Palestine occupée

Dix bonnes raisons pour que Jérusalem-Est n’appartienne pas aux Israéliens juifs.

Réflexions sur le Moyen-Orient, l’histoire et la religion



Juan" Cole
Lundi 29 Mars 2010

Dix bonnes raisons pour que Jérusalem-Est n’appartienne pas aux Israéliens juifs.
Les Palestiniens d’aujourd’hui sont les descendants des juifs de l’antiquité et ont parfaitement le droit de vivre là où leurs ancêtres ont vécu pendant des siècles.



Le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahu a déclaré lundi devant l’American Israel Public Affaires Council (AIPAC - principal lobby proisraélien aux USA), « Jérusalem n’est pas une colonie ». Il a poursuivi en disant que le lien historique entre le peuple juif et la terre d’Israël ne peut être nié... pas plus que le lien historique entre le peuple juif et Jérusalem. Il a insisté, « Le peuple juif a construit Jérusalem il y a 3 000 ans et le peuple juif construit Jérusalem aujourd’hui. » Il a dit, « Jérusalem n’est pas une colonie. Elle est notre capitale. » Et de proclamer devant un auditoire de 7 500 personnes qui l’ovationnait, qu’il suivait simplement la politique que tous les gouvernements israéliens avaient suivie depuis la conquête de Jérusalem en 1967, pendant la Guerre des Six jours.

Netanyahu mélange les clichés romantico-nationalistes avec toute une série d’affirmations historiquement falsifiées. Mais le plus important, c’est tout ce qu’il a laissé de l’histoire et la citation qu’il a faite de son histoire déformée et inexacte, au lieu de considérer les lois, les droits ou la simple politesse humaine à l’égard de ceux qui ne sont pas de son groupe ethnique.

Voici les raisons montrant que Netanyahu s’est profondément fourvoyé, et pourquoi Jérusalem-Est ne lui appartient pas.

1 - En droit international, Jérusalem-Est est un territoire occupé, tout comme les portions de Cisjordanie qu’Israël a annexées unilatéralement à son district de Jérusalem. La Quatrième Convention de Genève de 1949 et les Règlements de La Haye de 1907 interdisent aux puissances occupantes de modifier le mode de vie des civils qui se trouvent sous occupation, et interdisent l’implantation de la population du pays occupant dans le territoire occupé. L’expulsion par Israël de Palestiniens de leurs foyers dans Jérusalem-Est, son usurpation dans la ville de propriétés palestiniennes, et son installation d’Israéliens sur la terre palestinienne sont autant de violations flagrantes du droit international. Les affirmations d’Israël selon lesquelles il n’occupe pas les Palestiniens parce que les Palestiniens n’ont pas d’Etat, sont cruelles et tautologiques. Les affirmations d’Israël selon lesquelles il construit sur un territoire vide sont ridicules. Mon arrière-cour est vide, mais cela ne donne pas le droit à Netanyahu d’y construire un immeuble d’habitations.

2 - Les gouvernements israéliens, en réalité, n’ont pas été unis et cohérents sur ce qu’ils voulaient faire à Jérusalem-Est et en Cisjordanie, contrairement à ce que prétend Netanyahu. Le Plan Galili pour les colonies de Cisjordanie ne fut adopté qu’en 1973. Le Premier ministre Yitzhak Rabin s’était engagé, dans le cadre du processus de paix d’Oslo, à se retirer des territoires palestiniens et à garantir aux Palestiniens un Etat, promesses pour lesquelles il fut assassiné par un Israélien de l’extrême droite (dont les éléments aujourd’hui soutiennent le gouvernement de Netanyahu). Pas plus tard qu’en 2000, le Premier ministre d’alors, Ehud Barak, prétendit avoir donné les assurances verbales que les Palestiniens pourraient avoir la quasi-totalité de la Cisjordanie et qu’on pourrait trouver un quelconque arrangement pour que Jérusalem-Est en soit la capitale. Netanyahu tente aujourd’hui de donner l’impression que sa politique d’extrême droite du Likoud sur Jérusalem-Est et la Cisjordanie est celle de tous les gouvernements précédents, mais ce n’est tout simplement pas la vérité.

3 - Le nationalisme romantique se représente un « peuple » comme éternel et ayant un lien éternel avec une fraction précise de territoire. Cette façon de penser relève de l’invraisemblance et de la mythologie. Les peuples se forment et se transforment, parfois ils cessent d’exister, même s’il peut en rester des descendants qui abandonnèrent cette religion, origine ethnique ou langue. Les êtres humains se sont déplacés, partout, et ils ne sont rattachés directement à un aucun territoire de manière exclusive, car de nombreux groupes vécurent sur la plupart des portions de territoires. Jérusalem ne fut pas fondée par les juifs, c’est-à-dire par des adeptes de la religion juive. Elle fut fondée entre 3 000 et 2 600 ans avant notre ère, par un peuple sémite occidental, peut-être par les Cananéens, ancêtres des Palestiniens, des Libanais et de nombreux Syriens et Jordaniens, comme de nombreux juifs. A l’époque où elle fut fondée, les juifs n’existaient pas.

4 - Jérusalem a été fondée en l’honneur du dieu antique, Shalem. Ce qui ne veut pas dire Cité de la Paix, mais plutôt, « agglomération de Shalem ».

