libanaise, voilà pourquoi le Premier ministre libanais Fouad Siniora a proposé un plan de réformes qui sert leurs intérêts. Le CADTM dénonce ce programme de réformes ultra-libéral qui frappe durement les plus démunis mais profite à une minorité de la population et aux grandes entreprises des pays riches : augmentation de la TVA, privatisations de plusieurs entreprises dont la téléphonie mobile en 2007 et Liban Telecom en 2008, réduction du nombre de fonctionnaires...

Cette aide très intéressée des pays riches vient donc renforcer le gouvernement Siniora qui sert leurs intérêts politiques. Loin d’apparaître comme une solution pour le peuple libanais, la conférence de Paris ne cherche en rien à lutter contre la pauvreté ou à briser le puissant mécanisme de domination que représente la dette.

Une fois de plus, le CADTM affirme que la seule solution possible pour le Liban réside en l’annulation immédiate de la dette, l’abandon des politiques d’ajustement structurel et la création d’un fonds destiné à la reconstruction, qui serait alimenté par des réparations versées par Israël. Une contribution des Etats-Unis, qui soutiennent et financent l’Etat israélien, doit s’y ajouter. C’est à ce moment seulement qu’il sera possible de dire que justice a été rendue au peuple libanais.


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Dépêche AFP - le 26/01/2007 11h16

Liban : le CADTM dénonce augmentation de la dette et réformes trop libérales

Le Comité pour l’annulation de la dette du tiers monde (CADTM) dénonce l’augmentation de la dette du Liban, qui a levé 7,6 milliards de dollars jeudi lors de la Conférence de Paris, ainsi que le programme de réformes "ultra-libéral" qui assortit l’aide des pays donateurs.

Dans un communiqué vendredi, le Comité demande, comme il l’avait déjà fait au mois d’août, "l’annulation immédiate" de la dette du Liban et la création d’un fonds pour sa reconstruction, qui devrait selon lui être financé par Israël et les Etats-Unis.

"Une part importante des 7,6 milliards de dollars promis lors de la Conférence de Paris correspond à des prêts" qui "viendront gonfler une dette colossale, qui atteint déjà 41 milliards de dollars et représente 180% du PIB !", affirme le CADTM dans un communiqué vendredi.

"Cette dette permet aux créanciers d’assurer leur mainmise sur l’économie libanaise", poursuit l’organisation, jugeant que le Premier ministre libanais Fouad Siniora "a proposé un plan de réformes qui sert leurs intérêts".

Le CADTM dénonce "ce programme de réformes ultra-libéral qui frappe durement les plus démunis", notamment "l’augmentation de la TVA, privatisations de plusieurs entreprises dont la téléphonie mobile en 2007 et Liban Telecom en 2008, réduction du nombre de fonctionnaires...".

"La seule solution possible pour le Liban réside en l’annulation immédiate de la dette, l’abandon des politiques d’ajustement structurel et la création d’un fonds destiné à la reconstruction, qui serait alimenté par des réparations versées par Israël" et une "contribution des Etats-Unis, qui soutiennent et financent l’Etat israélien", conclut le CADTM.

Le conflit de l’été 2006 entre Israël et le Hezbollah, accompagné de nombreuses destructions, a aggravé la situation économique du pays, déjà préoccupante depuis de nombreuses années.

L’aide promise au Liban lors de la Conférence de Paris mêle des dons et des prêts à plus ou moins brève échéance. Le programme de réformes proposé par le gouvernement Siniora, comprenant notamment des privatisations, a suscité de violentes protestation au Liban.



Mercredi 31 Janvier 2007

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