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Dossier Bhutto: L’ancien chef des services de renseignement pakistanais convoqué



Lundi 3 Mai 2010

Dossier Bhutto: L’ancien chef des services de renseignement pakistanais convoqué
Le dossier Bhutto revient sur la table. L’ancien chef des services de renseignement pakistanais, le général Nadim Ejaz a été convoqué par la commission d’enquête formée par le gouvernement sur l’attentat qui a coûté la vie à l’ancien Premier ministre Benazir Bhutto. C'est en fait après la publication du rapport de la Commission d’enquête onusienne sur l’assassinat de Mme Bhutto que le gouvernement pakistanais a chargé une commission nationale d’enquêter sur cette affaire ; et au cours de ses enquêtes, cette Commission s’est procurée des rapports selon lesquels l’ancien chef des services de renseignements pakistanais, le général Nadim Ejaz aurait éliminé des documents préliminaires concernant cette affaire. On lui reproche aussi d'être responsable du fait que la scène du crime soit aussitôt nettoyée de toute preuve. A présent, la Commission d’enquête d’Etat a convoqué le général Nadim Ejaz, afin d’examiner la véracité de ces rapports et de découvrir le présumé rôle de l’ancien patron des Renseignements pakistanais dans l’élimination de certains indices sur la scène de crime. Un rapport définitif publié le 15 avril par la commission d’enquête des Nations Unies montre qu’un nombre d’anciens responsables politico-sécuritaires d’Islamabad avaient empêché l’accès des enquêteurs onusiens aux sources militaires ou d’information, faisant obstacle, ainsi, au processus d’enquête sur l’assassinat de Benazir Bhutto.
Le rapport indiquait que les autorités pakistanaises n'avaient pas pris les mesures adéquates pour assurer la sécurité de l’ancien Premier ministre et que son assassinat aurait pu être évité. Lors de la dernière réunion du Parti du Peuple du Pakistan, une réunion consacrée plutôt à l’examen du rapport onusien sur l’assassinat de Benazir Bhutto, le président Assif Ali Zardari et le Premier ministre Youssef Reza Gilani, ont explicitement annoncé que la responsabilité de cet attentat tombait sur l’ancien Président du pays Pervez Musharraf. Le porte-parole du Président pakistanais Farhatullah Babar a même annoncé que, selon les résultats de la Commission d’enquête de l’ONU, l’ancien Président pakistanais Pervez Musharraf est responsable de l’assassinat et qu’il devrait faire l’objet d’une poursuite judiciaire. En fait, les enquêtes lancées sur l’affaire de l’assassinat de Mme Bhutto semblent avoir fourni une bonne occasion pour le parti au pouvoir afin de préparer de vastes actes de représailles contre certains responsables politiques ou sécuritaires du pays dont et avant tout Pervez Musharraf. Ce faisant, le PPP actuellement au pouvoir se venge des pressions politiques qu’il avait l’habitude de subir, en tant que détracteur de l’ancien régime, celui de Pervez Musharraf et son parti Muslim League (Quaid-e-Azam) (PML (Q)). Bien que le parti du Peuple n’ait pas accepté, au lendemain des élections parlementaires de février 2008, la demande de Nawaz Sharif, concernant la démission et le jugement du général Musharraf, et cela, en raison de certaines considérations d’ordre politique et sécuritaire, dans les conditions actuelles, il semble déterminé de bénéficier des preuves fournies par les enquêteurs de l’ONU, pour engager une poursuite judiciaire, contre l’ancien Président. L’actuel gouvernement pakistanais profite d’ailleurs largement de l’appui public dans ces démarches, vu la popularité de la famille Bhutto auprès de l’opinion publique pakistanaise. Un sérieux bras de fer entre le gouvernement et l’armée pakistanais semble donc inévitable.

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Lundi 3 Mai 2010


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