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Elie Wiesel, un portrait critique

Profession : pleureur


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Traduit par Marcel Charbonnier


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Mercredi 15 Novembre 2006

Elie Wiesel, un portrait critique
Eliezer Wiesel (communément connu sous le prénom d'Elie), né le 30 septembre 1928, est un romancier américain de réputation mondiale, Prix Nobel de la Paix et activiste sioniste. Il est l'auteur de plus de quarante ouvrages, le plus célébre d'entre eux - Nuit - étant des mémoires dans lesquels il décrit ce qu'il est censé avoir vécu durant l'Holocauste.


Wiesel vit aux USA où il enseigne, à l'Université de Boston, et où il assure la fonction de président de la Fondation Elie Wiesel pour l'Humanité [Elie Wiesel Foundation for Humanity]


La vie et l'oeuvre littéraire d'Elie Wiesel ont été profondément marquées par son vécu d'Auschwitz, qui différe de tous les récits qui en ont été faits par des témoins oculaires sur un point majeur : les victimes n'auraient pas été exécutées dans des chambres à gaz homicides, mais - pire encore, peut-être - elles auraient été brûlées vives, lentement, dans d'immenses bûchers en plein air [1].


« Pas trés loin de nous, des flammes s'élevaient d'une tranchée - des flammes gigantesques. On brûlait quelque chose, là-bas. Un camion s'approcha du trou et la benne se releva, déversant sa cargaison : des petits enfants. Des bébés ! Oui, je l'ai vu - je l'ai vu de mes propres yeux ! Ces enfants, dans les flammes. (Doit-on s'étonner si j'ai totalement perdu le sommeil, aprés cela ? Le sommeil s'était envolé de mes yeux.) Ainsi, c'est ça, qui nous attendait. Un peu plus loin, il y avait une autre tranchée, plus grande, destinée aux adultes. « Pére », dis-je. « Dans ces conditions, je ne veux pas rester ici, à attendre. Je vais me précipiter sur les fils de fer barbelés électrifiés. Cela serait préférable à cette lente agonie dans les flammes ». »


L'original en français dit en réalité : « à végéter, des heures durant, dans les flammes » [2] , ce qui est une description à laquelle la traduction anglaise n'a pas fait entiérement droit.


« Les flammes s'échappaient d'une haute cheminée, dans le ciel plombé. Vous voyez cette cheminée, là-bas ? Vous la voyez ? Vous voyez ces flammes ? » [3]


Heureusement, Wiesel a été sauvé, par miracle [4] :


« Notre rang n'avait désormais plus que quinze pas à franchir. Je me mordais les lévres pour que mon pére n'entende pas claquer mes dents. Encore dix pas. Huit. Sept. Nous marchions lentement, comme si nous suivions un convoi, mais le convoi de notre propre enterrement. Plus que quatre pas... Trois. Et voilà : nous étions arrivés. Juste en face de nous : la tranchée, et ses flammes. Je rassemblai tout ce qui me restait de forces, pour pouvoir briser les rangs et me jeter sur les barbelés électrifiés. Au fond de mon c¦ur, je dis au revoir à mon pére, et à l'univers entier. Et, malgré moi, les mots se formérent et un murmure s'échappa de mes lévres : « Yitgadal veyitkadach shmé raba » : « Puisse Son nom être célébré et béni ! » Mon c¦ur était sur le point d'éclater. Le moment était arrivé. J'étais face à face avec l'Ange de la Mort. Non ! Arrivés à deux pas de la fosse, on nous donna l'ordre de tourner à gauche, et on nous reconduisit à nos baraquements. »


Le témoignage d'Elie Wiesel continue jusqu'à ce jour à entraîner la confusion chez ses lecteurs. Il décrit comment, alors que l'Armée Rouge était sur le point de libérer le camp d'Auschwitz en janvier 1945, les Allemands qui évacuaient ce camp laissérent aux détenus malades le choix : soit ils prenaient la fuite avec eux ; soit ils attendaient sur place l' arrivée de l'Armée Rouge. Voici les propos authentiques rapportés par Wiesel, sur la maniére dont lui-même et son pére prirent leur décision [5] :


