Croyances et société

ÉGLISE QUE FAIS-TU DE TES PROPHÈTES?


L'INSTITUTION ECCLÉSIALE NE MANQUE PAS UNE OCCASION POUR DÉPLOYER TOUS SES MOYENS DIPLOMATIQUES ET AUTRES POUR CONDAMNER L'AVORTEMENT ET L'HOMOSEXUALITÉ. ENCORE TOUT RÉCEMMENT AU PORTUGAL BENOÎT XVI Y EST ALLÉ AVEC VIGUEUR SUIVI EN CELA PAR LE CARDINAL OUELLET DE QUÉBEC QUI N'A PAS VOULU LAISSER PASSER LE TRAIN DE LA PUBLICITÉ POUR Y ALLER DE DÉCLARATIONS FRACASSANTES. MAIS EST-CE BIEN LÀ CE QU'ATTEND LE MONDE D'AUJOURD'HUI DE L'ÉGLISE?


oscar fortin
Vendredi 21 Mai 2010

ÉGLISE QUE FAIS-TU DE TES PROPHÈTES?
De tous les problèmes qui assaillent actuellement le monde (guerres, famines, crises économiques, chômages, environnement, corruption, désinformation, immigration etc.), ceux qui mobilisent le plus et de façon concertée les autorités hiérarchiques de l’Église catholique sont l’homosexualité et l’avortement.

Lors de son passage tout récent au Portugal, le 13 mai dernier à l’occasion des célébrations des apparitions de la Vierge à Fatima, Benoît XVI a dénoncé avec vigueur l’homosexualité et l’avortement qu’il considère comme faisant partie « des défis les plus insidieux et les plus dangereux » que le monde ait à relever.

« Les initiatives qui ont pour but de sauvegarder les valeurs essentielles et premières de la vie, dès sa conception, et de la famille, fondée sur le mariage indissoluble entre un homme et une femme, aident à répondre à certains des défis les plus insidieux et les plus dangereux qui, aujourd’hui, s’opposent au bien commun. »

Au même moment, au Canada, le cardinal Ouellet s’est joint au mouvement « pro-vie » qui se définit essentiellement contre l’avortement. Il s’est permis quelques déclarations chocs qui n’ont pas manqué de soulever la colère de nombreux intervenants et intervenantes qui ne partagent vraiment pas son approche. La Conférence des Évêques du Québec a senti le besoin de prendre quelque peu ses distances par rapport aux déclarations du cardinal et a invité la population à poursuivre ce débat avec plus de calme.

MAIS POURQUOI CE DÉBAT À CE MOMENT-CI?

Est-ce vraiment ce que le monde attend de ceux qui ont la responsabilité d’actualiser pour les temps que nous vivons le message évangélique? Si certains courants de pensée, fondamentalement intégristes et internes à l’Institution ecclésiale, y trouvent leur profit, d’autres, par contre, encore plus nombreux croient que l’Église institutionnelle doit d’abord se repenser dans son organisation, dans son culte, dans sa mission. Selon ces derniers, l’Église vit dans le cadre d’une organisation qui est restée accrochée à des modèles anciens et dépassés. Elle doit se repenser dans le cadre d’une plus grande participation démocratique des croyants et croyantes, assumant ainsi les valeurs de la modernité qui ouvrent à plus de vérité et de solidarité. Elle doit se refondre dans le monde des humbles et témoigner de l’espérance évangélique par des engagements qui ouvrent la voie à plus de justice, à plus de vérité, à plus de compassion.

