RELIGIONS ET CROYANCES

Dossier sur le Christianisme et le rôle des papes N° 1/3

Chronique du Christianisme, ou comment les papes périclitent la foi chrétienne... (1/3)


Pourquoi le cardinal Ratzinger a-t-il choisi le nom de Benoît ?
Saint Benoît de Nursie (v. 480-v. 547)

Issu d'une famille noble de Nursie, dans le centre de l'Italie, Benoît passa sa jeunesse à étudier à Rome. Il a vécut dans une grotte (baptisée plus tard la grotte sainte) pendant trois ans. Benoît quitta la communauté et, peu de temps après, fonda un monastère au mont Cassin. Il établit, à l'intention des moines, une règle de vie, la Règle bénédictine, dont l'expansion fut immense et qui fut reprise et codifiée par saint Benoît d'Aniane. L'empire romain se meurt et la papauté s'abandonne à des querelles indignes. Après des études de droit à Rome, le jeune homme se retire dans un bourg de montagne pour prier et pratiquer l'ascèse. Faute de pouvoir faire autrement, Benoît organise la vie de ses compagnons dans de petits monastères. Les nobles n'hésitent pas à lui confier leur fils pour l'éduquer. L'un d'eux est le futur saint Maur. En 529, Benoît rassemble ses compagnons mi-moines sur le mont Cassin, entre Naples et Rome. En 540, il édicte pour eux une règle très simple en 73 chapitres courts et un prologue. Elle combine la prière, le travail et la tempérance dans un climat d'équilibre et de paix. «Ora et labora» (prier et travailler) est sa devise.


Alter-Info
Dimanche 24 Avril 2005

Dossier sur le Christianisme et le rôle des papes   N° 1/3
En introduisant une règle monastique équilibrée, fondée sur la réhabilitation du travail manuel et du travail intellectuel, en invitant aussi ses moines à redécouvrir l'héritage intellectuel de l'Antiquité, un pendant de la [franc-maçonnerie]url:http://www.fm-fr.org/fr/plan.php3 . Saint Benoît a ouvert la voie à un monde nouveau. La performance est d'autant plus remarquable qu'elle est intervenue dans une société en décomposition où la paix romaine avait depuis longtemps cédé la place aux guerres entre barbares. Une période qui étrangement rappelle la nôtre, avec ces turpitudes et ses injustices... Saint Benoît a mérité pour cela d'être proclamé en 1958 Père de l'Europe et saint patron de la chrétienté occidentale Cependant, l'histoire occulte ses liens avec les Prieurés de Sion...Peut-on devenir franc-maçon quand on est chrétien, catholique ? Et peut-on devenir chrétien quand on est franc-maçon ? Les faits eux-mêmes répondent oui aux deux questions". Ces propos audacieux et péremptoires sont ceux d'un évêque de l'Eglise catholique : ils ont été prononcés en l'Hôtel de la Grande Loge de France, rue de Puteaux, à Paris, en décembre 1992, lors d'un colloque sur "Chrétiens et francs-maçons", par Mgr Jean-Charles Thomas, évêque de Versailles, avant d'être publiés dans "Points de vue initiatiques", revue des francs-maçons de la Grande Loge de France, en 1993 http://www.centredeformation.net/actu/francmac.htm. Et, Benoît XVI dans tout cela ? Ambitionne t-il une telle destinée . Benoît XVI est bien issu de [l'Opus Dei ]url:http://www.opusdei.fr/ ?

Dossier sur le Christianisme et le rôle des papes   N° 1/3

Qu'est-ce l'Opus Dei ?

On pense généralement que le pape actuel est affilié à l'Opus Dei via la société sacerdotale de la Sainte-Croix, qui est la branche séculière de la prélature pour les prêtres diocésains. Il faut noter que l'appartenance à l'Opus Dei est normalement secrète. Ce qui est sûr, c'est que le couple Poltawski, qui a servi de famille à Jean-Paul II à Cracovie après la disparition de ses parents, en est membre. Le porte-parole de presse du Vatican, Joaquim Navarro Valls, en fait également partie. Il est un de ceux qui travaillent directement et quotidiennement avec le pape.
En revanche, le pape Paul VI s'est toujours méfié de l'Opus Dei et l'a tenue à l'écart durant son pontificat ?

