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Des libanais se rencontrent à Doha


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Samedi 17 Mai 2008

Des libanais se rencontrent à Doha
Les pourparlers interlibanais visant à mettre un terme au conflit politique entre le gouvernement et l’opposition ont débuté vendredi soir à Doha à l’issue de la réussite de la médiation entreprise la veille à Beyrouth par la Ligue arabe.

"La tache qui est devant vous est grande et difficile"", a déclaré aux participants l’émir du Qatar, le cheikh Hamad ibn Khalifa al Thani, hôte de la réunion.

Les principaux acteurs de la crise, ouverte depuis novembre 2006 et qui a failli dégénérer la semaine dernière en une nouvelle guerre civile, ont fait le déplacement dans la journée au lendemain de la percée obtenue jeudi dans la capitale libanaise par la Ligue arabe.

Les médiateurs arabes ont obtenu un accord sur l’arrêt des affrontements les plus graves qu’ait connus le Liban depuis la guerre civile de 1975-90 , à la suite d’une concession du gouvernement.

Les violences de la semaine dernière, dont le point d’orgue a été la brève prise de contrôle par les miliciens du Hezbollah de la majeure partie de Beyrouth-Ouest ont fait 81 morts et exacerbé les clivages confessionnels et politiques de ce fragile "pays-mosaïque".

"Nous espérons pouvoir terminer ce que nous avons commencé. Je suis optimiste", a déclaré pour sa part le secrétaire général de la Ligue arabe, l’Egyptien Amr Moussa, qui est l’un deux principaux artisans, avec le Premier ministre qatari, de l’accord de jeudi.

Signe d’une méfiance persistante que les discussions de Doha devront dissiper : partisans du gouvernement et de l’opposition ont attendu dans des pièces différentes la brève séance inaugurale, ajournée après l’intervention de l’émir.

Les pourparlers devraient en fait entrer dans le vif du sujet samedi.

Avant de s’envoler pour Doha, Fouad Siniora s’est montré optimiste quant à l’hypothèse de trouver un terrain d’entente avec l’opposition. "Nous nous rendons à Doha (...) pour en revenir, si Dieu le veut, avec un accord qui permettra aux Libanais de regarder vers l’avenir en tirant les leçons amères du passé", a dit le chef du gouvernement.

La Syrie a apporté son soutien à l’accord négocié par la Ligue arabe, qu’elle considère comme une "véritable occasion" pour le pays.

Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid al Moualem, ajoute dans les colonnes du quotidien libanais As Safir, que "cette étape pourrait être une chance véritable de sauver le Liban des dangers qui le menacent".

Le conflit politique a sombré dans la violence la semaine dernière à la suite de deux décisions du gouvernement de Fouad Siniora : la mise hors la loi du système de télécommunications du Hezbollah et le limogeage du directeur de la sécurité de l’aéroport de Beyrouth, proche du mouvement.

Le gouvernement Siniora a abrogé depuis les mesures à l’origine de la colère du Hezbollah.

La majorité parlementaire semble également avoir renoncé à l’une de ses principales demandes : que l’élection du successeur d’Emile Lahoud, dont le mandat présidentiel a expiré en novembre dernier, précède la tenue de discussions sur la composition d’un nouveau gouvernement réintégrant l’opposition et sur l’élaboration d’un nouveau mode d’organisation des élections législatives.

Ces deux points (nouveau partage du pouvoir, révision de la loi électorale) seront les principales questions à l’ordre du jour des discussions au Qatar.

Walid Joumblatt, l’un des principaux dirigeants de la coalition gouvernementale, a appelé à des concessions, indispensables pour éviter que le conflit n’empire. "Traitons ces dossiers dans le calme à la table des négociations. Chacun d’entre nous, chacun d’entre eux doit offrir des concessions pour enterrer les querelles", a-t-il dit lors d’une tournée dans le pays druze.

"Nous entrons dans ce dialogue avec une importante blessure politique", a ajouté Joumblatt, qui a quitté le Liban pour Doha plus tard dans la journée.

"L’atmosphère est excellente et nous allons nous efforcer de parvenir à une solution qui soit dans l’intérêt de tous les Libanais", déclare Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, dans l’édition d’As Safir de vendredi.

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Samedi 17 Mai 2008

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