Sciences et croyances

Engins volants de tous types


La 3ème édition du Forum international UVS-TECH 2009 a donné l'occasion aux ingénieurs russes de présenter différents projets d'engins volants, voire même de soucoupes volantes. Les machines proposées, avec ou sans pilote, peuvent aller d'un petit engin léger de quelques kilos à des "monstres" de 250 m de diamètre, rapportent RIA Novosti et inauka.ru.


Dimanche 8 Février 2009

Engins volants de tous types
Aéronautique/ astronomie/ biologie/ Antarctique
Engins volants de tous types




Le Centre scientifique et technique RISSA a mis au point un engin volant sans pilote (EVSP) totalement automatique, sorte d'hybride entre l'avion et l'hélicoptère. Ces appareils, appelés en russe "vertikalki", ressemblent extérieurement à des soucoupes volantes, leur hélice, comme tous les autres instruments, étant intégrés dans le corps de l'appareil, explique le directeur général et constructeur général de RISSA, Evguéni Yantchouk. Ce sont des sortes de drones, utilisables notamment par l'armée.

Ces appareils sans pilote sont totalement automatiques. Toutes les fonctions, du décollage à l'atterrissage, peuvent être effectuées en régime automatique, avec possibilité de passer en régime manuel si nécessaire. Le principe du pilotage est proche de celui du guidage des fusées. Aucun pays au monde ne possède des appareils sans pilote de ce type, pas même Israël", affirme Evguéni Yantchouk. "Nos EVSP surpassent également tous les appareils étrangers par leurs caractéristiques de vol. Ils n'ont pas besoin de pistes d'atterrissage, ni d'aérodromes équipés. Ils peuvent se poser dans un champ".

Toute une gamme de drones de ce type a été développée, allant d'appareils extrêmement petits, d'un poids au décollage de 3 kilos, aux appareils de classe moyenne (oscillant entre 5 et 30 kilos) et aux poids lourds évoluant à une altitude élevée, destinés à résoudre des objectifs stratégiques. Ces "poids lourds" ont pour atout, notamment, que leur altitude de vol les rend totalement invisibles aux moyens de défense antiaérienne de l'ennemi.

Evguéni Yantchouk n'a toutefois pas voulu expliquer pourquoi, compte tenu de la qualité exceptionnelle de ses appareils, les militaires russes ont acheté des EVSP à Israël, et non à son entreprise.

Le ministère de la Défense pourrait être intéressé par un autre appareil volant, sur lequel travaillent actuellement des spécialistes russes. Cet engin, déjà baptisé Lokomskaner, rappelle sur les dessins une soucoupe volante. Selon ses concepteurs, le diamètre de cette machine devrait être de 250 m, et sa hauteur de 100 m. Ce géant pourrait embarquer une charge utile d'un millier et demi de tonnes.

Cet appareil combine les avantages d'un avion, d'un hélicoptère et d'un aérostat : il peut se déplacer en ligne droite, faire demi-tour, descendre vers un point précis, atterrir à la verticale. Sa forme lui assure une bonne stabilité même en cas de forts vents. Toutes ces qualités en feront un instrument irremplaçable pour travailler dans les régions difficiles d'accès.

Selon un de ses concepteurs, Igor Trifonov, les possibilités du Lokomskaner ont déjà attiré l'attention de possibles commanditaires tant en Russie qu'à l'étranger. Outre les grosses compagnies d'hydrocarbures, qui pourraient transporter des installations de forage grâce à cet aérostat, cet engin intéresse aussi le ministère russe des Situations d'urgence et celui de la Défense, ainsi qu'une société française travaillant dans le lancement de satellites.

Le ministère russe de l'Intérieur se montre pour sa part très intéressé par le Dozor-4, un nouvel avion sans pilote, qui rappelle un peu un appareil d'aéromodélisme, en plus gros. Mais ce n'est pas pour jouer que les gardes-frontières russes entendent l'utiliser. Ils l'ont testé déjà avec succès à l'automne dernier au Daguestan. Cet appareil a fait étalage alors de toutes ses possibilités. Il se commande facilement depuis le sol à l'aide de manettes servant à le guider, gérer le moteur et faire pivoter la caméra embarquée. A la différence des autres appareils russes conçus à ce jour, dont la durée de vol est limitée à deux heures, le Dozor-4 peut demeurer en vol huit heures durant. Les gardes-frontières envisagent très sérieusement de créer une unité reposant sur cette machine. 12 appareils supplémentaires ont d'ores et déjà été commandés pour des tests plus approfondis.

L'Institut aéronautique de Moscou (MAI) a quant à lui présenté le Voron, un nouveau type d'hélicoptère sans pilote : il est doté d'une hélice principale (le rotor de sustentation) en forme de "X", ce qui constitue une première mondiale. D'ordinaire, les rotors de cette forme sont situés sur la queue des hélicoptères. L'engin conçu par les ingénieurs du MAI est de petite taille (il ne pèse que 38 kilos), mais il est capable d'emporter plus d'une cinquantaine de kilos. Son rotor en "X" lui confère, aux dires de ses concepteurs, des qualités exceptionnelles. Cet appareil est, selon eux, aussi maniable qu'un hélicoptère sportif tout en ayant la résistance d'un hélicoptère de transport de fret. Il peut fonctionner en régime aussi bien automatique que manuel.