Les effectifs mondiaux de l'Opus Dei s'élèvent à 84.000 membres, dont quelques membres du gouvernement Aznar, l'ancien premier ministre Espagnol et allié de BUsh...
2000 prêtres répartis dans 90 pays. Il existe quatre sortes de membres : les numéraires, prêtres, hommes ou femmes célibataires, qui vivent en communauté et sont les dirigeants; les agrégés, célibataires qui vivent dans leur famille; les surnuméraires, laïcs mariés; les coopérateurs, pouvant être catholiques ou non. Jean-Paul II a choisi plusieurs évêques parmi ses prêtres.

Le recrutement est volontairement élitiste. Les étudiants, futurs dirigeants de la société, sont particulièrement visés. L'Opus Dei dirige 150 écoles de formation professionnelle, 200 résidences universitaires et 5 universités. Le mouvement reçoit environ 30.000.000$ par mois en dons et revenus. Parmi ses amis et bienfaiteurs, on compte les patrons d’Axa, des AGF, de Schneider. On le voit, il est difficile de qualifier de secte un mouvement catholique aussi bien inséré dans l'Eglise romaine. Le rapport sur les sectes des parlementaires belges a pourtant fait le pas en 1997. Quelles sont ses motivations? Il est certain que l'Opus Dei emploie des méthodes sectaires comme par exemple : Des moyens de financement peu clairs et inavoués;
La pratique du secret. A part pour les responsables, le fait d'être membre est secret. Les prêtres affiliés par la société sacerdotale de la Sainte-Croix ne sont pas obligés de faire connaître à leur évêque leur appartenance.
"Cronica", l'organe interne de l'Opus Dei est secret et ne peut être lu que par les numéraires
L'Opus Dei est considérée par ses membres comme infaillible : "sacrée, sans tache, immuable".
Tout ce qui est en dehors de 'Opus Dei relève du "pourrissement" (sic). Elle est le "reste qui constitue la véritable Eglise".
L'organisation de la prélature court-circuite l'autorité des évêques qui sont les dirigeants normaux des diocèses. Elle ne rend compte qu'au pape, c'est la prélature personnelle.
Les jeunes doivent décider à 16 ans s'ils veulent rester célibataires ou se marier, décision qui doit être ratifiée par les chefs. L'Opus Dei cherche à noyauter toutes les institutions sociales et politiques en vue d'instaurer un nouvel ordre catholique. Ses préférences pour les partis d'extrême-droite sont connues. Le mariage est systématiquement décrié et le célibat exalté. "Le mariage est réservé à la piétaille et non à l'état-major général du Christ" (Escriva). Tout ceci fait que certains catholiques réticents désignent l'Opus Dei comme la "sainte mafia". Il s'agit donc d'un catholicisme pur et dur, comme il a pu exister avant le concile de Vatican II. Quelques autres nouveaux mouvements font également problème par leurs méthodes musclées : le chemin Néo-catéchuménal, Communion et Libération, les Focolari, l'œuvre, Marie-Jeunesse et certaines composantes du Renouveau. Le plus inquiétant est que le cardinal Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, ancienne Inquisition, estime que ces mouvements sont l'unique évolution positive de l'Eglise post-conciliaire. Encore plus inquiétant : le Pape Jean-Paul II les a rassemblés tous (500.000 personnes) à Rome à la Pentecôte 1998 et il les considère comme le fer de lance de sa nouvelle évangélisation.


Dossier sur le Christianisme et le rôle des papes   N° 1/3

Chorologie du Christianisme...

