Coup de gueule

Excès de cancers du poumon autour du Centre de stockage de déchets radioactifs de l’ANDRA Soulaines.



Jeudi 21 Octobre 2010

C’est officiel, l’ARS Champagne-Ardenne (Agence Régionale de Santé) vient de communiquer lors de l’Assemblée Générale de la CLI (Commission Locale d’Information) de Soulaines, et lors de la réunion du Comité de Suivi, qui a eu lieu dans la foulée, les résultats de l’enquête sanitaire menée depuis 2 années par l’InVS (Institut National de Veille Sanitaire)

Des cancers du poumon... bizarre non ?

Radon ?

Plutonium ?

Est-ce qu’on fumerait plus autour d’une poubelle nucléaire ?

Il n’y a pas lieu de s’inquiéter, puisque très vite les épidémiologistes ont expliqué que “ce type d’études présente des limites qui font que les résultats doivent être interprétés avec prudence”.

Sans entrer dans les détails, pour l’instant, l’étude a consisté à comparer le risque de mortalité et de morbidité par cancer
pour la population vivant dans un rayon de 15 km autour du CSFMA de Soulaines
et pour la population des départements de l’Aube et de la Haute-Marne.

Selon qu’il s’agit de mortalité, de morbidité, d’adultes, d’enfants, de cancers ou de leucémie, les périodes de références sont :
1993-2007
2005-2008
2000-2007

Après avoir tenté d’expliquer au public les notions de risque relatif, d’intervalle de confiance, de variabilité, de facteur de confusion,
après avoir expliqué les sources d’informations (CépiDc, PMSI, registres des cancers de l’enfant, données démographiques et socio-économiques,
un docteur lance enfin les tableaux de chiffres, selon les pathologies.

Pour l’ensemble des pathologies, si les RR (Risque Relatif) sont presque tous supérieurs à 1,
ce qui signifie qu’on a dénombré une proportion plus grande dans la zône des 15 Km que dans les deux départements,
l’IC95%, (l’intervalle de confiance) invalide les résultats.

Un seul cas peut être pris en compte, le cancer du poumon.

Mais immédiatement les épidémiologistes nous expliquent que si l’on retranche ou si l’on ajoute une année à la période, ou si on modifie de 2 km le rayon, l’écart significatif disparaît.

Bien fragile tout ça !

Il est à noter au niveau de la forme que le mode de communication de ces résultats a été” chamboulé” en dernière minute, à la demande de Monsieur le Préfet de l’Aube.
C’est clair : la communication des résultats de cette étude “échappe à l’INVS... ça vient d’en haut !”

Espérons qu’il n’en est pas de même pour le contenu de l’étude, qui ne peut être que professionnelle, sincère, véridique, non adaptée... aux enjeux nucléaires dans la région.

D’autant plus que les zones de références ont été modifiées.
On devait s’intéresser aux zones inondées de la Voire (qui reçoit les rejets du bassin d’orage du CSA)
Etonnant aussi : les cancers de la prostate, du larynx, du pharynx, et du pancréas ont été oubliés dans l’étude, alors qu’ils figurent dans celle du Tricastin ?

Et on est en droit de s’étonner de la présence exceptionnelle à cette réunion de la CLI, de 8 h à 10 h, du Préfet de l’Aube, de la Sous-Préfète de Bar-sur-Aube, et du Sous-Préfet de Saint-Dizier !

Et dans l’actualité que nous connaissons, ces trois représentants de l’Etat sont restés pour assister à la réunion du Comité de Suivi, de 10 h à 12 h !!!

Bizarre, non ?

 



Rappelons que, depuis 2006, suite aux constatations et aux alertes répétées de Michel GUERITTE, le Collectif Les Citoyens du Coin, animé par Louise BERTHELOT, avait décidé d’intervenir auprès des élus haut-marnais, au cours de l’été 2007, pour obtenir une enquête.

Et grâce aux Citoyens du Coin, située en Haute-Marne, l'enquête jugée inutile par les élus aubois, l'enquête a pu avoir lieu, puisque les élus aubois ne faisaient rien.

