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Elections iraniennes : le bobard du « vol du résultat »


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« Pour les pauvres, le changement, cela signifie avoir à manger et avoir du travail ; ça n’est une question ni de code vestimentaire branché, ni de récréations mixtes… En Iran, la politique a énormément plus à voir avec la lutte des classes qu’avec la religion. »
Editorial du Financial Times, 15 juin 2009.
Par James Petras


James Petras
Samedi 20 Juin 2009

Elections iraniennes : le bobard du « vol du résultat »
Introduction

Il n’est quasiment pas d’exemple d’une élection dans laquelle la Maison-Blanche ait eu un intérêt important, et dans laquelle la défaite du candidat pro-américain n’eût été dénoncée comme « illégitime » par l’élite politique et médiatique (occidentale) dans son entièreté… Dans la dernière période, la Maison-Blanche et l’arrière-ban de son camp ont crié au scandale après des élections entièrement libres (et supervisées par des observateurs internationaux) au Venezuela et à Gaza, tout en fabriquant allègrement un « succès électoral » au Liban, en dépit du fait que la coalition emmenée par le Hezbollah y a recueilli plus de 53 % des suffrages.

Les récentes élections, le 12 juin 2009, en Iran sont un classique du genre : le président sortant nationaliste-populiste Mahmoud Ahmadinejad [MA, dans la suite de cet article] a recueilli 63,3 % des suffrages (soit 24,5 millions de voix), tandis que le candidat de l’opposition libérale soutenue par l’Occident, Hossein Mousavi [HM, dans la suite de l’article], a recueilli 34,2 % des suffrages (soit 13,2 millions de voix).

Cette élection présidentielle a motivé plus de 80 % de l’électorat, avec notamment un vote outre-mer sans précédent de 234 812 électeurs, dans lequel HM a remporté 111 792 suffrages, et MA, 78 300. L’opposition, emmenée par HM, n’a pas accepté sa défaite, et elle a organisé une série de manifestations de masse, qui ont pris un tour violent, entraînant l’incendie et la destruction d’automobiles, de banques, de bâtiments publics, ainsi que des affrontements armés avec la police et d’autres services d’ordre. C’est la quasi-totalité du spectre des décideurs politiques occidentaux, y compris tous les principaux médias papier et électroniques, les principaux sites ouèbes libéraux, radicaux, libertaires et conservateurs qui ont fait écho à l’allégation faite par l’opposition iranienne d’une fraude électorale généralisée. Les néoconservateurs, les conservateurs libertariens et les trotskystes ont joint leurs voix à celle des sionistes, saluant les protestataires de l’opposition iranienne, voulant y voir une garde avancée d’on ne sait trop quelle « révolution démocratique ». (Aux Etats-Unis), les Démocrates et les Républicains ont condamné le régime actuel en Iran, refusant de reconnaître le score de ces élections et saluant les efforts des protestataires visant à en renverser le résultat. Le New York Times, CNN, le Washington Post, le ministère israélien des Affaires étrangères et toute la direction du Conseil des Présidents des Plus grandes Associations Juives Américaines en ont appelé à des sanctions renforcées contre l’Iran, proclamant l’ouverture faite par Obama en vue d’un dialogue avec ce pays « morte et enterrée ».

Le bobard de la fraude

Les dirigeants occidentaux ont rejeté les résultats des élections iraniennes parce qu’ils « savaient » que leur candidat réformiste ne pouvait perdre… Depuis des mois, ils publiaient quotidiennement des interviews, des éditoriaux et des reportages depuis le terrain, « passant en revue » les échecs de l’administration d’Ahmadinejad ; ils citaient le soutien de clercs, d’anciens responsables gouvernementaux, de commerçants du bazar et, par-dessus tout, de femmes et de jeunes bobos urbains parlant couramment l’anglais, comme gage de la victoire inéluctable de Mousavi, dont ils nous annonçaient qu’elle serait de l’ampleur d’un raz-de-marée. Une victoire de Mousavi nous était présentée comme une victoire « des modérés », telle était tout du moins la présentation de ce cliché vide de sens dont la Maison-Blanche nous a gratifiés. Des universitaires libéraux éminents en ont déduit que les élections avaient nécessairement été bidonnées, le candidat de l’opposition, Mousavi, ayant été mis en minorité dans son enclave ethnique, parmi les Azéris… D’autres universitaires ont prétendu que le « vote de la jeunesse » - en se basant sur leurs interviews d’étudiants des classes supérieure et moyenne habitant dans les quartiers huppés du nord de Téhéran étaient, dans leur écrasante majorité, favorables au candidat dit « réformiste ».

