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Expert israélien : l’échec de Gaza est comparable à celui au Liban en 2006


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Yehuda Wegmann, un professeur et expert israélien dans les doctrines militaires et dans l’histoire de l'armée d'occupation israélienne , a écrit un article le mardi dans le site israélien Ynet dans lequel il dit que la dernière agression israélienne contre la bande de Gaza n'était qu'une démonstration de force dans le but de rétablir la force de dissuasion, sans enregistrer des pertes. Il a également comparé la défaite de la bande de Gaza à la défaite de la deuxième guerre au Liban, estimant que l’entité sioniste a commis toutes les erreurs de la guerre en 2006.


Mercredi 4 Février 2009

Expert israélien : l’échec de Gaza est comparable à celui au Liban en 2006

G.H Nombre de lecteurs : 226



Wegmann dit que la reprise des tirs de roquettes contre le sud du pays prouve le bien-fondé de ses propos quand il a déclaré à la fin de l'opération Plomb Durci. «A l'époque, j'ai écrit que seule une victoire absolue peut créer une victoire, et que l'armée israélienne doit conclure son opération en expulsant les dirigeants du Hamas de la bande de Gaza."

Selon lui, en ordonnant à l'armée d'occupation israélienne de ne pas terminer sa mission, ce gouvernement ou celui qui lui succédera devront effectuer la même mission, mais pas sous des conditions idéales qui ont émergé dans les premiers jours de l’opération « Plomb durci ».
Le rapport de Wegmann ajoute: «Plus le temps passe, plus nous pouvons voir que l'opération dans la bande de Gaza n'est autre qu’une démonstration de force adressée au Hamas et à ses alliés. Il semble que ceux qui ont géré l'opération voulait, encore une fois, faire l'impossible – c'est à dire rétablir la force de dissuasion israélienne, sans subir des pertes humaines.

Toutefois, il a poursuivi : " un show reste un show , et à cause de cela vous ne pouvez pas convaincre ou dissuader l'ennemi de changer ses moyens. L’ennemi ne modifiera pas ses moyens que si une menace immédiate et réelle est ressentie par les décideurs de l'autre côté. Un examen de l'objectif principal de l’opération Plomb durci sans compter la manière dont elle a été gérée montre que, même avant de commencer, elle était destinée à ne pas réaliser des objectifs qui auraient pu être atteints, voire à ne pas réaliser de son but initial – (changer les réalités sécuritaires)». Or que cela signifie cela exactement "?

« Ceux qui pensent que toute forme d’accomplissement peut être réalisée par la simple démonstration des capacités militaires partagent la même mentalité de ceux qui ont tenté de vaincre le Hezbollah en se basant sur ces réactions seulement. Mis à part une nette amélioration de la performance des forces terrestres, Plomb durci a souffert des mêmes failles que dans la deuxième guerre du Liban. Dans les deux cas, nous avons vu un mépris flagrant pour les règles de base de la profession militaire d’où une incapacité à réaliser n’importe quel objectif réel".
Wegmann affirme que comme au Liban, "dans la bande de Gaza ceux qui ont dirigé la guerre, ont tenté d'obtenir la victoire en annonçant une victoire, au lieu de réaliser une victoire concrète, ils ont tenté de gagner sans pertes et sans luttes, comme si Israël avait tout le temps du monde. Cette erreur stratégique fondamentale ne peut être compensée par la bonne utilisation des forces tactiques, aussi performantes qu’elles soient. "

«Une guerre n’est pas gérée par des relations publiques ni par des images, mais plutôt, par des réalisations concrètes. Par conséquent, on ne peut pas compenser l'absence de réalisations concrètes en fabriquant des images de victoire. Le facteur qui détermine le succès de l’opération c’est l’ennemi, sa conduite à la fin de celle-ci, et à long terme sa trace. Or, immédiatement après la fin des combats, nous avons vu l'ennemi poursuivre ses opérations comme il l'a fait avant, nous parlons d'un échec qu’aucune virtuosité verbale ne peut traduir en réussite. "
Il a ajouté que, « l’opération Plomb durci » a démontré que sur le plan militaire on a en effet retenu les leçons de la deuxième Guerre du Liban, mais il est difficile de dire la même chose sur le plan stratégique et politique. A ce niveau, nous avons revécu presque tous les échecs de la guerre précédente. Encore une fois, un objectif abstrait a été fixé pour l'opération, ce qui nous permet de mettre fin aux combats à tout moment et non pas en fonction d’un objectif clair et réel. Encore une fois, nous avons méprisé le facteur du temps, qui travaille toujours contre toute force militaire et en particulier contre les FDI. Là encore, les effets de la première surprise, n’ont pas été exploités. Encore une fois, nous avons vu la tentative de créer une victoire virtuelle au lieu d'une véritable victoire, et, nous avons échoué à rétablir notre force de dissuasion, en refusant de rentrer en contact direct avec l’ennemi. "

Wegmann finit par conclure: « Du point de vue de Hamas, l'image est positive, quelles que soient les raisons justifiant ce succès. Pendant trois semaines, l'armée israélienne n'a pas été en mesure d'atteindre le centre de Gaza City et de bannir les dirigeants de l'organisation. Par conséquent, le Hamas peut légitimement se vanter d'une réussite stratégique. Plus l’histoire de cette victoire est abrégée mieux ce sera pour Israël. La décision est entre ses mains. "

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Mercredi 4 Février 2009


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