Dés 2006, La Q.V. avait dénombré dans 11 communes sous les vents dominants du CSA de Soulaines, 5 fois plus de cancers de la thyroïde,
par rapport aux chiffres communiqués par Claire SCHWARTZ, responsable du Registre des cancers Thyroïdiens de la Marne et des Ardennes.

Par ailleurs l’étude des ventes de Lévothyrox, (hormone de synthèse pour les malades de la thyroïde), dans les pharmacies locales donnaient également des ratio bien supérieur à un échantillon de pharmacies de l’hexagone, et des pourcentages bien supérieurs aux 2,32% de la population française.

Enfin on constatait un nombre anormal de cancers du colon – prostate – vessie – pancréas, etc...

Dés 1995, le CEDRA avait dénoncé l’existence de rejets illégaux, et avait diligenté en 2006 une étude financée par la Région et confiée à la CRIIRAD,
étude qui a aboutit à un rapport accablant !

Au moment même où l’Aube et la Champagne-Ardenne sont ciblés par l’ANDRA pour stocker en profondeur
des déchets FA-VL  dans une des 11 communes auboises candidates,
des déchets MA-VL et HA-VL à BURE,
et pour entreposer des déchets FA-VL et MA-VL à Morvilliers
les résultats de cette enquête pose toujours le problème de la confiance que l’on peut accorder aux activités de l’ANDRA.

Il faut savoir que jusqu’à aujourd’hui l’ANDRA ne s’est intéressé qu’à l’impact théorique (lire page 3), de ses rejets, en faisant toujours référence à une population virtuelle, qui vivraient en autarcie dans une zone située sous les vents dominants
et en bordure du ruisseau, les Noues d’Amance...

Marie-Claude DUPUIS, directrice de l’ANDRA avait même déclaré le 3 avril 2007 devant la caméra de france3, “qu’on ne pouvait faire le lien entre les rejets de l’ANDRA et d’éventuels cancers !

Nicolas DHUICQ, député-maire de Brienne-le-Château, où se trouve le terminal ferroviaire de l’ANDRA, a toujours clamé qu’il ne faut pas voir le nucléaire avec des yeux négatifs, et a déclaré le 17 octobre, à propos d’une éventuelle contamination nucléaire, “qu’il faut sortir des fantasmes”.

Les associations locales et tous ceux qui le souhaitent vont s’employer à trouver les moyens de démontrer le contraire.
En effet, comme beaucoup de scientifiques, on est en droit de considérer qu’il y a, dans le Soulainois un cumul de faibles doses : celles des retombées de nuage de Tchernobyl, et celles des rejets quotidiens de l’ANDRA.

Les récentes actions juridiques menées contre l’ANDRA par le CIVC (Comité Interprofessionnel du vin de Champagne) qui refuse la présence de rejets radioactifs à 9 km du vignoble de champagne, prennent maintenant une nouvelle dimension.

Excès de cancers du poumon autour du Centre de stockage de déchets radioactifs de l’ANDRA Soulaines.

http://www.villesurterre.com/index.php?option=com_content&task=view&id=108 http://www.villesurterre.com/index.php?option=com_content&task=view&id=108



Jeudi 21 Octobre 2010


Commentaires

1.Posté par Arthur Gohin le 29/10/2010 07:35 | Alerter
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Les données chiffrées de cet article sont très insuffisantes, et les liens hypertexte n'aident pas non plus. Dommage car je ne peux rien conclure. Peut être que l'ANRA a raison et qu'il n'y a rien d'inquiétant, peut être a-t-elle tord.
Il faut savoir que l'interprétation de données statistiques est délicat, surtout dans le domaine médical, et qu'il faut avoir un dossier bien complet pour pouvoir conlure.

2.Posté par Amis de la Terre du Val d'Ysieux le 02/11/2010 21:22 | Alerter
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“qu’on ne pouvait faire le lien entre les rejets de l’ANDRA et d’éventuels cancers !”


3.Posté par Amis de la Terre du Val d'Ysieux le 02/11/2010 21:32 | Alerter
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Ben voyons Athur puisqu'on vous dit “qu’on ne pouvait faire le lien entre les rejets de l’ANDRA et d’éventuels cancers !” , pas vu pas pris,

Vous êtes peut-être doué en stat, enfin c'est ce que vous laissez croire, mais vous ne savez pas lire entre les lignes.