Ce qu’il y a d’étonnant, dans la condamnation occidentale unanime du résultat de cette élection, présenté comme frauduleux, c’est le fait qu’il n’y ait pas la queue du début de la moindre preuve, ni sous forme écrite, ni sous forme d’observations, qui nous ait été présentée, ni avant, ni une semaine après le dépouillement des bulletins de vote. Durant toute la campagne électorale, aucune accusation crédible (ni même, d’ailleurs, aucune accusation douteuse) de tripatouillage électoral n’avait été émise. Aussi longtemps que les médias occidentaux ont continué à croire à leur propre propagande concernant une victoire immanente de leur candidat-fétiche, le processus électoral a été présenté comme hautement libre, animé de débats publics enflammés et de niveaux sans aucun précédent d’activité publique, sans aucune entrave attribuable à un excès de prosélytisme public. Les dirigeants et les mass media occidentaux étaient à ce point persuadés d’avoir affaire à des élections totalement libres et ouvertes qu’ils étaient persuadés que leur candidat chouchou ne pouvait que gagner.

Les médias occidentaux se sont reposés sur leurs reporters couvrant les manifestations monstres des partisans de l’opposition, ignorant et minimisant l’énorme score réalisé par Ahmadinejad. Pire : les média occidentaux ont ignoré la composition sociale des manifestations opposées, celles des partisans d’Ahmadinejad – le fait que le candidat élu bénéficiait du soutien de la classe bien plus nombreuse des ouvriers pauvres, des artisans et des fonctionnaires, alors que l’essentiel des manifestants de l’opposition appartenait aux étudiants de la haute et de la moyenne bourgeoisies, ainsi qu’à la classe des hommes d’affaires et des professions libérales.

De plus, la plupart des leaders d’opinion et des journalistes occidentaux basés à Téhéran ont extrapolé leurs projections à partir de leurs observations dans la capitale – ils sont très rares à s’aventurer dans les provinces, dans les villes, petites et moyennes, et dans les villages où Ahmadinejad bénéficie de l’essentiel de ses soutiens. S’ajoute à cela le fait que les partisans de l’opposition constituent une minorité agissante d’étudiants facilement mobilisables pour des manifs dans les rues, alors que les soutiens à Ahmadinejad se situent dans la majorité de la jeunesse ouvrière et chez les femmes au foyer, qui allaient pouvoir s’exprimer dans les urnes et n’avaient ni le temps ni l’envie de se lancer dans la politique de la rue.

Un certain nombre de mandarins de la presse, dont Gideon Rachman, du Financial Times, avancent en guise de preuve qu’il y a eu fraude, le fait qu’Ahmadinejad a remporté 63 % des suffrages dans la province turcophone peuplée par des Azéris, ce, au détriment de son adversaire, Mousavi, qui est lui-même d’origine azérie. L’on a affaire, là, à ce présupposé simpliste selon lequel l’identité ethnique ou l’appartenance à un groupe linguistique (et non les intérêts sociaux, ou de classe) seraient les seuls facteurs possibles permettant d’expliquer un comportement électoral…

Un examen plus approfondi des résultats relevés dans la région orientale azerbaïdjanaise de l’Iran révèle que Mousavi n’a obtenu la majorité que dans la seule ville de Shabestar, dans les classes moyenne et supérieure (et avec seulement une faible marge), alors qu’il s’est fait laminer dans les zones rurales, bien plus importantes, où la politique de redistribution sociale du gouvernement Ahmadinejad avait aidé les Azéris à se désendetter, à obtenir des crédits à des taux modiques et, pour les paysans, à accéder sans difficulté à des prêts. Mousavi a effectivement gagné dans la partie occidentale de la région de l’Azerbaïdjan iranien, en se servant de ses attaches ethniques pour conquérir les votes des citadins. Dans la province très fortement peuplée de Téhéran, Mousavi a battu Ahmadinejad dans les centres urbains de Téhéran et de Shemiranat grâce aux voix des circonscriptions où habitent les classes moyennes et supérieures, alors qu’il a été laminé dans les banlieues ouvrières voisines, ainsi que dans les petites villes et dans les districts ruraux.

