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Election du nouveau président sud-coréen Peut-être la paix avec la Corée du Nord?


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«Civis pacem para bellum»; «Si tu veux la paix, prépare la guerre»
Végèce


Professeur Chems Eddine Chitour
Vendredi 19 Mai 2017

Moon Jae-in, le président de la Corée du Sud
Moon Jae-in, le président de la Corée du Sud

Une lueur d'espoir dans le ciel sombre des relations inter-coréennes; l'élection par le peuple qui a voté massivement pour Moon Jae-in. Comme on le sait, il n'y a rien à attendre des médias occidentaux qui présentent la Corée du Nord comme le goulag sans empathie, mais avec une réelle détermination de demeurer les porteurs de la propagande de l'Empire. Nous avons remarqué que l'on présente le président sud-coréen toujours rigolant, voulant créer dans l'imaginaire du téléspectateur qu'il a affaire à un taré avec une coupe qui défrise!!

Depuis le temps que nous passons notre temps à déminer, à déconstruire les «fakes news» des journaux autoproclamés de référence, nous avons voulu savoir brièvement ce qu'il en était.
Tout est mis en oeuvre par les médias aux ordres pour diaboliser la Corée du Nord. Cette fois-ci c'est la cyberattaque qui a paralysé les ordinateurs de plusieurs pays qui est attribuée à la Corée du Nord.

Pour encore plus compliquer la situation on annonce un scoop! : « La Corée du Nord pourrait être derrière la cyberattaque mondiale! Selon la société de sécurité informatique Kaspersky, les similarités dans les codes pointent vers un groupe de pirates informatiques baptisé Lazarus. Des chercheurs en sécurité informatique ont indiqué avoir découvert un lien potentiel entre la Corée du Nord et la cyber attaque mondiale qui frappe depuis le 12 mai 2017 des dizaines de milliers d'entreprises et d'administrations à travers le monde.» (1)


Historique des interventions américaines dans les affaires coréennes

Il ne faut pas croire que les deux Corées étaient disjointes depuis longtemps. Le peuple coréen a une histoire. Cependant il a longtemps lutté contre l’impérialisme japonais et de fait, il a changé d’impérialisme pour la période historique récente en passant du Japon aux Etats Unis, sauf qu’une partie des Coréens ( du Nord) ont opté pour une autre tutelle soviéto-chinoise.

Souvenons-nous! Nous étions en pleine Guerre froide et le «monde dit libre» voulait donner un coup d'arrêt à l'avance communiste. Ce sera la guerre de Corée. «Cependant les relations Corée-Etats-Unis remontent au XIXe siècle. Malgré la distance géographique et les différences culturelles, les États-Unis occupent de nos jours une place prépondérante auprès des deux Corées. Pour la Corée du Sud, les États-Unis sont toujours un partenaire privilégié. De son côté, la Corée du Nord considère les États-Unis comme un envahisseur impérialiste. Comparée au rôle américain dans la péninsule coréenne, l'influence des deux Corées sur les États-Unis est insignifiante.» (2).

Tout est parti d'une provocation américaine avec une démonstration de force semblable à celle de l’Administration actuelle qui a envoyé un porte avion et un sous marin nucléaire pour provoquer la Corée. Nous lisons la suite de la contribution : «La première rencontre entre la Corée et les États-Unis a lieu en 1866, quand le navire américain Général Sherman arrive à la hauteur de Pyongyang pour y établir des échanges commerciaux, mais est brûlé par le gouvernement local et les habitants de la ville. En guise de protestation, les États-Unis ripostent en 1871, le contre-amiral John Rodgers attaque l'île de Ganghwa. (...) À la fin du XIXe siècle, la Corée est encore un royaume dépendant de la Chine et sous son influence politique. Dans ce contexte, l'impact américain sur la Corée est limité au domaine économique. (...) A la suite de la mainmise nippone, des nationalistes coréens arrivent dans les grandes villes américaines pour organiser des mouvements de contestation contre le Japon. Les États-Unis soutiennent la politique japonaise envers la Corée dans le but de préserver leurs intérêts géopolitiques en Extrême-Orient, notamment aux Philippines (...).» (2)

