Politique Nationale/Internationale

FIDEL CASTRO, HUGO CHAVEZ ET LES AUTRES..


Que se passerait-il si le président de l’Assemblée nationale cubaine ou si le président iranien lançaient un appel en faveur de l’assassinat de George W. Bush ? L’Union européenne observerait-elle le même silence ? De même que se passerait-il si la Russie ou la Chine décidait d’installer un bouclier anti-missile au Mexique ou à Cuba ?. la réponse évidente à cette lancinante question se passe de tout commentaires.


SEDDIKALI2007@YAHOO.FR
Lundi 3 Septembre 2007

FIDEL CASTRO, FIGURE EMBLEMATIQUE RESTEE TOUJOURS FIDELE A SON IDEOLOGIE REVOLUTIONNAIRE INDETRONABLE.


Le président vénézuélien ne cesse de susciter en même temps l’ire, voire une haine viscérale de l’administration BUSH soutenue par les télévangélistes et l’admiration de ses partisans qui l’adulent et voient en lui un rempart contre l’hégémonie américaine et le « successeur potentiel » de Fidel Castro. Hugo CHAVEZ s’est vu confier le rôle de médiateur par le président SARKOZY, dont certains médias comme le journal de PPDA sur la UNE n’en ont soufflé mot au sujet de la prise de contact pourtant revêtant un caractère officielle (On se rappelle de la bourde de SARKO qui avait échoué lamentablement dans la tentative de libération d’Ingrid Betancourt en ayant fait pression sur le président URIBE qui avait libéré un personnage clé des FARC sans contrepartie) dans le but de convaincre son homologue colombien Alvaro URIBE de tenter une nouvelle négociation qui porterait en une demi-journée sur un accord humanitaire. La médiation porterait sur l'échange de 45 otages détenus par les FARC, dont Ingrid Betancourt, contre 500 guérilleros emprisonnés par les autorités et aura toutes les chances de réussir compte tenu des atouts majeurs dont disposerait Hugo CHAVEZ qui bénéficie de la confiance des deux camps», à savoir le gouvernement colombien et la guérilla.


L’aversion exacerbée de l’administration étasunienne et des Républicains, (éternels pourfendeurs de Fidel CASTRO et de son idéologie castriste) vis-à-vis du gouvernement de La Havane ne connaît pas de limites pas plus que le maintien de l’embargo à destination de l’île qui n’a jamais fait fléchir les positions révolutionnaire de son leader CASTRO qui a su vaillamment réagir au chantage de ses prédateurs et relever le défi des pressions exercées par les turpitudes constantes des conservateurs impérialistes de Washington.

Même des déclarations outrageantes avec incitation au meurtre contre le guide infaillible de la révolution suprême de CUBA, référence faite aux propos tonitruants qu’avait tenus Ileana Ros-Lehtinen, la congressiste républicaine de Floride en mars 2006 dans son bureau à Washington, lors d’une interview pour le documentaire britannique 638 Ways to Kill Castro « J’approuve la possibilité de voir quelqu’un assassiner Fidel CASTRO » n’a pas provoqué la moindre réaction et aucune condamnation ou réprobation dans la classe politique américaine et en Europe, allié traditionnel des Etats-Unis. Quant à l’administration Bush et au Parti républicain, leaders mondiaux de la « guerre contre le terrorisme », ils n’ont émis aucune déclaration et n’ont même pas condamné les propos gravissimes de la congressiste qui a pourtant lancé un appel en faveur de la réalisation d’un grave acte de terrorisme international qui ne lui a même pas valu un rappel à l’ordre et des poursuites judiciaires.

Brocarder et stigmatiser ces deux figures révolutionnaires qui ont toutes les raisons du monde pour s’opposer au diktat américain et à son interminable chantage relève d’un jeu puéril et tendancieux car les impérialistes ne peuvent pardonner aux forces révolutionnaires antagonistes à l’ordre impérial d'avoir fait triompher une révolution socialiste juste sous le nez des Etats-Unis et à ses frontières limitrophes. La diaspora cubaine contribue elle aussi dans la gigantesque campagne de déstabilisation initiée et parrainée de longue date par tous les pouvoirs politiques américains qui se sont succédés depuis 1961. Les mises en gardes adressées par Washington à MADRID sur sa politique cubaine peuvent-elles rallier à leur politique inhumaine de l’embargo et de l’isolement de Cuba des légions d’émules ?. Les Etats-Unis ont toujours considéré l'Amérique latine comme leur arrière-cour et leur bastion et se sont opposés à toute intervention de la part de leurs rivaux tout comme ils ont exclu l’Europe dans la perspective d’un règlement durable de la question palestinienne. Il est patent de constater que peu de gouvernants au monde font l’objet de campagnes de démolition aussi haineuses que M. Hugo Chávez, président du Venezuela. Ses ennemis n’ont hésité devant rien : coup d’Etat, grève pétrolière, exode de capitaux, tentatives d’attentat... On n’avait pas vu un tel acharnement en Amérique latine depuis les attaques de Washington contre M. Fidel Castro.

