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Des Britanniques attaquent la PAC


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Vendredi 2 Mai 2008

Des Britanniques attaquent la PAC
Le Financial Times de Londres poursuit ses attaques contre la Politique agricole commune (PAC) en déformant les propos du ministre de l’Agriculture, Michel Barnier. Il l’accuse de vouloir « limiter la nourriture à l’importation ». Le FT écrit : « La France et Bruxelles se sont trouvés en désaccord hier, la Commission européenne rejetant l’appel français à réduire les importations de nourriture, le qualifiant de funeste et obsolète. »

Les déclarations de Barnier ont également été reçues froidement par les think-tanks bruxellois « indépendants ». Jorge Nunez Ferrer du CEPS (Centre for European Policy Studies) a déclaré sur Forbes.com, qu’il « faillit avoir une attaque cardiaque » lorsqu’il entendit les propos de Barnier.

Le Financial Times a dû admettre que des diplomates ont approuvé les propositions françaises en matière de « préférence communautaire ». Selon le FT, lorsqu’un officiel de l’UE a déclaré que l’idée de sécurité alimentaire était aussi importante que celle de sécurité énergétique à cause de la hausse des prix, « les gens ne se tordaient plus de rire sur leurs chaises. »

La bataille commença plus tôt ce mois-ci, lorsque Barnier répondit aux délires de David Spector, un professeur associé à l’Ecole d’économie de Paris (Paris school of economics), qui qualifia la PAC d’« aberration économique » dans un article publié le 14 avril dans La Tribune. Spector, spécialiste des « abus de domination et d’aide des Etats », travaille principalement pour les autorités hollandaises et australiennes ainsi que pour l’UE. Il a appelé la France, dans le cadre de la présidence française, à monnayer la fin de la PAC contre des « avantages sonnants et trébuchants ».

Les fluctuations et plus particulièrement la hausse des prix des produits alimentaires amènent les « libre-échangistes » à fantasmer sur la spéculation et les grands profits. Trois jours après la sortie de l’article cité ci-dessus, le 17 avril, dans le même quotidien, Barnier fit publier sa réponse qui titrait : « Renoncer à la PAC : une faute politique » ; il y déclare clairement que « l’enjeu de l’agriculture dans le monde, aujourd’hui, est de doubler la production pour nourrir 9 milliards d’individus en 2050. » Il explique ensuite qu’avec les émeutes de la faim qui ont lieu en ce moment, le concept de sécurité alimentaire n’est plus considéré comme une blague, et que « l’alimentation ne peut être laissée à la seule spéculation financière, au moins-disant sanitaire et environnemental ou aux simples lois du marché ». C’est pourquoi la PAC « est plus importante que jamais, non pas d’un point de vue historique, mais d’un point de vue stratégique ».

Des recherches plus poussées montrent que le débat reflète une opposition entre les maniaques anglais du libre-échange et les autres.

Comme le rapporte le Journal du Dimanche du week-end dernier, Barnier a passé la semaine dernière à défendre la PAC, au Danemark, en Suède et en Finlande. Les représentants danois, s’alignant sur les Britanniques, appellent à la fin de la PAC alors que la Finlande veut la maintenir. A Helsinki, Barnier participa à un débat public avec le parlementaire européen britannique, Nigel Parrish qui déclara avec véhémence : « Pourquoi avons-nous peur du marché ? Sans subventions, nous aurons les meilleures fermes sur les meilleures terres »

Le JDD conclue : « Face au front des libéraux emmenés par la Grande-Bretagne, la France est soutenue par une vingtaine de pays, dont l’Allemagne. Mais, paradoxalement, sa meilleure alliée reste sans doute à ce jour l’actualité, la crise alimentaire mondiale qui témoigne de l’urgente nécessité de règles lorsqu’il s’agit de superviser un commerce qui a pour but de nourrir l’humanité. »


La France défend la PAC contre l’OMC

Alors que le Financial Times affirme que l’autosuffisance alimentaire régionale est « une idée mauvaise et mortelle », Michel Barnier, le ministre français de l’Agriculture, dans un entretien avec ce même quotidien suggère que l’Afrique et l’Amérique Latine créent « leurs propres versions de la Politique agricole commune (PAC) », un système protectionniste avec des prix paritaires, inspiré à l’origine par l’exemple de ce qu’avait fait Franklin Delano Roosevelt en 1933.