Et, si les fondements de l'Église n'étaient que parjures et tromperie ? Je dis bien l'Église et son dogmatisme, et non l'enseignent de Jésus. Le dogmatisme de l'Église lui a permis de traverser les siècles. Et, chaque siècle avec son lot de mensonges et de rajouts aux enseignements du Maître Jésus. Le problème n'est pas de dénigrer le pape, mais de rappeler qu'il est homme et reste un homme. Et, en tant qu'homme il est perméable aux tentations et à l'écoute de son ego, celui dont toutes les religions montrent comme le mal à combattre en priorité. Un homme qui arrive à réduire à néant son ego, est considéré comme supérieur aux autres, un être d'exception. Rien ne le laisse croire que Benoît XVI est réussi cette 'lutte'' (ascèse).

Essayons de voir ensemble, les dérives et l'éloignement des dogmes enseignés par l'Église catholique :
Avant tout, il faut remettre en cause l'authenticité des Évangiles ; le rôle joué par Saul dans l'interprétation des paroles de Jésus. Paul de nom hébraïque Saul un romain d'origine juive né à Tarse en Anatolie en Turquie, a en effet joué un rôle majeur dans l'orientation prise par Luc et Marc (Nous y reviendrons)... Le rôle de Paul a été prépondérant dans la propagation de la pensée hérétique qui consistait à faire de Jésus le fils de Dieu...
En effet, c'est à l'occasion du premier concile (concile des apôtres) que l'idée d'imposer Jésus comme fils de Dieu et l'association au Saint-Esprit avait pris forme.
Le point d'achoppement entre monothéistes ce trouve sur la question de l'essence Divine de Jésus : la Trinité issue de la théorie de la ''consubstantiation'' en grec ''homoousios'' qui veut signifie ''fait du même métal''. Les paroles imputées à Jésus, prétendant être le fils de Dieu, ne sont que le fruit de certains rabbins voulant tronquer l'enseignement de Jésus. Il faut rappeler aussi que Jésus avant tout, a été envoyé comme le sauveur du peuple juif, ce peuple à qui Dieu avait promis un Sauveur... L'enseignement de Jésus étant contraire aux privilèges de certains et surtout des dignitaires, gardiens du Dogme et de l'ensemble des Écrits du peuple juif, son enseignement devait être déformé pour que les privilégiés manipulateurs du message Divin, puissent perdurer dans le mensonge qu'ils ont mis en place depuis des siècles...

Comme tous les prophètes qui se sont succédés, Jésus était un prophète. Sa ''spécificité'' et son particularisme ne fait pas de lui, le Créateur des univers. Malgré le fait que Jésus n'ait jamais affirmé être fils de Dieu, les mêmes qui croyaient avoir donné Jésus au Romains, ont innové et transformé la foi chrétienne en témoignant de telles allégations...
Le premier Évangile attribué à Mathieu, a été écrit une Trentaine d'années après la l'ascension de Jésus. Je dis bien l'ascension et non la mort de Jésus. Ce point un très important pour comprendre une version diamétralement opposée à celle de l'Église et plus spécialement au dogmatisme des pape et plus spécialement à celui de Ratzinger.
Jésus transcende les cultures et les religions. Ainsi, dans l'Islam il est reconnu comme l'avant-dernier prophète et compte parmi les plus grands.
Pour comprendre à quel point, aujourd'hui l'enseignement de Jésus est ''parasité'' et infecté de mensonges et de manipulations des croyances et esprits... il est nécessaire de savoir les grandes lignes de la vie de Jésus et mettre les rares paroles authentiques qui nous sont parvenues, dans leurs contextes historiques...
Alors que même la date et le lieu de naissance de Jésus sont objets de discordes et d'ignorances, comment attribué les Évangiles à Jésus, alors qu'ils ont été écrits après lui.
Imaginez les rajouts ou les suppressions qui y ont été apportées, selon les appétences et penchants des rapporteurs des paroles de Jésus. Ces livres présentés comme repères ne sont que des faux et propagés en de multitudes versions, de la protestante à l'orthodoxe et toutes les dérives sectaires y afférent. Nous, nous trouvons avec plus de 4000 versions de ce que seraient les enseignements de Jésus. Une chronologie de la naissance à l'ascension de Jésus et les dérives qui s'en suivirent est utile à ce stade du développement...