Un survol rapide des sites religieux et humanistes qu’internet met à la disposition de toute personne de bonne volonté permet de réaliser que de nombreux théologiens, croyants et croyantes de toute provenance, soulèvent plusieurs questions et demandent des réformes en profondeur de l’Institution ecclésiale (organisation, ministères, culte et mission) pour témoigner de l’Évangile dans le monde d’aujourd’hui. En Europe, le théologien Hans Kung, suivi de nombreux autres théologiens, réclame un nouveau concile. Le site « Culture et Foi » dont les principaux artisans sont du Québec diffuse de nombreuses réflexions qui vont dans le sens d’une réforme en profondeur de l’Église institutionnelle. En Amérique latine, des prêtres, des croyants et croyantes réclament que l’Institution ecclésiale se fasse plus solidaire des pauvres et que ses engagements en soient le reflet. Des voix prophétiques se font entendre mais, malheureusement, n’ont pas toujours l’écoute des principaux concernés. Bien souvent elles sont mises au silence par des mesures disciplinaires ou, encore, en s’assure que leur voix ne résonne au sein du temple ou qu’elle ne soit relayée par les médias officiels. Pourtant l’apôtre Paul n’a-t-il pas dit que l’Église s’édifiait sur deux colonnes : celle des prophètes et celle des apôtres?

« Vous êtes intégrés dans la construction dont les fondations sont les apôtres et les prophètes, et la pierre d'angle Jésus-Christ lui-même. 21 C'est lui qui assure la solidité de toute la construction et la fait s'élever pour former un temple saint consacré au Seigneur. » (Ép. 2,20-21)

Quelle place l’Institution ecclésiale réserve-t-elle à ses prophètes qui l’interpellent de la même manière que le faisaient les prophètes de l’Ancien testament et Jésus lui-même à l’endroit des grands-prêtres? N’a-t-elle pas tendance à s’approprier, ex cathedra, tous les dons de l’Esprit, y compris celui de prophétie, et d’en être, selon sa volonté, l’unique dispensatrice à travers ses rites et ses cultes? Ce n’est pourtant pas ce que nous en dit l’apôtre Paul dans sa première lettre aux Corinthiens lorsqu’il nous parle de l’action de l’Esprit dans l’Église, Corps du Christ.

«A l'un, c'est un discours de sagesse qui est donné par l'Esprit ; à tel autre un discours de science, selon le même Esprit ; A chacun la manifestation de l'Esprit est donnée en vue du bien commun; à un autre la foi, dans le même Esprit ; à tel autre les dons de guérisons, dans l'unique Esprit; à tel autre la puissance d'opérer des miracles ; à tel autre la prophétie ; à tel autre le discernement des esprits ; à un autre les diversités de langues, à tel autre le don de les interpréter. Mais tout cela, c'est l'unique et même Esprit qui l'opère, distribuant ses dons à chacun en particulier comme il l'entend. » (1Cor.12, 7-11)

Nous sommes loin de la pensée unique et du messager unique. Cette Église, qu’est ce Corps vivant dont le Christ ressuscité est la TÊTE et son ESPRIT l’âme, déborde de beaucoup l’Institution ecclésiale à l’intérieure de laquelle les autorités hiérarchiques actuelles essaient de la contenir. Il est intéressant de noter, dans ce passage de la lettre de Paul, que la foi est un don parmi beaucoup d’autres et qu’il n’est pas, à lui seul, la source de tous les autres dons. De nombreux non croyants et non-croyantes font entendre au profit de l’humanité un discours de sagesse, d’autres un discours de science. Croire en l’Église c’est reconnaître ces multiples manifestations de l’Esprit et en être solidaires. L’Église est beaucoup plus que l’Institution ecclésiale et le Vatican est loin d’en être la seule représentation visible. L’Église, celle dont nous parle Paul, est cette communauté de vie de toutes ces personnes de bonne volonté qui, unies par le même Esprit, œuvrent pour le bien commun de tous et de toutes.