L’accent mis de manière brouillonne et délibérément fallacieuse sur le « vote ethnique », invoqué par des journalistes du Financial Times et du New York Times afin de justifier le fait qu’ils qualifiaient la victoire électorale d’Ahmadinejad d’ « élections volées » n’a d’égal que le refus arbitraire et délibéré, par les médias, de reconnaître un sondage d’opinion publique effectué à l’échelle de tout l’Iran et de manière scientifiquement rigoureuse par deux experts américains, trois semaines seulement avant le vote, qui montrait qu’Ahmadinejad avait une avance telle qu’il pouvait remporter plus du double des voix de son adversaire – c’est-à-dire une marge encore plus importante que celle de sa victoire électorale, le 12 juin. Ce sondage montrait que chez les électeurs d’origine azérie, Ahmadinejad bénéficiait de deux fois plus de voix que Mousavi, ce qui démontrait à quel point les intérêts de classe incarnés par un candidat sont capables d’occulter l’identité ethnique de l’autre (Washington Post, 15 juin 2009). Le sondage a également démontré à quel point les questions de classe, en fonction des groupes d’âges, avaient plus d’influence sur la formation des préférences politiques des personnes interrogées que des considérations de « style de vie » de telle ou telle génération. Selon ce sondage, plus des deux-tiers des jeunes Iraniens étaient trop pauvres pour avoir accès à un ordinateur, et ceux ayant entre 18 et 24 ans « constituaient le bloc électoral le plus puissant en faveur d’Ahmadinejad, parmi toutes les autres catégories d’électeurs » (Washington Post, 15 juin 2009).

Le seul groupe qui soutenait avec constance Mousavi était celui des étudiants d’université et des diplômés, des entrepreneurs et de la classe moyenne supérieure. Le « vote jeune », que les médias occidentaux nous encensent en nous le présentant comme « favorable aux réformistes », représentait une minorité nette, atteignant moins de 30 % des intentions de vote, mais originaires de milieux sociaux très privilégiés, très largement anglophones, bénéficiant d’une sorte de monopole dans les médias occidentaux. Leur présence envahissante dans les informations présentées en Occident a généré ce qui a pu être qualifié de « Syndrome de Téhéran-Nord », partie de la capitale où se trouve l’enclave de la classe supérieure friquée dont la plupart de ces étudiants sont les enfants. Ces bobos ont beau avoir la langue bien pendue, être tirés à quatre épingles et parler l’anglais d’Oxford, ils ont été totalement balayés, dans le secret des urnes.

De manière générale, Ahmadinejad a fait de très bons scores dans les provinces pétrolifères dotées d’industries chimiques. Cela peut être un reflet de l’opposition des travailleurs de la pétrochimie à programme « réformiste », qui comportait des propositions de « privatisations » d’entreprises publiques. De la même manière, le président élu a eu de très bons résultats dans toutes les provinces frontalières, en raison de son insistance sur le renforcement de la sécurité nationale contre les menaces américaines et israéliennes, dans le cadre de l’escalade des attaques terroristes transfrontalières sponsorisées par les Etats-Unis, venant du Pakistan, et des incursions soutenus par Israël depuis le Kurdistan irakien, qui ont entraîné la mort de dizaines de citoyens iraniens. La sponsorisation et le financement massif des groupes responsables de ces attaques terroristes sont une politique officielle des Etats-Unis, héritée de l’administration Bush, mais que le Président Obama n’a nullement répudiée ; de fait, cette politique a connu une escalade durant les semaines ayant précédé les élections.