Une approche axiomatique est la seule probante pour une bonne compréhension, et pour les profanes... Le sujet est tellement vaste et difficile à digérer qu'il est nécessaire de faire un développement aphoristique. Je ne prétend nullement faire changer d'opinion qui que ce soit, mais plus prosaïquement aider à la compréhension de la portée des événements récents avec la cooptation de Ratzinger au sommet de l'Église catholique...


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Qui est Jésus ?

Selon la majorité des monothéistes, Jésus fils de Marie est bien né sans père et avec la volonté Divine. Celui appelé le Saint-Esprit est l'Archange Gabriel (Djebraïl en arabe) qui annonça la bonne nouvelle à Marie. Avec la volonté divine, ordre du Tout-puissant, Gabriel insuffla les gènes de Jésus à Marie. Cet acte ne fait nullement de Jésus, le fils de Dieu... A contrario, attribuer à Dieu, un fils ou une quelconque progéniture, revient à remettre en cause le Dogme des attributs de Dieu : Il n'a pas été procréé et ne procrée point, il est à l'origine de la Création et la procréation est le résultat de sa volonté et non de son essence...
Pour les esprits étroits qui n'arrivent pas à concevoir que Dieu, créateur de l'Univers et à l'origine de tous, puisse créer la première matrice de l'homme (Adam) à partir de rien, et qu'ils n'ait pas le pouvoir de créer un homme à partir d'une femme seulement ?
La génétique moderne pourtant le prouve bien, une femme seule peut avoir la possibilité de se cloner à partir de ses propres cellules. Comment alors ne pas comprendre ou imaginer que le Tout-puissant ne puisse pas être capable de créer Jésus avec les gènes de Marie uniquement, puis lui faire insuffler les qualités, caractères, la personnalité et l'humilité exceptionnelle qu'avait Jésus, sans oublier le pouvoir de résurrection.
Les protestants ont une vision plus logique sur la naissance de Jésus. Cependant, la logique protestante n'en reste que là, comme nous le verrons plus loin, les protestants ont d'autres préoccupations et dérives plus dangereuses que les catholiques...
Jésus est un prophète, qui a eu la particularité de naître sans père, et aussi de ne pas avoir ''goûté'' à la mort. Ce qui explique la croyance commune entre chrétiens et musulmans : L'avènement de Jésus sur terre une deuxième fois, et pour y mourir aussi comme tous les hommes (nous y reviendrons).


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Jésus et sa mission

A l'instar de certains prophètes, comme Abraham et Loth (son neveu envoyé pour corriger Sodom et Ghomor), Moïse et Aaron (son frère), Jésus à été assisté par un autre prophète. Jean Le Baptiste, à ne pas confondre avec l'apôtre Jean. Le Baptiste était le cousin de Jésus et c'est lui qui la première fois, l'a baptisé. Mais la croyance chrétienne dans son ensemble considère Jean le Batiste appelé Yahya chez les musulmans comme un homme ordinaire et non un prophète.
Jean le Baptiste avait pour mission de faciliter la tache du Maître sachant les penchants réfractaires aux ordres divins de sa communauté... Pourtant ceci aussi est souvent occulté...
Jésus, fils de Marie ne fût pas crucifié comme l'imaginaire le laisse croire... Juda son apôtre a été puni pour l'avoir trahi. Dieu, donna l'apparence de Jésus à Juda, et c'est bien ce dernier qui fût crucifié.
Quelques jours après l'apparition de Jésus, les personnes qui le rencontrèrent ont été informé du courroux Divin, et la leçon à tirer pour ceux qui oseraient porter atteinte à l'intégrité physique d'un protégé de Dieu.
Pourtant la théorie de consubstantialité occulte volontairement ces aspects.

Avançons quelques siècles encore pour mieux saisir cette tromperie qu'est la Trinité...


Le Concile de Nicée en 325

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Pourquoi le Concile (du latin : réunion) de Nicée (iznik en Turquie) et quels étaient ses objectifs ?

