EUROPE

Européennes du 7 juin : refus de vote revendiqué ! Un acte de lutte, un geste de résistance !


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Jeudi 4 Juin 2009

La « concurrence libre et non faussée », en interdisant toute possibilité d’intervention des Etats, met en rivalité non des produits, mais des systèmes sociaux. Elle pousse les salaires et la protection sociale à la baisse, crée le chômage massif dans certains pays, la surexploitation dans d’autres, la pauvreté partout. Dans un seul but : augmenter les profits pour le capital aux dépens du travail. C’est le résultat du principe de liberté de circulation des capitaux.

L’intégration européenne est l’instrument développé par les capitalistes continentaux pour imbriquer les capitaux au niveau mondial, choix imposé depuis les USA. Objectif : imposer aux peuples de l’extérieur ce qu’aucun d’eux n’aurait accepté de son propre gouvernement.

La crise confirme la nocivité du dispositif. L’interdépendance des capitaux l’a étendue au monde entier en un temps record. Ses ravages pour les peuples se font durement sentir et cela ne peut qu’empirer dans le cadre actuel.

L’appartenance à l’UE, et surtout à la zone Euro, est un facteur aggravant de la crise.

La mise place d’une monnaie unique forte, l’Euro, nous a été présentée comme facteur de prospérité. C’est une manipulation ! Avec ce système, le capital peut produire là où la monnaie est faible pour vendre là où elle est forte. C’est un aspect essentiel, rarement évoqué, des délocalisations.

Dans un contexte de crise, la concurrence entre les monnaies s’aggrave. Aujourd’hui, presque tous les pays qui en ont gardé le contrôle d’une monnaie nationale poussent, logiquement, la leur à la baisse. Il ne s’agit pas seulement des USA, de la Chine et du Japon, mais aussi de pays membres de l’UE. Car l’Euro n’est pas la monnaie de l’Union, contrairement à ce qu’on essaie de nous faire croire : près de la moitié des pays membres, dont le Royaume-Uni, la Pologne, la République tchèque... ont gardé leur monnaie nationale et la font baisser. Ceux qui ont adopté l’Euro, échappant à tout contrôle gouvernemental ou parlementaire, sont donc encore plus fortement désavantagés qu’avant la crise.

D’autre part, l’UE ôte aux gouvernements nationaux toute possibilité réelle d’intervention. Les gesticulations de Sarkozy, les contre propositions tout aussi ridicules du PS, n’y font rien : l’État ne peut intervenir efficacement dans l’économie sans violer les traités. Il ne peut non plus être question de politique douanière. Alors que d’autres pays s’affranchissent marginalement et provisoirement de certains dogmes libéraux pour limiter les dégâts, l’appartenance de l’UE condamne la France à s’enfoncer toujours plus.

La solution : combattre le capital, donc rompre avec l’UE.

C’est le capitalisme qui crée la crise. Pour en sortir, il faut limiter le poids du capital sur l’économie et, à terme, l’abolir. Cela implique trois choses :

1) Augmenter les salaires. Pour réduire les difficultés des salariés, pour limiter la part des profits, pour réduire l’exploitation.

2) Augmenter la part socialisée des salaires, faussement appelée « charges ». Pour financer la sécurité sociale, les retraites et les indemnités chômage, qui ont prouvé leur efficacité car échappant totalement à la spéculation du capital.

3) Développer le secteur public et nationalisé. Pour faire reculer le poids du capital dans l’économie, pour répondre aux besoins vitaux de la population. Plutôt que de renflouer les banques, entretenant la spéculation, la collectivité et ses institutions doivent se substituer au capital défaillant pour produire.

Rien de tout cela n’est possible dans le cadre de l’UE, lié à celui du libre échangisme mondial : toute tentative d’augmentation, ou même seulement de maintien, des salaires conduira à des délocalisations, à l’extérieur ou à l’intérieur de l’Union. C’est donc avec ce cadre qu’il faut en finir, dans l’intérêt des peuples auxquels il a été imposé.

Dans ce contexte, les élections européennes du 7 juin sont une imposture.

Les organisations politiques de tous bords ont bien compris que le peuple français identifiait l’UE comme la cause de l’essentiel de tous ses maux. C’est pourquoi ils se présentent tous à nous en expliquant qu’il faut « changer l’Europe », alors que de l’UMP au PS ont élaboré et ratifié ensemble tous les traités, comme le traité de Lisbonne qui bafoue notre vote du 29 mai 2005. Aucune des listes en présence n’envisage de rompre avec l’UE. Toutes insistent sur l’importance du « parlement » européen comme composante la plus démocratique de ses institutions, prétendant que les peuples pourraient s’y faire entendre.

C’est un mensonge, commun à tous les candidats, qui porte la négation de ce qu’est véritablement la démocratie, le gouvernement par et pour le peuple. Ce n’est pas parce que les dominants posent des urnes et invitent les citoyens à les remplir qu’il y a démocratie. C’est ce que font les occupants américains dans les pays qu’ils ont bombardés et envahis, en Irak, en Afghanistan, pour faire élire des gouvernements fantoches à leur service qui ont la même légitimité que le parlement européen.