4.Posté par Arthur Gohin le 03/11/2010 07:50 | Alerter
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Les amis de la terre sont les bienvenus à fournir des données chiffrées permettant de conclure. Votre site, que j'apprécie, n'en a pas donné.

Ils sont par ailleurs et indépendemment de ceci les bienvenus à proposer pour les déchets nucléaires une solution meilleure que celle de l'enfouissement.
Pour ma part j'ai écrit il y a une dizaine d'année ce texte:
http://resosol.org/InfoNuc/News/futur.html
Vous pouvez éventuellement vous y intéresser. Les choses se sont un peu précisées depuis, je vous enverrai un complément si vous voulez.

Je maintiens mes compétences en statistique. Ceux avec qui j'ai collaboré s'en sont aperçus.
Par ailleurs je ne fais pas particulièrement confiance à l'ANVAR, mais je ne l'accuse pas sans preuve non plus.

Cordialement

5.Posté par Amis de la Terre du Val d'Ysieux le 03/11/2010 23:03 | Alerter
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Tchernobyl, 26 avril 1986. Statistique et mensonge

Voilà vingt ans, Arthur, que s’est produit ce drame sans précédent dans l’Histoire. Vingt ans de souffrances pour des CENTAINES DE MILLIERS de victimes du « sida nucléaire ». Vingt ans de mensonges. Ainsi ces films, photos, témoignages, articles, documents qui commencent à sortir du noir absolu, absolutiste. Timide levée du voile noir –, qu’une omerta, farouchement, maintient en ses quatre coins. Pouvoirs de l’argent, de la Technologie comme rapport totalitaire au monde, classement de l’humain comme sous-valeur. Si timide, en terme de conscience universelle, cette levée du voile demeure symbolique. Certes, elle permet de mettre cartes sur table. Pour une partie de poker menteur.
Témoignage des « liquidateurs », prolos et soldats réquisitionnés pour dompter le monstre. Il y en eut entre 500.000 et 800.000 (pas de chiffres officiels, pas de statistiques, tout dans le Secret et le Mensonge). Ils y allèrent, à la pelle, pousser dans le gouffre les débris projetés d’uranium ou de graphite. Radiations plein pot, protections dérisoires, inconscience, abnégation et héroïsme mêlés. Parfois arrosés de vodka « ça protégeait! ». Quatre-vingt dix secondes au pas de course, température + 100°. Perte des repères temporels, ils restaient souvent plusieurs minutes. Goût de métal dans la bouche, les dents comme disparues. Il fallait bien ! Même les robots ne tenaient pas le coup : tous grillés en quelques minutes !
On verra aussi ces enfants aux regards graves de vieux, atteints de cancers, le cou difforme ou alors malformés parce que conçus après T-86. Enfants monstrueux de Tchernobyl à qui manquent un bras, une jambe, ou affublés de becs de lièvre pour ce qui est du visible. Ex-physicien du nucléaire revenu de toutes ses illusions technicistes, aujourd’hui engagé contre l’atome, Vassili Nesterenko avance des chiffres : 23% d’enfants d’un seul village atteints de cataracte ou de cécité, 85% de problèmes cardiaques, de gastrites, d’ulcères…
Or Selon un rapport de l’AIEA, l’accident nucléaire de Tchernobyl du 26 avril 86 aurait causé la mort de « seulement » 4000 personnes. Pourtant, une lecture attentive des 600 pages du rapport livre des conclusions contradictoires avec ce chiffre. De plus, les méthodologies employées pour mesurer les conséquences directes et indirectes de la catastrophe entraînent de nombreuses incertitudes scientifiques.
En voici quelques exemples :

1. La World Heathl Organisation (WHO[1]) fait référence à une étude portant sur 72.000 travailleurs russes et montrant que 212 d’entre eux sont morts à cause des radiations mais rien n’est dit sur le sort des 600.000 personnes employées sur le site après la catastrophe ;

2. Le nombre de 4000 morts présenté par l’AIEA porte seulement sur une étude réalisée sur un panel de 600.000 individus alors que les radiations ont touché l’ensemble des populations européennes et, donc, des millions d’individus ;

3. L’AIEA tente de faire une distinction stricte entre les impacts sanitaires liés aux radiations et d’autres impacts liés au stress, à la situation sociale dégradée des individus touchés, etc. Cependant, l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) fait elle référence à un certain nombre d’études montrant que l’impact des radiations sur les systèmes immunitaires a eu de larges et nombreuses conséquences sanitaires pour les populations.