Ce que les commentateurs occidentaux et leurs protégés iraniens ont ignoré, c’est le puissant impact que les guerres et les occupations désastreuses des Etats-Unis en Irak et en Afghanistan ont eu sur l’opinion publique iranienne : la position extrêmement forte d’Ahmadinejad en matière de défense contrastait avec la posture de défense molle de la plupart des propagandistes de l’opposition, dans ces élections.

L’immense majorité des électeurs du président actuel ont probablement eu le sentiment que les intérêts de leur sécurité nationale, l’intégrité du pays et le système de sécurité sociale, en dépit de tous ses défauts et de ses excès, seraient mieux défendus et améliorés avec Ahmadinejad au pouvoir, qu’avec de jeunes technocrates des classes aisées, soutenus par l’Occident, qui placent leur style de vie égoïste boboïsé au-dessus des valeurs et de la solidarité partagées par le peuple iranien.

L’analyse démographique des électeurs met en évidence une réelle polarisation de classe, qui dresse des individus bénéficiant de hauts revenus, partisans du libre marché, capitalistes et individualistes, contre une classe laborieuse ayant de faibles revenus, fortement solidaires entre eux, partisans d’une « économie morale » dans laquelle l’usure et le profit sont strictement limités par des préceptes religieux. Les attaques ouvertes d’économistes oppositionnels contre les dépenses sociales du gouvernement, contre sa politique de crédit accessible et de très généreux subventionnement des produits alimentaires de première nécessité ne les ont pas vraiment fait apprécier par la majorité des Iraniens, qui bénéficient de ces programmes sociaux du gouvernement. L’Etat était considéré (par ceux-ci) comme le protecteur et le bienfaiteur des travailleurs pauvres contre le « marché », qui représentait à leurs yeux la richesse, le pouvoir, les privilèges et la corruption. Les attaques de l’opposition contre la politique étrangère « intransigeante » du régime et contre ses positions « lui aliénant » l’occident n’ont trouvé d’écho qu’auprès des seuls étudiants ultralibéraux et des affairistes de l’import-export. Aux yeux de l’immense majorité des Iraniens, la mobilisation et la menace d’escalade militaires du régime ont évité à l’Iran une attaque armée des Etats-Unis et/ou d’Israël.

L’ampleur du retard électoral de l’opposition devrait nous dire à quel point cette opposition est totalement coupée des préoccupations quotidiennes vitales de son propre peuple. Cela devrait rappeler à ses membres qu’en se rapprochant de l’opinion occidentale, ils ne font que s’éloigner d’autant de l’intérêt quotidien de ceux qui vivent moins bien que la classe moyenne et en-dehors des grilles du campus hyper-privilégié de l’Université de Téhéran pour leur sécurité, leur logement, leur boulot et les prix des produits alimentaires subventionnés qui leur rendent la vie tolérable.

La victoire électorale d’Ahmadinejad, vue sous une perspective historique comparative, ne saurait nous surprendre. Dans des contextes électoraux similaires, opposant des nationalistes-populistes à des libéraux pro-occidentaux, ce sont toujours les populistes qui l’ont emporté. Les exemples passés incluent Peron en Argentine et, plus récemment, Chavez au Venezuela, Evo Morales en Bolivie et même Lula da Silva au Brésil, qui, tous, ont fait preuve d’une capacité à s’assurer près de 60 % des voix, voire davantage encore, lors d’élections parfaitement libres et démocratiques. Les majorités d’électeurs, dans ces pays, préfèrent le bien-être social à la liberté débridée des marchés, ils préfèrent la sécurité nationale à l’alignement sur tel ou tel empire militaire.

Les conséquences de la victoire électorale d’Ahmadinejad peuvent désormais faire débat. Les Etats-Unis peuvent en conclure que le fait de continuer à soutenir une minorité, certes fort en voix, mais néanmoins battue à plate couture, ne présage rien de bon en matière d’obtention de concessions sur l’enrichissement d’uranium ou l’abandon, par l’Iran, de son soutien au Hezbollah et au Hamas. Une approche réaliste consisterait plutôt à ouvrir un débat extrêmement large avec l’Iran, et à reconnaître, comme l’a fait observer récemment le Sénateur Kerry, que le fait d’enrichir de l’uranium ne saurait représenter une menace vitale pour qui que ce soit. Cette approche différerait du tout au tout d’avec celle des sionistes américains infiltrés dans le régime Obama, qui suivent leurs chefs, en Israël, qui poussent à une guerre préemptive contre l’Iran, et recourent à l’argument ô combien spécieux selon lequel il n’y aurait pas de négociation possible avec un gouvernement « illégitime », à Téhéran, « illégitime », puisqu’il aurait « volé son élection » !..

