Propagande médiatique, politique, idéologique

Diffamation anti-Chavez : « Libération » persiste et signe


Le quotidien français Libération, qui avait relayé dans son édition du 9 janvier 2006 les accusations diffamatoires du Centre Simon Wiesenthal contre le président Hugo Chavez, a dû faire face aux critiques de ses lecteurs. Loin de faire amende honorable, il relance la polémique dans son édition du 12 janvier.


Vendredi 13 Janvier 2006





Feignant de jouer la transparence, le journal ouvre le débat sur une page complète. Il publie un extrait d’un courrier de lecteur (en réalité une lettre de Romain Migus, un journaliste du service public vénézuélien) citant in extenso les propos incriminés du président Chavez.

Puis, Libération publie la réponse de son journaliste, Jean Hébert Armengaud. Celui-ci rapelle son exégèse aux lecteurs, sans apporter aucun élément de réponse aux objections que nous avons soulevées, pour conclure sans appel à l’antisémitisme de M. Chavez. Et le journaliste appuie son propos en reproduisant une pétition ad hoc de professeurs de l’Université centrale du Venezuela. C’est l’argument d’autorité : j’ai raison puisque des personnalités reconnues pensent comme moi.

Pour notre part, nous ne pensons pas que nos lecteurs sont des imbéciles ; ni que dans ce cas, pas plus que dans d’autres, des personnalités sont les arbitres de la vérité. Il ne manquera d’ailleurs pas d’autres personnalités pour pétitionner en sens inverse, ni de gens pour proposer de mettre la vérité aux voix. Et certains, persuadés qu’« il n’y a pas de fumée sans feu », proposeront peut-être de choisir « le juste milieu » entre le Vrai et le Faux. Ainsi, selon le mot de Beaumarchais, « Calommniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ».

Dans le sillage de Voltaire, nous n’accordons de crédit qu’à notre esprit critique. En l’occurrence, comme nous l’avons démontré dans notre édition précédente, les propos incriminés d’Hugo Chavez n’avaient pas de sens antisémite dans sa bouche, et n’en avaient pas non plus pour son auditoire, ils n’en ont que pour ceux qui souhaitent instrumentaliser la lutte contre l’antisémitisme à des fins politiciennes. [1].




Le quotidien français Libération, qui avait relayé dans son édition du 9 janvier 2006 les accusations diffamatoires du Centre Simon Wiesenthal contre le président Hugo Chavez, a dû faire face aux critiques de ses lecteurs. Loin de faire amende honorable, il relance la polémique dans son édition du 12 janvier.

Feignant de jouer la transparence, le journal ouvre le débat sur une page complète. Il publie un extrait d’un courrier de lecteur (en réalité une lettre de Romain Migus, un journaliste du service public vénézuélien) citant in extenso les propos incriminés du président Chavez.

Puis, Libération publie la réponse de son journaliste, Jean Hébert Armengaud. Celui-ci rapelle son exégèse aux lecteurs, sans apporter aucun élément de réponse aux objections que nous avons soulevées, pour conclure sans appel à l’antisémitisme de M. Chavez. Et le journaliste appuie son propos en reproduisant une pétition ad hoc de professeurs de l’Université centrale du Venezuela. C’est l’argument d’autorité : j’ai raison puisque des personnalités reconnues pensent comme moi.

Pour notre part, nous ne pensons pas que nos lecteurs sont des imbéciles ; ni que dans ce cas, pas plus que dans d’autres, des personnalités sont les arbitres de la vérité. Il ne manquera d’ailleurs pas d’autres personnalités pour pétitionner en sens inverse, ni de gens pour proposer de mettre la vérité aux voix. Et certains, persuadés qu’« il n’y a pas de fumée sans feu », proposeront peut-être de choisir « le juste milieu » entre le Vrai et le Faux. Ainsi, selon le mot de Beaumarchais, « Calommniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ».

Dans le sillage de Voltaire, nous n’accordons de crédit qu’à notre esprit critique. En l’occurrence, comme nous l’avons démontré dans notre édition précédente, les propos incriminés d’Hugo Chavez n’avaient pas de sens antisémite dans sa bouche, et n’en avaient pas non plus pour son auditoire, ils n’en ont que pour ceux qui souhaitent instrumentaliser la lutte contre l’antisémitisme à des fins politiciennes. [2].


[1] « Faut-il brûler Hugo Chavez ? », Voltaire, 10 janvier 2006.

[2] « Faut-il brûler Hugo Chavez ? », Voltaire, 10 janvier 2006.


Réseau Voltaire


Jeudi 12 Janvier 2006

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