Peut-on croire, que l’Église institutionnelle, pour éviter d’aborder de front ses propres problèmes, choisisse de s’attaquer plutôt à des questions comme celles de l’homosexualité et de l’avortement? Si tel était le cas, il est fort à parier que cette approche se retournera vite contre elle, non pas pour les valeurs véhiculées, comme celles de la vie, de l’amour, de la vérité, mais en raison de son double langage. Pendant qu’elle se dit pour la vie en condamnant l’avortement et les femmes qui en sont les responsables, elle bénit des armées qui partent en guerre pour sacrifier et tuer des personnes dont la nature humaine ne fait aucun doute. Pendant qu’elle se dit solidaire des pauvres, elle se fait complice des oligarchies qui les exploitent ou, encore, elle se fait l’ennemie de ceux qui se dédient à leur affranchissement. La situation des hiérarchies catholiques, en Amérique Latine, illustre à merveille cet état de fait. On se souviendra que le 28 juin dernier, le cardinal Oscar Maradiaga du Honduras, a appuyé l’intervention des militaires, soutenue et encouragée par les intérêts oligarchiques, pour sortir du pays, par la force des armes, le Président constitutionnel, trop sensible aux intérêts du peuple. Ce cas est un exemple parmi de nombreux autres. Il en va un peu de même avec les prophètes qui élèvent la voix dans le désert de la complaisance et de la suffisance pour que l’Institution ecclésiale se convertisse à l’Esprit de son fondateur et aux humbles de la terre.

En somme, l’hypocrisie, consciente ou pas, couvrant les dessous pervers de complicités et d’alliances avec des intérêts plus idéologiques qu’évangéliques, n’arrive plus à dissimuler les contradictions qu’elle porte et les manipulations qu’elle s’évertue de réaliser pour redorer son image. Elle n’a plus d’autres choix que de s’ouvrir à la voix des prophètes et au témoignage de ceux et celles qui se donnent entièrement au service des grandes valeurs évangéliques.

Il faut croire que l’Esprit demeure toujours très actif dans le monde et que les « murs » institutionnels n’entravent pas son action. De nombreux croyants et croyantes, dans l’anonymat d’une vie dépouillée et toute de service, se dévouent auprès des malades, apportent leur soutien aux plus démunis, s’élèvent contre l’hypocrisie, la cupidité, les ambitions de pouvoir de ceux et celles qui croient pouvoir mener le monde comme ils l’entendent. Certains s’engagent au prix de leur vie à dénoncer et à combattre des systèmes qui transforment la personne humaine en marchandise, la vérité en mensonge, le mensonge en vérité, le bien en mal et le mal en bien. Ils se font solidaires de ceux et celles qui souffrent. Ils accompagnent, dans le respect, ceux et celles qui cherchent.

Oscar Fortin, théologien


Vendredi 21 Mai 2010


Commentaires

1.Posté par Habakuk le 21/05/2010 10:45 | Alerter
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Triste souvenir que cette admonestation adressée par Jean-Paul II à Ernesto Cardenal d'un doigt agité et accusateur dont le cliché illustre votre article... J'étais bien jeune... J'en garde un souvenir cuisant et un grief qu'il me sera difficile d'oublier... Preuve en est, encore aujourd'hui, si longtemps après, cette image me poursuit... Je crois bien ne lui avoir pardonné que lorsqu'il était moins pimpant, beaucoup plus vieux, amoindri et souffrant de tout son corps, et qu'il fut mort. Mais je n'ai pas oublié, ni cela, ni le reste. Et encore, le règne et de Jean-Paul II me fut-il plus supportable, au final, que celui de son successeur... C'est dire...!

2.Posté par Daniel PIGNARD le 21/05/2010 18:11 | Alerter
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J’aime le titre de votre propos. Les prophètes sont actuellement cachés dans l’Eglise. Voir Malachie 3:16 à 4:6
http://www.biblegateway.com/passage/?search=Malachie%203:16-18;4:1-6&version=LSG


3.Posté par Arthur Gohin le 21/05/2010 18:54 | Alerter
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Le pape n'existe que parce que des "croyants" ont envie de l'écouter et de le suivre. Il n'est pas responsable de cela.
Le croyant véritable écoute le Seigneur en premier, et les autres en second lieu. Que l'Eglise catholique se trompe souvent n'est pas essentiel, il faut surtout considérer que cette structure est une illusion, elle n'est pas voulue de Dieu, c'est une aventure humaine.

