Palestine occupée

En attente d'expulsion à Jérusalem-Est : une organisation de colons tente d'occuper le quartier palestinien d'Al Sheikh Jarrah


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Depuis mercredi soir, un groupe de militants palestiniens, israéliens et internationaux campent devant le domicile d’une famille palestinienne menacée d'expulsion à Jérusalem-Est afin de protester contre l'ordre d'expulsion annoncé lundi demandant à la famille de quitter sa maison d’ici mercredi sous peine d'être expulsée de force

Par ISM


Dimanche 20 Juillet 2008


Le quartier Al Sheikh Jarrah qui a longue histoire de lutte devant la justice, a organisé un comité local afin de tenter de pour sauver la maison et ils craignent que ce ne soit que le début d'une expulsion de l'ensemble du quartier palestinien.

À l'heure actuelle, la famille et le comité de quartier sont confrontés à une guerre des nerfs, avec la, peur d'être expulsés à tout moment, alors qu’ils tentent d’annuler la décision du tribunal.


Ci-dessous, rapport d’Applied Research Institute – Jerusalem (ARIJ) sur le sujet.

La «Haute Cour de Justice" a émis un ordre d'évacuation pour l’une des 28 maisons qui doivent être évacuées et démolies dans le quartier palestinien d’Al Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est occupée.
En tant que partie occupée de la Cisjordanie, Israël n'a pas le droit de publier et d’exécuter de telles décisions, en particulier parce que Jérusalem-Est reste l’une des principales questions à négocier entre les parties palestinienne et israélienne.

La décision du tribunal israélien n'est justifiée ni juridiquement ni moralement. Toutefois, la Haute Cour de Justice mène une campagne méthodique contre les droits et l'existence même dans la ville occupée de Jérusalem-Est des Palestiniens.

L'histoire du quartier d'Al Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est occupée a commencé en 1985, lorsque le promoteur du futur quartier a obtenu illégalement le contrôle d'une propriété expropriée à un Palestinien (le Shepherd Hotel) de l’Administrateur des Biens des Absents qui a pris le contrôle de l'hôtel après la guerre de 1967, malgré le fait que les héritiers d'un propriétaire de l'hôtel (le Grand Mufti Al-Haj Amin Al-Husseni) soit encore en vie et toujours résident légal de Jérusalem.

Fin 2005, la Commission de l’Urbanisme de la municipalité israélienne de Jérusalem a autorisé la démolition du Shepherd Hotel situé à Karem Al-Mufti dans le quartier palestinien d’Al Sheikh Jarrah, - ordre qui n'a toujours pas été appliqué à ce jour-.

En plus de cela, il fallait de nombreuses autres approbations de la commission de la ville pour compléter la demande de dossier n° 11536 présentée à la municipalité israélienne de Jérusalem pour construire un ensemble de bâtiments sur 30 dunams (y compris le terrain où est situé l'hôtel), qui, à l’époque de la demande, comprenait 90 logements, un jardin d'enfants et une synagogue.

Le projet du nouveau quartier israélien créera le lien manquant entre les quartiers juifs illégaux qui s'étend du Mont Scopus (au sud de l'hôtel Shepherd) au secteur de Shim'oun Hatzdik Tomb où vivent environ 8 familles israéliennes ainsi qu’une quarantaine d’étudiants de l'école talmudique et un groupe de diverses institutions, y compris le siège de la police nationale au nord.

Le projet du nouveau quartier illégal va bien plus loin que la menace immédiate qui touche l'hôtel Shepherd et ses environs puisqu’il inclut l’ensemble du secteur appelé Karem Al-Mufti dans le quartier d’Al Sheikh Jarrah.

En plus des 30 dounams qui englobent l'hôtel Shepherd et les terres qui l'entourent, les 110 dounams de terres (pour la plupart cultivées d'oliviers) de Karem Al-Mufti sont menacés d’être classées zone résidentielle lorsque le projet de construction d’un quartier juif sera déclaré.

De tels précédents ont eu lieu dans de nombreux secteurs, dont les plus tristement célèbres sont le Mont Abou Ghanim et la colline de Shu'fat, lorsque la municipalité israélienne de Jérusalem a changé leur statut de «zones vertes» en résidentielles et sont identifiés aujourd'hui par Israël comme les colonies de Har-Homa et de Reches Shu'fat.

Les projets du nouveau quartier israélien, s’ils sont acceptés compromettront les termes de l'Accord de paix d'Oslo qui interdisent à l'une des parties dans le conflit de prendre des mesures qui pourraient modifier le résultat des négociations sur le statut final de Jérusalem

Source : http://www.palsolidarity.org/
Traduction : MG pour ISM


Dimanche 20 Juillet 2008


Commentaires

1.Posté par gustav le 21/07/2008 10:36 | Alerter
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Bonjour,

La question de Jérusalem est cruciale en effet. Il me semble qu'un notable sioniste a déclaré il y a peu que Jérusalem était une et indivisible et appartenant à Israël.
S'il suffisait de le dire ... !!!
Je rêve toujours d'un monde sans sionisme ...

Jean-Marc

2.Posté par wilhelm le 01/08/2008 23:37 | Alerter
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Oui Jean-Marc, un monde sans sionisme... je vais bien dormir avec un phrase pareille..

pour jerusalem, je suis très tolérants avec les religions, mais parfois je pense qu'un monde sans Jérusalem serait pas mal aussi.. pour être plus concret, un monde sans le ghetto "israel", serait très bien.. mais la connerie de l'homme est plus forte que la raison..

ils nous les gonfles ses sionistes.. colons ou pas..

Bien a vous, je vais au lit.. un monde sans sionisme...

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