Vendredi 05 Septembre 2008
16:04
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Economie
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| Erreurs statistiques de la Banque mondiale en Chine : 200 millions de pauvres en plus La nouvelle est presque passée inaperçue dans les grands médias généralistes : la Banque mondiale a reconnu en décembre 2007 avoir surévalué le produit intérieur brut de la Chine depuis des années. Voilà ce qui s’est passé. Avec une somme fixe, disons 10 dollars, un consommateur lambda ne peut évidemment pas acheter la même quantité de biens à New York, à La Paz, à Kinshasa ou à Pékin. Afin de gommer ces différences et de comparer des montants de PIB comparables, la Banque mondiale utilise une conversion des montants concernés en parités de pouvoir d’achat (PPA). La question est d’abord de savoir quels prix sont pris en compte. Et là, l’opacité est de mise. Comment le coût de l’accès à l’éducation ou aux soins de santé est-il intégré au calcul ? Quels biens et services de base interviennent réellement dans cette conversion ? Toujours est-il que les prix (ou le coût de la vie) considérés par la Banque mondiale dans le cas de la Chine étaient inférieurs à la réalité. En décembre 2007, la Banque mondiale a donc reconnu que le poids de l’économie chinoise était en fait inférieur de 40% aux précédentes estimations. Ce n’est pas rien. Ainsi, le PIB de la Chine exprimé en PPA pour 2005 serait de 5.333 milliards de dollars au lieu de 8.819 milliards avec l’ancienne estimation. La tendance est sans doute la même pour l’Inde, l’autre grande puissante asiatique émergente. Mais s’agit-il réellement d’une simple erreur ? La Banque mondiale dispose de toute une batterie d’experts grassement rémunérés et tout à fait en mesure de détecter bien plus tôt une telle erreur. D’autant que la Banque mondiale est coutumière du fait : à plusieurs reprises déjà, ses estimations étaient erronées et cela permettait à ce fer de lance de la mondialisation néolibérale de faire passer en force ses exigences. Alors, dans le cas de la Chine, à qui profite le crime ? Justement à la Banque mondiale et à ceux qui défendent le modèle économique dominant. Car cette surévaluation a des répercussions sur la croissance mondiale, qui ne serait que de 4,5% au lieu des 5% annoncés. Cet argument est souvent avancé pour expliquer qu’avec une telle croissance, les choses sont en train de s’améliorer dans le monde, preuve que le système actuel va apporter prospérité et bonheur… Mais cette surévaluation a aussi de fortes répercussions sur le discours lié à la réduction de la pauvreté. Car selon la Banque mondiale toujours, le nombre de pauvres a baissé de 100 millions entre 1990 et 1999, grâce aux chiffres venant de Chine et d’Inde (-200 millions) alors que ce nombre a augmenté sur les autres continents (+100 millions). Avec la réévaluation en cours, le nombre de personnes vivant avec l’équivalent de moins de 1 dollar par jour en Chine va augmenter de 200 millions environ. Si l’on fait le même travail en Inde, on se rend compte que le nombre de pauvres absolus dans le monde a en fait augmenté. Non seulement c’est la crédibilité des études de la Banque mondiale qui est gravement mise en cause, mais c’est toute la logique même de son discours sur la réduction de la pauvreté et les bienfaits de la mondialisation néolibérale qui s’effondre. |
Le mythe du miracle économique en Inde
Un autre pays qui est présenté comme une réussite, c’est l’Inde. La croissance économique dépasse les 9%, la Bourse de Mumbai/Bombay connaît une progression extraordinaire, des firmes indiennes investissent tant dans les pays les plus industrialisés que dans les pays en développement. A quelques exceptions près, les médias ne rendent pas compte de l’évolution des conditions de vie de la majorité de la population indienne. Le quotidien indien Hinsdustan Times, dans son édition du 14 octobre 2007, révèle que selon une étude réalisée par une institution gouvernementale, 77% de la population, soit 836 millions d’Indiens, vivent avec moins de 20 roupies par jour (soit moins de 0,5 de dollar). Ce chiffre est très différent des affirmations de la Banque mondiale selon laquelle 300 millions d’Indiens vivraient avec moins de 1 dollar par jour |21|. L’Inde compte un nombre très élevé de working poors. La Commission nationale indienne pour les entreprises du secteur informel (India’s National Commission for Enterprises in the Unorganized Sector) révèle que 320 millions de travailleurs vivent avec moins de 20 roupies par jour |22|. Dans le même article, le quotidien présente les résultats d’une étude sur la faim dans le monde réalisée par l’International Food Policy Research Institute (IFPRI) selon lequel au niveau mondial, 40% des enfants de moins de 5 ans qui souffrent d’insuffisance pondérale vivent en Inde. Du point de