Afin de permettre à ces régions de faire face à la crise alimentaire, Barnier propose que L’UE apporte financement et savoir-faire pour les aider à créer leur propre PAC, « financée pourquoi pas,grâce à une redirection de l’aide au développement ». Les pays pauvres ne doivent plus privilégier l’exportation de leur production agricole au détriment des cultures vivrières vitales à leurs populations.

Barnier souligne que l’UE n’accepte pas que la PAC soit désignée comme le grand coupable des désordres croissants sur les marchés agricoles et des émeutes de la faim. La France compte utiliser la présidence tournante de l’UE, qu’elle occupera dès juin, pour lancer un débat sur l’avenir de la PAC après 2013. Si en 1985 la PAC représentait à elle seule 81% du budget de l’UE, elle ne représentera plus que 37% en 2013. Pour Barnier, au regard de la crise alimentaire mondiale actuelle, il est encore trop tôt pour déterminer si une telle baisse doit être acceptée ou pas.

Il a par ailleurs déclaré qu’il « n’était pas sûr » que l’OMC soit « le lieu approprié pour discuter de la relation entre la nourriture et l’agriculture » et que l’on devait se poser la question de quel serait le meilleur forum pour cela. Barnier rejoint ici, à sa façon, LaRouche quand ce dernier affirme que la remise en question de l’OMC et du libre-échange est un premier pas important pour résoudre la crise alimentaire mondiale.

Le Financial Times a exprimé dans son éditorial, son grand mécontentement vis à vis de l’initiative française : « Dans le lot des mauvaises idées, celle-ci représente vraiment le bouquet »(…) Barnier défend la « préférence communautaire », une manière de défendre les barrières douanières absurdes qu’il pourrait encore accroître. En tout cas, si les prochaines négociations de l’OMC à Doha échouent, « on saura à qui on le doit ».

Pour consulter une déclaration de Jacques Cheminade au sujet de la PAC, cliquez ici


La France défend la PAC contre l’OMC

Alors que le Financial Times affirme que l’autosuffisance alimentaire régionale est « une idée mauvaise et mortelle », Michel Barnier, le ministre français de l’Agriculture, dans un entretien avec ce même quotidien suggère que l’Afrique et l’Amérique Latine créent « leurs propres versions de la Politique agricole commune (PAC) », un système protectionniste avec des prix paritaires, inspiré à l’origine par l’exemple de ce qu’avait fait Franklin Delano Roosevelt en 1933.

Afin de permettre à ces régions de faire face à la crise alimentaire, Barnier propose que L’UE apporte financement et savoir-faire pour les aider à créer leur propre PAC, « financée pourquoi pas,grâce à une redirection de l’aide au développement ». Les pays pauvres ne doivent plus privilégier l’exportation de leur production agricole au détriment des cultures vivrières vitales à leurs populations.

Barnier souligne que l’UE n’accepte pas que la PAC soit désignée comme le grand coupable des désordres croissants sur les marchés agricoles et des émeutes de la faim. La France compte utiliser la présidence tournante de l’UE, qu’elle occupera dès juin, pour lancer un débat sur l’avenir de la PAC après 2013. Si en 1985 la PAC représentait à elle seule 81% du budget de l’UE, elle ne représentera plus que 37% en 2013. Pour Barnier, au regard de la crise alimentaire mondiale actuelle, il est encore trop tôt pour déterminer si une telle baisse doit être acceptée ou pas.

Il a par ailleurs déclaré qu’il « n’était pas sûr » que l’OMC soit « le lieu approprié pour discuter de la relation entre la nourriture et l’agriculture » et que l’on devait se poser la question de quel serait le meilleur forum pour cela. Barnier rejoint ici, à sa façon, LaRouche quand ce dernier affirme que la remise en question de l’OMC et du libre-échange est un premier pas important pour résoudre la crise alimentaire mondiale.

Le Financial Times a exprimé dans son éditorial, son grand mécontentement vis à vis de l’initiative française : « Dans le lot des mauvaises idées, celle-ci représente vraiment le bouquet »(…) Barnier défend la « préférence communautaire », une manière de défendre les barrières douanières absurdes qu’il pourrait encore accroître. En tout cas, si les prochaines négociations de l’OMC à Doha échouent, « on saura à qui on le doit ».

Pour consulter une déclaration de Jacques Cheminade au sujet de la PAC, cliquez ici

http://www.solidariteetprogres.org http://www.solidariteetprogres.org



Vendredi 2 Mai 2008

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