Politique Nationale/Internationale

Ehud Barak aux Etats Unis



Mercredi 30 Juillet 2008

Ehud Barak aux Etats Unis
Au Moyen-Orient plus qu'ailleurs, si l'on veut ‎éviter de brutaux réveils, de véritables cataclysmes, il ‎serait bon de se garder de tout recours systématique au ‎langage de la force ou à celui de la menace. Cette réalité ‎que les Américains commencent seulement à ‎comprendre, au prix d'avoir épuisé leur force et leur ‎prestige, en Irak et en Afghanistan, ne semble pourtant ‎pas être connue des dirigeants de Tel-Aviv. A ‎Washington, le titulaire sioniste du portefeuille de la ‎guerre, le Général Ehud Barak, vient, ainsi, d'affirmer à ‎son homologue américain que son gouvernement refusait ‎d'exclure l'option militaire contre l'Iran et qu'il se tenait ‎prêt à lancer, à tout moment, des frappes d'envergure ‎contre les installations nucléaires de ce pays. Des propos ‎qui relaient, étrangement, ceux du Chef d'état major ‎interarme israélien, Gabi Eshkenazi, dépêché, lui aussi, ‎voici une semaine, dans cette même ville de Washington, ‎pour s'entretenir avec Michel Mullen, le Commandant ‎des forces armées américaines. La presse relève, aussi, ‎l'absence de toute cérémonie protocolaire autour des ‎entretiens Gates-Barak, signe, selon elle, de la gravité ‎des sujets évoqués, ainsi que de l'empressement de ‎l'Israélien à voir l'Américain rallier sa cause. Mais Israël ‎a-t-il une quelconque raison de s'inquiéter ? Les analystes ‎tendent à répondre par l'affirmative. Depuis la réunion ‎du 19 juillet des Six à Genève sur le dossier nucléaire ‎iranien, en effet, réunion marquée, notamment, par la ‎présence du sous-secrétaire d'Etat, Williams Burns, Israël ‎sent le vent dangereusement tourner à Washington. Est-il ‎possible que la Maison Blanche, par la force des choses, ‎ait enfin décidé de lâcher du lest et d'avoir une approche ‎différente vis-à-vis de l'Iran et de sa force nucléaire ‎civile? La question traverse, non sans faire des remous, ‎l'esprit des Sionistes, qui ont eu droit, dans les jours ‎suivant la rencontre de Genève, à deux sorties ‎spectaculaires, celle de Condoleezza Rice et celle de son ‎collègue de la Défense, qui ont, tous deux, prôné les ‎vertus de la poursuite du dialogue avec Téhéran. Pour ‎une entité sioniste, surfant depuis si longtemps sur la ‎vague d'anti-iranisme entretenue à Washington, cette ‎évolution ne peut qu'être considérée comme de très ‎mauvais augure. Reste à savoir si l'évolution en question ‎en est vraiment une. Après tout, on ne peut enterrer, du ‎jour au lendemain, de vieux contentieux, de tenaces ‎aigreurs, même avec la meilleure volonté du monde. ‎Mais si même pour toute chose, il faut nécessairement un ‎début, c'est à sa juste valeur qu'il convient d'analyser les ‎derniers développements des relations Téhéran-‎Washington. ‎

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Jeudi 31 Juillet 2008

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