Du Nil à l’Euphrate : les
« victimes d’une carte de géographie »
par Felicity Arbuthnot *
on Uruknet, 26 avril 2008
http://www.uruknet.de/?s1=1&p=43448&s2=27
traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier
Lorsque l’Etat d’Israël proclama son indépendance, le 14 mai 1948, son
vœu inaugural fut de : « … garantir l’égalité totale, politique et
sociale de tous ses citoyens, sans distinction de religion, d’ethnie ou de
sexe ; de garantir la liberté de religion, de conscience, d’éducation et
de culture ; de sauvegarder les lieux saints de toutes les religions
monothéistes et de soutenir loyalement les principes de la Charte des Nations
Unies… »
Israël exhorta « les Arabes habitant l’Etat d’Israël à préserver
les voies de la paix et à jouer le rôle qui leur revient dans le développement
de l’Etat (d’Israël), sur la base d’une citoyenneté pleine et égale, et d’une
représentation équitable dans toutes ses institutions. »

Israël s’apprête à célébrer en grande pompe ses soixante années de
violations des droits de l’homme à l’encontre de la région, des Palestiniens,
ainsi que la destruction de leurs terres se réduisant telles des peaux de
chagrin, se vautrant, dans les faits, sur des tombes, d’anciennes cultures
passées au bulldozer et près d’un demi-siècle de décimation de rêves, de
maisons et d’héritage culturel. Le travestissement de la fondation de cette
théocratie sur le mensonge cité plus haut, la trahison qui est la marque de
fabrique de cet Etat, sont comme encapsulés dans l’histoire d’un enfant,
emporté dans le déplacement inaugural de près de trois-quarts de million d’âmes
chassées de leur terre natale. Début d’une guerre imposée, de fragmentations de
familles, d’amitiés, de communautés – incessantes, depuis six décennies
sinistres.
L’enfant avait six ans, en 1948. Une nuit, cette année-là, des soldats
israéliens vinrent chez lui, à Al-Barwéh. Les membres de sa famille « … s’enfuirent
dans une forêt, les balles sifflant au-dessus de leurs têtes, et ils parvinrent
au Liban, où ils restèrent durant plus d’un an, survivant grâce aux maigres
subsides des Nations-Unies ». Finalement, l’enfant fut ramené par son
oncle à l’intérieur de la frontière, jusqu’au village de Deir-al-Asad, en
Galilée. Ils ne purent pas retourner à Al-Barwéh, car ce village avait été rasé
au sol par l’armée israélienne.
« Tout ce qui s’était passé », racontait-il en 1969,
« c’est que le réfugié avait échangé son ancienne adresse d’exil pour une
nouvelle. J’avais été un réfugié au Liban, et désormais, j’étais un réfugié
dans mon propre pays. »
Par la suite, le premier recensement israélien considéra tout
Palestinien non-recensé comme un « infiltré » et « par conséquent,
comme n’ayant pas droit à une carte d’identité ». L’enfant se trouvait au
Liban durant le recensement, et, de ce fait, il se retrouvait dans
l’illégalité. Ce, dans son propre pays. Sa famille et les maîtres de son école
primaire avaient pris l’habitude de le cacher quand la police ou des
responsables officiels se pointaient. Finalement, on fit croire aux officiels
qu’il s’était trouvé chez des Bédouins nomades durant le recensement, ce qui
lui permit, en définitive, d’obtenir une carte d’identité, lui conférant un
statut légal sur sa terre natale…
Depuis sa prime jeunesse, la littérature et la poésie étaient sa
passion. Tandis qu’il était encore à l’école primaire, le directeur de son
école lui demanda de participer à la célébration, par le village de Deir
al-Asad de la fondation de l’Etat d’Israël. « Je me suis trouvé derrière
un micro, pour la première fois de ma vie, et j’ai récité un poème, qui était
un cri lancé par un jeune garçon arabe, à un jeune garçon juif. »
Il se souvient encore du thème de ses vers :
« Toi, tu peux jouer au soleil tout ton saoul… Mais moi, non. Toi,
tu as une maison ; moi, je n’en ai plus. Toi, tu as des fêtes ; moi,
je n’en ai pas. Pourquoi ne pouvons-nous pas jouer ensemble ? »
Le lendemain, le garçon était convoqué par le gouverneur militaire
israélien, qui l’insulta et le menaça, concluant : « Si tu
continues à écrire ce genre de poème, j’interdirai à ton père de travailler à
la carrière de pierres. »
L’enfant pleura amèrement. « C’était le premier juif que je
rencontrais et auquel je parlais… Si c’était à ça que les juifs ressemblaient,
pourquoi devrais-je adresser la parole à un jeune garçon juif ? »
Il a été sauvé du « feu de la défiance » par une institutrice
juive, qui était pour lui « comme une mère », et un symbole de tout
ce qui était beau, et bon. Elle élargit ses connaissances en matière de poésie,
refusant d’enseigner un programme « conçu pour déformer et discréditer
notre héritage culturel ». Elle réussit à mettre à bas les murs de méfiance
érigés par le gouverneur militaire. » [1].