La Corée fut, ensuite, envahie par le Japon et les Etats-Unis ne bougent pas et ne reconnaissent pas, ensuite, le gouvernement coréen de l'indépendance: «Lorsque le Japon annexe la Corée en août 1910, les États-Unis continuent à soutenir la politique japonaise. (...) En 1918, le président américain Woodrow Wilson proclame les 'Quatorze Points'' concernant le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, lesquels vont inspirer fortement plusieurs mouvements indépendantistes coréens. Les événements s'enchaînent en quelques mois: proclamation de l'indépendance coréenne (Tokyo, 8 février 1919) (...). Les Américains choisissent de ne pas reconnaître le gouvernement provisoire coréen réfugié à Shanghai (...). Il faudra attendre l'attaque japonaise sur Pearl Harbor en décembre 1941, pour que les États-Unis appuient le principe de l'indépendance coréenne, lors de la conférence du Caire (novembre 1943), de la conférence de Yalta (février 1945) et de la conférence de Potsdam (juillet-août 1945).» (2)

Division de la Corée et guerre de Corée

Après la division de la Corée - libérée du Japon - au 38e parallèle, les États-Unis placent la Corée du Sud sous leur contrôle, l'Urss en faisant autant avec la Corée du Nord. Les relations entre les États-Unis et la Corée du Sud sont complexes. Si les deux pays se rapprochent par nécessité stratégique, les rapports militaires sont parfois tendus(...). Pour faciliter la mise en oeuvre de leur action, les Américains privilégient les politiciens sud-coréens favorables à leur intervention, marginalisant de ce fait les communistes (...) après la proclamation de la République de la Corée du Sud (15 août 1948)». (2)

La Corée du Nord, sous la direction de Kim Il Sung, est accusée de provocation et les Etats-Unis interviennent pour bloquer les Coréens, un armistice est signé avec une ligne de démarcation, le 38e parallèle. «La guerre de Corée (1950-1953) raffermit les liens et les relations entre les deux pays. Après la signature du traité de défense mutuelle, en octobre 1953, les troupes américaines occupent des bases militaires en Corée du Sud. (...) Pendant la Guerre froide, la Corée du Sud est militairement et économiquement soutenue par les Etats-Unis.» (2)

Bref rappel des évènements liés aux enjeux de la « guerre froide »

Le 15 août 1948 Proclamation de l'indépendance de la République de Corée. Cette annonce sera suivie, le 11 septembre, par celle de la constitution du gouvernement de la République populaire de Corée (Nord), établi à Pyongyang. Le 25 juin 1950, déclenchement de la guerre de Corée. Le 8 juillet 1994, décès du président nord-coréen Kim Il-sung, le leader politique du pays depuis sa création, en 1948. La succession sera assurée par son fils aîné, Kim Jong-il. Le 9 octobre 2006, premier essai nucléaire en Corée du Nord: le gouvernement de Pyongyang procède à un essai nucléaire souterrain dans le Nord-Est du pays. Le 13 février 2007, entente sur un démantèlement du programme nucléaire nord-coréen. Des représentants de six pays sont réunis à Beijing, en Chine, afin de dénouer la crise soulevée par l'existence du programme nucléaire nord-coréen. Le 17 décembre 2011, décès du leader Kim Jong-il. (3)


L'envers du décor de la «protection» américaine

Le prix de la protection fut énorme. La coopération de la Corée du Sud avec les Etats-Unis ne fut pas un long fleuve tranquille, les Etats-Unis ont eu un comportement répréhensible et mirent en place une politique économique drastique vis-à-vis de la Corée du Sud: «Les États-Unis durcissent leur politique économique. Depuis 1982, à la faveur d'une période de forte croissance, celle-ci s'est imposée dans le commerce international comme un sérieux concurrent (...). La déclassification de documents militaires américains mettant à jour les exactions commises par les G.I's pendant la guerre de Corée devient une source de tensions entre les deux pays. De plus en plus de Sud-Coréens commencent à dénoncer le statut spécial des bases militaires et l'extraterritorialité des crimes commis sur leur sol.» (2)

«Pourtant, la crise financière sud-coréenne en 1997 a accru la dépendance sud-coréenne envers l'économie américaine. (...) De nombreux jeunes Sud-Coréens s'installent aux Etats-Unis! Du fait de l'exemption de visas entre les deux pays (2008), les mouvements de populations augmentent considérablement. Malgré le 'rêve américain'', certains Sud-Coréens manifestent leur mécontentement vis-à-vis des États-Unis. En 2002, l'acquittement des soldats américains qui écrasent deux lycéennes sud-coréennes avec leur tank donne lieu à une flambée d'antiaméricanisme, et des marches silencieuses avec des bougies sont régulièrement organisées pour rendre hommage aux victimes. Malgré l'accord de libre-échange coréano-américain de juin 2007, les Sud-Coréens résistent à la pression américaine. C'est, cependant, le souvenir des exactions commises par l'armée américaine lors de la guerre de Corée qui est aujourd'hui encore à la base du sentiment antiaméricain. Cette sorte de mémoire commune hante les esprits.» (2)

