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Le coût de toute cette propagande ? 10 millions d’euros apportés pour l’essentiel par l’industrie du luxe Pinault Printemps la Redoute (PPR) présidée par François Henri Pinault. D’après le quotidien britannique The Telegraph, le film a également bénéficié des largesses du Prince Charles via son Rainforest Project, une association environnementale créée par le Prince de Galles. Le créateur de mode Alexander McQueen et la fille du Beatle Stella McCartney ont également mis la main au portefeuille.
Commençant avec des gros plans sur des paysages merveilleux, le film amène habilement le spectateur sur des vues aériennes d’usines polluantes, d’aéroports et de plateformes pétrolières.
Le synopsis du film annonce qu’en « 200000 ans d’existence, l’homme a rompu un équilibre fait de près de 4 milliards d’années d’évolution de la Terre. Le prix à payer est lourd, mais il est trop tard pour être pessimiste : il reste à peine dix ans à l’humanité pour inverser la tendance, prendre conscience de son exploitation démesurée des richesses de la Terre, et changer son mode de consommation. »
Le récit qui accompagne le film a été édité par deux malthusiens de choc : l’ancien vice-président américain Al Gore et Lester Brown du Worldwatch Institute. Il est évident qu’ils ont tout fait pour ne pas parler de ce qui pourrait réellement sauver l’homme et son environnement : l’énergie nucléaire de quatrième génération et la fusion thermonucléaire.
Yann Arthus Bertrand est d’ailleurs violemment attaqué par le réseau Sortir du nucléaire pour sa position pragmatique en faveur du nucléaire. Le photographe avoue que « Dans le film, je n’ai pas réussi à parler du nucléaire, je voulais le faire, mais c’était très, très compliqué. Sur cette question, je ne sais pas quoi penser. Je pense qu’il y aura des accidents nucléaires, oui, c’est vrai, je l’ai dit et je le pense, mais cela ne veut pas dire que je suis spécialement pour le nucléaire, c’est juste que je ne vois pas comment on va remplacer toutes les centrales qui fonctionnent en France. »
A lire : Rebond de l’écrivain Iegor Gran dans Libération : "Home" ou l’opportunisme vu du ciel