Ce jeune garçon était un certain Mahmoud Darwish, sans doute le poète
palestinien le plus universellement connu, lauréat du Prix Lotus(en 1969) et du
Prix Lénine de la Paix
(en 1983).
Le calvaire de la
Palestine trouve son reflet dans les cris doux et profonds de
ses mots obsédants, chacun de ses poèmes est un requiem composé en l’honneur
d’une terre, d’une histoire et d’un peuple violés par les diktats initiaux de
Whitehall et d’un monde qui a détourné son visage de son « pays
bien-aimé », démembré, mis en pièces. Comparer la richesse luxuriante de la Palestine, sur la carte
de 1948, à ce que la
Palestine est devenue, aujourd’hui, revient à comparer la
vibration de la beauté à une Palestine affamée par la violence et mutilée, mais
continuant à lutter pour son existence et son avenir, tellement précieux.
Le contraste entre les vers poignants de Darwish et le langage obscène
de ceux qui ont accédé aux postes politiques les plus élevés en Israël, est
violent :
« Nous allons vers un pays qui n’est pas de notre chair. Les
noisetiers n’y sont pas de nos os…
Nous allons vers un pays qui ne suspend nul soleil particulier
au-dessus de nos têtes… »
Un autre de ses poèmes commence ainsi :
« Nous voyageons comme n’importe qui d’autre ; mais nous
retournons vers nulle-part… »
Et puis, celui-ci :
« La terre se rapproche de nous, nous poussant à travers le
dernier passage…
« Nous avons vu les visages de ceux qui vont jeter nos enfants
par les fenêtres de cet espace ultime… »
Et puis encore, ces vers, presque insoutenables :
« Fais-moi naître à nouveau, que je puisse savoir dans quel pays
je mourrai,
Sur quelle terre je renaîtrai, de nouveau, à la vie… »
Le lexique dans lequel les dirigeants d’Israël ont puisé leurs
imprécations, année après année, provient sans doute de quelque univers
parallèle. Le premier Premier ministre d’Israël, David Ben Gourion, dit ainsi
des Palestiniens, tandis que l’on détruisait systématiquement cinq-cents
villages au cours d’une sorte de cérémonie où l’on pendait en quelque sorte la
crémaillère nationale, et tandis qu’une violence absolue faisait
rage : « Les vieux crèveront ; quand aux jeunes, ils
oublieront… »
Yitzhak Rabin a dit, à propos de l’épuration ethnique des habitants de
Gaza : « Israël créera, durant les dix ou vingt ans à venir, des
conditions telles qu’elles devraient générer l’émigration naturelle et
volontaire, hors de Gaza, des réfugiés… »
« Les Palestiniens sont des bêtes marchant debout… Eretz Israel
sera restituée au peuple d’Israël. Tout Eretz Israël. Et ce, pour
l’éternité », affirma Menachem Begin, que seul Yitzhak Shamir surpassa
dans l’abjection : « Les Palestiniens… seront écrasés comme des
sauterelles… leurs têtes seront écrasées sur les pavés et sur les murs. »
