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Entre la haine et l'amour


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Oleg Severguine
Mardi 4 Octobre 2011

Entre la haine et l'amour

Un certain nombre de médias européens n'ont pas passé sous silence le dixième anniversaire d'un événement qui, n'ayant pas de caractère officiel, fait quand-même partie des dates-clés dans les relations entre la Russie et l'Alliance atlantique. Le 3 octobre 2001 Vladimir Poutine, alors président de la Russie, et George Robertson, le secrétaire général de l'Alliance atlantique, ont annoncé la mise en place d'un «organe de travail» ayant pour but d'«élargir, renforcer et améliorer la coopération entre les deux parties».

Cet «organe de travail» a été effectivement mis en place l'année suivante sous le nom du «Conseil Russie-OTAN», en conformité avec la déclaration de Rome proclamant «des relations différentes» entre la Russie et l'OTAN. Il faut préciser que le Conseil est une initiative de l'Alliance atlantique. L'Occident semblait avoir enfin entendu que Moscou est prêt à coopérer, avouait par la suite Vladimir Poutine.

Ces dix années, qui se sont écoulées depuis la mise en place du Conseil, sont les «dix ans de désaccord» pour certains analystes. Inutile d’énumérer tous les dossiers, sur lesquels la Russie et l'OTAN ne sont pas d'accord. Ni l'une, ni l'autre n'ont pas su trouver une langue commune. Si la Russie n'est plus un ennemi pour l'Alliance atlantique, elle est loin de devenir son ami, estime le président du Comité des affaires internationales de la Douma d'Etat russe, Konstantin Kossatchev. Tout cela fait que la Russie se retrouve souvent piégée par les actions de l'OTAN dans différentes parties du globe.

«Pour moi ce sont les Etats-Unis et l'OTAN qui sont responsables de la dégradation des relations, surtout avec l'opération en Irak, menée malgré les protestations de la Russie et certains pays amis des Etats-Unis», indique Alexeï Arbatov, le directeur du Centre de sécurité internationale de l'Institut de l'économie mondiale et des relations internationales. «Ceux-ci se sont retirés du Traité ABM et ont décidé d'élargir l'OTAN à l'Est jusqu'à la frontière russe. L'Alliance atlantique n'a pas ratifié la version adaptée du Traité sur les forces conventionnelles en Europe. Tout cela a fait que depuis 2001 on assiste à une dégradation progressive de nos relations».

Le verre est-il à moitié plein, ou vide ? Difficile à dire. Mais ce qui reste toujours vrai, ce sont les paroles prononcées par Vladimir Poutine il y a dix ans : la Russie est pour la coopération.

french.ruvr.ru



Mardi 4 Octobre 2011


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