On nous convoque pour élire de prétendus députés, après un débat sur des clivages politiciens nationaux. Une fois élus, ils iront siéger avec d’autres de 27 pays à l’issue de débats totalement différents. Et comme lors des mandatures précédentes, ceux qui, dans leurs pays, jouent à être la droite et la gauche, tour à tour la majorité et l’opposition, se retrouvent ensemble, à Bruxelles et à Strasbourg, loin du regard de leurs électeurs pour voter à des majorités écrasantes ce que veulent les gouvernements et la commission, ce dont les peuples ne voudraient pas s’ils étaient consultés. Dire qu’on démocratise l’UE en renforçant les pouvoirs de ce « parlement » est une manière particulièrement grossière de se moquer du monde.

L’UE n’est pas réformable. Ce ne sont pas les modes d’élection et de fonctionnement du « parlement » qui sont en cause, mais l’idée même qu’il puisse y avoir un parlement européen, une démocratie européenne. On ne peut envisager de démocratie que dans un espace de débat commun, et reconnu. Les nations historiquement constituées offrent cet espace. Il ne peut en exister au niveau européen, ne serait ce que pour des raisons de langues. Des nations souveraines, gouvernées démocratiquement, sont les seuls cadres adaptés aujourd’hui pour coopérer véritablement dans un intérêt mutuel. Un « parlement » supra national, coincé dans des institutions voulues par le capital, ne peut que bafouer les intérêts de tous les peuples qu’il prétend représenter.

Il ne peut y avoir d’Europe démocratique et donc sociale. C’est pourquoi le capital a lancé il y a soixante ans, et constamment soutenu, le mot d’ordre de construction européenne. Parce qu’il y a incompatibilité entre le capitalisme et la démocratie, le capital a eu besoin de créer et de développer un espace de décision échappant au débat démocratique. Le cynisme est à son comble quand il est prétendu, à chaque traité dépossédant davantage les peuples, augmenter les pouvoirs de ce pseudo parlement.

Dans le contexte actuel, nous demander de voter pour élire un tel « parlement » est une insulte.

Le 29 janvier, le 19 mars, le 1er mai, nous avons été des millions en grève et dans la rue pour exiger la rupture avec les politiques qui ont conduit à la crise. Nous nous trouvons face à un gouvernement décidé à persévérer, contre la volonté du peuple, à appliquer la politique du capital, en prenant appui sur les « contraintes européennes », qui ont été créées pour cela.

Quand ce gouvernement, et sa prétendue opposition, nous invitent à aller voter pour conforter ces institutions antidémocratiques, la seule réponse juste est le refus de vote. C’est au taux d’abstention qu’on mesurera le 7 juin au soir le rejet de la soumission au capital par les peuples prisonniers de l’UE, pas au score des listes prétendant vouloir changer l’Europe de l’intérieur.

Qui se souvient du résultat des élections précédentes, en 2004 ? Il n’avait rien changé. En revanche, le taux d’abstention massif dans tous les pays avait marqué. 57 % en France, à comparer avec les 70 % de participation un an plus tard qui a vu la victoire éclatante de notre NON. Ou encore dans les pays d’Europe centrale (78 % en Pologne) venant d’adhérer, faisant voler en éclat le mensonge de leur enthousiasme pour l’ « Europe » et montrant que, comme nous, ils la subissaient malgré eux.

Quand le suffrage universel est à ce point truqué, bafoué, parodié, c’est l’abstention qui devient un devoir civique. C’est cet attachement au suffrage universel véritable qui nous pousse à lancer cet appel à refuser de donner une caution populaire à une consultation visant à désigner des représentants pour un parlement institué justement pour contrecarrer et mépriser ce suffrage universel dans les cadres nationaux.

C’est par un refus massif de voter que le peuple peut exprimer le 7 juin son rejet d’institutions qui, quoi qu’il vote, n’agiront que pour aggraver la crise et faire payer sa facture aux travailleurs. C’est ce refus qui prolongera nos luttes et annoncera l’insurrection du pays réel contre l’Europe légale et affirmera notre détermination à combattre pour une véritable démocratie.

"Rouges vifs" Ile-de-France Mai 2009



Jeudi 4 Juin 2009


Commentaires

1.Posté par Bob le 04/06/2009 12:43 | Alerter
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bla bla creux et nul !
Le petit "antisémite" glissé sournoisement à la fin indique que c'est signé "sioniste".
Pas besoin d'avoir fait l'ENA pour comprendre que ne pas voter c'est laisser le sionisme nous traiter en france comme des palestiniens.

