En réaction aux prétentions répétitives de la Ligue arabe formulées dans le communiqué final du Sommet de Damas, le Porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Seyyed Mohammad-Ali Hosseini, a déclaré que les trois îles d'Abou Moussa et de la grande et de la petite Tombe, dans le golfe Persique, faisaient partie intégrante du territoire iranien, en accusant la Ligue arabe d'intervenir dans les affaires intérieures de la RII. "La question des îles doit être débattue bilatéralement par les parties, iranienne et émiratie, et l'intervention de parties tierces n'aidera aucunement à surmonter les malentendus autour de la souveraineté de ces îles.", a déclaré le Porte-parole de la diplomatie iranienne. A l'issue du 20ème Sommet de la Ligue arabe, à Damas, les participants ont répété les prétentions non fondées concernant l'appartenance des trois îles iraniennes du golfe Persique aux Emirats arabes unis. Dans le même cadre, le ministre iranien des Affaires étrangères, Manoutchehr Mottaki, a rejeté les allégations du Secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, à ce propos, en rappelant qu'à l'heure actuelle, le monde musulman, notamment, les pays islamiques du Moyen-orient, étaient menacés par des puissances extrarégionales, ce qui nécessitait davantage d'entente et de solidarité de la part des pays de la région. Le Chef de la diplomatie iranienne a ajouté que la Ligue arabe devrait essayer de trouver des solutions pour les crises sévissant dans les pays arabes, dont et surtout, les crimes commis, par le régime sioniste, à l'encontre des habitants civils des régions palestiniennes, notamment, dans la Bande de Gaza. Mais, malheureusement, les pays membres de la Ligue arabe n'ont trouvé aucune solution à cette affaire. Par ailleurs, l'alignement des gouvernements arabes sur les politiques hégémoniques des Etats-Unis les a empêchés de pouvoir aider au règlement de la crise actuelle du Liban. En ce qui concerne le Secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, il prétend, d'une part, vouloir favoriser le développement des relations des pays arabes avec la RII, et, de l'autre, il nie les réalités historiques, dont la souveraineté iranienne sur les trois îles d'Abou Moussa et de la grande et de la petite Tombe. En tout état de cause, la prise de ces positions divisionnistes ne sert que les intérêts des ennemis communs des Musulmans, à savoir, les Etats-Unis et le régime sioniste