L’AIEA ne dit donc pas la vérité lorsqu’elle indique aujourd’hui que des résultats de recherches précédentes, montrant que le nombre de victimes se compte en dizaines ou centaines de milliers, sont exagérés. La WHO utilise deux approches méthodologiques différentes pour mesurer l’impact sanitaire des radiations :

La première (scientifiquement la plus reconnue) est basé sur les standards de l’International Commission on Radiation Protection (ICRP) qui indiquent qu’il existe une corrélation linéaire entre les doses de radiations perçues et les conséquences médicales, sans limite de seuil. Cela signifie alors qu’une large part de la population ayant été soumise à des doses plus ou moins importantes, l’impact sanitaire collectif est important. Dans le cas de l’accident de Tchernobyl, le nombre de victimes se compte donc entre dizaines et centaines de milliers.

La seconde approche s’appuie sur l’épidémiologie et des calculs statistiques pour mesurer le nombre de victimes parmi la population. Cette méthode peut fonctionner dans le cadre d’épidémies extrêmement bien contrôlées mais peut devenir très problématique dans des situations complexes comme en Europe où il est absolument impossible de déterminer le nombre de cancers individuels en Belgique et en France liés à Tchernobyl.

Lorsque l’accident eut lieu le 26 avril 1986, la situation est restée pendant de très longues heures totalement hors de contrôle et l’explosion du toit de la centrale a libéré de telles quantités de matières radioactives dans l’air que cet accident est devenu le pire de l’histoire de l’industrie nucléaire.

"C'est une honte que d’étouffer l'impact de l'accident industriel le plus grave de l'histoire de l'humanité, analyse Jan Van de Putte, chargé de campagne nucléaire pour Greenpeace International. Nier les conséquences réelles n'est pas seulement insultant pour les milliers de victimes à qui l'on assure qu'elles sont malades de stress ou de peur irrationnelle mais cela conduit aussi à des recommandations dangereuses, comme de reloger des gens sur des zones contaminées."

Bien cordialement

6.Posté par Arthur Gohin le 04/11/2010 06:52 | Alerter
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Amis de la terre

Je connais bien l'accident de Tchernobyl. Je pense d'ailleurs qu'aujoud'hui la grande majorité des 600.000 liquidateurs est morte, au vu de leurs conditions de travail. Vos chiffres ne me permettent pas d'en être certain, mais ils sont précis sur d'autres points aussi graves sinon plus et j'en prend bonne note.

Toutefois le stockage de l'ANDRA est une autre question. Il convient de n'annoncer que des conclusions certaines afin justement que celles de Tchernobyl ne soient pas discréditées.

Par ailleurs, avez vous réfléchi au texte dont je vous ai donné référence? Les conséquences, heureuses celles-là, sont très importantes à la fois pour le traitement direct des déchets et pour l'évolution naturelles, voire le soin, des zones contaminées.

A bientôt de vos nouvelles

7.Posté par Amis de la Terre du Val d'Ysieux le 10/11/2010 21:56 | Alerter
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L’impuissance statistique


Voici un communiqué sur une mascarade de plus d’un procès lorsque qu’il s’agit d’une contamination, pollution ou atteinte grave à l’environnement couvert par de prétendus résultats statistiques


Le procès de l’incinérateur de GILLY SUR ISERE se déroulera les 29 et 30 novembre 2010 au tribunal correctionnel d’ALBERTVILLE.

L’impact des dioxines sur la santé humaine n’est plus contesté. Sauf à Gilly sur Isère où les experts et la justice n’ont pas su ou pu établir de lien direct de causalité dioxines/cancers ni mettre en évidence un excès de cancers pour des raisons de puissance statistique…

Aussi, l’Association Citoyenne Active de Lutte contre les Pollutions, la CFDT, souhaitent que ce procès permette au moins d’établir quelle est la chaine de décisions qui a permis à cet incinérateur de polluer dès sa construction et jusqu’à la découverte de la plus grave pollution aux dioxines en EUROPE en 2001.