Constantin 1er, qui n'était même pas baptisé, et il le sera plus tard (avant sa mort) en 337 apr. J.C, par Eusèbe un prêtre arien et non selon le rite romain auquel il donna raison pendant le concile de Nicée en 325. Pourquoi ce paradoxe ?
On ne sait trop pour quel motif réel Constantin fût à l'origine de la réunion de 220 évêques, mais selon la tradition, il réunie le Concile pour contrer l'arianisme (théorie d'un moine au nom d'Arius) qui prenait ampleur, et risquait de mettre à mal toute la manipulation mise en place... Faire perdre les privilèges des papes et autres pontes de la foi chrétienne sans doute ?

Arius prônait une croyance qui est toujours valables chez certaines minorités comme les chrétiens coptes de Syrie et d'Indes et très proche de l'enseignement musulman concernant la personne de Jésus, Aïssa en arabe...
Le moine Arius et son école de pensée, allait contre les croyances imposées par Saul (Paul). Ainsi, Constantin sur l'initiative des deux émissaires envoyés par le Pape, orientent le Concile vers une conclusion sans appel et ainsi adopter définitivement la théorie de la consubstantialité, à la grande satisfaction de pape. Cet événement marqua le début du ''césaropapisme'' : relation étroite entre pouvoir séculier et pouvoir religieux, et les chrétiens d'Orient en sont encore imprégnés...
Le concile de Nicée enterra définitivement le débat de l'essence divine ou non de Jésus...


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A suivre...

Dans le prochain numéro Religions et Croyances, nous traiterons des différents conciles et ses innovations, jusqu'au concile Vatican II, qui marqua un tournant dans l'histoire chrétienne, autant que le concile de Nicée...

Pour toutes les questions, ou des points qui sembleraient a priori, aporétiques... vous pouvez réagir sur le forum; ou faire un commentaire au bas de la page ... Nous essaierons d'y répondre promptement et avec le plus de précision possible.

Bonne lecture...


Jeudi 25 Août 2005


Commentaires

1.Posté par japhet le 25/04/2005 15:31 | Alerter
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Décès du Pape Jean-Paul II - Condoléances du TRGM Jean-Charles FOELLNER au nom de la GLNF


Communiqué à l’Agence FRANCE-PRESSE

Le Grand Maître de la Grande Loge Nationale Française, Jean-Charles FOELLNER, au nom des 34 000 Frères de l’Obédience, a présenté ses condoléances aux autorités ecclésiastiques françaises et vaticanes à la suite du décès de sa Sainteté le Pape Jean-Paul II en ces termes :

«Défenseur des Droits de l’Homme, des Valeurs morales et spirituelles universelles, Jean-Paul II a été un pasteur inspiré qui a porté le monde pour rendre plus tangible le dialogue de chaque homme avec son Créateur».

Paris, le 6 avril 2005

Les différents destinataires du courrier officiel ci-dessous sont :

Monseigneur André VINGT-TROIS, Archevêque de Paris,Archevêché de Paris,- Son Éminence Fortunato BALDELLI,Nonce Apostolique,La Nonciature Apostolique de France, Paris - Son Éminence, Monseigneur le Cardinal Joseph RATZINGER,Doyen du Sacré Collège,Vatican, Italie - Monseigneur Jean-Pierre RICARD, Président de la Conférence des Evêques de France
Paris - Son Éminence, Monseigneur le Cardinal Angelo SODANO, Secrétaire d’Etat de la Cité du Vatican,Italie -

Paris, le 6 avril 2005


Votre Éminence,

Notre Très Respectable Grand Maître Jean-Charles FOELLNER m’a demandé d’être son interprète auprès de vous à la suite du passage au ciel de Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II.

En effet les 34.000 Frères de notre Obédience, ayant la particularité au sein de la Franc-maçonnerie française de croire en Dieu, à l’unisson des 5 millions de Maçons de Tradition dans le monde, représentant 156 Obédiences avec lesquelles nous sommes en reconnaissance mutuelle, sont particulièrement attristés par le décès de Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II, dont le charisme et le rôle historique n’ont pas manqué de toucher tout homme de bonne volonté.

