Palestine occupée

En réponse au discours de Netanyahu


Dans un discours politique essentiel faisant suite au semblant de pression US pour une démarche de paix au Moyen-Orient, le droit au retour, pilier fondamental pour une paix durable dans le conflit israélo-palestinien, est gravement menacé par la vision d’un Etat palestinien exposée par le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.
Par The Palestinian Return Centre


Mercredi 17 Juin 2009

Un réfugié palestinien montre les titres de propriété de sa maison et de sa terre, dans ce qui est appelé aujourd'hui
Un réfugié palestinien montre les titres de propriété de sa maison et de sa terre, dans ce qui est appelé aujourd'hui
Déclarant pour la première fois qu’il accepterait un Etat palestinien indépendant, ses ouvertures de paix, chaudement applaudies aux USA, énoncent des conditions pour le côté palestinien, sans concession substantielle pour le côté israélien.

Le « droit au retour », que Netanyahu méprise si aisément dans son discours, est pour les réfugiés palestiniens le pilier central de tout paix durable, reconnu par diverses résolutions de l’ONU et par le droit international. « C’est un droit fondamental des Palestiniens, et malgré toute la pression de la communauté internationale, toute initiative de paix qui dérogerait à cette formule échouera lamentablement, » dit Majed Al Zeer, directeur du Centre Palestinien pour le Retour.

La vision du premier ministre israélien sur un Etat palestinien est un affront à toute solution pacifique viable. Son discours rejette la paix avec les Palestiniens lorsqu’il rejette ouvertement le droit des réfugiés palestiniens, qui ont fuit la brutalité israélienne et ont été forcés de quitter leurs maisons pendant la guerre de 48, à revenir dans leurs maisons ancestrales.

L’expression la plus fondamentale du droit au retour se trouve dans l’article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, qui stipule que « Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays. » Il est aussi soutenu par de nombreux articles et provisions de la Convention de Genève.

L’autodétermination palestinienne et le droit au retour sont deux droits inviolables en eux-mêmes et l’un ne peut être échangé pour l’autre. Ce réalignement ostensible de la politique de Netanyahu est un écran de fumée pour continuer à nier les droits des Palestiniens et maintenir le statu quo ; le droit au retour n’est pas négociable, tout comme le droit à l’autodétermination palestinienne.

« Il est évident pour tout observateur sérieux de cette hypocrisie que se débarrasser du droit au retour est le cœur de la demande de Netanyahu, » se plaint Al Zeer, « on ne cesse de dire aux Palestiniens d’abandonner toute condition préalable pour la paix, et Israël ne cesse de poser toutes sortes de pré-conditions déraisonnables aux Palestiniens. »

Le fait que ce discours ne marque également, en réalité, aucun changement majeur de la politique israélienne est notable dans l’insistance de Netanyahu que « les Palestiniens doivent reconnaître Israël comme un Etat pour le peuple juif. » Les perspectives de paix, dans une telle rhétorique, sont extrêmement sombres alors qu’il insiste sur une définition de l’Etat d’Israël ethnique et non un Etat démocratique pour tous ses citoyens. Ceci ne réfute pas seulement le droit des 4,7 millions de réfugiés à revenir dans les maisons ancestrales, mais menace également la sécurité des 2 millions de Palestiniens qui vivent en Israël sous diverses lois discriminatoires.

Il semble qu’Israël ne souhaite toujours pas sérieusement faire la paix avec les Palestiniens, sinon il ne poserait pas des conditions aussi extrémistes.

Le peuple palestinien souffre, de façon inimaginable, depuis plus de 60 ans et son rêve de toute autodétermination significative est battu en brèche par les aspirations idéalistes d’Israël, alors que la notion d’un Etat palestinien, dans l’esprit de Netanyahu, se résume à une succession de petits cantons.

Pour ajouter encore à cette tragédie, Netanyahu demande que les Palestiniens fassent davantage de sacrifices en abandonnant leur droit au retour, alors que ce droit est sacrosaint selon le droit international.

Source : The Palestinian Return Centre  
  Traduction : MR pour ISM



Mercredi 17 Juin 2009


Commentaires

1.Posté par zenbreko le 17/06/2009 18:10 | Alerter
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C' etait previsible ,israel ne quittera pas le Golan comme elle ne quittera pas les implantations en Cisjordaénie comme elle ne quittera pas les fermes dans les territoires LIbanais . Israel attent quelques choses de semblables a un 11 septembre ou a un conflit frontalier entre deux etats, ou mieux encore a une geurre contre l' Iran pour pouvoir créer un pretexte de bombarder des populations palestiniennes et libanaise et faire reculer aux calendres greques voir a jamais la solution palestinienne. Israel attend
une conflagration international et surtout dans l' Eurasie qui impliquera l' OTAN contre on ne sait qui , ou encore aggravé et intensifié la destruction du pakistan et de l' Iran, elle cherche a modifié la donne des relations internationales qui malgres les coudés franches dont elle dispose ne semblent pas lui suffire pour realiser ses plans
d' un grand Israel. C' est pour cà qu' en ce momment on sent tres bien qu' il se prepare
queque chose, israel a ennoncée les regles du jeu qui ne conviennent pas ,ni aux palestiniens ni meme aux arabes de ce fait nous sommes en face d' une situation bloquer. On s'attend par consequent a des radicalisations des positions . Les USA sont
dans un petrin economique qui ne leur permet pas d' allez en guerre ,il compte sur
l' OTAN , mais il y a un grand risque pour israel et certains pays europeens ,le hizbollah et le hamas ne se laisseront pas faire ,il y aura d' autre forces qui entreront en jeu et constitueront des fronts non negligeables. En conclusion pour israel un evenement
d'une ampleur internationale lui permet d' etre tranquille pendant une dizaine d' année
et pendant ce temp là elle enterre les palestiniens et la palestine avec, il faut regarder la verité en face et voir dans quel etat se trouve la palestine aujourd'hui par rapport a 1967 ?????? et jusqu' ou s' arretera t elle ?????.

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