Et Ehud Barak d’y aller de son commentaire : « Les
Palestiniens sont comme les crocodiles ; plus vous leur donnez de bidoche,
plus ils en réclament… »
Ariel Sharon, intronisé « homme de paix » par George
Deubeuliou Bush, l’initiateur des massacres de Sabra et Chatila, au Liban, en
1982, énonçant son plan d’action, déclara : « Tout le monde doit
se magner, et s’emparer d’autant de sommets de collines (palestiniennes) qu’il
le peut, afin d’agrandir les colonies (juives), parce que tout ce que nous
prendrons aujourd’hui restera à nous… Et tout ce dont nous ne nous emparerons
pas, c’est eux (les Palestiniens), qui l’auront. »
Raphael Eitan, fondateur du parti de droite Tzomet, et manifestement
âme-sœur de Sharon, affirma : « Quand nous aurons colonisé la
terre, tous ce que les Arabes pourront faire, à ce sujet, c’est tourner en
rond, comme des cafards drogués enfermés dans une bouteille. » [2]
Cette rouerie sioniste, qui trouve ses reflets également à Washington
et à Whitehall (le Quai d’Orsay britannique, ndt) vise et dénigre aussi la
diaspora juive en Israël et dans le monde entier, dont plusieurs de ses membres
ont consacré leur vie – et souvent mis en danger, voir perdu leur carrière –
dans leur engagement non seulement envers une terre, mais envers une région où
tous peuvent vivre en harmonie, côte à côte. Le vitriol auquel ils sont
exposés, provenant de leurs coreligionnaires, comporte notamment le fait d’être
traités de « juifs haineux d’eux-mêmes ».
Orwell lui-même aurait bien du mal à mettre le signe d’égalité entre
leur passion pour la paix et leur « tu aimeras ton prochain », d’un
côté, et la « haine de soi », de l’autre…
Alors que le Conseil de Sécurité de l’Onu menace d’embargo, a menacé
d’embargo et impose des embargos contre certains des pays parmi les plus
pauvres, en raison de violations, d’entorses ou de non-conformation (réelles,
ou perçues) à ses Résolutions, Israël «… jouit d’une relation unique en son
genre avec les Nations Unies. En dépit de sa non-application d’une foultitude
de résolutions de l’Onu, aucune mesure n’est jamais prise à son
encontre », écrit Geoff Simons, dans son étude exhaustive de
l’organisation mondiale [3]. Simons liste quelques-unes des résolutions mises
au panier de manière expédiente par l’« unique démocratie » au
Moyen-Orient : il s’agit de celles portant, notamment, les
numéros 242, 338, 465, 672, 673 et 681.
L’ « importante » résolution 681, adoptée le 20 décembre
1990, « déplore la décision prise par le gouvernement d’Israël… de
reprendre la déportation de civils palestiniens… » Israël répondit, très
peu de temps après, par des déportations redoublées.
La résolution 799, du 14 décembre 1992, fut prise à l’unanimité ;
elle fut même – cas unique – soutenue par les Etats-Unis et le Royaume-Uni.