2.Posté par Ethique sublime... le 04/06/2009 16:19 | Alerter
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Musulmans, hommes et femmes de valeurs, attachés à une éthique pure issue de votre chrétienté ou de votre islamité, est-ce pour ça que vous allez voter ???!

http://www.dailymotion.com/user/Resistance_palestinienne/video/x9hfn8_imposteurs-chiites-du-centre-zahra

3.Posté par Bob le 04/06/2009 16:52 | Alerter
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J'étais en train de visionner la vidéo de la conférence Dieudo du 1er juin, discours intelligent, humble, honnète, et je recois une alerte email : message de "Ethique sublime...".
Déjà, rien que le nom pompeux, ça promet !
J'ouvre la page et je vois un blabla creux qui poste une vidéo avec les mots "imposteurs chiites" dans le lien !!!
Je ne vois pas le rapport avec les élections de juin, mais je vais voir par curiosité, et là... j'ai tenu environ 25 secondes !!!
C'est un montage grossier à la sioniste, son à fond, manque plus que le faux visage de ben laden !
ah ah ah !

Bon allez, je retourne sur la conférence de la liste antisioniste, ils abordent les problèmes de la création de l'argent, le droit régalien usurpé par les banques, ainsi que la falsification de l'histoire par les sionistes... c'est passionant !

Voici le lien si certains sont tentés :
http://[www.dailymotion.com/video/x9hiix_dieudonne-010609-conference-liste-a_news

4.Posté par Bob le 04/06/2009 16:53 | Alerter
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Le lien conférence ci après, juste à cliquer :

5.Posté par Bob le 04/06/2009 16:55 | Alerter
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Put*in... je suis pas doué, je recommence !
cliquer ici après pour la conférence dieudo :

6.Posté par En attendant la ReNaiSSaNcE le 05/06/2009 16:36 | Alerter
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Bonjour,
A ceux qui se demandait quelle serait ma ligne à suivre et celle du COLLECTIF CHEIKH YASSINE (la même puisque FRERE de lutte).

Appel à boycotter les élections européennes du 07 juin 2009
Il y a quelques semaines, lorsque nous avons commencé à sentir les élections européennes du 07 juin 2009 approchées, nous avons tout de suite pris la décision de voter « Palestine » comme nous l’avions fait en 2002 (nous avions cette année-là glissé un drapeau palestinien dans nos enveloppes.) Après les effroyables massacres de Gaza de janvier, il nous semblait aller de notre responsabilité militante de rappeler aux politiques de ce pays et à l’Europe, à travers l’usage d’un nouveau bulletin de vote « Palestine », que ce sont eux qui portent incontestablement la responsabilité de l’effroyable sort réservé au peuple palestinien en soutenant inconditionnellement et aveuglément l’entité sioniste criminelle.

Qui pourrait oublier l’infamie de Gaza ? Qui peut oublier qu’aujourd’hui le blocus de Gaza n’est toujours pas levé et que c’est désormais la famine qui menace les Gazaouis ? Qui peut ignorer en ces jours de commémoration de la Nakba de 1948 que chaque jour la colonisation s’étend davantage en Palestine tant et si bien qu’aujourd’hui les géographes en viennent à parler de « l’archipel palestinien » et que depuis sa victoire aux élections de février dernier, l'arrogant Netanyahou, Premier ministre de l’entité sioniste n’évoque même pas la création d’un Etat palestinien souverain ?!...

Le rôle de la société civile européenne - dont l’incroyable mobilisation pacifique en janvier durant les massacres a constitué sans aucun doute un facteur de pression politique et diplomatique important sur les gouvernants européens - est primordial pour l’avènement des droits nationaux légitimes du peuple palestinien. Lors du suffrage de ce 07 juin 2009, celle-ci a une fois de plus un rôle essentiel à jouer : celui de faire savoir à tous les gouvernements européens, par le biais d’une abstention record, qu’elle est plus que lasse de les voir s’acharner à soutenir arbitrairement l’entité sioniste génocidaire.

Nous n’avons pas oublié la résistance héroïque de Gaza durant les trois semaines de bombardements intenses, d’isolement et de privations de même que nous n’oublions pas le combat quotidien des Palestiniens à résister à l’occupant. Nous nous devons de les soutenir dans leur lutte et pour cela nous devons faire en sorte que l’Europe, qui ne cesse de chanter la paix et les valeurs universelles des droits de l’Homme, arrête d’être complice de ce génocide qui dure depuis soixante et un ans et nous entraîne individuellement, par voie de conséquence, dans cette effroyable complicité puisque ce sont nous, les électeurs, qui mettons en place ses représentants.

Après mûre réflexion et en sachant que le système électoral est fait de tel sorte que le vote blanc (notre vote « Palestine » est un vote blanc) n’est pas comptabilisé et ne représente donc aucune force de pression auprès des gouvernants et puisqu’un certain nombre d’organisations ont appelé à boycotter ce scrutin - ce qui peut constituer un front de refus significatif - nous appelons donc au boycott massif des élections européennes de dimanche prochain que nous considérons en l’état actuel des choses comme le seul vote probant contre l'idéologie sioniste diffusée par Israël partout à travers le monde.

Nous demandons à chacun de faire diffuser aussi largement que possible cette appel durant les quelques jours qui nous séparent de dimanche.

Vu le contexte, le choix de la raison doit savoir primer sur le choix du cœur…

Collectif Cheikh Yassine

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