Palestine occupée

Eviter les sujets à controverses et relancer l’économie : l’hypocrisie de Netanyahou


" Je vais négocier avec l’Autorité palestinienne pour la paix ". C’est ce qu’a déclaré le nouveau premier ministre israélien Benyamin Netanyahou ce mercredi à Jérusalem lors d’une conférence économique. Devant des industriels israéliens, arabes et étrangers, il a insisté sur le fait que son gouvernement serait un partenaire des Palestiniens pour la paix.

Par Younes Salameh


Vendredi 27 Mars 2009

La coalition israélienne : "M. Lieberman, M. Netanyahu et Mme Livni à la recherche d'une coalition après le vote israélien : Tuer tous les Palestiniens, Tuer la plupart des Palestiniens, Tuer quelques Palestiniens."
La coalition israélienne : "M. Lieberman, M. Netanyahu et Mme Livni à la recherche d'une coalition après le vote israélien : Tuer tous les Palestiniens, Tuer la plupart des Palestiniens, Tuer quelques Palestiniens."
Le discours semblait avant tout vouloir rassurer l’administration Obama, qui avait admis que la présence de l’extrême droite compliquait le processus de paix.

Si un tel discours peut être perçu comme porteur d’espoir, les solutions que préconise le premier ministre amènent indéniablement à un certain pessimisme.

Netanyahou a insisté sur le fait qu’au lieu de parler des questions controversées telles que le statut de Jérusalem ou la construction du Mur, la première étape vers une paix durable devait être la promotion de l’économie palestinienne et le développement économique de la région.

Le leader du Likoud a invité les orateurs à investir dans l'économie palestinienne. Il est vrai que les investissements économiques en Palestine profitent largement à l’occupant israélien.

A écouter l’intervention, on en oublierait presque les conséquences désastreuses de l’occupation pour l’économie palestinienne. Le bouclage des territoires occupés est un frein incontestable au développement économique palestinien. Ainsi, la Banque Mondiale affirmait qu’« avec tout le respect dû aux problèmes de sécurité d’Israël, tout le monde est d’accord sur l’effet paralysant des obstacles physiques placés aujourd’hui sur la voie de l’économie palestinienne ». Elle en a conclu qu’encore plus d’aide ne rétablirait pas l’économie palestinienne, à moins que les restrictions en question ne soient levées.

Un exemple parmi tant d’autre, la brasserie Taybey. Il y a quelques mois, son chef d’entreprise palestinien, Nadim Khoury, soulignait les difficultés qu’il rencontrait dans la distribution et dans l’exportation de ses productions. Entre les pertes de temps au checkpoint, et l’obligation de passer par Israël pour exporter, l’occupation est un véritable fardeau pour le développement de l'entreprise.

Autre problème majeure pour l’économie palestinienne, le contrôle de près des trois quarts des ressources en eau de la Cisjordanie par l’occupant israélien pour les besoins de l’Etat hébreu et de ses colonies.

Le règlement de la paix ne saurait se faire en occultant l’occupation pour se concentrer exclusivement sur l’économie. Si éviter les questions à controverses est la stratégie du nouveau premier ministre pour le règlement de la paix, l’attente pour les Palestiniens risque d’être encore bien longue….

Source : PNN
http://ism-france.org/
 


Vendredi 27 Mars 2009


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