5 - Le « peuple juif » ne construisait pas Jérusalem il y a 3 000 ans, c’est-à-dire 1 000 ans avant notre ère. D’abord, on n’est pas exactement certains de la période où le judaïsme, en tant que religion centrée sur l’adoration d’un dieu unique, a vraiment pris forme. Il semble avoir eu un développement tardif étant donné qu’aucune preuve de culte quelconque, hors les divinités communes cananéennes, n’a été découverte dans les sites archéologiques pour les 1 000 ans d’avant notre ère. Il n’y a eu aucune invasion de la Palestine géographique depuis l’Egypte par d’anciens esclaves durant les 1 200 ans qui ont précédé notre ère. Les pyramides ont été construites beaucoup plus tôt et sans qu’il y ait recours à un travail d’esclaves. La chronique des évènements du règne de Ramsès II sur le mur dans Louxor ne renvoie à aucune révolte d’esclaves sérieuse, ni invasion d’esclaves, dans la péninsule du Sinaï. Les sources égyptiennes n’ont jamais entendu parler de Moïse ni des 12 plaies, etc. Les juifs et le judaïsme ont émergé d’une certaine classe sociale des Cananéens tout au long d’une période de plusieurs siècles, en Palestine.

6 - Non seulement Jérusalem n’a pas été construite par le probablement non existant « peuple juif » 1 000 ans avant notre ère, mais Jérusalem n’était sans doute pas encore habitée à ce moment de l’histoire. Jérusalem semble avoir été abandonnée entre les 1 000 et 900 ans qui ont précédé notre ère, dates traditionnelles du royaume unifié sous David et Salomon. Ainsi, Jérusalem n’a pu être la « cité de David » puisqu’il n’y avait aucune cité au moment où il est dit qu’elle était habitée. Aucun signe de palais magnifiques, ni d’Etats importants, n’a été découvert dans l’archéologie de cette période, et les tablettes assyriennes - sur lesquelles étaient inscrits même les faits mineurs dans tout le Moyen-Orient, telles les actions des reines arabes - n’évoquent aucun grand royaume de David et de Salomon en Palestine géographique.

(JPG)7 - Etant donné que l’archéologie ne renvoie à aucune existence d’un royaume ou de royaumes juifs dans ce que l’on appelle la période du Premier Temple, on ignore exactement quand le peuple juif a pu régner sur Jérusalem, sauf pour le royaume hasmonéen. Les Assyriens ont conquis Jérusalem en 722. Les Babyloniens l’ont prise en 597 et ont régné jusqu’à ce qu’ils soient à leur tour envahis en 539 par les Achéménides de l’Iran antique, lesquels ont gouverné à Jérusalem jusqu’à ce qu’Alexandre le Grand ne s’empare du Levant, dans les années 330 avant notre ère. Les descendants d’Alexandre, les Ptoléméens, ont régné sur Jérusalem jusqu’en 198, date à laquelle les autres descendants d’Alexandre, les Séleucides, prirent la ville. Avec la révolte des Maccabées en 168, le royaume juif hasmonéen régna sur Jérusalem jusqu’en l’an 37, mais Antigone II Mattathiah, le dernier des Hasmonéens, ne s’est emparé de Jérusalem, avec l’aide de la dynastie parthe, qu’en l’an 40. Hérode a régné depuis l’an 37 jusqu’à ce que les Romains conquièrent ce qu’ils appelaient la Palestine, en l’an 6 de l’EC (« ère commune » ou ce que les chrétiens appellent AD [du latin Anno Domini qui signifie en l’an du Seigneur]) (donc de notre ère). Les Romains et par la suite l’Empire romain d’Orient de Byzance ont gouverné la cité de l’an 6 de notre ère jusqu’en 614, où l’Empire iranien sassanide s’en empare, il va régner jusqu’à la venue des Byzantins, en 629.

Les musulmans ont pris Jérusalem en 638 et régnèrent jusqu’en 1099 quand les Croisés l’envahirent. Les Croisés tuèrent ou expulsèrent les juifs et les musulmans de la ville. Les musulmans sous Saladin la reprennent en 1187 et permettent le retour des juifs, les musulmans régnèrent jusqu’à la fin de la Première guerre mondiale, soit un règne complet d’environ 1 192 ans.

Les adeptes du judaïsme n’ont pas fondé Jérusalem. La cité existait sans doute 2 700 années avant que quelque chose qu’on puisse reconnaître comme du judaïsme ne survienne. Le règne juif peut ne pas avoir duré plus de quelque 170 ans, c’est-à-dire le royaume des Hasmonéens.

8 - Par conséquent, si ce sont la construction historique de Jérusalem et le lien historique avec Jérusalem qui déterminent la souveraineté sur la cité, comme Netanyahu le prétend, les groupes qui peuvent le mieux prétendre à la cité sont les suivants :

A - les musulmans, qui régnèrent pendant 1 191 ans ;

B - les Egyptiens, qui régnèrent en tant qu’Etat vassal pendant des centaines d’années au cours du deuxième millénaire avant notre ère ;

C - les Italiens, qui régnèrent environ 444 ans, jusqu’à la chute de l’Empire romain, en l’an 450 de notre ère ;

D - les Iraniens, qui régnèrent pendant 205 ans sous les Achéménides, trois ans sous les Parthes (dans la mesure où les derniers Hasmonéens furent en réalité leurs vassaux), et 15 ans sous les Sassanides ;

E - les Grecs, qui régnèrent pendant plus de 160 ans si on compte les Ptoléméens et les Séleucides comme des Grecs ; si on les compte comme Egyptiens ou Syriens, il faut alors ajouter ces 160 années à l’époque égyptienne et introduire une époque syrienne ;

F - les Etats qui succédèrent aux Byzantins, lesquels peuvent être grecs ou turcs, et qui gouvernèrent Jérusalem pendant 188 ans, mais si on considère que leurs héritiers sont grecs, alors il faut ajouter ces années au règne des dynasties grecques hellénistiques, ce qui donnerait aux Grecs près de 350 ans de règne sur Jérusalem.