Défenseur des droits de l’homme, des valeurs morales et spirituelles universelles, Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II a été un pasteur inspiré qui a porté le monde pendant tout son Pontificat pour rendre plus tangible le dialogue de chaque homme avec son Créateur.

Comme la communauté des fidèles, nous faisons un acte de foi, là où la raison s’arrête, impuissante, pour que l’Eglise reste de façon intangible porteuse des valeurs éternelles qui structurent l’homme tout au cours de sa démarche spirituelle en ce monde.

Nous nous associons à la douleur de la communauté des fidèles et aussi à l’Espérance qui l’anime et que nous partageons,

Et vous assurons, Votre Éminence, de notre considération déférente.

Jean-Pierre PILORGE
Grand Secrétaire

http://www.grandelogenationalefrancaise.com/newver/contenu.asp?menu=103&nom=Presse%20et%20informations#1005

2.Posté par marc le 30/04/2005 13:06 | Alerter
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Notre agent au Vatican…
Il est de notoriété internationale que le Vatican est un nid d’espions. Tous les Etats ont cherché à savoir ce qu’il se passait dans les Loggias de Raphaël, au point de se faire parfois avoir comme des amateurs par des affabulateurs. Après la libération de Rome, le 6 juin 1944, les services américains se firent ainsi escroquer par Virgilio Scattolini qui, profitant des faibles connaissances dont disposait l’Office of Strategic Services (OSS) sur le Vatican, fabriquait allègrement toute sorte d’information. Un peu comme dans « Le tailleur de Panama », de John Le Carré, pour l’après-guerre froide, la situation à Rome après l’écroulement du fascisme laissait penser que tout était possible. Le seul pouvoir qui restait un tant soit peu debout était le Saint-Siège et la fascination pour ce monde secret restait intacte. Les analystes de l’OSS n’étaient nourri d’aucune expérience ; ils manquaient tout simplement des bases nécessaires pour en évaluer l’intérêt ou l’authenticité. Aussi se montraient-il crédules, au point de croire jusqu’à la prochaine construction d’un… terrain d'aviation dans les jardins du Vatican ! Cela dit, l’imaginatif escroc était un artiste que les Américains s’empressèrent de retourner une fois démasqué : désormais, il vendrait ses rapports fantaisistes sur le Vatican au… Parti communiste italien.
Dans le climat de Guerre froide qui s’établissait, les Soviétiques manquaient cruellement d’informations. La question de Staline : « Le Vatican, combien de divisions ? » ne se voulait pas seulement une affirmation, mais elle contenait surtout une grande part d’incertitude sur la puissance pontificale. Depuis l’établissement à Rome du Russicum en 1929, chargé de préparer des prêtres à un futur travail missionnaire en Union soviétique, les services soviétiques cherchaient à percer les mystères du Saint-Siège. Dans les années 1930, ils avaient tenté de recruter des agents autour de la Place Saint-Pierre, rencontrant bien des difficultés tant les sympathisants potentiels du communisme étaient peu nombreux dans les sphères ecclésiastiques. Ils parvinrent cependant à convaincre de rares personnes de leur livrer des documents.
Le pontificat de Pie XII étant résolument déclaré contre toutes les formes d’athéisme, le communisme inclus, Moscou se livra aussi bien au recrutement d’agents, facilités par la conquête de nations catholiques, comme la Pologne et l’Allemagne — même si les parties les plus catholiques ne se situaient évidemment pas à l’Est —, qu’à des opérations d’information et homo. Les archives n’ont encore pas livré leurs secrets, mais la polémique sur les silences de Pie XII et l’implication des Bulgares dans la tentative d’assassinat de Jean-Paul II trouvent bien leurs origines dans les bureaux de la place Djerzinski.