vue du combat contre la faim, l’Inde vient derrière d’autres pays d’Asie comme le Pakistan et la Chine. Sur un classement de 118 pays, Cuba et la Libye se situent dans les premiers tandis que la Chine occupe le 47e rang, le Pakistan le 88e et l’Inde le 94e. Le rapport indique que la situation s’est fortement dégradée au niveau des paysans indiens. Selon d’autres sources, entre 1996 et 2003, plus de 100 000 petits paysans se sont suicidés, la plupart à cause du surendettement. Cela fait un suicide toutes les 45 secondes. Selon le quotidien indien DNA du 17 septembre 2007, qui rend compte d’une étude gouvernementale, 46% des enfants indiens sont victimes d’une déficience pondérale. A Mumbai, ville de plus de 14 millions d’habitants dont la Bourse des valeurs a atteint des sommets en 2007, 40% des enfants ont un poids insuffisant. Selon DNA, malgré 9 ans de croissance économique soutenue, la faim n’a reculé que de 1% en Inde. Parfaite illustration de la vacuité du trickle down, à savoir le prétendu effet de ruissellement selon lequel l’enrichissement des plus riches a automatiquement des retombées positives pour les pauvres… Quel sera l’effet du doublement du prix du lait intervenu en Inde en 2007 ? Evidemment cela n’aura aucun effet sur la consommation des riches Indiens. Selon Forbes, qui publie un rapport annuel sur les plus riches de la planète, l’Inde est devenue en 2006 le pays asiatique qui compte le plus grand nombre de milliardaires (36 milliardaires qui disposent d’une fortune cumulée de 191 milliards de dollars). L’Inde aurait donc ravi la première place au Japon (24 milliardaires disposant en tout de 64 milliards de dollars). Parmi les 5 personnes les plus riches au monde, figure en 5e position Lakshmi Mittal. Selon des données fournies en octobre 2007 par la presse financière, le milliardaire indien Mukesh Ambani a dépassé Mittal et pourrait disputer la première place (tenue par le Mexicain Carlos Slim) ou la deuxième place (occupée par Bill Gates) du palmarès mondial des milliardaires. Ces chiffres sont contestés par d’autres sources, puisque selon Newsweek du 12 novembre 2007, il y aurait, en 2007, 106 milliardaires chinois. Les milliardaires chinois seraient donc plus nombreux que leurs homologues indiens et, du coup, l’Inde perdrait la première place. Peu importe ces comptes d’apothicaire, ce qui est certain, c’est que la rapide croissance de l’Inde et de la Chine produit à la fois plus de très riches et davantage de très pauvres.
Montée des inégalités en Asie
Selon une étude publiée récemment par la Banque asiatique de développement, l’inégalité sociale et l’inégalité dans la distribution des revenus ont augmenté dans 22 pays d’Asie entre 1995 et 2005 |23|. Ceux où les inégalités ont le plus grimpé sont dans l’ordre la Chine, le Bangladesh, le Népal et le Sri Lanka. Quant à l’Inde, le coefficient de Gini |24| qui mesure le niveau d’inégalité des revenus, est passé de 32,9 en 1993 à 36,2 en 2004, ce qui signifie également une nette augmentation des inégalités.
Haro des banques et des fonds spéculatifs (hedge funds) sur la micro finance en Inde
Début octobre 2007, s’est tenue dans la capitale indienne la première foire internationale d’investissement dans la microfinance. Elle a réuni 40 institutions indiennes de microfinance (parmi lesquelles SKS Microfinance, Share, Spandana, Basix) et de grandes sociétés financières privées internationales |25|. Le secteur de la microfinance est en plein boom et attire de plus en plus d’investisseurs étrangers, de grandes banques et de hedge funds. Il y aurait en Inde 36,8 millions de personnes qui recourent à la microfinance pour des prêts ne dépassant pas 100 dollars en moyenne. Le volume total des prêts aurait augmenté de 76% en 2006-2007 atteignant 766 millions de dollars. Le taux de défaut de paiement n’atteint que 2%. Des sociétés comme Sequoia (entreprise des Etats-Unis qui investit dans Google) ou comme Unitus Equity Fund (autre entreprise des Etats-Unis qui, elle, investit dans Ebay) ont pris une participation dans SKS Microfinance. Citibank et Fortis-ABN-Amro ont annoncé qu’elles allaient également investir dans SKS et d’autres entreprises de microfinance. Selon le directeur de SKS, des hedge funds ont également indiqué leur volonté d’investir dans le secteur. Qui a dit que la microfinance était une véritable alternative ? Souvenons-nous… Le président brésilien Lula, les ex- présidents Jacques Chirac et Bill Clinton, le premier ministre espagnol José Luis Zapatero, George W. Bush et Kofi Annan bien sûr. Ils n’avaient pas tout à fait tort s’ils pensaient à un investissement profitable pour les banquiers et les sociétés privées d’investissement en passant par les créateurs de certaines de ces sociétés comme les dirigeants de la société de microfinance mexicaine Compartamos qui sont devenus millionnaires en 2007.