4.Posté par Habakuk le 22/05/2010 00:14 | Alerter
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Je ne puis qu’être d’accord avec vous, Arthur, pour avoir rompu avec la papauté depuis Maxime le confesseur, martyr, langue et main droite coupées, déporté et mort de ses blessures en 662, et depuis le Pape Martin 1er, martyr, arrêté le même jour que Maxime, mort six ans avant lui dans des conditions de détention absolument épouvantables. Et encore leur fit-on en cela une grâce particulière car il était prévu d'écarteler le Pape Martin... C’était donc bien avant les grands schismes, et s’il me reste les leçons de la Réforme et de l’Augustinus de Cornelius Jansénius, je n'écoute plus les treize derniers siècles de leçons du catholicisme impérial, faites de redites et d'erreurs. Je n'attends plus de lui que les sacrements, faute de mieux, car les sacrements valent, l'outil fut-il médiocre. Quoi que les chrétiens hors les murs ne s’interdiront jamais de se les administrer les uns les autres s'il le faut, et nous baptiserions avec du sable si nous n’avions de l’eau, ou en imposant les mains, faute de sable. D’ailleurs, je les recevrais tout autant d’un pasteur réformé si toutefois mes influences jansénistes (hormis le culte des saints) ne m’attachaient d’une façon indéfectible à la transsubstantiation sans pour autant que ce soit un principe de division. Donc, la Cène me convient bien aussi, et il suffit que je la reçoive comme mon âme la conçoit pour qu’elle soit ce que je crois qu’elle est. Du coup, ma tâche est d’autant plus aisée avec un prêtre orthodoxe (je déteste le vocable « pope », désuet…). Mais il n'est pas simple, hors structure, de nous reconnaître comme nous le souhaiterions et nous sommes trop épars. Donc, l'Église oui, qu'elle soit catholique, orthodoxe ou réformée, mais pour des raisons purement pratiques. L'Église de Jésus-Christ, c'est celle des esclaves, des humiliés, des miséreux et broyés de la vie, des damnés de la terre, des martyrs, pas celle des rois et des princes tyrans, des puissants repus, exploiteurs criminels et oppresseurs patentés qui tiennent leur consolation sur cette terre. Mais là, je n'apprends rien à personne...
Bonne nuit. J'ai aimé votre article.

5.Posté par Habakuk le 22/05/2010 00:23 | Alerter
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PS: Une pensée fraternelle pour la théologie de la libération et l'Église combattante qui fut plus martyre qu'elle ne se trompa, n'en déplut au polonais baraqué des années quatre-vingt.

6.Posté par Evamarie-madeleine le 22/05/2010 13:10 | Alerter
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C'est pour cela que La Très Sainte Vierge apparue à La Salette le 19 septembre 1946 à une humble Bergère de 15ans Mélanie Calvat lui dit:

"Mélanie, ce que je vais vous dire maintenant ne sera pas toujours secret. Les prêtres, par leur mauvaise vie, par leur irrévérence et leur impiété à célébrer les saints Mystères, par l'amour de l'argent, l'amour de l'honneur et des plaisirs, les prêtres sont devenus des cloaques d'impureté. Oui, les prêtres demandent vengeance et la vengeance est suspendue sur leurs têtes. Malheur aux prêtres et aux personnes consacrées à Dieu, lesquelles, par leurs infidélités et leur mauvaise vie, crucifient de nouveau mon Fils..."


7.Posté par Arthur Gohin le 22/05/2010 22:56 | Alerter
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Habakuk
En ce qui me concerne je ne suis pas d'accord avec la hiérarchie catholique depuis qu'elle existe, c'est à dire environ St Sylvestre. St Pierre sinon n'est sûrement pas le premier évêque de Rome où il n'a jamais mis les pieds.
Pour la grâce divine, je demande directement à mon Père céleste ce dont j'ai besoin.
Fraternellement.