Le 23 octobre 1998, Markus Wolf, le dernier chef historique de la police secrète est-allemande, la Stasi, qui vivait en liberté des droits d’auteur que lui rapportaient ses livres, de souvenirs et de cuisine, déclarait qu’il entretenait depuis des années un agent dans l’entourage du Cardinal secrétaire d’Etat de Jean-Paul II, Agostino Casaroli, qui venait de mourir quatre mois plus tôt. Il travaillait comme « scientifique » au Vatican. Ces propos télévisés à l’occasion du vingtième anniversaire du pontificat de Jean-Paul II furent bien entendu commenté dans la communauté allemande de Rome. Il lui avait facile de reconnaître derrière les propos du maître espion le bénédictin Eugen Brammertz, employé à l’édition allemande de « l’Osservatore Romano » de 1981 à son décès six ans plus tard, à l’âge de soixante et onze ans. L’information avait percé après la réunification allemande, le 4 novembre 1989.
En mars 2000, l’historien Bernd Schäfer, qui avait fait sa thèse sur « Staat und katholische Kirche in der DDR » (Böhlau: 2. Auflage Köln/Weimar, 1999), publiait un article sur la question. Dans « Pater “Lichtblick” OSB und “Antonius” Waschbüsch : Endgültig enttarnt — Spione im Katholischen Kirchendienst », il rendait public les pièces relatives au recrutement du frère Brammertz dès 1960 et à sa carrière romaine dès 1975. Il aurait été en contact avec un certain “Antonius”, que l’historien identifie comme étant un journaliste de la Katholische Nachrichten-Agentur, à Rome avant de rejoindre Wiesbaden et de devenir une personnalité de la CDU, Alfons Waschbüsch. Le recrutement de ce dernier à lieu en 1968, mais il n’est activé qu’en mai 1976. Les dernières fiches du Ministeriums für Staatssicherheit interviennent en 1987, avec la mort de “Lichtblick”. Un site italien, qui fait ses affaires avec la crédulité de chacun dans un « almanacco dei misteri d’Italia », inclut le frère Brammertz dans l’enlèvement de la jeune Emanuela Orlandi, le 22 juin 1983 vers dix-neuf heures. Le bénédictin et le correspondant de la chaîne ARD, Hans Jakob Stehle, se rencontraient à la rédaction étrangère de « l’Osservatore Romano », qui faisait face à la petite cour qu’empruntait la jeune fille. Le site précise que, dans leurs contacts téléphoniques avec la secrétairerie d’Etat, les ravisseurs étaient au fait de qui entrait et sortait de la cité du Vatican. Alois Estermann, entré à la Garde suisse en 1981, avant d’en devenir son chef dix-sept ans plus tard, aurait disposé d’un dossier à ce sujet. Bien sûr, il aurait été dérobé après son assassinat, le 4 mai 1998.
Peu après sa mort tragique, Aloïs Estermann fut l’objet de révélations dans la presse, notamment le très sérieux journal allemand Berliner Kurier du 8 mai 1998. Lui aussi aurait été recruté par la Stasi en 1979, à l'initiative de son chef, sous le pseudonyme de “Werder”. Bien que cette allégation ait été démentie par Markus Wolf lui-même, l’amiral Fulvio Martini, responsable du contre-espionnage italien de 1984 à 1990, confirme cette information, laissant entendre qu’Estermann était bien un agent de l’étranger, sans doute des ex-services est-allemands (L'Express du 27 juin 2002). Le rideau de fumée laisse apparaître que le garde du corps du Saint-Père le 13 mai 1981 ne faisait pas l'unanimité. Soupçonné d'avoir trempé dans des affaires peu claires, la Conférence des évêques suisses, dont l'avis est nécessaire pour la nomination du chef de la garde suisse, s’était montrée rétive lors de la promotion d’Estermann.
Apparaît aujourd’hui de l’Institut polonais de la mémoire nationale, trois semaines après le décès de Jean-Paul II et l’apaisement de la ferveur populaire suite à l’élection de Benoît XVI, un nouvel agent communiste au Vatican en la personne d’un dominicain de soixante-neuf ans, le père Konrad Stanislaw Hejmo, directeur de la Maison du pèlerin polonais à Rome, Corda Cordi. Ce familier du cardinal Karol Wojtyla avait été envoyé dans la Cité éternelle en 1979 par le primat de Pologne, Mgr Stefan Wyszynski, afin d’organiser l’aide aux immigrés polonais. Selon Leon Kieres, président de