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Europe Les politiciens allemands et les médias mettent en garde contre la prochaine crise financière mondiale


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Peter Schwarz
Jeudi 3 Décembre 2009

Europe  Les politiciens allemands et les médias mettent en garde contre la prochaine crise financière mondiale
Dans les hautes sphères du milieu politique allemand la crainte d’un second krach financier international dépassant en intensité et en impact celui de l’automne 2008 augmente de jour en jour.
Ce week-end, la chancelière Angela Merkel et le ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, (tous deux de l’Union chrétienne-démocrate, CDU) ont mis en garde que la crise économique était loin d’être terminée. « Nous avons tout d’abord réussi à limiter les effets de la crise sur les gens, mais le plus dur est à venir, » a dit Merkel au cours d’une réunion du CDU.
Schäuble a comparé la présente crise financière à la chute du Mur de Berlin vingt ans plus tôt. « La crise financière changera le monde aussi profondément que le fit la chute du Mur [de Berlin]. L’équilibre entre les Etats-Unis, l’Asie et l’Europe est en train de se déplacer radicalement, » a-t-il déclaré au journal Bild am Sonntag. Il a également appelé les banquiers à faire preuve de retenue dans le versement des bonus.
Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne, a émis des craintes quant à un effondrement social en cas d’une nouvelle série de faillites bancaires. « Il est certainement trop tôt pour dire que la crise est finie, » a-t-il déclaré lors d’un congrès bancaire à Francfort en ajoutant l’avertissement : « Nos démocraties n’accepteront pas une seconde fois de voler au secours de l’économie financière avec l’argent des contribuables. »
L’énorme bulle spéculative qui s’est formée sur les marchés d’actions au cours de ces huit derniers mois est considérée être le plus gros facteur de risque d’un nouveau krach. Les indices boursiers les plus importants, le Dow Jones, le Nikkei japonais et le DAX allemand, ont grimpé de 50 à 60 pour cent depuis mars. Les cours du pétrole brut, du cuivre et d’autres matières premières ont plus que doublé. Ces énormes augmentations ne sont fondées sur aucune croissance économique correspondante. Au contraire : l’activité économique a chuté dans de nombreux pays et de nombreuses entreprises affichent encore des pertes.
La montée des cours est due à la quantité énorme de liquidités que les gouvernements et les banques centrales ont injectée dans l’économie. Les institutions financières sont en mesure d’emprunter à taux d’intérêt quasi zéro des sommes d’argent illimitées auprès des banques centrales et de réaliser ainsi des gains spéculatifs considérables. De même, les milliers de milliards provenant de l’argent des contribuables et qui ont été dépensés pour renflouer l’économie ne sont pas utilisés pour des investissements mais sont destinés à des activités spéculatives, à l’octroi de dividendes élevés aux actionnaires et au versement de bonus exorbitants aux banquiers.
« Les cours boursiers grimpent parce que l’argent doit aller quelque part, et non pas, parce que les actions en soi sont considérées comme attractives, » écrit l’hebdomadaire économique allemand Wirtschaftswoche, dans son analyse de l’actuel essor boursier. Selon le magazine, le price earning ratio (PER), le rapport du cours d’une action au bénéfice par action d’une entreprise d’un secteur donné, a atteint un maximum historique de 133. A partir d’un PER de 14 ou plus l’on estime que les actions sont surévaluées.
Les conséquences de la crise font que des centaines de milliers de travailleurs, rien qu'aux Etats-Unis perdent leur emploi tous les mois, que les travailleurs sont obligés de subir des pertes de salaires et que les programmes sociaux sont réduits à grande échelle. Dans le même temps, les orgies d’enrichissement en haut de l’échelle sociale ont atteint le même niveau qu’avant la crise, voire même un niveau bien supérieur.
Les grandes banques d’investissement et les fonds spéculatifs débourseront cette année plus de 100 milliards de dollars de bonus à leur personnel. Goldman Sachs, la banque américaine a mis de côté 17 milliards de dollars à cette fin. En Allemagne, les 30 plus grandes entreprises cotées au DAX projettent de transférer au printemps 2010 plus 20 milliards d’euros à leurs actionnaires. Ce qui représente 71 pour cent de leurs bénéfices nets. Lors de l’année record précédente, en 2007, ce chiffre avait seulement été de 45 pour cent. En conséquence, il en restera d’autant moins pour de nouveaux investissements.
Telle est la toile de fond des avertissements émis par Merkel, Schäuble et Trichet. Ils craignent que l’enrichissement impudent de l’oligarchie financière, en corrélation avec une nouvelle crise sur les marchés financiers, ne déclenche une rébellion sociale incontrôlable.
De nombreux analystes considèrent qu’un autre krach financier est inévitable. Le numéro de l’hebdomadaire allemand Der Spiegel de cette semaine a annoncé en couverture en style bande dessinée un article intitulé: « La bombe à milliards ». L’article de douze pages commence en faisant remarquer que la question n’est pas de savoir si l’actuelle bulle boursière va éclater, mais plutôt quand cela va se produire…