Le «président sino-compatible»:

C’est ainsi que le nouveau président est appelé : «Obnubilés que nous sommes par les affaires franco-françaises des élections, un pragmatique pro-Chinois se faisait élire en Corée du Sud.! C'est peut-être le signe d'une détente. Une élection présidentielle anticipée a eu lieu en Corée du Sud le 9 mai 2017. Les enjeux du scrutin sont aussi économiques: inégalités, protection sociale insuffisante, statut des ouvriers précaires, inquiétudes d'une classe moyenne qui rétrécit, etc. Le président de la République de Corée du Sud est élu pour cinq ans au scrutin uninominal majoritaire à un tour. Son mandat n'est pas renouvelable. Les sondages font de Moon Jae-in le grand favori de l'élection. Il se montre partisan d'un dialogue avec la Corée du Nord et, bien que ne prétendant pas remettre en cause la ligne diplomatique pro-américaine de Séoul, estime que la Corée du Sud doit aussi pouvoir «parfois dire non aux Etats-Unis.» (4)

«Fils de réfugiés nord-coréens établis dans le Sud, Moon veut tenter d'entamer un nouveau 'round'' de la «politique du rayon de soleil» qui a été poursuivie de 1998 à 2008 à l'égard de la Corée du Nord. De fait, il y a déjà travaillé entre 2003 et 2008, alors qu'il était l'assistant et le chef de l'équipe du président d'alors Roh Moo-hyun. Il a également déclaré qu'il voulait reconsidérer le déploiement US du système Thaad anti-missiles sur la péninsule coréenne. Bref, Moon ne fait peut-être que parler, mais aujourd'hui, il est devenu le leader de la Corée du Sud. S'il s'avère qu'il a aussi une colonne vertébrale, c'est une vraie mauvaise nouvelle pour l'Empire. (4)

«Moon a été l'un des grands artisans de cet automne sud-coréen aux airs de printemps citoyen. Cette élection-consécration a un parfum de revanche pour Moon. (...) Le nouveau président sud-coréen né en janvier 1953 sur l'île de Geoje (Sud) est le fils de réfugiés du Nord qui fuyaient le stalinisme. Moon a été l'un des pères du mouvement démocratique des années 1970-80, quand la société civile payait le prix fort face aux dictateurs. Moon a fait de la prison après une manifestation contre Park Chung-hee, le père de la présidente destituée. «Dans ces années tumultueuses de lutte et de répression, il fait la rencontre de Roh Moo-hyun qui deviendra président. Ils vont alors devenir associés, amis très proches jusqu'au suicide de ce dernier, raconte le politologue Yoo Jung-hwan. Aujourd'hui, Moon se réclame non sans raison comme son successeur. Malgré la haine d'une partie de la droite, Roh Moo-hyun est resté très populaire en Corée.» (5)

Politique d'apaisement du nouveau président

«Quand Roh Moo-hyun accède à la présidence en 2003, Moon intègre le cabinet présidentiel avant d'en prendre la direction en 2007. Au nom de la «politique du rayon de soleil», il devient l'une des chevilles ouvrières du deuxième et historique sommet intercoréen de 2007 quand le Sud et le Nord se serrent la main. Il se dit «prêt à aller à Pyongyang» et «à s'asseoir avec Kim Jong-un pour discuter du programme nucléaire», comme il l'a indiqué au Washington Post. Le Nord l'entendra-t-il et Trump voudra-t-il coopérer? Moon souhaite que la Corée du Sud reprenne la main sur sa destinée.» (5)

Comme un pied de nez à la démonstration de force de Trump qui a envoyé un porte avions et son armada avec un sous-marin pour impressionner la Corée du Nord, cette dernière lui répond par le lancement d'un missile le 14 mai. Kim Jong-un, avait «personnellement supervisé ce test: Selon l'agence Kcna, ce type de missile serait «capable de transporter une grande et puissante tête nucléaire». Une réunion d'urgence du Conseil de sécurité a été sollicitée. les Etats-Unis réclament une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies (ONU). Ce tir a permis de lancer «un nouveau modèle de missile balistique stratégique de moyenne à longue distance, le Hwasong-12».

