Dmitri Medvedev : le dossier nucléaire iranien pourrait être résolu à travers la diplomatie
Le président russe Dmitri Medvedev a déclaré vendredi que le dossier nucléaire iranien pourrait être résolu à travers la diplomatie.
Lors d'une conversation téléphonique avec son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad, Dmitri Medvedev a réaffirmé sa "position ferme pour ne résoudre le dossier nucléaire iranien que par les moyens politiques et diplomatiques".
Les présidents iraniens et russes ont également évoqué le renforcement des relations entre Téhéran et Moscou.
Ils ont exprimé l'espoir que la réunion de samedi entre le haut représentant de politique extérieure et de sécurité de l’UE, Javier Solana et du négociateur sur le dossier nucléaire iranien, Saïd Jalili serait fructueuse.
Les deux hommes doivent se retrouver vers 10H45 (08H45 GMT), chacun accompagné de sa délégation, pour des discussions et un déjeuner auxquels la présence d'un haut diplomate américain, le N°3 du département d'Etat William Burns, confère une importance particulière.
Saïd Jalili conseille aux Américains de ne pas répéter leurs erreurs
le Secrétaire du Conseil suprême de la Sécurité nationale iranienne, Saïd Jalili, a conseillé vendredi aux Américains d'éviter de faire les erreurs précédentes.
« De notre point de vue, ce qui est d'important c'est cette volonté américaine d'assister aux prochains entretiens, » a déclaré aux journalistes Saïd Jalili avant de quitter Téhéran pour Genève où il participera samedi aux entretiens avec le haut responsable de politique étrangère de l'UE Javier Solana.
Le négociateur iranien sur le nucléaire a espéré que si le vice-secrétaire d'Etat américain aux Affaires politiques, William Burns adopte une approche constructive et évite de faire les erreurs passées, les entretiens seront certainement constructifs.
"Ce qui nous importe c'est de savoir avec quelle approche ils participent aux discussions. Si c'est avec une approche constructive et qu'ils s'abstiennent des erreurs du passé, alors il est certain que nous aurons des discussions constructives", a-t-il dit avant son départ pour Genève.
Saïd Jalili doit y rencontrer samedi le chef de la diplomatie de l'Union européenne, Javier Solana, pour évoquer un ensemble de propositions des grandes puissances.
Ce sera la première fois qu'un représentant de Washington, qui n'entretient plus de relations avec Téhéran depuis 1980, participe directement à des négociations visant à persuader l'Iran de renoncer à enrichir de l'uranium.
Le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki s'était montré satisfait jeudi de la présence du numéro trois du département d'Etat aux négociations de samedi.
Cela "aidera les Etats-Unis à s'informer directement" du dossier nucléaire iranien, avait-il dit lors d'une visite à Damas.
Ahmad Khatami : les entretiens entre l’Iran et le groupe 5+1 seront fructueux s’il se déroule dans un contexte juste
L’imam provisoire de la prière du vendredi de Téhéran, Ahmad Khatami a déclaré vendredi que les entretiens entre l’Iran et le groupe 5+1 seront fructueux s’il se déroule dans un contexte juste et avec une dose de bonne volonté.
« Nous avons depuis le commencement soutenu la reprise des entretiens sans condition préalable et la menace et nous sommes persuadés que si les discussions sont menées dans un contexte juste et avec une dose de bonne volonté, elles peuvent déboucher sur des résultats » a déclaré l'ayatollah Khatami dans son deuxième sermon de la prière du vendredi sur le campus de l’université de Téhéran.
Ce membre de l'Assemblée des Experts a réitéré que si le groupe 5+1 entame des discussions sous la contrainte et en prétextant certaines excuses sous l'influence des Sionistes et de certaines puissances, ces entretiens n’auront alors plus de sens.
Il a déclaré que le monde sait désormais bien que le programme nucléaire de l'Iran est de nature pacifique comme l’ont prouvé les nombreuses inspections de l’AIEA et qu'il n'y a aucune déviation dans les programmes nucléaires du pays.
« Aujourd'hui il est clairement établi que certaines personnes cherchent des excuses et ne souhaitent pas résoudre le dossier nucléaire de notre pays.
Une fois réglée la question nucléaire, elles prévoient de soulever la question des droits de l'Homme puis par la suite probablement celle des droits des animaux ! » a ironisé l’imam provisoire de la prière de vendredi ajoutant que les ennemis de la révolution islamique veulent nuire au système islamique même de la République en cherchant différentes excuses mais contrairement à leurs souhaits, l'Iran islamique est sorti renforcé de ces épreuves jour après jour et survit.
Il a ajouté que la nation iranienne a pendant ces trente dernières années démontré qu'elle se battra pour ses aspirations.
« Nous déclarons clairement que si l'ennemi lance la moindre attaque contre l'Iran, la puissante nation iranienne lui résistera» a-t-il déclaré.
