Propagande médiatique, politique, idéologique

FRANCE CULTURE n’aime pas la révolution bolivarienne


« Véritable exception culturelle dans le paysage audiovisuel, France Culture avait réussi, non sans peine, à préserver jusqu’à aujourd’hui sa spécificité. Depuis la nomination de Jean-Marie Cavada à Radio France et de Laure Adler à France Culture, on assiste à la banalisation d’une station de radio qui était unique en son genre. La nouvelle grille des programmes, qui est d’ores et déjà en vigueur, est en train non seulement de détruire le potentiel de production qui s’était lentement construit autour de cette station mais aussi de décevoir le public d’auditeurs. » Ce sont les premiers mots du manifeste pour la défense de France Culture http://www.acrimed.org/article7.html


Yannick-Hélène de la Fuente
Vendredi 15 Décembre 2006

FRANCE CULTURE n’aime pas la révolution bolivarienne
L’auditeur de cette radio publique française est traditionnellement cultivé et exigeant. Depuis quelques années, le virage pris par France Culture en a irrité nombre d’entre eux au point de créer un site pour la défense de France Culture. De nombreux contentieux entre auditeurs et la direction incarnée à l’époque  par Jean–Marie Cavada, Président de Radio france et la directrice des programmes Laure Adler s’y manifestent. Le célèbre psychanalyste argentin Miguel Benasayag a essuyé des règlements de comptes politiques qui lui ont valu son départ forcé de l’antenne. Par contre le sémillant Alexandre Adler tient une chronique matinale dans laquelle il ne se prive pas de stigmatiser ses têtes de turc habituelles. Et c’est là que le bât blesse, car Adler a la fâcheuse habitude de s’en prendre au Président du Venezuela et sans nuances, il y pratique même l’insulte puisqu’il est allé jusqu’à le traiter de gorille. http://www.acrimed.org/article1959.html « Le 3 mars 2005, chroniqueur téléphonique à France Culture, Alexandre Adler, après avoir, quelques mois plus tôt, présenté Hugo Chávez comme un "Gorille bolivarien" ».

Au tout début, en 2002 la révolution bolivarienne naissante au Venezuela n’était pas encore connue du grand public ni même de la gauche antilibérale et il fallait répondre à chacune des attaques des médias français ; seuls les noms des premiers défenseurs du processus bolivarien apparaissaient sur de site de France Culture. Aujourd’hui, plus exactement le mercredi 6 décembre 2006 j’ai pu constater qu’il en va tout autrement. Lors de l’émission « Travaux publics » consacrée à l’Amérique latine il y avait un invité vénézuélien. Un ancien diplomate de l’ambassade du Venezuela en France limogé par l’actuel président (l’un des rares diplomates limogés, car Hugo Chávez ne pratique pas assez la reprise en main de ses ambassades et c’est bien souvent à du personnel antichaviste auquel on a affaire quand l’on s’y rend) . Ce n’est qu’après le coup d’état contre H. Chávez  que l’ancien ambassadeur été remplacé par l’actuel Jesús Perez.

Bien pauvres auditeurs ; nous étions encore tout à notre joie de la récente (le 3 décembre ) réélection de H. Chávez par 62,89 % des voix au premier tour avec une participation record de 74% quand Jean Lebrun nous inflige une heure de mensonges éhontés puisque les invités vont jusqu’à nier le fait qu’il y ait eu un coup d’état contre le président en avril 2002. Mais là où ça a changé c’est que les auditeurs ont réagit et ce ne sont pas les défenseurs habituels, mais des auditeurs tout à fait inconnus à part deux d’entre eux issus du microcosme bolivarien. Si l’on se rend sur le site lié à cette émission l’on trouvera un ensemble de propos auxquels je souscris pleinement par exemple M. Zambrano dit :

