Politique Nationale/Internationale

ETATS-UNIS : DES PRÉSIDENTIABLES FINANCÉS PAR DES HEDGE FUNDS


Pour comprendre le spectacle particulièrement dégradant que présentent les grands candidats aux élections américaines de 2008, il faut connaître un peu le mécanisme du jeu électoral. Comme Lyndon LaRouche l’a fait remarquer, pour être « crédibles », les candidats pensent devoir montrer leur capacité d’attirer beaucoup d’argent. Or il existe trois sources principales de fonds aux Etats-Unis : les hedge funds et fonds d’investissement privés, Hollywood et le prétendu « lobby sioniste », représenté soit par l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), soit par le méga-spéculateur George Soros.


Solidarité et Progrès
Mercredi 18 Avril 2007



Au cours des quatre dernières années, les donations de hedge funds aux campagnes politiques ont augmenté de deux tiers. En 2006, les 50 fonds les plus importants ont versé plus de 6 millions de dollars à des candidats au Congrès. Selon Michael Forsyth de Bloomberg.com, sur les 7,4 millions de dollars de contributions en 2005 et 2006 par des responsables des 100 plus grands hedge funds et des 50 plus importantes sociétés d’acquisition, 5 millions sont allés à des candidats démocrates. Par contre, l’« industrie financière » plus large continue de favoriser les républicains.

C’est Hillary Clinton qui a le plus bénéficié des hedge funds, encaissant au moins 144 000 de dollars entre janvier 2005 et juin 2006. Sa fille a été récemment engagée par Avenue Capital, un fonds de 12 milliards de dollars dirigé par Marc Lasry. Mme Clinton a également été soutenue par les fonds Apax Partners et Quadrangle, ainsi que par Lisa Perry, la femme du directeur du fonds Perry Partners.

Quant à John Edwards, il a travaillé pendant 14 mois comme conseiller de Fortress Investment (29,7 milliards de dollars) avant de démissionner en décembre dernier. Depuis lors, plusieurs autres fonds ont contribué à sa campagne présidentielle.

Côté républicain, parmi les principaux bailleurs de fonds du populiste John McCain, on trouve Kohlberg Kravis Roberts & Co., le numéro un des fonds d’investissement privés qui contribuent tant à la destruction de l’industrie américaine. Le gouverneur Mitt Romney profite avant tout des donations de responsables de Bain Capital, fonds qu’il a créé avant d’entrer dans l’arène politique. Quant à Rudolph Giuliani, il jouit des largesses d’Elliott Associates, un hedge fund de 7 milliards de dollars qui, selon les New York Times, verse des contributions impressionnantes au Parti républicain, à un lobby du Likoud, le Jewish Institute for National Security Affairs (JINSA), aux Swift Boat Veterans for Truth (le groupe qui avait mené une campagne de diffamations contre John Kerry en 2004), et au néoconservateur Richard Perle.

Dans ce contexte, LaRouche remet en question la légitimité du financement politique des fonds vautours. « A mon avis, seul un candidat qui refuse de prendre l’argent des hedge funds est qualifié pour être Président », dit-il. « Quel genre de campagne voulons-nous ? Une course de hedge funds ? Vous êtes à la solde d’un usurier local ? Combien de candidats présidentiels sont-ils implicitement soumis au chantage d’un usurier ? Comment protéger le citoyen contre l’usure, si les usuriers contrôlent les candidats ? »


Mercredi 18 Avril 2007

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