« Nos forces armées sont prêtes à combattre et nous sommes capables de nous défendre. En même temps, nous croyons que les entretiens et le dialogue sont les meilleurs moyens pour parvenir à un accord mutuel » a souligné Ahmad Khatami.
«La libération des otages libanais des geôles du régime sioniste constitue une autre page d'or dans l'histoire de Hezbollah et a marqué une nouvelle défaite du régime sioniste. Le Hezbollah libanais a remporté un succès non seulement militaire mais également politique. »
La Turquie soutient le dialogue sur le dossier nucléaire iranien
Le ministre turc des Affaires étrangères Ali Babacan a affirmé vendredi que son pays soutenait le dialogue sur le programme nucléaire iranien.
Ali Babacan a tenu ces propos lors d'une conférence de presse à l'issue de ses discussions avec son homologue iranien en visite Manouchehr Mottaki, dans la capitale turque d'Ankara.
"La rencontre prévue samedi à Genève sur le programme nucléaire iranien revêt une grande importance. Nous souhaitons que le processus de dialogue sur le programme nucléaire iranien se poursuive avec du succès", a indiqué M. Babacan.
Le négociateur en chef iranien sur le dossier nucléaire Saïd Jalili et le haut représentant de l'Union européenne chargé de la politique étrangère Javier Solana doivent se rencontrer aujourd’hui en Suisse à Genève pour évoquer le dossier nucléaire iranien.
"Nous avons échangé des points de vue avec M. Mottaki sur les négociations nucléaires. La Turquie soutient l'idée de traiter la question relative au nucléaire iranien par le dialogue. Le dialogue et les consultations sont nécessaires pour établir la confiance", a affirmé le ministre turc.
"Nous sommes très clairs en matière d'énergie nucléaire. Nous sommes contre l'utilisation d'armes nucléaires dans notre région, et nous sommes convaincus que chaque Etat souverain a le droit naturel d'utiliser de l'énergie nucléaire à des buts pacifiques", a relevé le chef de la diplomatie turque.
De son côté, M. Mottaki a fait savoir que l'un des sujets de ses discussions vendredi avec M. Ali Babacan portait sur le dossier nucléaire iranien. "Nous sommes en contacts constants en la matière. Nous remercions la Turquie pour son approche constructive en ce qui concerne les activités nucléaires d'Iran", a souligné M. Mottaki.
Evoquant les relations entre l'Iran et les Etats-Unis, M. Mottaki a déclaré : "ces dernières années, de nombreux Américains de différents bords voulaient visiter l'Iran. Nous soutenons ce processus entre les peuples de nos deux pays".
"Les hommes d'affaires américains voudraient faire du commerce avec l'Iran. Un groupe d'hommes d'affaires américains opèrent déjà en Iran", a dit M. Mottaki.
"Nous proposons des vols directs entre l'Iran et les Etats- Unis. Nous pourrions avoir une réunion à ce sujet et sur l'ouverture d'un bureau d'intérêts américains à Téhéran", a conclu le ministre iranien.
L'Iran, 4è plus grand exportateur de pétrole dans le monde, insiste sur le fait que ses activités nucléaires ne visent qu'à produire de l'électricité.
L'Iran et la Turquie prônent davantage de coopération
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki s’est entretenu de l’élargissement des coopérations bilatérales avec le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan.
Le ministre iranien qui était en visite en Turquie à l'invitation de son homologue turque Ali Babacan a quitté Ankara vendredi dans la soirée.
Au cours de la rencontre, Manouchehr Mottaki et Recep Tayyip Erdogan ont souligné le besoin d'élargir les liens économiques entre Téhéran et Ankara en mettant sur pied davantage de projets en particulier dans le domaine de l'énergie avec la construction de centrales.
"Nous avons échangé des points de vue avec M. Mottaki sur les négociations nucléaires. La Turquie soutient l'idée de traiter la question relative au nucléaire iranien par le dialogue. Le dialogue et les consultations sont nécessaires pour établir la confiance", a affirmé le premier ministre turc.
De son côté, M. Mottaki a fait savoir que l'un des sujets de ses discussions vendredi avec Recep Tayyip Erdogan portait sur le dossier nucléaire iranien.
"Nous sommes en contacts constants en la matière. Nous remercions la Turquie pour son approche constructive en ce qui concerne les activités nucléaires d'Iran", a souligné M. Mottaki.
Le négociateur en chef iranien sur le dossier nucléaire Saïd Jalili et le haut représentant de l'Union européenne chargé de la politique étrangère Javier Solana doivent se rencontrer aujourd’hui en Suisse à Genève pour évoquer le dossier nucléaire iranien.
Sa visite en Turquie s’inscrit dans le cadre d’une tournée régionale qui l’a coduit à se rendre à Oman et en Syrie.