« La présentation faite de la situation n'était pas du tout impartiale. Les deux invités étaient anti-chavistes. Toujours le même ex-ambassadeur, Nelson Castellano Hernández. Je me souviens l'avoir entendu sur votre antenne déjà lors des précédentes élections dénoncer des fraudes massives, alors même que les observateurs internationaux (notamment l'ancien pdt Carter) ont salué l'absolue régularité du scrutin. Cette fois là encore il avait été le seul point de vue à s'exprimer... Je trouve qu'il est assez ridicule pour un diplomate de se plaindre d'avoir été déchargé de ses fonctions, alors que c'est un poste politique et qu'il n'a visiblement pas les mêmes orientations que le nouveau gouvernement. On rirait au nez d'un diplomate français dans la même situation, c'est assez maigre comme martyr. Pourquoi ne pas faire enfin une vraie émission où on parle du Venezuela tel qu'il est en ce moment et pas seulement des fantasmes paranoïaques des quartiers riches de Caracas... il est de bon ton de se méfier des "populistes" ça fait chic... Il est quand même paradoxal de condamner l'action d'un homme réélu à 62% quand on pleure en permanence sur l'abstention des français. C'est drôle le vocabulaire employé, lorsque un homme politique occidental fait un petit 51% on dit qu'il est élu, lorsque un sous développé progressiste fait un franc 62% alors même que les quatre principales chaînes de télé privées du pays critiquent toutes ses actions c'est un plébiscite.. comme si les élections étaient plus ou moins bonnes selon qui les gagne... »

Julien renchérit : « Et bien, chère France Culture, plutôt que de "contre-balancer un paysage mediatique trop chaviste" comme il vous a semblé le voir en France avant les élections vénézuéliennes du 3 décembre (!!!!), vous auriez intérêt a soigner votre casting et ne pas verser dans la hargne gratuite de pseudo spécialistes qui cultivent un entre-soi jaloux. Faites venir des gens sérieux qui s'y connaissent, tout simplement. Le traitement de la "Question Venezuela" politisée et étiquetée "gauche indésirable" devient affligeant. Vous perdez du crédit. »

Deux des huit témoignages qui se trouvent sur le site de Travaux Publics et tous relèvent la même partialité de l’émission. Les mêmes propos mensongers et partisans ; la même défiance de l’auditeur qui commence à être informé par ailleurs.

Alors que se passe-t-il donc à France Culture qui fait que, dégoûtés certains d’entre nous parmi plus fidèles s’en détournent? Pourquoi servir la ligne politique du département d’État étasunien et vouloir préparer en France une matrice d’opinion contre H. Chávez.

On connaît bien les liens étroits de Reporters sans Frontières avec la NED aux USA RSF, et les mouvements anticastristes de Miami et RSF ; raison pour laquelle ils attaquent le Venezuela chaque fois qu'ils en ont l'occasion. Nos principaux médias de la presse écrite suivent tous cette ligne, Libération et le Monde sont systématiquement outranciers dans leur critique du président Chávez, sous la plume de M. Delcas (avant le coup d’état) ou M. Paraguana, après le coup d’état, pour le Monde et M. Armengaud pour Libération.  Mais France Culture n’est pas en reste. La station anciennement  aux mains de Laure Adler qui n’a pas changé sa ligne éditoriale nouvelle direction ; est-elle aussi infiltrée par les mêmes groupes de pressions ou par des think tanks étasuniens ?

Je laisse cette question ouverte, tant il est vrai que nos médias en France méritent de sérieuses investigations car la désinformation y règne en maître. Comme antidote, je vous conseille de visiter en autres, le site http://www.acrimed.org/ et PLPL  http://www.homme-moderne.org/plpl/ qui sont de nouvelles formes de résistance à la manipulation des esprits, même des personnes qui sont l’élite intellectuelle de notre pays et qui s’en croiraient le plus à l’abri.




Yannick-Hélène de la Fuente est membre du Cercle Bolivarien de Montpellier.



Vendredi 15 Décembre 2006


Commentaires

1.Posté par AGLAGLA le 16/12/2006 04:53 | Alerter
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Bof, ADLER : un dinosaure auquel ne reste guère que son miroir pour l'admirer...

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