S’ensuit un tableau dévastateur de l’état actuel de la société capitaliste : « En plein milieu d’une économie mondiale encore frappée par la crise, l’élite financière est à nouveau en train d’engranger des milliards, » peut-on lire dans l’article. « La vieille cupidité est de retour et les vieux hybrides aussi. » Jamais auparavant dans l’histoire économique moderne, « l’industrie financière n’avait eu droit à un accès aussi libre aux finances de l’Etat. » Der Spiegel met en garde expressément contre le « risque d’une hyperinflation, une dépréciation ultra rapide de la monnaie, comme l’avait connue l’Allemagne au début des années 1920. »
Parallèlement, en citant Adair Turner, le président de l’Autorité britannique des services financiers, l’article souligne les effets idéologiques de la crise. Il n’est pas seulement question d’une crise de banques individuelles, mais aussi d’une crise de « la pensée intellectuelle » : « Notre conception que les prix véhiculent d’importantes informations, que les marchés se comportent rationnellement en se corrigeant eux-mêmes en cas d’irrationalité, tout cela a été remis en question. » En d’autres termes, le capitalisme et l’économie de libre marché sont totalement discrédités.
Der Spiegel dirige sa principale attaque contre le gouvernement américain. « L’industrie financière aux Etats-Unis est régulée par l’industrie financière, et pas par le ministre des Finances [secrétaire au trésor], » se plaint-il en énumérant de nombreuses personnalités dont les carrières ont commencé dans la haute hiérarchie de banques telles Goldman Sachs pour les mener à des postes dans la haute hiérarchie du secrétariat au trésor ou dans le proche entourage du président Barack Obama, pour ensuite faire le parcours inverse. « Si l’on regarde les Etats-Unis avec la même froideur analytique que la Russie, » observe l’article en citant l’économiste américain, James Galbraith, « l’on ne pourrait s’empêcher de parler du pouvoir d’un oligopole constitué de politiciens et de banquiers. Les puissants individus à Wall Street ou à Washington ne sont pas moins interconnectés que le sont le premier ministre Vladimir Poutine et les magnats industriels qui contrôlent l’empire russe des matières premières. »
Der Spiegel parle au nom de cette section de l’élite dirigeante allemande qui veut mettre fin aussi vite que possible aux mesures inflationnistes du financement de l’Etat et de la politique de l’argent bon marché en plaidant au contraire pour une baisse de la taxe professionnelle et des économies budgétaires drastiques. Bien que ceci entraînerait un démantèlement substantiel des programmes sociaux et un accroissement à court terme du nombre de faillites bancaires et de licenciements, cela passe pour un moindre mal par rapport à un soudain effondrement de l’économie et ses conséquences sociales incalculables.
En essence, l’attitude de Der Spiegel correspond à celle du gouvernement de Berlin. La coalition sortante entre chrétiens-démocrates et sociaux-démocrates avait déjà fait inscrire un « frein à l’endettement » dans la constitution peu de temps avant les élections législatives de septembre et qui oblige à présent le nouveau gouvernement à suivre la voie d’une politique d’austérité draconienne. Le nouvel endettement de l’Etat qui s’élève actuellement à 86 milliards d’euros doit être réduit à 10 milliards d’ici 2016. Le ministre des Finance Schäuble a souligné à maintes reprises vouloir appliquer le frein à l’endettement et respecter le pacte de stabilité de l’Union européenne limitant la dette publique à trois pour cent du Produit intérieur brut.
Mais, diverses pressions politiques intérieures et extérieures font que l’application de cette politique d’austérité sera retardée d’environ un an. La chancelière Merkel craint une érosion plus grande du soutien du CDU et la perte de sa majorité gouvernementale au Bundesrat (la chambre haute du parlement allemand) si elle appliquait immédiatement après les élections des coupes sociales. Au niveau international, il existe de sérieuses différences avec Washington et Londres en matière de politique financière et qui avaient déjà provoqué des conflits lors du sommet du G20 à Pittsburgh.
Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne qui ont sacrifié une grande partie de leur base industrielle au secteur financier ont beaucoup moins intérêt à une politique monétaire restrictive que l’Allemagne dont l’économie d’exportation compte parmi les plus fortes du monde et qui redoute les effets d’un faible dollar sur sa compétitivité. La véhémence avec laquelle Der Spiegel attaque à présent le secteur financier américain révèle l’acuité des tensions mutuelles et qui sont rarement abordées ouvertement.
La population laborieuse doit considérer tout ceci comme un avertissement. La crise mondiale du capitalisme a atteint un point où le compromis social et politique n’est plus possible. Les travailleurs doivent se préparer à des luttes sociales féroces.