Le coût astronomique de l’agression des E-U contre l’Afghanistan et l’Irak
En 2008, les dépenses allouées par les Etats-Unis à la suite du 11 septembre 2001 à la guerre en Afghanistan et en Irak atteindront 800 milliards de dollars |26|. Selon un calcul des Nations Unies, c’est la somme que la communauté internationale aurait dû consacrer en 10 ans afin de garantir à chaque habitant de la planète l’accès à l’eau potable (alors que plus d’un milliard d’êtres humains n’y ont pas accès actuellement), l’accès à l’éducation de base (alors que plus de 800 millions sont analphabètes), l’accès à des soins et à des infrastructures de santé (alors que 2 milliards de femmes et d’hommes n’y ont pas accès), l’accès de toutes les femmes aux soins de gynécologie et d’obstétrique |27|.
Ces calculs ne prennent en compte que les dépenses des Etats-Unis. S’il fallait ajouter le coût des destructions provoquées par l’invasion et l’occupation en Irak et en Afghanistan, ainsi que les sommes dépensées par les alliés des Etats-Unis, l’addition serait bien plus élevée encore. Sans compter le nombre de vies humaines perdues, le nombre de blessés et traumatisés de guerre.
Des fonds vautours s’attaquent aux pays les plus vulnérables
Les fonds vautours sont des fonds d’investissement privés qui rachètent à très bas prix, sur le marché secondaire de la dette, des créances sur des pays pauvres pour ensuite les poursuivre en justice afin d’obtenir le remboursement de l’intégralité des créances nominales majorées des intérêts de retard. Ces fonds vautours ont déjà mis la main sur près d’un milliard de dollars à l’issue de décisions de justice. La dernière en date a été rendue en avril dernier par la Haute Cour de Londres qui a condamné la Zambie à payer au fonds Donegal 17 millions de dollars pour une créance rachetée en 1999 à seulement 3 millions de dollars. Actuellement, pas moins de quarante procédures ont été déclenchées contre vingt pays, essentiellement en Afrique mais aussi en Amérique latine. La RDC totalise à elle seule huit actions en justice dont cinq ont déjà débouché sur une condamnation de l’Etat congolais. Autre exemple, le fonds américain Kensington réclame devant les tribunaux américains 400 millions de dollars au Congo-Brazzaville pour une créance rachetée à 10 millions de dollars. En l’état actuel du droit et de la jurisprudence, il y a de fortes chances que les juges américains rendent encore une décision favorable à ces fonds vautours.
Libor instable
Le Libor (London Interbank Offered Rate) est le taux d’intérêt auquel les banques londoniennes se prêtent de l’argent les unes aux autres. Presque tous les prêts à taux variables accordés aux PED sont basés sur le Libor. Les contrats de prêts spécifient que l’intérêt à payer est égal au Libor plus un certain pourcentage. Par exemple : Libor + 3%. Si le Libor est à 4,5%, l’intérêt à payer s’élève à 7,5%. Depuis la crise qui a éclaté en août 2007, le Libor a été très instable. Quand les banques perdent confiance entre elles, le Libor grimpe. C’est ce qui s’est passé en septembre, le Libor a fortement augmenté avant de repartir à la baisse. Si la crise ouverte en août se prolonge, ce qui n’est pas exclu, il est possible que le Libor atteigne un taux nettement plus élevé qu’aujourd’hui. Dans ce cas, on pourrait vivre la situation paradoxale suivante : une baisse des taux aux E-U combinée à une augmentation des taux réels payés par les PED à cause de l’augmentation du Libor. Cela obligerait les PED à puiser plus ou moins fortement dans leurs réserves afin de payer une facture plus élevée. Il s’agit d’une possibilité qui n’est pas à exclure et que les PED devraient intégrer dans leurs choix.