Des événements récents indiquent que les dirigeants politiques en Europe, et même certains d’entre eux, à Washington, n’acceptent pas la version des mass médias sionistes, selon laquelle les élections en Iran auraient été « volées ». La Maison-Blanche n’a pas suspendu son offre de négociations avec le gouvernement nouvellement réélu, elle s’est plutôt focalisée sur la répression contre les protestataires oppositionnels (et non pas sur l’élection elle-même). De la même manière, les vingt-sept pays membres de l’Union européenne ont exprimé leur « sérieuse préoccupation au sujet de la violence en Iran », et ils ont appelé à ce que « les aspirations du peuple iranien soient satisfaites par des moyens pacifiques » et à ce que « la liberté d’expression soit respectée » (Financial Times, 16 juin 2009, p. 4). A l’exception du président « français » Sarkozy, aucun leader européen n’a remis en cause le résultat des élections iraniennes.

Le joker, au lendemain de ces élections, c’est la réaction israélienne : Netanyahu a signalé à ses partisans sionistes aux Etats-Unis qu’ils devaient recourir au bobard de la « fraude électorale » afin d’exercer une pression maximale sur le régime Obama et de le contraindre à mettre un terme à tous ses projets de rencontrer le régime Ahmadinejad récemment confirmé par les suffrages populaires.

Paradoxalement, ce sont les commentateurs américains (de gauche, de droite et du centre) qui gobé le bobard de la fraude électorale en Iran qui ont, par inadvertance, fourni à Netanyahu et à ses pantins américains les arguments et les falsifications qu’ils diffusent abondamment : là où ils voient des guerres religieuses, nous voyons des luttes entre classes ; là où ils inventent une fraude électorale, nous constatons une tentative de déstabilisation impérialiste…

© Copyright James Petras, Global Research, 2009
© Copyright 2005-2007 GlobalResearch.ca

Source : GlobalResearch  
  Traduction : Marcel Charbonnier

http://ism-france.org/news/article.php?id=12194&type=analyse http://ism-france.org/news/article.php?id=12194&type=analyse



Samedi 20 Juin 2009


Commentaires

1.Posté par bledmiki-99 le 20/06/2009 15:45 | Alerter
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Cinq étoiles pour cet article. les dirigeants DIRIGES Européens, et tout le monde le sait, ne sont que des paillassons sur lesquels les sionistes se débarassent de leur merde collée à leurs semeles.
Merci à Mr Charbonnier pour sa traduction.

2.Posté par fadi le 20/06/2009 18:19 | Alerter
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texte interessant et une analyse sociologique manquait à beaucoup de gens pour copmrendre que ce qui se passe en iran est loin d'etre un lutte religieuse mais social et
c'st une bonne chose que la classe ouvriére remporte l'éléction comme il est bien detailler
dans cet article.
ce qui m'a impressionné à travers cet ection c'est le dynamisme de la société iranien,un
dynamisme qui manque à beaucoup d'autre société qui ont demissioné dvant l'oligarchie
finnaciére et industrielle,encor bravo la majorité iranienne.

3.Posté par ichtar le 20/06/2009 19:13 | Alerter
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en ce Moment y'à des Manifestations a Téheran, je comprend Pas Pourquoi L'armée N'intervient Pas, Pour tirer dans le tas....!, Ahmadinejad a Gagner les éléctions Point Barre

4.Posté par Fourouzan le 20/06/2009 19:14 | Alerter
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Le président Mahmoud Ahmadinejad avait violemment attaqué M. Rafsandjani et ses enfants durant la campagne électorale en affirmant qu'ils avaient bénéficié de privilèges financiers. Il avait accusé l'ex-président d'avoir orchestré la campagne de son principal adversaire au scrutin, Mir Hossein Moussavi.