Miami est décidément une ville bien particulière, cubaine et américaine à forte proportion d’étrangers d’origine cubaine, unique sur le territoire états-unien. L’immense majorité de ses institutions, des services de police, en passant par la presse et jusqu’aux pompiers, sont sous le contrôle d’une minorité extrémiste d’origine cubaine extrêmement puissante. L’objectif avoué de ce secteur très influent, descendant de l’oligarchie pré-révolutionnaire, est de renverser, par tous les moyens, le gouvernement de La Havane et donc toute cette stratégie de combler plusieurs secteurs vitaux des USA est d’avoir en retour des compensations afin d’abattre au moment propice le régime de la Havane.

L’opposition cubaine dispose d’un statut particulier et de certaines prérogatives. D’une part, elle est extrêmement prisée par la presse occidentale pour ne pas dire chouchoutée. En effet, aucun groupe d’opposants en Amérique latine, hormis peut-être l’opposition vénézuelienne, ne bénéficie d’une telle aura médiatique et d’une telle liberté excessive d’expression visant même à l’assassinat du leader cubain. D’autre part, elle reçoit des financements colossaux de la part des Etats-Unis, dont les médias ne disent mot, et jouit d’une liberté d’agir qui scandaliserait les procureurs du monde entier et le TPI.

Cet appel au magnicide d’un chef d’Etat (Fidel CASTRO) n’est pas le fait d’un quelconque illuminé nostalgique de l’époque de Batista ou d’un irresponsable: il avait été lancé par la vice-présidente du Comité des relations internationales de la Chambre des Représentants et si l’on doit rajouter l’appel au meurtre de Hugo CHAVEZ et de CASTRO par Pat ROBERTSON, extrémiste télévangéliste, on doit se dire que la boucle ne sera jamais bouclé. On doit se pénétrer de l’idée que comme la plupart des états sud américains se démarquent de l’hyper puissance lui incombant les maux dont ils souffrent, ces pays rejettent aujourd’hui cette mainmise, le modèle américain et ses velléités d’hégémonisme et de domination par le chantage économique et Dette, deux viatiques de l’administration BUSH.
On se rappelle la déclaration d’Evo Morales : « La Bolivie n'a plus de maîtres, mais des partenaires » .


Le monde civilisé n’a pas été échaudé devant les propos belliqueux de la congressiste américaine et de Pat ROBERTSON par leur diatribes virulents à l’encontre des deux leaders sud-américains auxquels leurs détracteurs les ont voué aux gémonies par des appels au meurtre. Ce nouveau terrorisme généré par des congressistes et des illuminés chrétiens fondamentalistes résolus à mettre le feu aux poudres, persuadés qu’ils ne seront pas poursuivi pour leurs actes odieux et contraire à la bienséance, législation et la moralité est assez révélateur des procèdes sulfureux et ésotériques dont font recours systématiquement et abusivement l’administration pour entretenir la psychose du terrorisme afin d’attaquer tous les pays réfractaires. L'administration despotique Bush n'est pas du tout un gouvernement. Nous le savons tous. C'est une mafia, une vaste entreprise terroriste, une oligarchie de racketteurs. Ils n'ont aucune autorité morale, aucune légitimité, aucun droit de gouverner. Ce sont des criminels.


Qui ne le sait pas ? Et puis, ces truands de la nouvelle génération, comment les USA confisquent-ils les dons destinés à subventionner des vacances pour enfants palestiniens traumatisés par les bombardements, les harcèlements quotidiens, les enlèvements et les emprisonnements arbitraires de leurs proches, par l'armée d'occupation israélienne.
Une question qui en appelle une autre : que se passerait-il si le président de l’Assemblée nationale cubaine lançait un appel en faveur de l’assassinat de George W. Bush ? L’Union européenne observerait-elle le même silence ? De même que se passerait-il si la Russie ou la Chine décidait d’installer un bouclier anti-missile au Mexique ou à Cuba ?. la réponse évidente à cette lancinante question se passe de tout commentaires.

Minou99
Militant des droits
de l'homme
Le 3 Septembre 2007




Lundi 3 Septembre 2007

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