Augmentation des prêts Sud-Sud et rôle grandissant de la Chine
Des banques privées de quelques pays en développement (Chine, Inde, Malaisie, Afrique du Sud) octroient de plus en plus de prêts à des gouvernements ou à des entreprises d’autres PED. Les prêts des banques publiques chinoises à l’Afrique augmentent fortement. En 2004-2006, les banques chinoises ont prêté deux milliards de dollars aux PED dans le domaine du pétrole et du gaz |28|. La Chine, mais aussi l’Inde, l’Afrique du sud et le Brésil, sont à la recherche de matières premières, c’est pourquoi les banques de ces pays augmentent fortement leurs prêts de manière à garantir leur approvisionnement. Ces pays cherchent également à vendre leurs produits et leurs services à crédit aux autres PED. Les pays les plus vulnérables risquent de tomber dans une nouvelle dépendance qui ne sera pas nécessairement meilleure que celle déjà existante à l’égard des pays les plus industrialisés. Pour éviter cela, il faut que les prêts Sud-Sud fassent partie d’une démarche qui vise le renforcement mutuel.
Banque du Sud comme premier jalon d’une nouvelle architecture financière internationale
Cela rend d’autant plus essentielle la construction d’une nouvelle architecture institutionnelle internationale qui doit aboutir notamment au remplacement de la Banque mondiale et du FMI par des institutions démocratiques. La crise que traversent le FMI et la Banque mondiale peut être dépassée par ces deux institutions si les PED ne se dotent pas de nouveaux instruments alternatifs. En effet, à l’occasion d’une possible crise financière dans les PED, on peut être sûr que le FMI reviendra sur le devant de la scène comme prêteur en dernier ressort. Les deux institutions bien qu’affaiblies poursuivent leur agenda néolibéral.
La construction de cette nouvelle architecture passera par la création et le renforcement de mécanismes d’intégration régionale Sud-Sud, par la constitution d’une ou de plusieurs Banques du Sud qui devront coordonner leurs efforts, par la mise en place de mécanismes d’échanges compensés |29| et solidaires entre PED. Ces derniers mécanismes donnent déjà des résultats fort intéressants en particulier en Amérique latine et dans la Caraïbe : amélioration de la santé, de la sécurité énergétique (Petrocaribe par exemple), de l’éducation, de l’information (développement de Telesur).
Il s’agit également de poursuivre l’action en faveur de l’annulation de toute la dette publique illégitime, qu’elle soit interne ou externe, afin de libérer des ressources nouvelles pour le développement humain qui passe par la satisfaction de l’ensemble des droits humains. Dans cette perspective, les initiatives autour de l’audit de la dette jouent un rôle fondamental.
Nous vivons un moment inédit de l’histoire, la poursuite de la barbarie côtoie un début de mise en place d’alternatives en faveur des opprimés. Ces alternatives encore faibles et balbutiantes doivent être soutenues. La conjoncture est favorable au renforcement et à la radicalisation de ces alternatives car les PED sont dans une position de force par rapport aux pays les plus industrialisés. Les classes dominantes locales veulent profiter de la situation à leur avantage afin de renforcer des projets capitalistes qui peuvent prendre la forme de l’intégration régionale (les accords de Chiang Mai en Asie de l’Est ou Mercosur en Amérique du Sud) dans un cadre qui favorise la poursuite du profit privé maximum. Les peuples et les gouvernements qui souhaitent un réel changement ne peuvent pas se contenter de ces projets, ils ont la possibilité d’aller plus loin en ne laissant pas passer une opportunité historique. Encore faut-il monter à temps dans le train de l’histoire pour le conduire dans la direction de l’émancipation.
|1| Ce texte est une version actualisée et augmentée de l’article intitulé « Le monde à l’envers ? » paru en novembre 2008.
|2| Centre/Périphérie ou Pays les plus industrialisés/Pays en développement. Aucune de ces présentations n’est satisfaisante.
|3| Ceci dit, la situation économique du Japon est particulièrement déprimée : au deuxième trimestre 2007, le PIB a reculé de 1,2% en rythme annualisé. Dans le même temps, les dépenses d’investissement ont régressé de 4,9%, la consommation des ménages n’a progressé que de 0,3%. Or ces deux postes sont les principaux moteurs de la croissance. L’indice Nikkei de la bourse des valeurs pique du nez. Les salaires stagnent et le chômage a grimpé. La croissance prévue pour l’ensemble de l’année 2007 s’élève à 1,7%, cela dépendra du bon comportement des exportations qui tirent l’économie cette année.
|4| Voir le dossier réalisé à ce sujet par le Financial Times, 18 octobre 2007.
|5| Le gouvernement thaïlandais avait déjà pris des mesures de contrôle des mouvements de capitaux en 2006 pour les mêmes raisons.
