Politique Nationale/Internationale

Des responsables militaires américains doutent de la politique de G.W Bush en Iran


De hauts responsables du Pentagone ont dit avoir averti Bush qu’une opération de bombardements ne parviendrait probablement pas à détruire le programme nucléaire de l'Iran.


IRNA
Mardi 4 Juillet 2006





C’est ce que rapporte le magazine américain The New Yorker dans un article signé par Seymour Hersh, journaliste américain, spécialisé dans les questions de défense, qui a obtenu le prestigieux prix Pulitzer.


Ces officiers supérieurs, sous le couvert de l'anonymat, se disent préoccupés par la gesticulation de Washington en vue de raids aériens éventuels en Iran, parce qu'il n'existent pas, selon eux, de preuves irréfutables de la préparation d'une bombe atomique par la République Islamique d’Iran.


Hersh est formel, la Maison-Blanche a même plaidé en faveur d’une possible utilisation d'une arme nucléaire pour attaquer le site iranien d'enrichissement d'uranium de Natanz, mais que les militaires américains ont finalement obtenu, en avril dernier, que cette option soit abandonnée.


Bush accuse la république islamique d'Iran de mener des recherches clandestines pour se doter de l'arme atomique ce qu’a toujours démenti fermement l’Iran.


La crise irakienne a rendu suspectes les allégations de l’Administration Bush, dont les informations sur la prétendue existence en Irak d'armes de destruction massive se sont révélées profondément défectueuses.


De hauts responsables du Pentagone semblent ne plus partager le bellicisme de Bush d’autant plus, comme ils l’ont si bien confié à Hersh, “nous avons fait de l'Irak un gros monstre, et il n'y avait rien là-bas !” Ces officiers se disent de plus en plus disposés à exprimer leur objection aux décisions condamnables par l’histoire à deux années de la fin du mandat de Bush.


L’article, intitulé « Le problème des militaires avec la politique iranienne du président », montre des officiers soucieux du jugement de l’histoire et de plus en plus disposés à exprimer leurs objections aux décisions impulsées par le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld.


Les plus hauts responsables iraniens ont rejeté le principe d’une suspension par l’Iran de son enrichissement d’uranium, réclamée par les grandes puissances. Pour sa part, le négociateur en chef du dossier nucléaire iranien, Ali Larijani, a jugé que la suspension de l’enrichissement d’uranium n’était pas une « proposition raisonnable ».




Mardi 4 Juillet 2006

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