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Géopolitique et stratégie

L'échec du projet américain de 'l'Africom'‎




"Le commandement impossible", voilà le résultat de la ‎tournée du Président Bush, en Afrique. Il espérait, en effet, ‎mettre en place un commandement militaire américain pour ‎l'Afrique, mais il a échoué. Après les tentatives d'un an des ‎responsables du Pentagone, ces derniers n'ont pas réussi à ‎transférer "l'Africom"(Africa Command) de son siège allemand ‎vers un pays africain, et ont renoncé, finalement, à leur projet. ‎Rappelons qu'en février dernier, le Congrès américain a ‎approuvé le projet du "Commandement américain en Afrique" ‎de Bush. Il s'agissait du soi-disant bouclier de défense américain ‎que Bush était impatient d'installer sur le continent noir. Le 6 ‎février 2007, rappelons-le, les représentants américains, aux ‎côtés de ceux de 9 pays africains (Algérie, Tchad, Mali, ‎Mauritanie, Maroc, Niger, Nigeria, Sénégal, Tunisie), ont signé, ‎lors de la prétendue Conférence "guerre contre le terrorisme", un ‎accord de coopération. Les responsables du Pentagone ‎espéraient que l'un de ces 9 pays signataires donnerait son aval à ‎l'installation du siège de "l'Africom" sur son sol, alors que ‎l'Algérie, le Maroc, la Libye, la Tunisie, dans le nord du ‎continent, ont dit "non" à cette demande du Pentagone. Le sous-‎Secrétaire d'Etat américain, John Negroponte, a, donc, tenté sa ‎chance au Nigeria, en Côte d'Ivoire, au Mali et au Burkina Faso, ‎dans l'espoir d'arriver à persuader les dirigeants de l'Afrique de ‎l'Ouest des objectifs qu'ils poursuivent en transférant une telle ‎formation en Afrique. Simultanément à la visite du numéro 2 du ‎Pentagone, en Afrique, le Général William Cape Ward, ‎Commandant de l'Africom, a tenté, le 4 novembre, à Addis ‎Abeba, de séduire les dirigeants de l'Union Africaine (U.A), en ‎s'efforçant de détourner leur attention des ambitions du ‎Pentagone, en Afrique. Le Nigeria a, néanmoins, refusé ‎l'Africom chez lui et ne le souhaite pas non plus sur le sol ‎africain. La Zambie a, pour sa part, emboîté le pas au Nigeria, et ‎au nom des 14 membres de la Communauté de développement ‎d'Afrique australe (SADC), s'est opposé à l'installation de la ‎base de l'Africom sur le sol des pays de cette région. La visite, le ‎‎3 décembre, du Secrétaire à la Défense américain, Robert Gates, ‎à Djibouti, a mis un point final aux efforts des décideurs du ‎Pentagone, pour obtenir l'accord des pays africains à ce projet, ‎d'autant plus que Djibouti, trop à l'est, et qui abrite, déjà, ‎l'unique base américaine, sur le continent africain, ne remplissait ‎pas les conditions nécessaires pour satisfaire aux ambitions ‎américaines en Afrique. ‎ Aujourd'hui, les dirigeants africains ont compris les objectifs ‎réels de ce projet américain, à savoir, les matières premières, et, ‎notamment, le pétrole ; mais aussi, la compétition de plus en ‎plus ouverte avec la Chine est en filigrane du projet africain de ‎Bush. En tout état de cause, l'exécutif américain a, donc, jugé ‎qu'il était nécessaire d'attendre, et, dans l'immédiat, « Africom » ‎continuera d'exercer son commandement, depuis Stuttgart, en ‎Allemagne, où est stationnée l'une des principales garnisons ‎américaines d'Europe

Mercredi 20 Février 2008
IRIB

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Commentaires articles

1. Posté par absmd79 le 20/02/2008 13:23
Quelles sont vos sources? pour ma part j'ai lu sur google news que le maroc avait accepté l' africom et que l'accord avait été passé pour l'installation pret de Tan Tan. pourriez vous preciser vos sources?

2. Posté par Stèganos le 20/02/2008 16:52
" Africom " pourquoi pas afrikakorps ?

3. Posté par yankee go home le 20/02/2008 17:14
les manoeuvres americaines pour contenir l'avancee chinoise sur le continent africain sont vraiment pathetiques

et vouées à l'echec, car les 3 grands du continent ont rejetté cette idée d'AFRICOM, l'afrique du sud, l'algerie et le nigeria

les africains ne comptent pas remplacer les europeens par les americains,
mais plutot par les chinois, les indiens, les russes, les bresilens...

le 21eme siecle commence enfin !!

4. Posté par BELH le 20/02/2008 17:49
C'est sur les chinois n'arrivent pas en Afrique avec cet air bête de superiorité.

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