Sciences et croyances

Espace bruyant – Espace électrique



Vendredi 4 Septembre 2009

Espace bruyant – Espace électrique

Le ballon avec les instruments embarqués d’ARCADE.
Crédit : NASA/ARCADE/Roen Kelly

Thunderbolts, Tom Wilson, 3 septembre 2009


      Étayé par les données d’un ballon d’hélium de haute altitude financé par la NASA, un récent communiqué de presse annonce que la mesure du bruit de fond radio est plus de six fois ce qui était « attendu. »


      Les chercheurs en sciences spatiales de la NASA et de l'UC Berkeley ont annoncé dernièrement que les résultats de Absolute Radiometer for Cosmology, Astrophysics and Diffuse Emission (ARCADE) consistent en la découverte d’émissions radio étonnamment puissantes venant du fond cosmique. La surprise totale des enquêteurs devant cette découverte ne fait aucun doute.


      Les chercheurs s'attendaient à identifier le faible bruit de fond radio de la formation des étoiles tôt après le Big Bang. Mais, selon le chercheur principal, Alan Kogut, « Au lieu des faibles signaux que nous espérions détecter, il y a ce bruit retentissant six fois plus fort que ce qui avait été prévu. »


      Selon les enquêteurs, aucune théories n’explique le niveau exceptionnellement élevé du signal de fond. Mais, et si l'espace intergalactique était une source d'émission radio synchrotron ?


      Conçu pour monter jusqu’à 39.000 mètres (120.000 pieds), ARCADE est le premier instrument assez sensible pour détecter ce signal radio. Ses récepteurs radio sont immergés dans 1890 litres (500 gallons) d'hélium liquide, qui les maintiennent à 2,7 Kelvin (2,7 degrés au-dessus du zéro absolu) pour améliorer leur sensibilité.


      Pour déterminer la valeur véritable du bruit de fond radio, les recherches doivent soustraire les sources de bruits connues. C'est difficile, en plus d'être truffé de suppositions et d’erreurs potentielles. Néanmoins, et si l'espace intergalactique n’était pas neutre dans le domaine radio, et s’il y avait une source dont ils n’ont pas tenu compte ?



Lobes radio se développant depuis la galaxie « active » Centaurus A.
Crédit : (Optique) télescope spatial Hubble, (radio) Very large Array.


      Et si les galaxies étaient formées, animées et reliées par des courants de Birkeland qui s'étendent sur des milliards d'années-lumière ? Les champs alignés des courants de Birkeland sont des formations prévisibles et incontournables du plasma diffus. Il a été suggéré que l’intensité des courants peut aller jusqu'à un milliard d’ampères (Peratt, 1990).


      Selon Peratt (1990), le diamètre d'un courant typique peut être de l'ordre de 100.000 années-lumière et il peut être séparé d'un courant voisin d'à peu près la même distance. La longueur des courants (en se basant sur leurs homologues en laboratoire) peut dépasser 10 milliards d'années-lumière avec une longueur moyenne de 100 millions d'années-lumière.


      Comme le souligne Peratt dans son document, les courants, qui fusionnent et s’enroulent les uns autour des autres en « cordes magnétiques, » ne sont pas eux-mêmes observables. Mais la matière qu'ils attirent et qui forme des filaments tout au long de leur parcours, permet de les détecter. Le plasma cosmique très ténu s’organisera lui-même en structure cellulaire plasmatique, parcourue en surface de courants filamenteux qui concentreront la matière diffuse.


      Il serait raisonnable d’avancer que le bruit de fond radio exceptionnellement puissant observé par ARCADE doit être plus fort que ce à quoi l’on devrait s’attendre, car il y a une source [de bruit] possible qui n'a pas été soustraite : les courants de Birkeland intergalactiques. Tant que les astronomes continueront à envisager les galaxies comme des îles indépendantes dans l'espace, ils rateront une grosse pièce du puzzle.


      Le volume immensément grand de l'espace intergalactique pourrait avoir une activité électromagnétique. Les courants de Birkeland intergalactiques émettent un rayonnement synchrotron. Il est certes bien moins intense que la plus énergique striction longitudinale galactique ou stellaire, mais il existe malgré tout.


      Comme l’a déclaré Philip Lubin, l'un des membres de l'équipe de l'étude d’ARCADE : « L'univers continue de nous étonner et de nous ravitailler en nouveaux mystères. C’est comme un grand puzzle dont on nous remet peu à peu les pièces, de sorte que nous puissions finalement voir à travers le brouillard de notre confusion. »


      Une grande partie de cette confusion découle de ne pas comprendre que nos aurores polaires terrestres, que les courants de Birkeland dans leur immense échelle de grandeur, sont des éléments très actifs de la vie électrique de l'Univers.



Original : thunderbolts.info/tpod/2009/arch09/090903noisy.htm
Traduction copyleft de Pétrus Lombard publiée par Alter Info


Articles apparentés


Article précédent :
Le LIGO colporte encore d’absurdes salades démentielles pour dépenser Ou comment flouer le contribuable grâce à Einstein

Avant-dernier suivi du résumé et du lien de tous les autres articles :
De Ptolémée à la matière mystérieuse (suite)




Vendredi 4 Septembre 2009


Nouveau commentaire :

Actualité en ligne | International | Analyse et décryptage | Opinion | Politique | Economie | Histoire et repères | Sciences et croyances


Publicité

Brèves



Commentaires