G - il existe une revendication iraquienne sur Jérusalem, elle se fonde sur les conquêtes assyriennes et babyloniennes, aussi peut-être sur le règne des Ayyoubides (dynastie de Saladin) qui étaient des Kurdes d’Iraq.

9 - Bien sûr, les juifs sont historiquement liés à Jérusalem par le Temple, à chaque fois que ce lien est daté. Mais ce lien fut entretenu surtout alors que les juifs n’avaient aucun contrôle politique sur la ville, sous les règnes iraniens, grecs et romains. Il ne saurait par conséquent être avancé pour justifier une demande de contrôle politique sur la ville tout entière.

10 - Les juifs de Jérusalem et du reste de la Palestine ne sont pas partis, pour la plupart, après l’échec de la révolte de Bar Kochba contre les Romains en l’an 136 de notre ère. Ils ont continué à vivre ici et à cultiver la terre de Palestine jusqu’aux règnes des Romains puis des Byzantins. Ils se sont petit à petit convertis au christianisme. Après 638, pratiquement 10% s’étaient convertis à l’Islam.

Les Palestiniens d’aujourd’hui sont les descendants des juifs de l’antiquité et ont parfaitement le droit de vivre là où leurs ancêtres ont vécu pendant des siècles.


(JPG)

* Juan" Cole (né en Octobre 1952) est un universitaire états-unien, historien du Moyen-Orient moderne et d’Asie du Sud. Il est un professeur d’Histoire à l’université du Michigan. Commentateur sur les affaires du Moyen-Orient, il a publié plusieurs ouvrages universitaires sur le Moyen-Orient moderne et est un traducteur d’arabe et en persan.

Il écrit sur le blog Informed Comment et est président de l’Institut américain mondial.

Informed Comment - traduction : JPP
http://www.info-palestine.net/


Lundi 29 Mars 2010


Commentaires

1.Posté par ishtar le 29/03/2010 14:09 | Alerter
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et cette Fameuse stèle de Mérenptah (Mineptah), ou soit-disant le mot israel est inscrit est complétement FAUX




Elle est constituée de hiéroglyphes à valeur phonétique que Flinders Petrie interprète comme israr et de hiéroglyphes à valeur déterminatives qui désignent des peuples.

on voie que Finder Petrie n'est peut-étre pas sur de L'intérpretation














2.Posté par Al damir le 29/03/2010 15:01 | Alerter
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L’auteur commet lui aussi deux grandes inepties et fautes historiques graves :

La première réside sur la Palestine que les Ecrits en parlent avant l’avènement de tout groupement en provenance d’autres contrées de la région qui s’étend des confins de l’Arabie à l’Egypte. Les populations de religion juive qui sont venues s’installer dans ce pays étaient des étrangers par rapport aux tribus dont les Philistins (le mot dont est issue Felestine = Palestine). Par conséquent les juifs ne peuvent en aucun cas prétendre que ce pays était le leur. Mieux encore d’après leurs fameuses ‘’Ecritures’’, les sionistes affirment que Dieu le leur a attribué. Donc ils n’en étaient pas maîtres.

La deuxième réside sur les tributs qui vivaient et dont les descendants authentiques sont les Palestiniens dans toute leur diversité de religion, n’ont jamais quitté leur pays malgré toutes les invasions qui se sont déferlés sur son territoire.

Dire que les Palestiniens sont les descendants des Juifs est une aberration historique et un déni même de l’Histoire des peuples de la région.

La Palestine a toujours appartenu aux palestiniens et l'on ne peut en aucun cas déposséder ce peuple de sa terre ancestrale et biblique.

3.Posté par ABC le 29/03/2010 17:46 | Alerter
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Pour les arabophones,voici ci-dessous le lien de l'encyclopedie du sionisme et du judaïsme.C'est une reference pour tout connaitre sur le sionsime chretien et juif, les circonstances de leurs apparition, leurs relation avec le judaïsme et bien d'autres choses. Bref, un outil utile et precieux pour bien connaitre l'histoire moderne et ancienne.La particulatité de cet encyclopedie est que sa conception est sans pretentions idéoligiques ou politiques et respecte rigoureusement les exigences de la methodes scientifique.
L'encyclopdie etait rdigé sous la direction du professeur Abd Elwahab Elmessiri,ayant un doctorat de l'université de Columbia,doctorat de l'université de Rutgers,et a enseigné dans plusieurs université dans le monde.Il reste l'un des plus grand specialiste du sionisme actuellement .

4.Posté par zoro le 29/03/2010 19:48 | Alerter
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@ ABC

bonjour
ton lien ne marche pas . !!!

5.Posté par Justice le 29/03/2010 22:22 | Alerter
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Monsieur l'historien votre article est bidon , vous jouez le chaud et froid rien que pour donner une légitimité à cet état fantoche
Malheureusement les arabes qui ont donné cette légimité à l'entité sioniste en ne réclamant que Jerusalem Est comme ce fut le cas pour les terres d'avant et d'apres 1948 aux oubliettes...

