Propagande médiatique, politique, idéologique

Entent-on parfois la vérité ?



Vendredi 8 Janvier 2010

Entent-on parfois la vérité ?

VDARE, Paul Craig Roberts, 7 janvier 2010


      Que devons-nous penser des complots manqués, avec des sous-vêtements, du dentifrice, du shampooing et une bouteille d’eau, servant de bombes ? Et de celui à la chaussure piégée ? Ces complots maladroits et invraisemblables, visant à abattre des avions de ligne, semblent bien éloignés de l’habileté d'Al-Qaïda dans la réussite du 11/9 en dépit des difficultés.


      Si l'on en croit le gouvernement étasunien, Khalid Sheikh Mohammed, le présumé « cerveau » d'Al-Qaida derrière le 11/9, a déjoué la CIA, la NSA, en fait l'ensemble des 16 agences de renseignement des États-Unis ainsi que celles de tous ses alliés, dont le Mossad, le Conseil de sécurité nationale, le NORAD, le contrôle du trafic aérien, la sécurité aéroportuaire à quatre reprises en une seule matinée, et Dick Cheney, et, avec des pilotes non qualifiés et inexpérimentés a réussi des prouesses de pilotage confirmées pour écraser les avions de ligne détournés sur les tours du World Trade Center et le Pentagone, où une batterie de défense aérienne ultramoderne a en quelque sorte échoué dans sa fonction.


      Après une réussite aussi stupéfiante, Al-Qaida aurait attiré dans son business les meilleurs esprits, mais se serait plutôt cantonnée à des cascades d'amateurs.


      L'intrigue aux caleçons piégés se joue à fond sur les médias TV et en particulier sur la chaîne Fox « News. » Après avoir lu récemment que le Washington Post avait permis à un lobbyiste d’écrire un bulletin d’information qui prêche l'intérêt du lobbying, je me demandais si les fabricants de scanners intégraux ne seraient pas derrière la lourde couverture médiatique sur les slips piégés, s’ils ne seraient pas à l'origine du complot lui-même. Aux États-Unis tout est à vendre. L'intégrité s’en est allée au fil du vent.


      J'ai lu dernièrement une chronique signée par un auteur qui a une théorie valable au sujet du kamikaze aux sous-vêtements piégés, qui serait Nigérien et auraient été formés par Al-Qaïda au Yémen. Comme les États-Unis sont impliqués dans une guerre non déclarée au Yémen, sur laquelle le public et le Congrès n’ont été ni informés ni consultés, l'intrigue à la bombe dans le caleçon fournit un prétexte commode pour une nouvelle guerre de Washington, indépendamment du fait qu'il s'agisse d'un attentat réel ou d'un coup monté.


      Dès que vous commencez à vous demander quel ordre du jour est servi par les événements et leur manipulation médiatique, d'autres choses viennent à l'esprit. Par exemple, en juillet dernier, un bulletin d’information indiquait que le gouvernement du Yémen avait démantelé une cellule terroriste opérant sous la supervision des services de renseignements israéliens. Selon ce communiqué, le Président yéménite Ali Abdullah Saleh a déclaré à agence de presse Saba qu'une cellule terroriste a été arrêtée et que le dossier a été soumis aux autorités judiciaires « pour ses liens avec les services secrets israéliens. »


      Se pourrait-il que le kamikaze au slip piégé ait été l'une des recrues terroristes israéliennes ? Israël a certainement intérêt à maintenir les États-Unis pleinement engagés militairement contre tout adversaire potentiel à son expansion territoriale.


      Cette pensée m’a rappelé mes études russes à l'Université d'Oxford, où j'ai appris que la police secrète du tsar, faisait sauter des bombes afin de pouvoir accuser ceux qu'elle voulait arrêter.


      Je me suis ensuite souvenu de Francesco Cossiga, le Président de l'Italie de 1985 à 1992, qui révéla l'existence de l'Opération Gladio, une opération sous fausse bannière, sous les auspices de l'OTAN, qui réalisa des attentats à travers l'Europe dans les années 60, 70 et 80. Ces attentats furent attribués aux Communistes et servirent à discréditer les partis communistes dans les élections.