l’Institut de la mémoire nationale, les dossiers du père Hejmo comprennent sept cents pages de transcriptions d’enregistrements audio et portent sur sa collaboration avec la Sluzba Bezpieczenstwa dans les années 1980 « et avant ». Il utilisait les pseudonymes “Hejnal” et “Dominik”, Cette annonce fait suite à celle de la semaine dernière selon laquelle l’Institut de la mémoire nationale disposait de nouvelles traces de mouchards des services de sécurité communistes dans le proche entourage ecclésiastique de Karol Wojtyla. Contacté hier au téléphone par la télévision publique polonaise TVP, le père Hejmo a rejeté ces accusations. « C'est complètement absurde », a-t-il déclaré. Il a confirmé avoir été « sollicité » par la Sluzba Bezpieczenstwa à l'époque communiste, comme « tous les prêtres » en Pologne. « Tout prêtre avait forcément son tuteur », a-t-il ajouté. Il a indiqué qu’il transmettait bien des informations de Rome, mais « pour le primat de Pologne ». Il n’exclut pas qu’elles aient pu être enregistrées à son insu. Il aurait pris l’avion de Varsovie.
L’accusation touche une nouvelle fois un personnage connu des journalistes au Vatican. Avec sa haute silhouette et son habit blanc de dominicain, ce responsable de la Maison du pèlerin polonais de la via Pfeiffer traversait la toute proche place Saint-Pierre avec des groupes de pèlerins plusieurs fois par jour. S'il lui arrivait souvent d’être vu près du pape, au point d’avoir démenti le 1er avril dernier sa mort et déclaré qu’il se préparait en paix, il n’était pas employé du Vatican et n’avait pas accès à des dossiers secrets. Néanmoins, « il avait accès aux plus proches collaborateurs de Jean Paul II », a déclaré sur TV24 Jacek Palasinski, correspondant de cette chaîne de télévision polonaise à Rome. Interrogé par l'AFP, Mgr Tadeusz Pieronek, membre de l'épiscopat polonais, a qualifié l'information donnée par M. Kieres de « grande surprise ». « Il ne faut pas oublier que ce système (communiste) était sans pitié. Il est facile de condamner, mais ce système avait tout le monde dans ses tenailles », a souligné Mgr Pieronek. Selon lui, ce n'est toutefois « pas le moment pour ce genre d'informations, après tout ce que nous avons vécu avec la mort du pape ».
Qu’il ne s’agisse que d’un rideau de fumée ou d’une réalité, ces accusations distillées par la presse pose un problème. L’ouverture totale des archives des polices politiques des anciens pays du Bloc soviétique forme un serpent de mer de la vie politique de ces pays depuis l’effondrement des régimes soviétiques. Le débat fait périodiquement rage, à la veille d’échéances électorales le plus souvent. Il s’agit à chaque fois de vérifier le passé de quelques-uns, responsables politiques ou figures médiatiques. C’est particulièrement vrai pour Estermann et Hejmo. En Pologne, la polémique touche tout le monde depuis la parution, début février sur Internet, d’une liste de 162 000 noms de personnes liées à l’ancienne police politique. Le problème est que cette liste mélange dans le même opprobre les collaborateurs et leurs victimes sans pouvoir les discerner. Et derrière les questions historiques légitimes se cachent des arrière-pensées politiques moins reluisantes.

3.Posté par Le Saint Suaire le 27/09/2005 14:00 | Alerter
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Dans le déroulement de l'histoire, c'est Juda qui aurait été crucifié et mis au tombeau.
Le Saint Suaire, une des pièces de linge provenant de ce tombeau a été daté au carbonne 14 (époque moyen-âge) mais cette datation est controversée dans le milieu scientifique (pour diverses raisons, la principale est que ce genre de datation n'est pas fiable à100%).
Par ailleurs, des essais non concluant pour reconstituer le phénomène avec des moyens modernes viennent remettre en question cette datation.
Comment est traité cette enigme pour l'Islam?

Cordialement

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