6.Posté par Justice le 29/03/2010 22:38 | Alerter
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Ce soi disant historien dit : Les Palestiniens d’aujourd’hui sont les descendants des juifs de l’antiquité et ont parfaitement le droit de vivre là où leurs ancêtres ont vécu pendant des siècles.
Quel blague

7.Posté par redk le 29/03/2010 23:10 | Alerter
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Je ne vois pas où est le scandale de dire que les Palestiniens sont les descendants des Juifs, c'est une réalité, et il prouve que les Palestiniens ne sont pas autre chose que les autochtones de la Palestine : tour à tour polythéistes, Juifs puis Chrétiens et/ou Musulmans.

un peu plus d'info:
http://cozop.com/mounadil_al_djazairi/il_pas_de_diaspora_juive_les_descendants_des_juifs_de_palestine_sont_les_palestiniens

http://www.info-palestine.net/impression.php3?id_article=8424

http://www.dailymotion.com/video/xcna24_les-juifs-palestiniens_news

http://www.pcfbassin.fr/Fichiers%20PDF/Histoire/Comment%20le%20peuple%20juif%20fut%20invente.pdf

8.Posté par maccabee le 29/03/2010 23:12 | Alerter
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Salam, Shalom ,

Un sujet interressant !
Pour une fois je suis d'accord avec vous ,cet historien melange le "Bourgoul etle couscous".
Je ne veux offenssé personne dans mon post et je tiens à dire q'étant Juif (vous l'aurez compris ) je comprends tous à fais le besoin humain et normal d'avoir le droit d'avoir une terre pour y vivre en paix et je vous le dit sincerement je crois en la paix entre nos deux peuple ,seulement il faudrait pouvoir en parler sans haine et sans esprit de vengeance.
Ceci sera un premier post suivi d'autre qui pousseront le commentaire plus loin .
J'attends avec impatience vos commentaires ,mais essayons pour que la discussion soit constructive de ne pas ,insulté ou blesser l'autre .Les arguments suffirons si il sont exact .Pas non plus la peine de faire allusion aux Nazie ,shoah ect.... Nous parlons de Jerusalem, Al quods, ou bien Yerushalaim historique ou politique .Merci à vous tous :
PS : Personnelement