Un observatoire pour mieux détecter les "déchets spatiaux"

Les astronomes de l'Observatoire astrophysique de l'Oussouri vont pouvoir se spécialiser, grâce aux nouveaux équipements dont ils ont été dotés, dans l'étude des "déchets spatiaux" et autres débris d'objets célestes, rapporte RIA Novosti.

Les scientifiques de l'Observatoire astrophysique de l'Oussouri, dépendant de la Section extrême-orientale de l'Académie des sciences russe, ont commencé à réaliser des observations à l'aide de nouveaux télescopes qui leur permettront, entre autres, de suivre "les déchets spatiaux", qui constituent de dangereux satellites artificiels de la Terre, a déclaré à RIA Novosti Guennadi Kornienko, chef d'un des laboratoires de cet observatoire (*).

"Les scientifiques ont reçu trois nouveaux télescopes. Pour l'instant, on ne réalise des observations que sur deux d'entre eux. On pense que le troisième pourra commencer à fonctionner au printemps ou à l'été, après le montage et les réglages", a déclaré Guennadi Kornienko. Ces nouveaux instruments serviront prioritairement à effectuer des tâches concrètes.

"De nombreux engins spatiaux, parvenus en fin de vie, se sont accumulés dans l'orbite circumterrestre. Cette enveloppe de déchets spatiaux est assez dense, et des collisions sont possibles entre un de ces déchets et les engins spatiaux en fonctionnement", a poursuivi le chercheur. "L'espace proche n'est pas capable de s'auto-nettoyer, et les déchets spatiaux représentent une menace pour les engins spatiaux en service".

On discute beaucoup, aujourd'hui, du danger que présentent pour la Terre les comètes et les astéroïdes, a souligné le chercheur. C'est pourquoi il est très important de connaître en temps et heure les orbites de ces corps célestes. Ces nouveaux équipements aideront les scientifiques à résoudre ces problèmes, a-t-il ajouté.

"Les nouveaux télescopes aideront les chercheurs à résoudre des problèmes astrophysiques, a également indiqué Guennadi Kornienko. Nous prévoyons de procéder à des recherches et des observations optiques de sources liées aux sursauts gamma". Ces télescopes sont des plus modernes, et leurs caractéristiques permettront d'observer les objets se déplaçant rapidement.

(*) Situé dans le territoire du Primorié, l'observatoire de l'Oussouri a été créé en 1953 pour procéder à des observations régulières du Soleil et de l'activité solaire. Il comprend actuellement un laboratoire de l'activité solaire et des liens Soleil-Terre, un laboratoire des champs magnétiques solaires ainsi qu'un groupe de chercheurs travaillant sur les recherches astrophotométriques et un autre groupe s'intéressant au champ géomagnétique.


Des bactéries qui prolongent la vie ?

Sans qu'ils soient capables d'expliquer ce phénomène, des chercheurs russes estiment que de très vieilles bactéries conservées dans la merzlota pourraient avoir la capacité de prolonger la vie, rapporte le site nkj.ru.

Les scientifiques s'intéressent depuis longtemps aux micro-organismes "fossiles" qui se trouvent dans les sols éternellement gelés et dont l'âge est estimé à plusieurs millions d'années. La capacité de vie exceptionnelle de ces bactéries demeure pour l'instant inexpliquée. Selon les chercheurs de l'Université pétrogazière d'Etat de Tioumen et de l'Institut de biologie chimique et de médecine fondamentale de la Section sibérienne de l'Académie des sciences russe, des fragments d'ADN, même de petite taille, ne peuvent se conserver plus d'une dizaine de milliers d'années dans des conditions climatiques "normales", et pas plus d'une centaine de milliers d'années dans les régions froides. Et la capacité de la chaîne ADN à transmettre des informations ne se maintient, au mieux, que pendant quelques centaines d'années. Autrement dit, les micro-organismes "fossiles" conservent leur capacité vitale grâce à des mécanismes inconnus à ce jour.

Les chercheurs sibériens ont décidé d'étudier l'influence de ces très vieilles bactéries sur les organismes supérieurs, et notamment sur leur système immunitaire et leur longévité. Pour ce faire, ils ont prélevé sur le Mont des mammouths (région de Verkhoïano-Tchoukotka, Yakoutie) des échantillons de micro-organismes de la variété Bacillus dans des couches de sol gelé vieilles d'environ 3,5 millions d'années. Cette culture possède une résistance élevée aux facteurs défavorables du milieu environnant. Les auteurs de cette étude ont testé l'activité biologique de cette culture sur une cible classique - la mouche drosophile (Drosophila melanogaster). Il s'est avéré, au cours de ces expériences, que la fertilité de ces mouches baissait, mais que leur durée de vie s'allongeait : le pourcentage de mouches ayant survécu plus de 24 jours (jusqu'à 42 jours pour certaines) a augmenté par rapport aux individus de contrôle. (Les auteurs de l'expérience n'ont pas dévoilé le procédé utilisé pour "traiter" les mouches drosophiles avec les bactéries.)

