Tribune libre

Des avions turcs fuient les intercepteurs russes dans le ciel de Syrie


Dans la même rubrique:
< >

Mardi 17 Septembre 2019 - 00:30 The Rumble in the Jungle of Sevran



Gordon Duff
Jeudi 22 Août 2019




Introduction



Il y a une semaine, Israël avertissait la Russie que le partenariat avec la Turquie était une grave erreur. Une semaine plus tard, des avions russes ont repoussé en Turquie des avions de combat turcs, en réalité des F16 de fabrication étasunienne.


Les avions turcs avaient pour mission d’attaquer l'armée arabe syrienne en train de libérer Khan Cheikhoun, après cinq ans de terrorisme des Casques Blancs, d’ISIS et d’Al-Qaïda.


Cet événement est aussi un affrontement militaire direct entre la Russie et la Turquie, le rêve de Trump, mais le cauchemar bien réel d’Erdogan, que ses faux alliés envoient alimenter le hachoir à viande d’un OTAN vraiment en ruine.


Notez que l’Allemagne et la France délaissent en fait l’OTAN, que la Grande-Bretagne quitte l’Union européenne, et que la Pologne, le nouvel allié des États-Unis, vient de leur refuser d’héberger ses bases.



Les F-16 turc fuient les Su-35 russes





Des avions de chasse de l'armée de l'air turque ont été mis en alerte et envoyés dans le sud de la province syrienne d'Idleb. Mais, selon plusieurs sources, pour les intercepter, deux avions de combat Su-35 russes ont décollé de la base aérienne de Khmeimim, et ils ont pu les chasser du ciel syrien en à peine quelques minutes.


Les détails ne sont toutefois pas divulgués. Selon des informations non corroborées, des avions de chasse turcs auraient été forcés de quitter l'espace aérien syrien après une incursion de 30 à 40 kilomètres, ce qui indique manifestement soit qu’ils ont reçu un avertissement de leurs homologues russes, soit qu’ils ont détecté sur leurs radars les avions de combat russes.


Plus tard, deux avions de combat Su-35 russes ont été repérés directement dans les environs de la ville de Khan Cheikhoun.


D’après la communauté Telegram, après la menace turque, « des avions de combat Su-35 escortent et assurent la surveillance de l'armée de l'air syrienne en portant des attaques dans le ciel au-dessus de Khan Cheikhoun. »


Les experts n’excluent pas que, dans un proche avenir, la Turquie prendra toutes les mesures nécessaires pour attaquer les positions de l’armée syrienne près de Khan Cheikhoun, sans quoi l’armée turque et ses miliciens seraient encerclés.


Pour Al-Masdar News, des avions de combat Su-35S russes auraient intercepté des F-16 turcs et les auraient forcés à sortir de l'espace aérien syrien.


Après cet incident, des Su-35S ont été vus dans les environs de la ville de Khan Cheikhoun. Il est à noter que l'objectif des avions russes était de « dissuader les avions turcs de faire des imprudences. » Les autres détails n’ont pas été rapportés.


Le 19 août, l'armée de l'air syrienne a bombardé la colonne turque qui envahissait le pays. Selon les Turcs, les bombes ont explosé à proximité immédiate des véhicules militaires, mais aucune perte n’a été signalée.


Les transports de troupes blindés turcs ont violé la frontière syrienne et sont entrés dans la ville de Saraqeb le 19 août. Des équipements militaires étaient en route vers Khan Cheikhoun.


La zone de désescalade d'Idleb est l'une des quatre qui ont été créées en Syrie. Elle a été instaurée par la Russie et la Turquie en 2017. La plus grande partie, toujours pas démilitarisée, est sous contrôle du groupe Hayat Tahrir al-Sham (ex-branche d’Al-Qaïda en Syrie) et de groupes armés de l’opposition syrienne. Moscou et Damas jugent que la plupart des rebelles présents sur le territoire sont des terroristes.



L'entente entre Poutine et Erdogan est fichue, un convoi turc a été bombardé en Syrie



L'incident met Moscou et Ankara au bord d'une grande guerre.


Plusieurs médias turcs ont signalé qu'un convoi turc avait été attaqué hier en Syrie.


Ces derniers jours, la situation dans la province syrienne d’Idleb s’est aggravée à l’extrême. Damas a lancé une attaque à grande échelle contre les positions des miliciens, à la base desquels se trouvent des groupes turcs. En soutenant ces groupes, la Turquie espère récolter davantage d’atouts pour les négociations sur la future structure de la Syrie.


L'offensive de l'armée arabe syrienne se développe avec beaucoup de succès. Les défenses des miliciens ayant été rompues en plusieurs endroits clés, l'armée arabe syrienne s’est rapprochée de Khan Cheikhoun, la plus importante ville, et a commencé ses préparatifs d’attaque.


Pour la Turquie, la débâcle rapide de la défense des miliciens était inattendue. Dans le but d'améliorer la situation en venant en aide aux miliciens, Ankara a envoyé un convoi de véhicules blindés incluant des chars. Le convoi était protégé depuis le ciel par deux avions F-16 et des drones. Malgré cela, il a été attaqué depuis les airs et contraint de s’immobiliser.


Certes, les dégâts provoqués par les explosions ne sont pas très graves. Seule une voiture avec quatre miliciens a été touchée. La plupart des bombes sont tombées sur la route devant le convoi. L'attaque était donc plus un coup de semonce qu’une tentative d’écrasement.


Damas dit que la colonne turque a été attaquée par un avion de son armée de l'air. L'armée turque ne le croit pas et prétend que les moyens de l'aviation de Damas ne lui permettent pas de d’effectuer ce genre d’opérations en présence d'avions turcs.


Et le ministère de la Défense de Turquie a directement accusé les forces aériennes russes du bombardement sur le convoi.


La déclaration du ministère disait : « Nous condamnons fermement cette attaque, qui va à l'encontre des accords, de la coopération et du dialogue existants avec la Russie. »


Cela veut-il dire que l'entente entre Poutine et Erdogan est fichue ? Se pourrait-il que cet incident soit le début d'une grande guerre entre la Turquie et la Russie ? La plupart des experts militaires ne le pensent pas. Les Turcs tenteront vraisemblablement d’exploiter cet incident pour persuader Poutine de faire pression sur Damas. Effectivement, ce qui occupe principalement Erdogan en ce moment, c’est de stopper l'offensive syrienne à Idleb, pas d’entrer en conflit avec la Russie.



Veterans Today, Gordon Duff, 20 août 2019


Original : www.veteranstoday.com/2019/08/20/breaking-turkish-planes-flee-russian-interceptors-over-syria-in-last-ditch-try-to-save-terror-group/

Traduction Petrus Lombard






Mercredi 21 Août 2019


Nouveau commentaire :

ALTER INFO | MONDE | PRESSE ET MEDIAS | Flagrant délit media-mensonges | ANALYSES | Tribune libre | Conspiration | FRANCE | Lobbying et conséquences | AGENCE DE PRESSE | Conspiration-Attentats-Terrorismes | Billet d'humeur | Communiqué | LES GRANDS DOSSIERS


Publicité

Brèves



Commentaires