Historique :
Des céramiques indiquent l'occupation du site actuel de Jérusalem, dès l'âge du cuivre, soit au milieu du IVe millénaire avant notre ère. Ces fragments de poterie sont les plus vieux vestiges découverts à ce jour sur le site de Jérusalem. Il n'est pas établi que l’occupation du site fut alors continue. Les plus anciennes preuves d'un peuplement permanent datent du début des années de l'âge du bronze, entre 3000-2800 av.J.C. On a trouvé des poteries de cette période, des maisons rectangulaires et les premières tombes sculptées dans la roche. Plusieurs autres villages dans les collines proches datent de la même époque. Par la suite, il n'existe pas de trace d’occupation pendant la seconde moitié du III millénaire.
Il semble que Jérusalem ait été détruite et reconstruite au cours de la première moitié de l'âge du Bronze moyen. On ne sait rien des conquérants qui auraient pu effectuer ces attaques, excepté quelques tombes de l'époque. Certains archéologues, y compris Kathleen Kenyon, pensent que Jérusalem est une ville fondée par des Sémites de l'Ouest vers 2600. Selon la tradition Juive elle a été fondée par Sem et Eber, les ancêtres d'Abraham. Dans le récit biblique, lorsqu'elle est mentionnée pour la première fois, Jérusalem est dirigée par le grand Prêtre Roi Melchisédech, un allié d'Abraham (Identifiés avec Shem dans la légende).
Jérusalem est mentionnée pour la première fois dans les textes Égyptiens dits "d'exécration", qui datent du XXe /XIXe siècle av.J.C, période où l'Égypte a vassalisé le pays de Canaan, et qui se réfèrent à une ville appelée Roshlamem (ou Rosh-ramen ou Rushalimu). La prononciation exacte du nom égyptien ne ressort pas clairement des hiéroglyphes. Ces textes d'exécration sont des textes à vocation magique qui tentent d'attirer le malheur sur les ennemis de l'Égypte. Il est à nouveau fait référence à Jérusalem à plusieurs reprises dans les lettres de Tell el-Amarna, de l'époque du Pharaon Amenhotep IV (Aménophis ou Akhénaton, 1353/52-1338), qui décrivent les relations diplomatiques et militaires de l'Égypte avec ses voisins où la ville apparaît sous le nom de Urušalim, un connexe de l'Hébreu Shalem. Jérusalem y est dépeinte comme une petite ville, dirigée par un Gouverneur/Roi, Adbi-Heba, vassal du Pharaon.
Un morceau d'une stèle Égyptienne datant de cette période a été retrouvé au Nord des murs de la ville actuelle, ce qui montre l'importance de la cité pour les Égyptiens. À ce moment-là, au XIVe siècle av.J.C, l'ensemble du royaume d'Adbi-Heba aurait eu une population de 1 500 personnes et Urušalim aurait été un "petit bastion des hauts plateaux", sans fortifications ni grands bâtiments.
Cependant deux avis s'opposent quant à l'importance de Jérusalem à cette époque. Selon quelques historiens, dont Zachariah Kallai et Hayim Tadmor, la ville était la capitale d'un important royaume Cananéen ayant une influence comparable à d'autres grands royaumes tels que celui de Sichem (ou Shechem). D'autres spécialistes, dont Nadav Na'aman et Ann E.Killebrew, pensent, aux contraires, qu'au XIVe siècle av.J.C, Jérusalem est plus un petit centre administratif que la capitale d'un empire.
L'archéologie montre que la ville Urušalim était assez petite, ne couvrant que 3 à 4 hectares, ce qui viendrait confirmer les lettres d'Amarna. Cependant, malgré sa taille, elle était une ville importante politiquement qui exerçait une certaine prédominance sur les cités alentour et son contrôle s'étendait de Sichem au Nord jusqu'à Hébron au Sud et de Jéricho à l'Est aux plaines côtières de l’Ouest. Une coalition de Cités-État auraient alors uni leurs forces pour attaquer le puissant Roi de Jérusalem. Dans le même temps la ville, ainsi que les cité Cananéennes, doivent subir les raids de pillards appelés les Apirou, nom que de nombreuses sources Sumériennes, Égyptiennes, Akkadiennes, Hittites, Mitanniennes ou Ougaritiques attribuent à une catégorie de la population du Nord-ouest de la Mésopotamie et du Croissant Fertile.
De nombreux épisodes politiques et militaires de cette période sont consignés dans les lettres d'Amarna. Six de ces lettres ont été envoyées par le Gouverneur/Roi d'Urušalim Adbi-Heba, qui demande au Pharaon une aide militaire contre ses adversaires.
Il se présente comme le seul en qui l’Égypte peut avoir confiance, cependant le Pharaon va aider ses adversaires et la garnison Égyptienne de Jérusalem est transférée à Gaza. Sans appui extérieur et sous l'attaque constante des Apirou et des cités de Canaan, Adbi-Heba rapporte dans sa dernière lettre que tout est perdu. On ne sait pas ce qu'il advient de lui et de sa ville mais il s’ensuit une phase de déclin de la cité jusqu'à sa disparition ?, écroulement comme dans toute la région, en raison de l’invasion des Peuples de la mer (v.1200). La période qui suit est décrite de façon divergente, selon que l'on prend la version que retiennent les archéologues ou la version biblique. Selon cette dernière, Jérusalem est fondée (ou refondée) sur le mont Sion, par les Jébuséens (en Hébreu : יְבוּסִי, Yevusi), une des sept tribus du pays de Canaan évoquées dans le Deutéronome, qui la nomment Jébus.
Ils vont la garder jusqu'au Xe siècle av.J.C, où ils vont devoir faire face aux conquêtes d'une nouvelle force dans la région, en la personne des Hébreux, dirigés par leur Roi David (1010-970). Celui-ci va conquérir Jérusalem et en a faire la capitale du Royaume uni d'Israël et de Juda, Ir David "la cité de David". Les récentes fouilles d'une grande structure en pierre sont interprétées par certains archéologues comme une preuve de la narration biblique.
Selon d'autres archéologues, à cette époque, il n'y a pas eu de royaume unifié, pas plus de conquêtes militaires, le nombre d'habitants de Jérusalem est resté d'environ 1 000 habitants sur une superficie de 6 hectares, ce qui rend très improbable cette fonction de capitale politique d'un grand royaume. De plus, les écrits des peuples environnants montrent que les habitants ne sont pas de religion Juive, mais polythéistes. Le débat reste ouvert...
Selon les livres de Samuel, les Jébuséens réussissent à résister aux tentatives de capture de leur ville par les Israélites et se moquent de l'époque du Roi David et de ses tentatives, en faisant valoir que même les aveugles et les boiteux pourraient être dans l'armée israélite qu'ils n'en connaîtraient pas moins la défaite.
