Conflits et guerres actuelles

Démonter la machine Iran-Syrie-Hizbollah !


Pour contrer les manoeuvres américaines qui consistent à réaménager le Moyent-Orient, un noyau Iran-Syrie-Hizbollah s'est sonstitué. Ce noyau s'est vite transformé en machine de guerre qui s'est avérée un obstacle à l'ambition étasunienne.


ajaghvou@hotmail.fr
Lundi 28 Août 2006

En l’an 2000, Israël serait surpris par la montée de la résistance libanaise. On aurait découvert un « laboratoire stratégique » qui se formerait aux frontières nord est de l’entité israélienne. Au Liban, complètement absorbé par la Syrie qui rentrait de plus en plus dans l’axe irano russe, la menace s’avérait certaine. Hezbollah s’est montré, au fil des ans, un bras fort de l’Iran qui, justement cherchait des alliés dans la région pour se préparer à la grande guerre avec le Grand Satan, les USA. Convaincue de cet affrontement prochain, Téhéran, s’est mis tôt au travail pour s’y préparer à la manière perse, c'est-à-dire : Guerroyer contre ses ennemis sur ses terres, avant que la guerre ne soit déclarée. C’est justement Mojtaba Rahmandoust, conseiller du président iranien qui l’affirme : Israël est le chasseur bombardier des États-Unis.. Au nom de ses frontières sécuritaires, Israël ne cesse d'étendre son territoire. Face à ce danger, nous pensons qu'il n'est pas raisonnable de rester silencieux. Encourager les Palestiniens à résister, c'est réduire les chances d'une invasion régionale des états-Unis. Pour être plus clair, nous considérons que nous sommes la cible potentielle d'Israël, mais qu'en maintenant le front de la lutte contre le régime sioniste au niveau de la Palestine nous resterons à l'abri de tout danger ». N’est-ce pas clair ?

C’est dans ce contexte qu’Israël s’est retiré du sud Liban sous les coups durs de Hezbollah. Pour alléger et pourquoi pas, éradiquer la menace, il fallait démonter la machine Iran-Syrie-Hezbollah et couper leurs liens. C’est dans ces conditions que le conflit irano américain a commencé à prendre de nouvelles dimensions. Et comme l’opinion public est exigeant, il fallait trouver des prétextes assez solides pour mettre en marche cette grande opération de démontage.

Pour ce qui est de l’Iran, on montera une histoire de prolifération d’armes de destruction massive (ADM). Un prétexte qui a déjà réussi en Irak comme en l’Algérie. La suite nous la connaissons; avec l’Iran, ce n’est pas un jeu comme le croyaient ces gens-là. Au lieu de suspendre l’enrichissement d’uranium, l’Iran se lance dans la production d’eau lourde.

Pour ce qui est de la Syrie, on aurait pensé à l’assassinat de personnalités politiques dans le but de créer un conflit politique entre elle et le Liban. Finalement, on a assassiné, l’ancien chef du gouvernement Rafic Hariri qui semblait avoir des problèmes avec le Président syrien. Le coup a réussi et la Syrie mondialement accusée de cet assassinat, s’est retirée du Liban sous les pressions internationales. « A écouter les médias occidentaux ou du moins les plus conformes, l’assassinat de RAFIC HARIRI aurait été commandité par la Syrie, la version la plus raffinée de ce mensonge consistant à dire que le Président syrien, BACHAR EL ASSAD, a été " débordé " par les durs de l’armée et des services secrets », selon Le Grand Soir.info. Le San Francisco Chronique révèle que, pour exécuter un tel plan, il a été prévu "des activités secrètes de la part du Pentagone, de la Maison blanche et du Mossad à l’intérieur du Liban, dont des assassinats à la voiture piégée de responsables libanais haut placés dont le but était d’obliger les troupes syriennes à se retirer", ce qui a été réalisé sous pression. L’auteur ne s’est pas empêché de citer trois noms de responsables à assassiner : Elie Hobaïka (ancien ministre, passé de la direction des "Forces libanaises" aux Syriens), Georges Haoui (ex secrétaire général du Parti Communiste Libanais) et Rafic Hariri (ex Premier ministre du Liban). Cette affaire sera suivie des raids puis l’invasion du Liban.
En tout cas, c’était le moment propice pour l’Iran pour accélérer le processus d’armement, d’entraînement de Hezbollah en prévision des affrontements avec les Israéliens.
Quant à au Liban, il n’était rien qu’un espace vidé de sens. Il était tellement déchiré qu’on ne pouvait même pas imaginer l’engagement d’une seule bataille entre un bataillon de son armée et une section de l’armée israélienne. Et puis, de par la nature de son régime « tribale », il serait trop facile de le neutraliser, une fois les forces syriennes éloignées du Liban.
Hezbollah, sincèrement ancré dans la résistance qui est aussi sa raison d’être, ne trouve pas mieux pour exister. L’Iran donc fournirait tout ce dont on aurait besoin pour que son bras armé serve de ralentisseur à cette guerre qui aura lieu, très certainement. La Syrie servirait de passoire avec sa bénédiction et celle de ses rares alliés au Liban, où se trouvaient encore des milliers de ses « yeux ». L’agression contre le Liban fut planifiée par des responsables israéliens et américains lors d’un congrès tenu à Beever Creek-Colorado par AEI (American Enterprize Institut), les 17 et 18 juin derniers, selon un article paru dans le San Francisco Chronique. L’auteur de l’article qui n’est que celui qui, le premier à parler des atrocités commises à la prison d’Abou Ghraïb en Irak, a confirmé que M Georges Bush, et le vice-président, Dick Chenney, ont donné, à Israël le feu vert pour attaquer le Liban. Il a précisé que « la réunion de coordination qui avait eu lieu alors avait rassemblé, en plus du Vice-président américain, l’actuel Premier ministre israélien, Ehoud Olmert, et trois ex Présidents du Conseil, Benjamin Netanyaho, Ehoud Barak et Shimon Pérès... » ! Le document atteste que les deux parties en présence s’étaient mises d’accord sur ce qui suit : L’administration Busch donnerait toute l’aide nécessaire à Israël, afin de mettre en exécution le plan élaboré, depuis dix ans. Ce plan, en principe, devait être mis en application suite à l’invasion puis l’occupation de l’Irak, à défaut d’occupation de l’Algérie pour cause de difficultés stratégiques. Ce plan continuellement mis à jour, stipulait qu’après l’Irak il sera rapidement suivi par des guerres en Palestine, au Liban, puis en Syrie et en Iran. Ceci explique les provocations systématiques entreprises par les USA à l’encontre de l’Iran à travers leurs relations extérieures.
Par suite M John Bolton, ambassadeur US à l’ONU, a dévoilé ce qui allait suivre dans une interview donnée à "Fox news" : "Je pense que si vous regardez le soutien de l’Iran et de la Syrie à des groupes tels que le Hamas, le Hezboullah et le Jihad islamique, vous saurez que ce ne sont pas les organisations terroristes qui auront à rendre compte de ce qui se passe, mais aussi les Etats qui les financent".

Laïd DOUANE


Lundi 28 Août 2006

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