Après la Bretagne, Les Pays de la Loire sont la deuxième région française pour la pêche. Avec 12 ports de pêche, 441 navires et 1228 marins, la région représente 9 % de l’activité de pêche française.
Au regard de ces chiffres et de l’évolution de la profession, on comprend pourquoi le respect des pratiques de pêche pesait lourd (20 %) dans le cahier des charges relatif à l’implantation des deux parcs éoliens offshore au large de l’île d’Yeu et de Noirmoutier. Une consultation régionale était incontournable : il s’agissait de s’assurer que les projets candidats n’entravaient pas la pratique des pêcheurs sur le terrain.
Les marins pêcheurs ont donc donné leur avis, après examen des propositions des deux consortiums en lice (EDF Energies Nouvelles/WPD/Alstom/WDP versus GDF Suez/Areva). Le comité régional des pêches et élevages marins des Pays de la Loire (COREPEM) a clairement fait connaître sa préférence pour le premier dans un communiqué officiel : « Les professionnels ont voté à l’unanimité pour le projet qu’ils ont jugé le moins impactant pour leurs activités : celui d’EDF/WPD/Alstom », écrit José Jouneau, président du COREPEM.
« Je tiens par ailleurs à souligner que WPD travaille, et cela depuis de nombreuses années, en étroite collaboration avec les professionnels de la pêche des différents ports concernés (…). Au cours de ces années, le respect entre les différents acteurs s’est instauré et, lorsque l’on parle de travailler pour les générations futures, la notion de confiance ne se quantifie pas en termes de promesses, mais bien sur des valeurs et des faits », avait-il ajouté.
En effet, la proposition d’EDF et WPD, fruit de 7 années de concertations avec les acteurs locaux, a pris soin d’intégrer les préoccupations pratiques des marins pêcheurs. Elles concernaient d’abord l’emprise du parc sur le domaine de pêche. La surface totale présentée par EDF est de 75 km2 contre 83 km2 pour GDF. EDF a également répondu aux inquiétudes relatives au positionnement des éoliennes en faisant en sorte de respecter les lignes TORAN (système de positionnement géographique des pêcheurs). Les éoliennes de GDF en revanche, installées en quinconque, risquent de considérablement gêner la circulation des chalutiers. Enfin, le plan de câblage de GDF pose également problème, car en croisant les lignes des machines il augmente le risque de croche, ce qu’ont évité les ingénieurs d’EDF.
Mercredi 2 avril, la Commission de régulation (CRE) de l’énergie aurait donné un avis consultatif sur le dossier de ce deuxième appel d’offres favorable à l’offre de GDF Suez. Une rumeur de recommandation qui est parvenue jusqu’aux oreilles du COREPEM. Le comité a immédiatement réagi : « Si ces rumeurs étaient fondées, cela prouverait une fois de plus que l’avis éclairé des marins pêcheurs compte pour “valeur négligeable”, a déploré le président du comité, qui a également rappelé les différents arguments objectifs qui l’avaient poussé à choisir l’offre d’EDF.
“Nous faisons donc confiance au Gouvernement pour qu’il attribue cet appel d’offres sur des critères pratiques qui tiennent compte des réalités de terrain”, conclut le COREPEM dans son communiqué. S’il passait outre l’avis des marins pêcheurs, le nouveau Gouvernement mené par Manuel Valls risquerait bien d’attiser leur colère et d’envenimer un dossier par ailleurs déjà sensible.
À juste titre. Les professionnels de la pêche sont déjà confrontés à des difficultés suffisamment lourdes sans qu’ils aient encore à connaître des entraves supplémentaires avec le développement des parcs éoliens sur leur zone de pêche. Ils vivraient par ailleurs très mal le fait de voir leur avis réduit à peau de chagrin, comme s’ils n’avaient pas voix au chapitre dans cette affaire.
Au regard de ces chiffres et de l’évolution de la profession, on comprend pourquoi le respect des pratiques de pêche pesait lourd (20 %) dans le cahier des charges relatif à l’implantation des deux parcs éoliens offshore au large de l’île d’Yeu et de Noirmoutier. Une consultation régionale était incontournable : il s’agissait de s’assurer que les projets candidats n’entravaient pas la pratique des pêcheurs sur le terrain.
Les marins pêcheurs ont donc donné leur avis, après examen des propositions des deux consortiums en lice (EDF Energies Nouvelles/WPD/Alstom/WDP versus GDF Suez/Areva). Le comité régional des pêches et élevages marins des Pays de la Loire (COREPEM) a clairement fait connaître sa préférence pour le premier dans un communiqué officiel : « Les professionnels ont voté à l’unanimité pour le projet qu’ils ont jugé le moins impactant pour leurs activités : celui d’EDF/WPD/Alstom », écrit José Jouneau, président du COREPEM.
« Je tiens par ailleurs à souligner que WPD travaille, et cela depuis de nombreuses années, en étroite collaboration avec les professionnels de la pêche des différents ports concernés (…). Au cours de ces années, le respect entre les différents acteurs s’est instauré et, lorsque l’on parle de travailler pour les générations futures, la notion de confiance ne se quantifie pas en termes de promesses, mais bien sur des valeurs et des faits », avait-il ajouté.
En effet, la proposition d’EDF et WPD, fruit de 7 années de concertations avec les acteurs locaux, a pris soin d’intégrer les préoccupations pratiques des marins pêcheurs. Elles concernaient d’abord l’emprise du parc sur le domaine de pêche. La surface totale présentée par EDF est de 75 km2 contre 83 km2 pour GDF. EDF a également répondu aux inquiétudes relatives au positionnement des éoliennes en faisant en sorte de respecter les lignes TORAN (système de positionnement géographique des pêcheurs). Les éoliennes de GDF en revanche, installées en quinconque, risquent de considérablement gêner la circulation des chalutiers. Enfin, le plan de câblage de GDF pose également problème, car en croisant les lignes des machines il augmente le risque de croche, ce qu’ont évité les ingénieurs d’EDF.
Mercredi 2 avril, la Commission de régulation (CRE) de l’énergie aurait donné un avis consultatif sur le dossier de ce deuxième appel d’offres favorable à l’offre de GDF Suez. Une rumeur de recommandation qui est parvenue jusqu’aux oreilles du COREPEM. Le comité a immédiatement réagi : « Si ces rumeurs étaient fondées, cela prouverait une fois de plus que l’avis éclairé des marins pêcheurs compte pour “valeur négligeable”, a déploré le président du comité, qui a également rappelé les différents arguments objectifs qui l’avaient poussé à choisir l’offre d’EDF.
“Nous faisons donc confiance au Gouvernement pour qu’il attribue cet appel d’offres sur des critères pratiques qui tiennent compte des réalités de terrain”, conclut le COREPEM dans son communiqué. S’il passait outre l’avis des marins pêcheurs, le nouveau Gouvernement mené par Manuel Valls risquerait bien d’attiser leur colère et d’envenimer un dossier par ailleurs déjà sensible.
À juste titre. Les professionnels de la pêche sont déjà confrontés à des difficultés suffisamment lourdes sans qu’ils aient encore à connaître des entraves supplémentaires avec le développement des parcs éoliens sur leur zone de pêche. Ils vivraient par ailleurs très mal le fait de voir leur avis réduit à peau de chagrin, comme s’ils n’avaient pas voix au chapitre dans cette affaire.