Le texte massorétique pour les livres de Samuel indique que cette ville possédant de hautes murailles et une alimentation en eau potable assurée par une source permanente, même en été, est imprenable. Les habitants puisent l'eau depuis un tunnel creusé dans le roc, de plus de 500 mètres, sans sortir de la ville. C'est au moyen de ce tunnel que les troupes de David prennent, v.1004/1003, Jérusalem par ruse.
Le plus ancien texte Septante, propose toutefois que, plutôt que par un tunnel d'eau, David a vaincu les forces Jébuséennes à l'aide de poignards. Il y avait un autre Roi à Jérusalem, pendant et peut-être avant que David ne contrôle de la ville, selon le récit biblique il se nomme, Araunah. La cité, qui à ce moment-là était sur l'Ophel (Colline située au Nord du mont Sion) est étendue au Sud.
David en fait alors la capitale politique et religieuse des Hébreux et il y transporte "l’Arche d’Alliance" avec l'intention de construire un temple. Dieu, parlant au Prophète Nathan, l'interdit, disant que le temple doit attendre pour une génération future. C'est donc son fils, le Roi Salomon (970-931) qui va construire le temple à un endroit que le Livre des Chroniques dit correspondre à l'autel David.
Le temple de Jérusalem devient le principal lieu de culte, au détriment d'autres, autrefois puissant, tels que Shiloh et Bethel. Salomon est également décrit comme ayant réalisé plusieurs autres travaux de construction importants à Jérusalem, y compris la construction de son palais et la construction de la Millo (Dont l'identité est quelque peu discutée). Toutefois, les archéologues n'ont pas trouvé de trace de travaux de construction à Jérusalem datant de cette époque (Sauf peut-être la Grande structure de pierre, citée plus haut, que certains attribuent comme la Milo, ce qui fait l'objet de quelques controverses), de ce fait que quelques spécialistes ont suggéré que les constructions de Salomon sont quelque peu mythiques et basées sur le programme de construction des Omrides plus tard.
Lorsque le royaume de Juda se forme dans le Sud du pays dans l'ancien État qui est souvent connu sous le nom de Royaume d'Israël, à la suite du schisme dans le peuple Hébreu, à la mort de Salomon en 931 av.J.C, il choisit Jérusalem comme capitale. La cité va le rester pendant près de 400 ans. En 722, Samarie, la capitale du Royaume d'Israël est prise par l'Empereur Assyrien Salmanasar V (ou Salmanazar, 727-722) après avoir été assiégée trois ans, ses habitants affluent alors vers le Sud, à Jérusalem. Le développement de la ville est alors foudroyant et sa population passe à 12 000 habitants sur une superficie de 75 hectares. Jérusalem ne va pas survivre sa "sœur", elle va résister aux attaques Assyriennes, notamment celles de l'Empereur Sennachérib (705-681) lorsque le Roi de Juda Ézéchias (726-697) cherche à se débarrasser de sa dépendance aux Empereurs Assyriens.
Ézéchias anticipe l'invasion Assyrienne et fait une grande préparation avec un nombre impressionnant de constructions à Jérusalem : En particulier un tunnel de 533 mètres de long, qui est re creusé afin de fournir à la ville l'accès aux eaux de la source Gihon, qui était en dehors de la cité. Le travail est décrit dans l'inscription Siloam (ou Shiloach ou Silwan) qui est un passage de texte initialement inscrit dans le tunnel Ézéchias et qui a été datée de son règne sur la base de son script. Dans le même temps Ézéchias fait construire, un mur autour du bassin de Siloé, dans lequel les eaux de la source arrivent (Ésaïe 22:11).
Un impressionnant vestige de cette structure est le vaste mur dans le quartier Juif de la vieille ville de Jérusalem. Il fait bâtir aussi des fortifications, notamment à l'Ophel. Sennachérib attaque avec la majeure partie de ses troupes la ville de Lakhish (ou Lachish en Philistie), qu'il assiège et prend, puis il marche sur Jérusalem. Grâce à sa préparation Ézéchias résiste au siège inévitable de la cité par l'Assyrien. Les récits dans la Bible (Ésaïe 33:1, 2 Rois 18:17, 2 Chroniques 32:9, Isaïe 36) font état du siège.
Finalement, Ézéchias voyant la détermination de Sennachérib, après de nombreuses négociations sous les murs de Jérusalem, lui offre de lui payer un énorme tribut pour éviter que sa cité soit ravagée : Trois cents talents d'argent et trente d'or. Il est obligé de piller les portes du Temple afin de produire le montant promis (18:14-16).
Le royaume de Juda et Jérusalem vont se maintenir sous le règne des Assyriens. Toutefois, ces derniers vont s'écrouler sous les coup d'une nouvelle puissance, les néo-Babyloniens. En décembre 598 le Roi de Juda Joachim II (ou Joaquin, 598-597), arrive au pouvoir et de suite il doit faire face à l'attaque de son royaume par le Roi de Babylone Nabuchodonosor II (605-562) qui, en 597, fait le siège de Jérusalem.
Joachim II se rend le 16 mars 597 après trois mois et dix jours de règne et est déporté avec le prophète Ezéchiel, la noblesse Juive et 3 000 habitants, en majorité des artisans, à Babylone. (D'autres sources donnent 10 000 personnes : La cour, les Prêtres et les artisans travaillant les métaux).
Nabuchodonosor II met alors sur le trône de Juda Sédécias (ou Zedecias, 597-586) mais celui-ci n'est plus en fait que Gouverneur de Jérusalem et vassal du Roi de Babylone. En 588, Sédécias, homme faible, se laisse entraîner, avec l'aide du Roi d'Ammon Baalis (v.600-v.585), dans une coalition avec Tyr et Sidon contre Babylone. Cette politique anti-Babylonienne, poussée dans cette voie par le Pharaon Apriès (589-570), amène à une nouvelle intervention de Nabuchodonosor II qui bat les coalisés et met le siège devant Tyr. Puis, le 15-01-588, il assiège de nouveau Jérusalem, qu'il prend le 29-07-586.
Le Temple et le quartier aristocratique sont brûlés et la ville et les remparts sont détruits et de nombreux habitants sont tués ou une nouvelle fois déportés en Babylonie. Il reste cependant une partie de la population de Jérusalem rescapée et surtout les habitants des campagnes et des villages Judéens. Parmi ces derniers, un groupe, qui résiste aux côtés des Moabites et des Ammonites jusqu'en 582, réussit à assassiner le Gouverneur Godolias placé par les Babyloniens à la tête de la province et s'enfuit en Égypte.
Il faut une nouvelle déportation des rebelles, cinq ans plus tard, pour que le calme revienne dans la région et la ville et la province passe directement sous administration Babylonienne. Après plusieurs décennies de captivité à Babylone, la conquête de l'Empire néo-Babylonien par le Roi Perse Achéménide Cyrus II (558-528) permet aux Juifs de retourner en Judée et à Jérusalem où il reconstruisent le Temple. La construction est achevée sous le gouverneur Zorobabel, en 516, la sixième année du règne du Roi Perse Darius I (522/1-486).