Après l'annonce des résultats le 13 juin, le président réélu avait affirmé qu'il redoublerait d'efforts pour lutter contre la corruption économique et l'enrichissement illicite de certains responsables.

5.Posté par Mahnouch le 20/06/2009 19:20 | Alerter
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Une fois de plus l’Occident est tombé dans le piège en soutenant financièrement et médiatiquement la minorité de la classe bourgeoisie. Le résultat de cette ingérence va retourner contre l’Occident car aucun Iranien pauvre ou riche n’aime pas ça.

6.Posté par gustav le 20/06/2009 19:22 | Alerter
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Oui, le peuple iranien est admirable ...
Le peuple français est sous hypnose, les iraniens non ...

Jean-Marc

7.Posté par VIRGILE le 20/06/2009 22:09 | Alerter
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Cette criminelle ingérence des pays occidentaux envers l'Iran (l'Orient en général) devient insupportable et c'est un déni affiché de démocratie. Que chacun balais sous sa porte.
Car enfin, ce gentil bouffon de l'opposition veut soit-disant introduire le "libéralisme" ?. Or nous savons que ce poison (libéralisme) , qui a plongé l'occident dans le chaos, le chômage, les tensions sociales, les discriminations, etc., est bien un produit Illuminati-sioniste (comme le trosko-communisme Bolchévisme qui a fait des dizaines de millions de morts, etc.).

L'occident se meurt et sa chute finale risque d'être terrible si nos gouvernants persistent à être enfumés et affidés aux sirènes des Ténèbres.






8.Posté par VIRGILE le 20/06/2009 22:15 | Alerter
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@ ichtar ! Tirer dans le tas ?!
Cela prouve que le président iranien n'est pas un barbare comme les Bush/Cheney/Kissinger/Wolfovich, etc. !!!
Mais je crains qu'à force de false flag Cia/MI6/Mossad, que ça risque de déraper bien que les services spéciaux iraniens ait démantelé une multitude de bombes "étrangères" pour décrédibiliser et éliminer M. Ahmadinejad et son gouvernement démocratique.

Il est vrai que de Bush à Berlusconi, nos élections occidentales sont truquées. Mais ça, ce n'est pas grave, on est entre "gens civilisés" !!!

9.Posté par wilhelm le 20/06/2009 22:21 | Alerter
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WERE IS MY VOTE ????

Appel a mouvement contre les dirigeants Europeens pour avoir vole nos votes, nous avions ete une majorite a dire non, donc ou son nos votes ????

Faisons a notre gouvernment ce qu'il veut faire en Iran, cet a dire une grosse revolte contre le gouvernement en place, sauf que pour notre cas, c'est legitime.

alors mobilisons nous, appel a manifestation au niveau europeen.

pour que tout le monde comprennent (tout les europeens et le reste du monde), utilisons le slogan :

"WERE IS MY VOTE ?"

Aillons le courage de relever la tete face a notre oppresseur, il est temps que cela cesse, il est temps de reclamer la democratie dont on nous parle tant..

Resistance.

(prenons l'arme de notre ennemi pour le retourner contre lui)

WERE IS MY VOTE ?


10.Posté par Leila le 20/06/2009 22:36 | Alerter
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@ wilhelm. Bravo pour ton excellent commentaire

11.Posté par gustav le 20/06/2009 22:40 | Alerter
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Oui, chapeau bas Wilhelm,

J'ai transféré cet appel à ceux que je connais.

Merci

Jean-Marc

12.Posté par Hijack le 20/06/2009 22:58 | Alerter
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WERE IS MY VOTE ????

Ben ouais, j'ai pas voté Sarko ... pourtant il est là !!! mais où est passé mon vote nom d'un pipe ...line !
Normalement on doit tous se soulever ( l'insurrection qui vient comme dirait ... heu ... l'autre !) et l'état normalement laisserait faire, Sarko a bien dit, qu'un peuple qui manifeste sans violence doit être écouté ... sans violence contre lui !

13.Posté par gustav le 20/06/2009 23:07 | Alerter
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Il y a des frémissements dans la population bien perceptibles, Hijack. La vérité fait son chemin petit-à-petit et nous sommes tous très différents en prise de conscience car venant d'horizons et de conditionnements très différents.