      Une enquête parlementaire italienne découvrit le fait que les attentats étaient supervisés par la CIA. L’agent de Gladio Vincenzo Vinciguerra déclara dans son témoignage sous serment que les attentats prenaient pour cible des civils inoffensifs, dont des femmes et des enfants, afin de « forcer le public à se tourner vers l'État pour demander une plus grande sécurité. »


      Quelle coïncidence ! C'est exactement ce que le 11/9 a réussi à faire aux États-Unis


      Chez les bien-pensants et les crédules en Occident, il est toujours supposé que le gouvernement représente l'intérêt national. Les partis politiques gardent ce mythe en vie en se disputant au sujet de quel est celui d’entre eux qui représente le mieux l'intérêt public. En vérité, le gouvernement représente des intérêts privés, ceux des titulaires des charges, c’est-à-dire eux-mêmes, et ceux des groupes de pression qui financent leurs campagnes politiques. Le public ignore tout quant à l'ordre du jour réel.


      Les États-Unis et leur État fantoche allié ont entamé la guerre au Moyen-Orient et en Afghanistan en s’appuyant entièrement sur des mensonges et des supercheries. Les armes de destruction massive irakiennes n'existaient pas et les gouvernements étasunien et britannique le savaient. Des documents contrefaits, comme les « yellowcake documents » [sur les concentrés uranifères, ndt], ont été divulgués à la presse afin de créer des bulletins d’informations qui vendraient au public l'agenda de guerre du gouvernement.


      La même chose se produit aujourd’hui en ce qui concerne un programme d’armes nucléaires iranien inexistant. De faux documents divulgués au Times (de Londres), indiquant que l'Iran développe un mécanisme « initiateur nucléaire, » se sont avérés être des contrefaçons.


      Qui en profite ? De toute évidence, attaquer l'Iran est un programme israélo-étasunien, et quelqu'un fabrique des « preuves » pour le soutenir, tout comme ce fut révélé par la fuite du « Mémo secret de Downing Street » pour le cabinet britannique, qui informait le gouvernement du Premier ministre Tony Blair que le président Bush avait déjà pris la décision d'envahir l'Irak et que « les renseignements et les faits devaient être établis en fonction de la politique. »


      La complaisance des gens à croire en leurs dirigeants et aux ministères de la propagande [grands médias, ndt] qui les servent est ahurissante. Beaucoup d'Étasuniens croient que l'Iran possède un programme d'armement nucléaire en dépit de la conclusion contraire unanime de 16 agences de renseignement.


      Le vice-président Dick Cheney et les néo-conservateurs se sont battus avec un succès mitigé pour changer le rôle d'agence de renseignement de la CIA en organisme politique créateur de faits à l'appui de leur ordre du jour. Pour le régime Bush, la création de « nouvelles réalités » avait plus de valeur que la connaissance des faits.


      J'ai lu dernièrement une proposition émanant d'une personne censée favoriser l’indépendance des médias, qui déclarait que nous devons sauver la presse écrite de la faillite financière à l’aide de subventions étatiques. Ce genre de subventions asservirait complètement les médias au gouvernement.


      Même en Russie stalinienne, un système politique totalitaire où tout le monde savait qu'il n'y avait pas de presse libre, le public et le Parti communiste, crédules ou intimidés, ont permis à Joseph Staline de passer en jugement les héros de la révolution bolchevique lors de procès-spectacles, et de les exécuter en tant qu’espions capitalistes.


      Aux États-Unis nous produisons nos propres procès-spectacles. Celui de Sheikh Mohammed en est un grandiose. Comme Chris Hedges l’a récemment fait observer, à partir du moment où le gouvernement utilise des musulmans diabolisés pour faire marcher le nouveau système judiciaire (sic), nous allons être les prochains.



Original : vdare.com/roberts/100107_truth.htm
Traduction copyleft de Pétrus Lombard




Vendredi 8 Janvier 2010


Commentaires

1.Posté par Ahmed le 08/01/2010 22:26 | Alerter
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Comme il est agréable, l'accent de la vérité!

2.Posté par edouard le 09/01/2010 12:57 | Alerter
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3.Posté par dik le 09/01/2010 15:47 | Alerter
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Comme l'intrigue aux caleçons et les chaussures piégés ne suffisait pas, les mêmes médias annoncent avec une forte dose de peine et de dégoût "sept civils" tués par un terroriste des talibans d'origine jordanienne qui s'est fait exploser. Or, ce kamikaze était un jeune médecin de son état (32 ans) qui a noyauté les RG jordaniens et la CIA durant un an avant de pouvoir réunir sept gros navets de ces puissants organismes désignés dans les infos comme "civils". Le jeune kamikaze a, en fait, porté à la CIA l'un des coups les plus durs de son histoire depuis une décennie et cela, il n'y aurait peut-être qu'Al Jazira qui le rapporterait avec témoignages et vidéos à l'appui!

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