Plus tard, le Roi Perse Artaxerxès I (465-424) autorise les Juifs Esdras (ou Ezra) et plus tard Néhémie à rentrer à Jérusalem. Esdras aurait quitté Babylone, dans le premier mois de la septième année de règne d'Artaxerxès I (~457), à la tête des Juifs qui comprenait des Prêtres et des Lévites. Ils arrivent à Jérusalem, au premier jour du cinquième mois de la septième année (Calendrier Hébreu). Certains historiens estiment que cet évènement s'est déroulé plutôt sous le règne d'Artaxerxès II.
Esdras et Néhémie reconstruisent les murs de la ville et une fois de plus Jérusalem redevient la capitale de Judée (Juda) et le centre du culte Juif. La Cité va dès lors suivre l'histoire de la région et rester sous l'emprise des Perses jusqu'en 330. Puis elle est libérée et passe sous contrôle Grec et influence hellénique lors de la conquête du Roi Macédonien Alexandre le Grand (336-323). À la mort de ce dernier son Empire est partagé entre ces différents généraux qui se constituent en royaumes.
Jérusalem échoit au Roi Séleucide Séleucos I Nikâtor (305-280), mais le Roi d'Égypte Ptolémée I Sôter (305-282) s'en empare et la ville change une nouvelle fois de mains. Elle reste sous domination Égyptienne jusqu'à la bataille du Pannion, en 198, qui est remportée par le Roi Séleucide Antiochos III Mégas (223-187) contre Ptolémée V Epiphane (196-180) qui s'empare de la Judée et de la ville. Le Roi Séleucide Antiochos IV Épiphane (175-164) tente d'helléniser complètement la Judée et Jérusalem et dédie son Temple à Zeus. Cet acte provoque la révolte de son Grand Prêtre Mattathias Maccabée (167-166) et de ses cinq fils, qui aboutit à l'établissement de leur dynastie sur la terre d'Israël.
Le dernier fils Simon Maccabée (142-135), après une longue guerre, obtient en 142/141, du Roi Séleucide Démétrios II Nikatôr (145-138 et 129-125) la reconnaissance de l'indépendance Juive. Jérusalem devient la capitale du royaume indépendant Hasmonéen. Le royaume Hasmonéen va durer près de 100 ans. À la mort de son Roi Alexandre I Jannée (103-76), ses fils Hyrcan II et Aristobule II vont se batailler le pouvoir. Ils vont chacun demander à Rome d'intervenir en leur nom. En 63 les troupes de Pompée (106-48) entrent en Judée, elles prennent Jérusalem et la royauté est abolie. L'Empire Hasmonéen est démembré et la Judée est réduite à un petit État-client de Rome mais toujours avec une certaine indépendance. Les Romains installent comme Régent de Judée le chef Édomite (ou Iduméen) Antipater I (47-43 av.J.C). Puis pour services rendus, ils accordent le titre de Roi des Juifs à son fils Hérode le Grand (Tétrarque de Judée 41-40, Roi de Judée 40-37, Roi d'Israël 37-4 av.J.C).
Hérode embellit la ville, s'y construit un palais et il rénove le Temple et double la superficie de son esplanade. Cet effort de reconstruction est considéré comme le plus important des nombreuses améliorations qu'Hérode apporte à la ville. La forteresse Antonia, accolée au temple, abrite la garnison Romaine. Pour les Chrétiens, selon le Nouveau Testament, aux alentours de l'an 33, Jésus de Nazareth (ou Jésus-Christ) y est condamné à mort et crucifié sur une colline voisine de la ville, Golgotha. Après la mort d'Hérode, la province de Judée et de la ville de Jérusalem redeviennent sous la domination Romaine.
Au premier siècle Jérusalem devient le berceau du Christianisme et le foyer de l'un des cinq Patriarches de l'Église Chrétienne. Après une brève période de calme sous la domination Romaine, suit, en 66, la première révolte des Juifs qui est racontée en détails par Flavius Josèphe (ou Titus Flavius Josephus ou Josèphe ben Mattatias, historien Juif, 37-v.100) dans La Guerre des Juifs contre les Romains (75-79). Cette révolte est réprimée et écrasée en 70 ap.J.C, entraînant la destruction quasi-complète de Jérusalem par l'Empereur Romain Titus (79-81). Les Juifs sont massivement exilés et dispersés dans l'Empire, c'est la constitution de la deuxième diaspora.
La seule partie du temple qui a résisté est le mur occidental, aussi connu sous le nom de "Mur des lamentations". Après la fin de cette première révolte, les Juifs vont continuer à vivre à Jérusalem et sont autorisés à pratiquer leur religion. Ce qui est aujourd'hui connu sous le nom de "La Vieille Ville" est mis en place par l'Empereur Romain Hadrien (117-138), lorsqu'il commence à reconstruire Jérusalem comme ville païenne, Ælia Capitolina, en 135.
La construction d'un temple, dédié au Dieu Romain Jupiter Capitolin, sur le site du l'ancien temple d'Hérode et des restrictions sur certaines pratiques Juives, provoquent une nouvelle révolte des Judéens, dirigée de 132 à 135 par Shimon bar Kokheba (ou Simon bar Kokhba ou bar Kochba). Hadrien répond avec une force écrasante et mate la rébellion. Il fait mettre à mort un demi-million de Juifs et renomme la ville Colonia Ælia Capitolina en l'honneur du Dieu Jupiter Capitolinus. "Colonia" signifie colonie ce qui précise le statut de la cité.
Hadrien fait construire des temples païens sur les sites qui seront identifiés comme ceux du Saint-Sépulcre et de la Nativité (à Bethléem). Les Juifs sont alors interdits d'entrer dans la ville, et ce pendant près de deux siècles, sauf pour un seul jour de l'année, Tisha B'Av, qui est celui où les Juifs pleurent la destruction des deux Temples. Jérusalem reste une cité relativement peu importante parmi les villes Romaines.
L'Empereur Byzantin Constantin I (305-337), cependant, reconstruit la ville mais en tant que lieu de culte Chrétien, avec notamment la construction de l'église du Saint-Sépulcre en 335. En 324, il restitue son nom à la ville Jérusalem, mais le nom de la province, Palestina Secunda reste d'usage. En 451, le patriarcat de Jérusalem est créé. La ville Ήàγία πόλις Ίερουσα[λήμ] (Hagiapolis Ierusalem, Cité Sainte) ou Hierusalem, est représentée sur plusieurs mosaïques Chrétiennes du Ve au VIIe siècle, en particulier sur la Carte de Madaba (env. 560-565). Durant les guerres entre le Roi Perse Sassanide Khosrô II (ou Khusrau ou Khosroes, 589-590 et 591-628) et l'Empereur Romain d'Orient Héraclius I (610-641), Jérusalem est prise par les Perses et gouvernée par des Juifs de 614 à 617 qui peuvent ainsi de nouveau pénétrer dans leur ville, ce qui entraîne des persécutions antijuives dans l'Empire d'Orient. La ville est reprise par les Byzantins en 629, enfin elle est conquise par les arabes en 638, après un siège de deux ans, qui vont y installer leurs propres lieux de culte.
http://antikforever.com/Syrie-Palestine/Hebreux-Israel-Juda/jerusalem.htmb[