8.Posté par Habakuk le 24/05/2010 11:37 | Alerter
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Quelques questions me taraudent, Arthur: Pour le partage avec vos frères chrétiens, comment faites-vous et de quelle(s) communauté(s) vous rapprochez-vous ? Et si vous priez le Père, est-ce vraiment toujours seul, sans jamais aucune relation communautaire qui a pour vocation de vous constituer en tant qu'homme et en tant que chrétien ? De même et à supposer que vous soyez vraiment renvoyé à cette solitude vis-à-vis du Seul Père, sans jamais aucun lien communautaire, sans cette trine-relation de vous à Dieu et à l’altérité, n’est-ce pas antagoniste avec la vocation chrétienne qui ne peut se référer au Père et ne saurait Le concevoir sans l'Amour qui le lie en toute réciprocité avec le Fils, dans l'Unité de l'Esprit Saint ? Pour être plus précis, croyez-vous que cette Trine-Unité, d'Une Parfaite et Unique Nature, d'Une Seule, Unique et Parfaite Essence, constituant la Parfaite Unité Divine, soit bien La Seule à nous ouvrir sur notre propre nature, notre propre essence, à l’altérité et à Cette Origine Commune à toutes car toutes faites à Son Image ? Et partant de là, quitte à ne jamais vous fixer, ce que rien ne nous interdit, pour autant, ne "voyagez" vous jamais dans aucune de nos communautés, indépendamment des inévitables imperfections qui les affecteront, pour peu que leurs fondamentaux soient avérés et leur doctrine sure ? Et enfin, quand il nous est prescrit de faire des disciples de toutes les nations, que leurs dites-vous sur ces sujets essentiels et vers quoi les orientez-vous ?

Merci de vos réponses.

Bonne Pentecôte, ce qui n'est pas sans relation avec le sujet.

9.Posté par Persona non grata le 24/05/2010 13:18 | Alerter
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Mais les pères de l'église ont fait bien pire que les pretres ....

On ne peut rejeter l'église ou la papauté sans remettre en question leurs choix dogmatiques et le fait d'avoir classifiés apocryphes des dizaines de bibles ....

Pour s'affranchir il ne suffit pas de renier que le pape......

Bonne pentecote amis chrétiens.

10.Posté par Habakuk le 24/05/2010 15:31 | Alerter
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Merci pour vos bons vœux, Persona Non Grata !

11.Posté par Arthur Gohin le 24/05/2010 23:04 | Alerter
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Habakuk
J'ai été un peu court: Je m'adresse aussi bien à Jésus qu'au Père.
J'apprécie la prière en communauté, mais je ne me fixe pas dans aucune. Il semble qu'il y a toujours une limite à savoir que j'ai une relation personnelle inconditionnelle à Dieu, et que je ne peux m'engager à aucune autre soumission. Je ne crois pas qu'une doctrine puisse être sûre, ce ne peut être qu'une création humaine, Dieu est toujours plus grand, et plus beau. Et s'attacher à une doctrine attache à ce que j'ai pu voir à des fondamentaux que je ne peux cautionner.

J'essaye d'orienter mon prochain vers une rencontre personnelle avec Dieu. Il faut certes pour cela le désirer.

Bonne Pentecôte

12.Posté par Habakuk le 24/05/2010 23:59 | Alerter
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Certes Arthur, mais nos écritures nous enseignent "quelques" points de doctrine incontournables, et on ne peut renvoyer quelqu'un à sa relation personnelle avec Dieu sans repères fiables et avérés. Hormis sur cela, je suis d'accord avec vous quand il s'agit de s'affranchir de l'institutionnel et c'est bien dans l'esprit du christianisme de nous défier du pharisianisme. Pour autant, des repères fiables... appelons cela "doctrine"... me paraisse d'autant plus indispensable qu'ils ne nous viennent pas des hommes, mais de Dieu. Bonne nuit.

13.Posté par Arthur Gohin le 26/05/2010 12:30 | Alerter
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Habakuk
L'écriture elle même annonce:"La lettre tue, c'est l'Esprit qui vivifie."
Je ne crois pas en "quelques points de doctrine incontournables". C'est trop abstrait, et Dieu est pour moi une personne plus présente que tout autre: l'existence en personne. Il est ainsi le seul repère fiable.
Ceci dit je veux bien faire de l'exercice intellectuel et annoncer "quelques points de doctrine incontournables", mais pas pour m'y attacher, et prêt à évoluer dans ce domaine.
Par ailleurs, le nouveau testament n'est pas pour moi une perfection. Il faut l'Esprit pour prendre ce qu'il y a de bon et en voir les limites.

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