J'ai forwardé la proposition de Wilhelm à tous mes contacts.

Jean-Marc

14.Posté par wilhelm le 21/06/2009 00:20 | Alerter
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Hijack, ton vote n'existe pas, c'est pour cela qu'il y a 60% d'abstention partout en Europe.

Une seule lutte, la démocratie. passons les conflit sioniste, antisioniste, complot, pas complot.

Il y a une seule lutte a mener, tous ensemble, c'est la plus importante.

NOTRE LIBERTE D'EXPRESSION, ET CA PRISE EN CONSIDÉRATION PAR NOS DIRIGEANTS.

on a été une majorité a voter NON contre le traite européen, donc la question est :

WERE IS MY VOTE ??!!

La france n'est rien sans l'Europe, l'Europe n'est rien sans la France.

mobilisons nous, pour réclamer tout simplement nos droits démocratiques, mobilisons nous pacifiquement, il est tant de dénoncer les viols a répétition par nos dirigeant, de la DÉMOCRATIE.

11% des français soutiennent l'UMP et donc logiquement Sarkozy (c'est même pas certain).

Donc ?

WERE IS MY VOTE.

Bougeons la France, bougeons l'Europe, bougeons le Monde.

Les dictatures, sionistes et autres, s'écrouleront d'elle même alors, devant l'appel a la justice, la liberté, et a l'amour de tous et pour tous.

Je ne vis pas en France, si ce mouvement ne démarre pas de l'hexagone, si vous n'en avez pas le courage, il partira d'un autre pays européen, nous avons internet qui est une chance pour nous tous et la démocratie, nous avonc "twitter" et le soutien du gouvernement américain, ainsi que celle de la seule véritable démocratie du moyen-orient, Israël.

Donc n'hésitons pas a descendre dans la rue pour réclamer notre droits a la démocratie.

WERE IS MY VOTE. un seul combat, la démocratie. un seule arme, la non violence et la vérité.

WERE IS MY VOTE, une révolution colorée pour l'Europe.

Au delà de nos origines, de nos communautés, de nos religions, la DEMOCRATIE est pour tous, donc réclamons la.

RÉSISTANCE.



15.Posté par wilhelm le 21/06/2009 00:28 | Alerter
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Desolez, je ne pratique pas l'anglais, mais je suis quand même bilingue, ce qui montre que les français peuvent apprendre des langues étrangères, contrairement a ce que l'on entend a travers le monde.

Mais je ne suis pas Anglophone, donc je corrige :

WHERE IS MY VOTE ??

WHERE, WHERE, WHERE ?? :)

Sarkozy va devoir montrer si il est plus démocrate que le président iranien....

RÉSISTANCE.

16.Posté par marco le 21/06/2009 09:18 | Alerter
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Moi, je me dis que Mahmoud le rebel est tombé sur encore plus rebel que lui, son peuple!
Qu'il organise un décompte des voix, qu'on voit si il a vraiment triomphé. Je parie qu'il a triché non pas parce que les médias le disent mais parce qu'il est tombé amoureux de lui-même!

17.Posté par Parviz le 21/06/2009 09:25 | Alerter
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L’Iran est un pays très difficile à gouverner. A cause de sa mosaïque de la population et le renouvellement rapide de ce dernier.
En 1953, L’année de coup d’état et installation de régime de Pahlavi par la CIA.
La population d’Iran était de 17 millions.

En 1979 la population était de 34 millions c'est-à-dire %50 des jeunes de moins de 26 ans. Le régime en place a chuté car il n’a pas suivi l’évolution de ces jeunes.
Dont le régime Islamique existe depuis 1979.

En 2009 la population est de 70 millions.
%70 des Iraniens sont nés après la révolution Islamique, c'est-à-dire des jeunes de moins de 30 ans. Si le régime islamique n’arrive pas à suivre l’évolution de ces jeunes, il risque aussi sa chute comme le précédant régime.