Maccabee "le marteau"

PS : Nelly es-tu là ?

9.Posté par redk le 29/03/2010 23:21 | Alerter
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maccabee, il manquait plus que toi, le Bozo le Clown du sionistan, bhé je me doute bien que ça ne te fasse pas rire cette article, ton copié collé tu peux le retourner a Pharaon et sa clique!!

10.Posté par soravardi le 29/03/2010 23:53 | Alerter
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Salut redk

Je me souviens d'un de tes commentaires l'an passé où tu avais mis un lien de plusieurs vidéo sur l'archéologue israelien un certain finkielstein où il remet en cause le temple de salomon à l'endroit exact d'al qods,le situant d'aprés ses propres travaux plus à l'Est vers la jordanie je crois.

est ce que tu aurais par hasard ce lien parce que je l'avais mis sur mes favoris pour le visionner plus tard ,mais entre temps j'ai fais un grand nettoyage de printemps ,du coup j'ai du le mettre à la poubelle.


Et par rapport a maccabee ,il faut croire que les palestiniens ont tour à tour adoptés toutes les religions qui ce sont implantés chez eux judaisme christianisme ,islam ,car tout peuple avant de connaitre dans son histoire un prophète ou un message ,est avant tout mécréant voir polythéistes jusqu'à trouver la lumiére de dieu .

Et pour finir jésus a bien dit .
Crois-moi, femme, l'heure vient où ce n'est ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père.

11.Posté par soravardi le 30/03/2010 00:38 | Alerter
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@maccabee

Tu as raison en ces temps d'injustice,de massacre et de spoliation depuis un siécle ,je crois qu'on peut l'affirmer haut et fort "Nous sommes tous des Palestiniens" .


12.Posté par ishtar le 30/03/2010 00:48 | Alerter
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@maccabee et sovardi

le soi-disant temple de salomon,n'a jamais existé les archéologues n'ont jamais trouvé
une preuve de son existence,Point -barre

maccabee ,comme a dit redk ,tu es bien Bozo le clown

13.Posté par soravardi le 30/03/2010 01:14 | Alerter
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C'est trés éxactement ce que je demandais à redk,s'il se souvient de ce qu'il avait posté .

soravardi

14.Posté par redk le 30/03/2010 01:27 | Alerter
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Salutations, Soravardi, ishtar,

Pour les vidéos prouvant que le soi disant Temple de Salomon, qui était plus une bicoque qu'autre chose, qui tient la route et que l'on en trouve des traces visibles:

http://www.dailymotion.com/relevance/search/rapharaons+Entre+mythe+et+r%C3%A9alit%C3%A9

15.Posté par ABC le 30/03/2010 01:36 | Alerter
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Zorro post 4?
Le lien que je propose dans le post 3 marche trés bien,verifie que ton PC est en bonne santé.
L' Encyclopédie des juifs, judaisme et sionisme est le fruit de 25 ans de recherche et d'enquete critique. Cette Encyclopédie rédigée par un Arabe non - juif, traite de presque tous les aspects du judaisme, des juifs, du sionisme et d'Israel, elle peut etre considérée comme étant la premiére en son genre. Ce n'est pas seulement une encyclopédie "déconstrutive" prenant une attitude critique vis - à - vis de son sujet, mais c'est aussi une encyclopédie "reconstructive", suggérant divers moyens de considérer les phénoménes juif, sioniste et israélien, tout en proposant une nouvelle terminologie pour les étudier.

L' Encyclopédie étudie les différents aspects de l'histoire des anciens hébreux. De meme elle couvre les histoires des communautés juives à travers le monde entier, leurs nombres, leurs répartitions, leurs principaux traits et les institutions qui les organisent.

Elle étudie aussi leurs relations avec leur pays d'origine, et avec l'état sioniste. En plus l'Encyclopédie jette la lumiére sur les grandes personnalités juives (tel Maimonides), et meme les éminentes personnalités non juives (tel Napoléon et Hitler) qui figurent dans l'histoire des communautés juives.

D'autre part, l'Encyclopédie s'intéresse à presque tous les aspects du judaisme : Ses sectes, ses Livres Saints, ses rituels, ses crises dans les temps modernes, et enfin sa relation avec le sionisme et l'anti - sémitisme.

Elle étudie également le mouvement sioniste : Ses activités, ses 'école'', ses principaux personnages, ainsi que quelques principaux aspects de l'état sioniste.

موسوعة "اليهود واليهودية والصهيونية"


16.Posté par ABC le 30/03/2010 01:40 | Alerter
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Redk,
Si tu lis bien l'arabe,le lien que je viens de donner dans le post 3 et 15 pourrait t'interesser beaucoup.

Salutations.

17.Posté par redk le 30/03/2010 01:54 | Alerter
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Salutation et merci ABC,

Bien que j'ai des lacunes manifestes en Arabe, maman Bretonne, père Algérien que je n'ai pas connu, je m'oblige néanmoins a redoubler d'effort pour l'apprendre assez correctement, je vais donc jeter un oeil sur le site.


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