L'objectif de cette visite et ces rencontres consiste à parvenir à une solution censée favoriser le soutien des pays arabes au gouvernement irakien. Un responsable américain de haut rang a déclaré à cet effet que l'Amérique demandera aux pays voisins de l'Irak de confirmer par écrit le gouvernement Maliki. Il y a quelque temps, les responsables américains en critiquant le rôle négatif d'Arabie saoudite dans le processus des évolutions en cours en Irak, ont accusé Riad de soutenir les groupes rebelles.
Les milieux américains déclarent que lors de leur rencontre avec les représentants des pays arabes, Rice et Gates leur demanderont d'adopter des positions constructives face à l'Irak et à son gouvernement. Or, justement dans un tel contexte, les médias parlent d'un projet américain de vendre 20 milliards de dollars d'armes aux pays arabes pour les exhorter à coopérer avec les plans des Etats-Unis dans la région.
Il est bien clair que les pays arabes comme l'Arabie saoudite, la Jordanie, et les Emirats arabes unis n'ont pas eu une interaction constructive avec le gouvernement irakien. De même, d'après des rapports dignes de fois, publiés par les organismes et les responsables irakiens, le rôle de ces pays se limitent à fournir argent et armes aux groupes rebelles en Irak ; et cela à telle enseigne que les responsables irakiens dont le Président et le Premier ministre les ont critiqués. En outre, l'année dernière, parallèlement aux consultations des responsables américains avec certains pays arabes, les médias ont évoqué à travers leur rapport la parfaite convergence de vue des Etats-Unis avec un certain nombre de pays arabes et des courants à l'intérieur en Irak, cherchant à planifier un plan de coup d'Etat contre le gouvernement Maliki. A présent aussi, les responsables américains insistent sur la nécessité du soutien manifeste des pays arabes au gouvernement irakien dans des conditions où les politiques stratégiques américaines en Irak visent à faire pression sur le gouvernement Maliki pour ainsi assurer les exigences de Washington dans les domaines sécuritaires et politiques comme le retour des baathistes sur la scène politique irakienne, soutenu par les pays arabes opposant au gouvernement irakien. Tout compte fait, il semble que les consultations des responsables américains avec les pays arabes ne soient pas seulement le soutien au gouvernement Maliki comme le prétendaient les médias américains ; plutôt elles seront évaluées dans le cadre d'un plan US plus vaste au Moyen-Orient qui pour sa mise en application, Washington a besoin de la coopération des pays arabes. C'est pourquoi les responsables américains ne parlent plus de la nécessité de changements et de réformes dans les pays arabes et plaident maintenant pour le dialogue avec ces pays qui, dans l'optique de Washington sont des pays non démocratiques mais modérés.