|6| Source : FMI http://www.imf.org/external/np/sta/cofer/eng/index.htm Le montant des réserves de change est calculé en dollars, la principale monnaie de réserve internationale, bien que les réserves soient constituées également d’autres monnaies : euros, yens, livres sterling, francs suisses… Les réserves mondiales de change sont réparties en 2007 de la manière suivante : 2/3 en dollars, ¼ en euros et le reste dans les autres monnaies fortes. Voir Banque des règlements internationaux, Rapport annuel 2007, Bâle, p.97).
|7| Estimation de l’auteur. Il est fort possible que le montant soit plus élevé mais il est très difficile d’obtenir un chiffre précis car la plupart des banques centrales ne communiquent pas la répartition de leurs réserves.
|8| Voir chapitre 1
|9| World Bank, Global Development Finance 2007, Washington DC, p. 46.
|10| Calcul de l’auteur. Ni la Banque mondiale ni les autres IFI ne fournissent des données précises sur le remboursement de la dette publique interne. Notre base de calcul est la suivante : selon la Banque mondiale, en 2006, la dette publique interne était trois fois supérieure à la dette publique externe. En 2006, les taux d’intérêt sur la dette publique interne des PED étaient généralement plus élevés que les taux d’intérêt sur la dette publique externe. Sachant que le remboursement de la dette publique externe des PED a représenté environ 280 milliards de dollars en 2006, on peut estimer que le total des remboursements sur la dette publique externe et interne a dépassé la somme de 1000 milliards de dollars en 2006. En 2007, les montants remboursés ont été supérieurs à ceux de 2006.
|11| World Bank, Global Development Finance 2007, Washington DC, Tables, All Developing Countries
|12| World Bank, Global Development Finance 2007, Washington DC, p. 53.
|13| World Bank, Global Development Finance 2007, Washington DC, p. 54
|14| L’étude a été réalisée par l’IFAD (International Fund for Agricultural Development – Fonds international pour le développement agricole), une des agences spécialisées des Nations unies. Voir http://www.ifad.org/events/remittances/maps/index.htm
|15| A noter que la réduction concomitante des terres agricoles destinées à la production de coton aux Etats-Unis aura un effet collatéral positif pour les pays africains producteurs de coton (Mali, Bénin, Burkina-Faso) et l’Ouzbékistan car le prix du coton augmentera sur le marché mondial.
|16| World Bank, Global Development Finance 2007, Washington DC, p. 25.
|17| Voir Vandana SHIVA, The Violence of the Green Revolution, Third World Network, Malaysia, 1993, 264 p.
|18| Newsweek, 12 novembre 2007.
|19| Ibid.
|20| Pour une présentation critique du modèle chinois, voir Martin Hart-Landsberg – Paul Burkett, China : Entre el Socialismo real y el Capitalismo, Editorial CIM, Caracas, 2007.
|21| Il faut dire que pour arriver à ce chiffre la Banque mondiale calcule en parité de pouvoir d’achat ce qui lui permet d’enjoliver la situation.
|22| Newsweek, 12 novembre 2007.
|23| The Hindu, 24 septembre 2007.
|24| Pour ce coefficient, 0 représente l’égalité parfaite et 100 l’inégalité totale.
|25| Financial Times, 12 octobre 2007.
|26| Voir Peter Backer dans le Washington Post, article reproduit dans le Courrier International du 11 octobre 2007. Selon le Washington Post, quand Bush quittera ses fonctions le 20 janvier 2009, les dépenses de guerre pourraient atteindre 1000 milliards de dollars (depuis septembre 2001), soit plus que les dépenses cumulées des guerres de Corée et du Vietnam.
|27| Calcul réalisé conjointement par des agences spécialisées de des Nations Unies à savoir la Banque mondiale, l’OMS, le PNUD, l’UNESCO, l’UNFPA, l’UNICEF et publié dans Implementing the 20/20 Initiative. Achieving universal access to basic social services, 1998, www.unicef.org/2020/2020.pdf. Les organismes mentionnés plus haut estiment à 80 milliards de dollars par an la somme supplémentaire à consacrer annuellement aux dépenses relatives aux services sociaux de base concernés sachant qu’environ 136 milliards de dollars y sont consacrés. Le montant total annuel à garantir oscille entre 206 milliards et 216 milliards de dollars. Pour le détail du calcul : voir le document cité plus haut, p. 20.
|28| World Bank, Global Development Finance 2007, Washington DC, p. 44.
|29| Voir le type d’échange entre la Bolivie, le Venezuela et Cuba en 2006-2007 notamment dans le domaine des hydrocarbures, du transfert de technologie, de la santé et de l’éducation.
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