Palestine occupée

Des manifestations contre les coupures d’électricité dégénèrent au Liban : huit morts



Lundi 28 Janvier 2008

Des manifestations contre les coupures d’électricité dégénèrent au Liban : huit morts
Des manifestations à Beyrouth et dans le sud du Liban pour protester contre les coupures d’électricité ont dégénéré dimanche 27 janvier en affrontements avec les forces de sécurité, faisant au moins huit morts et plusieurs blessés dans un pays plongé dans une grave crise politique.

Ces violences sont intervenues au moment où les craintes de dérapage augmentent au Liban, divisé sur le partage du pouvoir entre la majorité et l’opposition.

"Quatre personnes ont été tuées dans les manifestations, dont un membre d’Amal et trois autres du Hezbollah", deux partis de l’opposition, a affirmé un responsable d’Amal qui a requis l’anonymat.

Les violences ont éclaté lorsque des manifestants ont coupé en plusieurs endroits des routes dans la banlieue sud de Beyrouth et la principale route menant à l’aéroport international.

Des hommes armés ont ouvert le feu sur les soldats qui avaient effectué des tirs de sommation pour disperser les manifestants, ont affirmé des témoins et des sources au sein des services de sécurité. Les soldats ont riposté.

Selon les images de télévision, des petits groupes de manifestants ont occupé les voies de circulation, bloquant les voitures. Des bennes à ordures ont aussi été incendiées. Certains manifestants étaient munis de bâtons et de barres métalliques et d’autres étaient armés. Plusieurs dizaines de manifestants protestaient entre les quartiers de Chiyah et Mar-Michael, dans le sud-ouest de la capitale. D’autres s’étaient rassemblés plus au sud avant de bouger dans différents secteurs. Une voiture qui avait été incendiée par les manifestants dans le sud de la capitale a également explosé sans faire de blessés, selon les services de sécurité.

L’armée, qui a fait état de deux morts, a indiqué dans un communiqué avoir ouvert une enquête pour connaître les circonstances des incidents et identifier les responsables des tirs.

En raison de ces manifestations, l’ambassade de France déconseillé dimanche soir à ses ressortissants de circuler dans Beyrouth et d’utiliser les routes d’accès a l’aéroport. Dans le sud du pays, des dizaines de manifestants ont coupé brièvement les routes principale et secondaire entre les villes de Saïda et Tyr, distantes de quelque 35 km, avec des pneus enflammés.

Le député Ali Hassan Khalil, du mouvement Amal, a démenti tout lien de son mouvement avec les rassemblements. "La situation doit être contrôlée, nous appelons tous les gens à rentrer chez eux", a déclaré à la télévision le député.

Un porte-parole du Hezbollah a indiqué à l’AFP que son mouvement avait aussi appelé les manifestants au calme. Un responsable des services de sécurité a affirmé que les manifestations pourraient s’étendre dans les jours à venir. "Seuls les hommes politiques peuvent décider de retenir leurs partisans ou de leur donner le feu vert pour semer le chaos, a-t-il dit sous le couvert d’anonymat. Tout porte à croire qu’il y aura une escalade et que ces manifestations seront notre pain quotidien".

Les forces de sécurité se sont confrontées à plusieurs reprises au cours des derniers jours à des manifestants qui protestaient contre les coupures d’électricité dans la banlieue sud de Beyrouth.

Ces manifestations interviennent alors que le Liban est plongé depuis un an dans une grave crise politique sur le partage du pouvoir entre la majorité et l’opposition. Le pays est sans président depuis le 24 novembre 2007.

La majorité accuse l’opposition d’utiliser les manifestations à des fins politiques. Mais celle-ci dément.

Ces violences surviennent aussi alors qu’une réunion au niveau des ministres arabes des Affaires étrangères se tient au Caire pour tenter de trouver une solution à la crise libanaise après l’échec de la médiation arabe.

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Lundi 28 Janvier 2008


Commentaires

1.Posté par Vital le 28/01/2008 15:09 | Alerter
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C'est un nouveau coup fourré de la majorité pro-impérialiste. Les mêmes qui laissait éclater leur joie lors du bombardemnt par les nazisionistes du Liban.

Compte tenu du discours du chef de la sécurité, qui reprenait la propagande terroriste des néocons, qualifiant le Liban, d'empire du terrorisme, compte tenu que ces massacres de civils ont visé la seule oppostion aux criminels et colons Bushiens, il est clair que le chef de la sécurité est pleinement responsable de ce massacre.

Il visent à intimider et faire taire l'oppostion tout en l'accusant. La ficelle comme d'habitude est grossière, elle porte la signature des terroristes et des fascistes de la "majorité".

N'oublions que cette armée libanaise est incapble de s'"opposer et combattre les forces sionistes et leurs valets, car elle a à sa tête des élements pro-sioinistes, tout juste bon à tuer des civils désarmés et prêts à vendre le Liban pour une poignée de Sheikel.

Ce sont les membres du Hezbollah qui ont courageusement vaincu Tsahal et le Mossad.

Les crimes contre les civils ne resteront pas impunis. Ils faut d'autres hommes à la tête de l'armée, qui ne soient pas les mercenaires des sionistes.

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