Jeudi 3 Décembre 2009


Commentaires

1.Posté par pistache le 03/12/2009 12:40 | Alerter
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" la vieille cupidité est de retour " peut on lire !parce qu'elle était en berne ? j'en doute , cette cupidité n'a jamais quitté le cerveau de tout ces rats ; et concernant la lutte féroce des travailleurs , pas de problêmes , on est prêts ; quand on a rien à perdre , et que l'on se sent éttoufé par la révolte qui gronde , le mieux est de se jeter dans la bataille et surtout de la gagner ; tout ces pourris cupides ont beaucoup plus à perdre que nous et en plus ce sont généralement des pourris dont la lacheté n'est plus à prouver ; et ça se prend pour des hommes ! la bonne rigolade !

2.Posté par Afterhuman le 03/12/2009 13:43 | Alerter
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Quelle bande d’hypocrites, j’ai envie de les insulter, mais ils n’en valent pas la peine.
Comme c’est gentil d’avertir les gens, il y avait le concept de guerre préventive,
maintenant c’est au tour du krach boursier ou bousier de l’être, il n’y a pas à dire
nos politiques nous gratifient de leurs attentions, comme c’est touchant....

3.Posté par hans scholl le 03/12/2009 14:45 | Alerter
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super article, la situaion est gravissime, tout va être fait pour faire tomber le sysème, c'est une nécessité pour l'établissement du NWO.

sortez du système, allez à la campagne, faite pousser votre nouriture et armez vous.
l'état devient fou, protegeons nous .

4.Posté par TheTruth le 03/12/2009 17:24 | Alerter
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La crise n'a jamais disparu. Ils veulent nous faire croire que les mesures à coup de milliers de milliards de dollars entreprises par tous les pays ont produit un effet, c'est comme essayer de remplir d'eau un seau sans fond.