Elle dénonçait la poursuite de la violation du droit international par Israël,
relevant qu’« en contravention avec ses obligations sous l’empire de la Quatrième Convention
de Genève… Israël a déporté, le 17 décembre, des centaines de
Palestiniens… ». Plus loin : « … condamne fortement cet
acte… Réaffirme l’applicabilité de la Quatrième Convention
de Genève à tous les territoires occupés par Israël… Réaffirme également la
souveraineté indépendante et l’intégrité territoriale du Liban… Demande
instamment à Israël, en tant que puissance occupante, de garantir le retour
immédiat et dans la sécurité dans les territoires occupés de toutes les
personnes déportées… »
Le Secrétaire général de l’époque, Boutros Boutros-Ghali, exprima
« sa grave préoccupation » au sujet des agissements israéliens. Le
Foreign Office britannique développa fugitivement un semblant de colonne
vertébrale, déclarant qu’Israël violait le droit international – et un
diplomate prévit l’issue : «… Israël entend les Résolutions de l’Onu, puis
il continue à faire ce qu’il était déjà en train de faire, sans nulle autre
forme de procès. »
Les réfugiés ont été déposés dans un désert aux petites heures d’un
matin d’hiver, glacial. Israël fit la sourde oreille aux avertissements de
l’Onu, et les pays occidentaux laissèrent faire. Les Palestiniens manifestèrent
leur soutien aux déportés dans la bande de Gaza, et les militaires israéliens
tirèrent dans la foule, tuant une fillette de dix ans et cinq autres personnes.
En juillet 1993, Israël était de retour au Liban, décimant ce minuscule pays,
par terre, par mer et par air.
Le Liban a été revisité, et re-décimé, encore une fois (avec de belles
fillettes israéliennes, que l’on nous a fièrement montrées, dans des bases militaires,
en train de dédicacer des missiles, qui allaient être balancés sur les enfants
libanais.) Le long « voyage au bout de la nuit » de la Palestine se poursuit,
année après année, comme le fait le silence du monde.
L’Irak gît, en ruines, pour avoir dit la vérité aux Nations Unies
(tandis que l’agression, et le calvaire, subis depuis cinq ans par un autre
pays musulman, l’Afghanistan, n’allume quasiment aucun voyant à l’Onu, ni ne
produit aucun spot sur l’un quelconque des radars internationaux).
La célébration du sept-cent-vingtième mois de trahison, par Israël, de
son engagement à loyalement soutenir « les principes des Nations
Unies » étant à notre porte, les violations les plus récentes incluent
notamment l’assassinat de cinquante-cinq Palestiniens, dont des enfants de
quinze ans, et les blessures de cent-cinq autres à Gaza, durant le seul mois
d’avril, et trois-cents-quarante, durant le seul premier trimestre 2008.
Le remarquable site internet Uruknet fournit une litanie de misères,
provenant de nombreuses sources ; en voici seulement trois exemples :
- La fermeture et la confiscation planifiées de plusieurs orphelinats
et de plusieurs internats abritant des milliers d’orphelins et d’élèves
nécessiteux. Beaucoup des parents de ces orphelins ont été tués par l’armée
israélienne, ainsi que par les terroristes juifs paramilitaires, connus
également sous le nom de « colons »…
- L’interruption incessante des opérations de secours de l’UNRWA dans
la bande de Gaza, à cause de l’interruption de la fourniture du fuel
indispensable pour faire fonctionner ses camions et ses centres déployés dans
l’ensemble de la bande de Gaza… John Ging, directeur des opérations de l’UNRWA
à Gaza, a déclaré mercredi dernier que l’ampleur des morts, des destructions et
du désespoir, dans la bande de Gaza, est considérable et catastrophique…
- La découverte, par son propre père, du corps mutilé de Hammad Nidar
Khadabth, quinze ans, sur les territoires confisqués par la colonie israélienne
illégale d’Al-Hamra. Hammad avait quitté son domicile, mardi 15 avril, pour
aller travailler dans le champ appartenant à sa famille… Le corps de Hammad
était dénudé, boursouflé, couvert de bleus et de traces de torture. Il avait le
cou brisé, et son visage avait été écrasé à coup de pierres. Un de ses doigts
avait été coupé, et il avait plusieurs trous dans la poitrine… Un officier de
police israélien, arrivé sur les lieux afin d’enquêter sur l’incident, confirma
que Hammad a été assassiné…
Le mardi 22 avril, Saed Bannoura, de l’IMEMC, écrivait : « Un
chargement d’aide alimentaire destiné aux habitants de la bande de Gaza s’est
vu interdire l’entrée de ce territoire par l’armée israélienne, hier, lundi…
L’Organisation Mondiale de la
Santé a estimé que le taux de malnutrition dont souffrent les
enfants de Gaza atteint vraisemblablement les 45 % en raison du siège imposé à
la bande de Gaza par Israël. Les hommes politiques israéliens ont déclaré
ouvertement qu’ils ont l’intention d’ « étouffer » et
d’« affamer » Gaza, afin de forcer ses habitants à renoncer à leur
résistance contre l’occupation militaire de leur terre. » On croirait lire
la prose d’Yitzhak Rabin, dans un style à-peine différent…
L’agence Associated Press a informé, le 25 avril 2008, que « les
Etats-Unis, la
Grande-Bretagne, la
France, ainsi que d’autres pays membres, se sont retirés
d’une réunion du Conseil de sécurité de l’Onu, mercredi dernier, après que la Libye eut comparé la
situation prévalant aujourd’hui à Gaza aux camps de concentration de la Seconde guerre
mondiale ». Le vice-ministre israélien de la Défense, Matan Vilnai, car
c’est bien sûr de lui dont il s’agit, a déclaré un holocauste frappant le
peuple de Gaza : la Libye,
manifestement, sait donc parfaitement utiliser les bons dictionnaires.