Dans cette perspective, l’ACALP, la CFDT, condamnent l’attitude des élus du SIMIGEDA, propriétaire de l’incinérateur, qui ont dissous le syndicat alors que celui-ci était mis en examen et renvoyé devant le tribunal correctionnel. L’organisation de leur impunité pénale par des élus de la République est une première juridique dans notre pays. Elle est d’une particulière gravité morale, alors même que c’est le SIMIGEDA, présidé à l’époque par M. GIBELLO qui a décidé de ne pas mettre aux normes l’usine d’incinération.

Heureusement, en faisant citer M. Albert GIBELLO à la même audience, l’ACALP, la CFDT, permettront à ce dernier d’expliquer pour quelles raisons il n’a pas proposé au SIMIGEDA de moderniser l’usine et d’arrêter cette pollution alors qu’il affirmait dès 1998 parfaitement connaître les dangers des dioxines.

L’exploitant NOVERGIE CENTRE EST, filiale de SUEZ, devra quant à lui, expliquer pour quelles raisons, malgré ses connaissances techniques, il n’a pas plus insisté auprès du propriétaire pour que ces travaux soient réalisés, exposant ses propres salariés, mais aussi l’ensemble de la population à une pollution aussi massive. SUEZ devra en outre répondre de la dissimulation d’une mesure de 1285 fois la norme maximale qu’il a cachée aux autorités et à la juge d’instruction.

Dans ce cadre, la citation directe délivrée à M. BISCH, préfet de la SAVOIE à l’époque, directement mis en cause par Mmes LEPAGE et VOYNET, ministres de l’environnement de 1995 à 2002, prend tout son sens. En effet, cette pollution n’a pu se poursuivre que grâce à la complicité active des préfets du département, seuls en capacité juridique de fermer l’incinérateur et qui ont refusé sciemment de le faire malgré les demandes en ce sens de M. VESSERON, directeur de la prévention des pollutions au Ministère de l’environnement.

Le Tribunal aura donc à juger la responsabilité pénale de MM. BISCH et GIBELLO et de NOVERGIE CENTRE EST pour ce procès de deux jours qui verra également comparaître M. CREPELAIS, un salarié de NOVERGIE accusé d’avoir violé les scellés en pénétrant dans l’usine, une farce judiciaire dans ce dossier d’une particulière gravité et qui a permis la fermeture de la cinquantaine d’incinérateurs les plus polluants dans toute la FRANCE.

Contacts :
Me Thierry Billet : 06 07 14 64 23
ACALP : Dominique Frey 06 87 49 64 06 - Pierre Trolliet 04 79 37 88 74
UD CFDT : Annick Moreau, secrétaire générale 06 63 73 32 15
http://acalp.blogspot.com/

8.Posté par Arthur Gohin le 14/11/2010 17:52 | Alerter
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Je ne pense pas qu'il y ai d'impuissance statistique: Les résultats statistiques sont justes par définition d'une mesure, et il faut se réjouir de ce que cette pollution et dissimulation graves n'ai pas induit, selon cette mesure, de cancers supplémentaires.

Il y a bien suffisamment de pollutions ayant induit des dommages visibles à la santé publique pour y consacrer son énergie. Pour celle-ci la condamnation des responsables pour dépassement grave des normes et sa dissimulation est suffisante.
Comme déjà dit, les accusations incertaines discréditent les accusations certaines.

Dans votre site, encore une fois que j'apprécie dan l'ensemble, vous parlez du boulversement climatique. Mais savez vous que les gaz de production humaine n'ont aucune influence sur le climat, que ce GIEC n'a pas produit une étude sérieuse ni honnête? Là encore il faut bien s'assurer des faits avant de les annoncer.

Par ailleurs les préfets ne sont pas des élus de la république, ils sont des fonctionnaires, et pour éviter ce genre d'histoires il faudrait que tous les responsables locaux soient des élus locaux. C'est une mesure que je propose.



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