« Le choix était entre nos mains. Pour une fois, nous pouvions prendre une décision nous-mêmes. Nous pouvions rester tous les deux à l'hôpital, où j' avais pu, grâce à mon médecin, le faire entrer tantôt en tant que patient, tantôt en tant qu'infirmier. Ou bien, nous pouvions suivre les autres, qui partaient. « Eh bien ; qu'allons-nous faire, Pére ? » Il ne répondait rien. « Partons avec les autres évacués ! », tranchai-je. »


Plusieurs années durant, Elie Wiesel et son pére avaient vécu dans un véritable enfer, où des gens avaient été brûlés vifs, en masse. Les détenus survivants avaient été brutalisés et maltraités de toutes les maniéres imaginables. Et puis, au début 1945, il y eut une chance de s'échapper des griffes de ces criminels de masse et d'être libérés par les soldats russes, qui avançaient. Et que décident Wisie et son papa ? Ils décident de fuir leurs libérateurs, en compagnie de leurs assassins monstrueux ! Ils décident de demeurer des esclaves dans l'enfer créé par les Allemands diaboliques. Ils décident de s'enfuir, de sortir dans l'incertitude d'une nuit glaciale et noire, sous la garde de leurs Satans teutons. Il semble qu' Elie Wiesel et son pére eussent plus redouté leur libération par l'Armée Rouge que les Allemands, ou le sort qu'ils vraisemblablement fatal qu'ils encouraient en s'enfuyant.


Leur cas n'est pas unique ; il est étayé par les déclarations de Primo Levi. A la journée du 17 janvier 1945, Levi écrit, dans son ouvrage intitulé Survivre à Auschwitz, qu'il aurait voulu suivre une sorte d'instinct collectif, et se joindre aux autres détenus qui s'étaient enfuis avec les SS, s'il n'avait pas été terriblement malade [6] :


« Ce n'était pas une question de raisonnement. Moi aussi, j'aurais probablement suivi l'instinct du troupeau, si je n'avais pas été si faible : la peur est suprêmement contagieuse, et la réaction immédiate qu'elle provoque, c'est de vous pousser à fuir ».


La peur qu'évoque ici Primo Levi, c'est cette peur qui s'empara des détenus - il évoque l'instinct grégaire - et qui les poussa à fuir avec les Allemands. Il semble que tant Wiesel que Levi n'avaient pas réellement peur des Allemands. Il ne semble pas qu'ils aspiraient à être libérés par les Russes, ni qu'ils auraient absolument tout tenté afin d'échapper aux Allemands.


Et Levi nous donne même le résultat de ce référendum avec les pieds : 800 détenus - de surcroît : pratiquement tous invalides - décidérent de rester à Auschwitz. Mais ce sont pas moins de 20 000 déportés qui suivirent les assassins de masse nazis dans leur fuite.


Notes
1. E. Wiesel, Night, Hill and Wang, New York 1960, p. 30
2. E. Wiesel, La Nuit, éditions de minuit, Paris 1958, p. 58f.
3. E. Wiesel, op. cit (note 1), pp. 25, 28.
4. Ibid. p. 31
5. Ibid. p. 78



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Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique ((). Cette traduction est en Copyleft pour tout usage non-commercial : elle est libre de toute reproduction, à condition de respecter son intégrité et de mentionner auteurs et sources.
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Mercredi 15 Novembre 2006


Commentaires

1.Posté par Saadi Yassine le 16/11/2006 19:45 | Alerter
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Wiesel est un grand mythomane il raconte n'importe quoi, il profite de ce crime abject que personne ne remet en cause pour justifier les pires crimes commis par ses amis en Israël, il tétanise les gens avec une émotion artificièlle et mensongée.
Ce monsieur est un mystificateur et rien d'autre!

2.Posté par ... le 21/03/2007 17:36 | Alerter
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Vous n'êtes qu'un gros con vous ne pouvez pas vous imaginez ce qui c'est passé alor vous allé cet explication de ces milion de morts !!
Vous vous n'êtes qu'un gros con0

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