Les chercheurs en ont tiré la conclusion que la culture bactérienne possédait des propriétés géroprotectrices, autrement dit qu'elle était capable de freiner les processus du vieillissement. Les chercheurs soulignent, toutefois, que ces investigations ne peuvent être considérées que comme préalables et requièrent d'être poursuivies. Ils estiment, par ailleurs, que cette aptitude des micro-organismes provenant de la merzlota à conserver leurs capacités vitales pendant des millions d'années ne saurait être exploitée sans que le mécanisme de cette conservation ne soit élucidé.


Le forage du lac Vostok à un tournant

Le forage visant à parvenir, à travers la calotte antarctique, au lac sous-glaciaire Vostok, est arrêté depuis 2007, suite à une avarie matérielle. Le responsable de l'expédition antarctique russe a confié qu'une solution pourrait être trouvée, rapporte le site nkj.ru.

Le projet scientifique exceptionnel consistant à essayer d'atteindre les eaux du lac Vostok (*) en perçant la calotte glaciaire au moyen d'un forage superprofond a été ajourné sine die pour des raisons techniques. C'est ce qu'a rappelé lors d'un point de presse à Saint-Pétersbourg Valéri Loukine, chef de la mission antarctique russe et directeur adjoint de l'Institut de recherche arctique et antarctique du Comité d'Etat de météorologie de Russie. "Le front d'attaque du forage se trouve actuellement à 3 668 m de profondeur", a-t-il précisé.

Alors qu'ils espéraient retirer en 2007 les derniers mètres de carotte glaciaire du forage réalisé au-dessus des eaux du lac, arrivés à presque 4 km de profondeur, les scientifiques avaient dû se rendre à l'évidence : la progression était stoppée. La formation d'énormes cristaux, d'une taille d'un mètre et demi, avait eu raison du matériel de forage : thermoforeuse coincée, treuil et câble rompus. Toutes les tentatives de résoudre le problème sont demeurées vaines.

Des experts du forage et spécialistes russes du Pôle procèdent actuellement à une ultime tentative de retirer le matériel endommagé en injectant de l'éthylèneglycol. Rappelons qu'il ne reste plus que 85 m à forer (avec une marge d'erreur dans les calculs de plus ou moins 20 m) pour atteindre les eaux du lac.

S'il s'avère impossible de remonter à la surface la thermoforeuse hors d'usage, a indiqué Valéri Loukine, les spécialistes tenteront de forer un nouveau puits, à partir d'un point situé à environ 3 580 m de profondeur (autrement dit, à un peu moins d'une centaine de mètres au-dessus du lieu de l'incident). Le nouveau forage "bifurquera", en quelque sorte, pour éviter le point d'engorgement du précédent forage. Les spécialistes tenteront pour ce faire d'engrener un engin de forage en bas.

Valéri Loukine a rappelé que la Russie et la France ont signé en 2004 un accord instituant le GDRE (Groupement de recherche européen) Vostok, qui a pour but d'étudier par carottage les archives climatiques et les micro-organismes conservés dans la glace au-dessus du lac sous-glaciaire Vostok.

Le chef de la mission a noté que l'expédition antarctique russe n'échappait pas à la crise mondiale et que ses moyens seraient réduits d'environ 21 à 22 % en 2009. Toutefois, a-t-il ajouté, les options prioritaires du programme de recherche de l'Antarctique ne devraient pas connaître de changements substantiels.

(*) On estime que le lac d'eau douce Vostok est vieux de 450 000 ans. L'isolement total, depuis des centaines de milliers d'années de ce plan d'eau, d'une taille comparable au lac Ontario, suscite la forte curiosité des chercheurs, qui espèrent y découvrir des formes de vie inconnues. La communauté scientifique mondiale considère ce lac sous-glaciaire comme la dernière grande découverte géographique mondiale du XXe siècle.


Dimanche 8 Février 2009


Commentaires

1.Posté par 1200μ le 09/02/2009 03:57 | Alerter
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azgral
bel article !
il faut pas trop se laisser impressioner par les soucoupes volantes terrestres, ils existent depuis l'"epoque nazi", projets (documents, materiels et chercheurs nazis) recuperées par la NASA-CIA fin 2nd guerre mondiale comme certains temoignages et photos le prouvent.

pour les bacteries qui combattent le viellissement...les russes ont surement utilisé des techniques de recombinaison et de conjugaison d'ADN pour ajouter aux drosophile (espece choisi dans different essai genetique - comme les rats pour les essais clinique - pour son ADN tres simple et facile à manipuler, ce qui explique leurs choix) des "genes" d'une façon aléatoire , les resultats peuvent etre concluant au bout de quelques mois.

2.Posté par 1200μ le 09/02/2009 04:03 | Alerter
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azgral
il ne faut aussi oublier de compter 15 à 20 ans de decalage entre les technologies et les recherches secretes (essentielment militaires et sécuritaires) et ce qu'on nous donne pour cuire nos oeufs et ce qu'on nous devoile dans les magazines de science pour nous vendre des produits cosmeticks.

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