Politique Nationale/Internationale

Dernière ligne droite pour Cheney, il menace l’Iran et le monde



Samedi 6 Septembre 2008

Dernière ligne droite pour Cheney, il menace l’Iran et le monde
Des sources diplomatiques américaines haut placées tirent à nouveau la sonnette d’alarme sur la possibilité, dans un futur très proche, d’une attaque militaire contre l’Iran. Ces avertissements coïncident avec le scénario identifié par Lyndon LaRouche, selon lequel le vice-président Cheney est déterminé à lancer une attaque avant la fin de son mandat ; ce qui, dans le contexte de l’affrontement instigué par les Britanniques contre la Russie, ne manquerait pas de nous amener à une 3e Guerre mondiale thermonucléaire.

Le monde tient actuellement à un fil, et le soutien de l’administration Bush à l’exigence saoudienne d’évincer le président pakistanais Pervez Musharraf a rendu cette situation encore plus précaire. La marge de manoeuvre pour entraver cette nouvelle folie du de facto président Cheney est très étroite.

Dans ce contexte, l’absence totale de candidat présidentiel crédible aux Etats-Unis et la désintégration des institutions financières du monde, créent un danger pour le monde dépassant les pires cauchemars. A court terme, le seul espoir d’éviter ce désastre repose sur un réveil de l’électorat américain, exigeant des mesures rooseveltiennes face à cette crise qui promet de reléguer la dépression de 1929 au rang des anecdotes. [*]



Notes:

[*] On note à ce sujet les manquements de la presse française depuis janvier dernier, à souligner cette réalité dans le débat électoral américain. Le « débat » quotidien de France Info du 4 septembre, au sujet du duel Obama-McCain, illustre bien la maladie mentale en question. Il a fallu attendre les 20 dernières secondes de l’émission, après avoir enduré toute une discussion digne de turfistes entre Denis Olivennes, directeur du Nouvel Observateur, et Nicolas Baverez, éditorialiste au Point, pour entendre dire en quasi-aparté, que paradoxalement, aucun des candidats n’était compétent en économie alors que le problème numéro 1 aux Etats-Unis était l’effondrement de l’économie !


Géorgie : pire que la visite de Cheney, l’OTAN

De nombreux observateurs notent que la visite du vice-président américain Dick Cheney va empirer les relations entre Washington et Moscou.

Après une étape en Azerbaïdjan hier, où il a vigoureusement défendu la liberté des flux pétroliers en direction de l’Occident, Cheney arrive aujourd’hui à Tbilissi, pour soutenir le turbulent président géorgien, Mikhaïl Saakachvili, considéré par Moscou comme « un cadavre politique ».

Déjà, pour se rendre de l’aéroport à la capitale géorgienne, Cheney empruntera l’avenue George W. Bush. Le « veep » aurait le plaisir d’offrir une aide d’un milliard de dollars, annoncée hier par le président Bush, soit plus de 600 fois les 15 millions d’aide annoncés par l’UE pour l’instant.

Le milliard de dollars offert par Bush fut réclamé par Joseph Biden, président de la Commission des Affaires étrangères du Sénat américain et actuellement candidat à la vice-présidence sur le « ticket démocrate » Obama-Biden. D’ailleurs, selon Saakachvili, Barack Obama se serait personnellement entretenu hier pendant quinze minutes avec le président géorgien.

Ce qui risque encore plus d’aggraver la perception d’encerclement d’une Russie convaincue que les Etats-Unis sont largement responsables de l’agression géorgienne, c’est la visite en Géorgie des représentants des vingt-six Etats de l’Alliance atlantique, annoncée le 15 septembre. Selon Le Figaro, « La délégation de l’OTAN évaluera notamment les besoins de l’armée géorgienne défaite par les chars et l’aviation russes ».

Il faut également noter le fait que, bien avant la crise géorgienne, John McCain avait plaidé pour l’exclusion de la Russie du G8 et que le candidat républicain vient de déclarer que « les pays occidentaux devraient penser à l’indépendance du Caucase du Nord et de la Tchétchénie ».

Le temps où Poutine et Bush pouvaient élaborer ensemble la « déclaration stratégique » du 6 avril semble désormais appartenir au passé.

A l’époque, réunis à Sotchi, à quelques encablures de l’Abkhazie sur le rivage de cette même mer Noire où les flottes russes et américaines se toisent aujourd’hui, ils avaient solennellement déclaré que « l’ère dans laquelle les Etats-Unis et la Russie se considéraient comme des ennemis ou des menaces stratégique est révolue ».

Pour creuser le sujet : focus

http://www.solidariteetprogres.org/ http://www.solidariteetprogres.org/



Samedi 6 Septembre 2008


Commentaires

1.Posté par MIJEON Amaury Lucien Joseph le 06/09/2008 18:32 | Alerter
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La provocation se poursuit.
Les Occidentaux sont les mêmes entre eux.

2.Posté par dulchevita le 06/09/2008 23:53 | Alerter
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