Pour un dialogue non parasité par l'Occident

Tout est possible si les deux Corées sont seules à gérer leur destin.: «Le dialogue, amorcé en 1972, s'est approfondi depuis 2000, à la suite de la visite à Pyongyang du président sud-coréen Kim Dae-Jung et de l'adoption conjointe, par ce dernier et son homologue nord-coréen Kim Jong-il, de la déclaration commune du 15 juin 2000 qui constitue la pierre angulaire des relations entre Pyongyang et Séoul. Un second sommet intercoréen, entre le dirigeant du Nord Kim Jong-il et le président sud-coréen Roh Moo-hyun, initialement prévu à Pyongyang du 28 au 30 août 2007, a été reporté du 2 au 4 octobre, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-il et son homologue sud-coréen Roh Moo-hyun ont signé un document commun où ils s'engagent à promouvoir la paix et la prospérité économique dans la péninsule. Après 1987, la chute du régime militaire au pouvoir en Corée du Sud et la démocratisation qui s'en est suivi a favorisé une évolution de la position de Séoul. (6)

«Dans la perspective d'une réunification de la Corée, les autorités sud-coréennes ont choisi de privilégier la voie d'un rapprochement économique et culturel progressif entre les deux Corées, afin de réduire des écarts économiques, plus importants entre les deux Corées qu'entre les deux Allemagnes en 1989. Cette «sunshine policy» («politique du rayon de soleil») a été comparée à l'ostpolitik de Willy Brandt. La Corée du Sud est devenue, après la Chine, le second partenaire commercial de la Corée du Nord, le volume des échanges annuels dépassant désormais un milliard de dollars. Outre les rencontres entre familles séparées, les échanges humains se développent: en 2005, un million de Sud-Coréens avaient ainsi visité le Kumgangsan depuis l'ouverture de ces montagnes sacrées au tourisme sud-coréen, dans le cadre d'un partenariat négocié directement entre les dirigeants nord-coréens et le groupe Hyundai qui gère le site. Le 27 février 2006, plusieurs centaines de Coréens de familles séparées ont aussi pu se parler par liaison vidéo. Avec l'aggravation de la crise due aux essais nucléaires du Nord, en novembre 2008, la Corée du Nord annonce qu'elle ferme ses sites industriels et touristiques ainsi que les liaisons ferroviaires avec le Sud En juillet 2016, les États-Unis annoncent vouloir mettre en place un bouclier antimissiles en Corée du Sud. La Chine condamne cette position.» (6)

Que faut-il en conclure?

Aux dernières nouvelles, le président Trump affirme sa disponibilité à parler avec le leader nord-coréen à condition qu'il mette fin à son programme nucléaire. Le président nord-coréen sous des dehors singuliers n'est pas fou, il connaît ses limites. En fait, la solution est entre les deux Corées. Ce dernier conflit qui date de la Guerre froide semble anachronique. Le nouveau président élu veut reprendre le dialogue direct avec son voisin du Nord. Il est tout à fait possible de penser à une solution comme celle de la réunification des deux Allemagnes. Cela s'est fait sans douleur malgré les réticences de certains pays. Un Sud riche peut aider un Noir qui a d'autres richesses, notamment de défense.

Si seulement les grands n'interféraient pas et c'est possible car les défis actuels ne sont plus de la guerre froide, mais ceux de contribuer à sauver la planète des convulsions climatiques aller vers un développement durable qui ne laisse personne sur le bord de la route. Amen

1. http://www.europe1.fr/technologies/la-coree-du-nord-pourrait-etre-derriere-la-cyberattaque-mondiale-3331475

2. https://www.cairn.info/revue-bulletin-de-l-institut-pierre-renouvin1-2011-2-page-113.htm

3. http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMHistoriquePays?codePays=PRK

4. http://russia-insider.com/en/politics/everyone-was-watchi...

5.Arnaud Vaulerin http://www.liberation.fr/planete/2017/05/09/en-coree-du-sud-la-victoire-de-moon-jae-in-plebiscite-pour-la-democratie_1568344

6.https://fr.wikipedia.org/wiki/Relations_entre_la_Cor%C3%A9e_du_Nord_et_la_Cor%C3%A9e_du_Sud

Article de référence : http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur _chitour/267073-peut-etre-la-paix-avec-la-coree-du-nord.html

Professeur Chems Eddine Chitour
Ecole Polytechnique enp-edu.dz


Vendredi 19 Mai 2017


Commentaires

1.Posté par oh-daz le 19/05/2017 20:13 | Alerter
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La paix ?? faut pas rêver, c'est washington qui est a la manoeuvre....

2.Posté par Bina le 20/05/2017 13:59 | Alerter
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Je comprends mieux pourquoi l'histoire de Corée est à plus de la moitié occultée.....les expéditions punitives occidentales sont toujours occultées dans les livres d'histoire occidentaux (sic!)......mais.......

Après quand on ne comprends rien à ce qui passe dans son propre Pays, on s'abstient de parler de celui des autres.....

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