En Occident les média sionistes, les USA, et quelques minis états comme UK, Allemagne, la France essaient de profiter et enflammer la situation dans leur propre intérêt. Car ils soutiennent les manifestants et inversent le rôle en disant :
Ces manifestants tentent d’être entendus, par des moyens pacifiques. Malheureusement ce sont eux qui ont tué le jeune étudiant pro Ahmadinejed et ont cassé et brulé les Voitures, les banques, extra. Dont ils ne sont pas si pacifiques que les média occidentaux veulent les présenter.

Et puis en 1979 lors de la chute de régime installé par la CIA, le même média, les mêmes pays, inversé le rôle en faveur d’ancien régime et au dépend de manifestants.


18.Posté par Lionel le 21/06/2009 09:42 | Alerter
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Peut-on réellement accuser Obama ? Je pense que non, car c’est une marionnette.
Le vrai patron qui dirige le monde est le sionisme. Et Mahmoud Ahmadinejad est leur pire ennemi qu’il faut à tout prix discrédité, l’anéantir, l’éliminer, d’où le sionisme utilise tout son poids et ses outils tel que le média, des mensonges, le congrès, Obama, extra.

19.Posté par mouemina le 21/06/2009 10:27 | Alerter
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Le seul peuple qui refuse de se plier au dictat américano-sioniste c'est le peuple iranien
Bravo à ce peuple libre et bravo à leur président Ahmedineijadi !!
malheur à la minorité iraniene qui a vendu son âme au diable américano sioniste Qui se fait appelé opposition !! elle ne se rend pas compte qu'elle lui tend le couteau pour l'égorger ??
bizzare... La réélection de Boutef au taux ridicule de +90% ,celui de +91% de Moubarek, celui de 99% de Bénali en Tunisie n’ont pas fait courir ni inquiéter la dictature américano sioniste ?? Normal ce sont des agents sionistes !!

Vous avez raison Wilhelm si nous ne bougeons pas pour élever et reprendre nos voies
qui nous ont été confisquées, donc nous accepterons de vivre sous cette dictature
internationale..
il est de même que pour les langues , la résistance et la révolte aussi , s'apprend et ça se travaille, nous devrons prendre exemple ces peuples (iraniens et ghazaouis) libres et responsables

20.Posté par Aigle le 21/06/2009 11:11 | Alerter
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Effectivement Parviz , les Criminels de la Plume occidentalocentristes n'ont jamais voulu donner l'Information complete , A savoir que le jeune Iranien tué l'a été par des Salopards à la solde des BAZARIS eux meme liés au Capital sionistonazi .....Ils n'ont pas non plus donner l'information que les blessés ont été suite à l'attaque d'un Commissariat et tentative de destruction et vol d'armes ...........Hier encore les images diffusées sur Internet pour manipuler encore plus la population mondiale s'est retournée contre eux , ....Image ou l'on voit des Salopards agresser un Homme seul à terre parce que ne partageant pas pas leur traitrise et il a fallu que cela soit une femme qui tentait de le proteger .........Ils ont meme essayé de l'ecraser avec une voiture alors qu'il etatit a terre et blessé des coups dejà recus ......En tous les cas les CRETINS OCCIDENTALOCENTRISTES ONT ETE DENUDES HIER et tout le monde a vu et compris que la fumeuse Opposition n'est pas Iranienns mais OUVERTEMENT SIONISTONAZIE AVEC COMME PIQUET , LONDRES , Washington , Paris ......Et comme d'HABITUDE MAINTENANT , ILS RECEVRONT LA RACLEE QU'ILS MERITENT ..........

21.Posté par Nabil le 21/06/2009 13:11 | Alerter
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Les masques sont gentiment entrain de tomber. Le 1er pays impliqué avec la CIA, est la Grande-Bretagne, ce vieux renard qui aussi été impliqué dans l’installation de régime sioniste en Palestine en 1948. Il faut que les musulmans soient plus vigilants encore en Iran.

22.Posté par Columbo le 21/06/2009 23:51 | Alerter
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Salut , virgile ,
Pour ma part , j'ai su dès le début , que c'était un complot ourdi de l'extérieur .
Mais , c'est bon , au contraire . Les verreux seront démasqués plus facilement et l' Iran s'en sortira encore plus fort .

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