Tout est une question de communication, les médias gouvernementaux (qui ne sont grosso modo que des agents en communication des Banquiers) posent ces temps ci le terrain que la crise risque bientôt de toucher ce qu'ils appellent le "bas" (=nous), comme si la crise ne nous affectait pas déjà, mais la c du sérieux, la panique créé engendrera pour de vrai la crise d'en bas, si les populations se brident et prennent peur, le marché mondial agonisant risque probablement d'y passer et nous avec. Voila comment on provoque un effondrement juste en l'évoquant. La crise est deja la et la ils cherchent a nous achever

5.Posté par naif le 03/12/2009 19:06 | Alerter
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voila pourquoi ils sont tous devenus ecolos : le capitalisme n'est plus defendable l'ideolgie liberale est a bout d'arguments et de mensonges la finance reanimée (provisoirement) grace a des fonds publics pour permettre a l'economie de marché de repartir c'est un comble

6.Posté par VIRGILE le 03/12/2009 19:53 | Alerter
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Le Mythe Europe est une pure création rotschildienne sur fond de doctrines talmudo-sabbatéenne. Trop long à développer. Un panier de vipères se sont réunis pour créer la FED (1913). Pure arnaque internationale par une poignée de familles qui ont "conçu", à partir de cette "Réserve Fédérale" de papier-chiotte, quasiment toutes les guerres mondiales et "révolutionnaires" (et toutes les ramifications en cours), assassinant indistinctement des leaders souverainistes (empereurs, rois, présidents, etc.), sans compter des sommités chrétiennes qui ne se vouaient pas aux "Pape noir" (Jésuites = Converso / Marranes juifs, etc.). Ils ont actuellement totalement empalé le Vatican (c'est tant mieux !) et il reste à verrouiller l'islam (par les Donmeh, etc.) et les philosophies asiatiques (Bouddhistes, Tao, etc.).

Ces "rampants" organisent, pour mieux les lier, des "Nations-Union" et les phagocytent en vue de ce NWO talmudique où il n'y aura qu'une seule monnaie, qu'une seule religion, qu'une seule pensée unique, qu'une seule "Nation", etc., par la force, terreur et ruse, comme en cours. Simon Perès et H. Kissinger, etc., le répète depuis des années !!!

Les actuels dirigeants de l'U.E. (à de très rares exceptions près) SONT TOUS SOUS LE CONTRÔLE DE CES ILLUMINES, Merkel tout autant que Sarkozy, Brown et autres présidents/Ministres, à l'instar des Bush/Obama... Les plus perfides comme Barosso et Solana sont vissés par les talmudistes depuis très longtemps. Ils veulent juste nous faire croire qu'ils ne sont pas impliqués dans le chaos et génocides actuels afin de faire bonne figure électorale devant les centaines et centaines de millions de goyim que les "Lumières" des Ténèbres ont décidé d'exterminer à terme (prévision de 50 % à 75 % d'éradication de l'humanité, officiellement annoncée ça et là, notamment par Nike Rockefeller / Bilderbgerg 2009, sous le masque climato-eugénique). Ils ont planifié un génocide planétaire et ils veulent nous faire croire qu'ils craignent de nouveaux kraks ?!!!? C'est diabolique ! tout comme ce sont les mêmes qui nous réchauffent l'Industrie de la Shoah (N. Finkelstein) et autres "anti-sémitismes", politiques mensongères élaborées par ces mêmes talmudo-babyloniens.

La mise en garde contre un nouveau krak (et diverses dévaluations) est d'une effrayante supercherie car elle est déjà planifiée par les Bilderberg (produit du CFR, Skull & Bone, Pelgrim, etc.)). Conformément au PSS, les réseaux talmudistes accaparent tout l'or du monde afin qu'il soit monopolisé entre leurs seules mains et ne serve plus de réserve et de référence aux nations.

Globalement, nous assistons depuis le 18ème siècle (des Lumières...) à la mise en place des divers phases de l'Anti-Christ, telles qu'elles sont prophétisées avec beaucoup de justesse (guerres, famines, tremblement de terre, Apostasie, Trône de Dieu souillé, rébellion des jeunes et des femmes, mépris des "anciens"et des vieux, etc.).

C'est également un "effet de manche" pour occulter leur génocide actuel avec la complicité active de l'OMS (guerre bactério-chimique contre l'humanité, H1/N1, etc.) et dont les gouvernements sont autant acteurs que complices .

Il n'y a qu'une seule issue, pour celles et ceux qui connaissent la "Porte étroite". Maranatha. Que Dieu vous garde.


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