Le chirurgien traumatologue David Halpin a répliqué aux questions de
l’émission Today de la BBC
(le 25 avril), durant laquelle le porte-parole d’Israël Mark Regev tenta de
défendre l’indéfendable. Halpin a écrit : « Les souffrances
d’1,4 million de personnes, à Gaza, dont les deux-tiers sont des réfugiés et
qui sont, de ce fait, classifiés comme des personnes éligibles à une protection
particulière, outrepassent toute description et tout chiffrage ».
En 1982, le célèbre poète arabe Adonis, né en Syrie (dont le nom est
Ali Ahmad Sa’id), a écrit, à propos du siège de Beyrouth par l’armée
israélienne :
« Vous ne mourrez pas parce que vous avez été créés et que, par
conséquent, vous avez un corps. Non : vous mourrez parce que vous incarnez
l’avenir… » Et aussi : « parce qu’on vous bombarde avec de
l’obscurité ».
Tandis qu’Israël marque le coup en bombardant ses voisins avec de
l’obscurité, les lumières de l’humanité s’éteignent, l’une après l’autre, se
perdant, restant coites, avec ceux qui ont quitté la salle, claquant la porte
au nez de la vérité, aux Nations Unies.
Le pantin de la
Grande-Bretagne, lui aussi frappé de mutisme, j’ai nommé
l’ « Envoyé Spécial de la
Paix au Moyen-Orient » Anthony Lynton Blair QC., s’est,
bien entendu, comme qui dirait perdu dans la correspondance. Peut-être
l’exhumera-t-on, un jour, de dessous les innombrables milliers de bagages
perdus à l’ignominieux Terminal Cinq flambant-neuf de l’aéroport londonien
d’Heathrow, et peut-être réussira-t-on à le dépoussiérer, juste à temps, pour
qu’il puisse aller rejoindre ses potes lamentable, à la sinistre fête
d’anniversaire de l’Etat d’Israël ?
[1] Les indications biographiques ainsi que les extraits choisis de
poèmes de Darwish, ainsi que les œuvres évocatrices de Sami al-Qasim et
d’Adonis (Ali Ahmed Sa’id), qui incarnent toute l’âme du Moyen-Orient, ont été
choisis dans l’ouvrage : Victims of a Map, éditions Saqi Books.
http://www.amazon.com/Victims-Map-Adonis/dp/0863565247
[2] Paradise: Lost, Professor Jamil I. Toubbeh, Palestine Chronicle,
22nd April 2008.
[3] The United Nations - A Chronology of Conflict, Geoff Simons,
Macmillan, 1994.
Voir, également :
http://www.hanini.org/Al-Nakbagallery.html
Vous pourrez vous remémorer la
Nakba de mai 1948, et vous aurez ainsi des images devant
lesquelles vous pleurerez sans difficulté.
Felicity Arbuthnot